Le 17 November
Publié le 17 Novembre 2024
Notre méditation sur l’Évangile d’aujourd’hui commence par ces mots de Jésus : « En ces jours-là ». Ces « jours » peuvent être interprétés comme symboliques de notre état de vie actuel—comment nous l’avons vécue et l’espoir que nous continuons de porter. Par exemple, une vie entièrement consacrée à Dieu, dédiée à Son service, aimant et prenant soin des autres, verra ces jours comme un temps de consolation et de compassion. Une vie vécue dans l’amour et la miséricorde trouvera la paix en présence de Dieu. Ce moment devrait-il être un moment de crainte ? Je ne le crois pas. Une personne de foi, observant les changements radicaux du monde actuel, commence un examen de conscience. Elle se demande : y a-t-il des obstacles en moi qui doivent être résolus pour que je puisse rencontrer le Seigneur avec dignité, honneur et gloire ? Le tourment de ce moment présent est un appel à la conversion et à la transformation. Les signes que nous voyons autour de nous nous rappellent l’urgence de la conversion personnelle et de la réconciliation. La promesse de Jésus d’être avec nous est le fondement de notre espérance et de notre foi.
Une fois cette conversion personnelle et cette réconciliation accomplies, en présence de Dieu, nous commençons à Le voir, Lui et Ses anges, même si ce n’est que partiellement, tout en vivant encore dans ce monde. C’était la prière de Saint Augustin, des prophètes et des saints : « Que nous puissions reposer dans Ta présence divine ». Le désir profond de l’âme devient le désir du corps et de l’esprit—un désir d’union avec Dieu, de partager Sa joie et Sa paix divines. Ce désir n’est pas purement humain ; il vient de Dieu Lui-même. Lorsque nous prions ou méditons dans la chapelle, nous ressentons cet appel intense de Dieu : « Je t’attends parce que je t’aime ».
Comment accomplir ce désir de l’âme ? L’Évangile d’aujourd’hui nous dirige vers la nature, qui contient les réponses à nos questions spirituelles. Dans la nature, nous voyons d’innombrables signes de la présence de Dieu. La nature glorifie Dieu ; elle parle Son langage. La douleur et la souffrance que nous voyons dans le monde révèlent l’agonie divine. L’humanité fait partie de cette création, elle n’en est pas séparée. Il est donc crucial de commencer par nous-mêmes, avec nos frères et sœurs, et d’étendre cette communion à toute la création. Ainsi, la communion personnelle du corps, de l’esprit et de l’âme devient le fondement de notre union spirituelle avec l’humanité, et finalement avec la Trinité.
La perfection de cette communion—ce que nous appelons le Jour du Jugement—n’est connue que de Dieu. C’est un mystère qui reflète Sa générosité, alors qu’Il partage Sa divinité avec nous, tout comme Il l’a fait par l’Incarnation. Bien que beaucoup d’entre nous soient peut-être inconscients de ce déploiement divin dans notre vie quotidienne, Dieu reste éternellement aux commandes. Il sait quand nous nous levons et quand nous nous asseyons, comme s’Il était juste devant nous, nous observant de manière intime et personnelle. Cela peut être difficile à comprendre, mais c’est vrai : le Seigneur marche avec chacun de nous, personnellement et intimement. C’est la promesse de l’Évangile d’aujourd’hui. Dans le message d’aujourd’hui, Jésus nous invite à cette intimité, nous préparant pour ce moment que nous attendons tous—le moment où nous verrons enfin notre Dieu face à face. Amen.
P. Terry, Cmf.