Le 23 Novembre
Publié le 22 Novembre 2024
Texte de l'Évangile (Lc 20,27-40):
Des sadducéens -ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection- vinrent trouver Jésus, et ils l'interrogent: «Maître, Moïse nous a donné cette loi: ‘Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère’. Or, il y avait sept frères: le premier se maria et mourut sans enfant; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept: ils moururent sans laisser d'enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?».
Jésus répond: «Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir: ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur: le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants; tous vivent en effet pour lui».
Alors certains scribes prirent la parole pour dire: «Maître, tu as bien parlé». Et ils n'osaient plus l'interroger sur quoi que ce soit.
Application
La méditation de l'évangile nous sert de deux manières : comprendre et vivre. Elle consiste à comprendre le « texte écrit » et à appliquer cette compréhension dans notre vie quotidienne. Hier, nous avons médité sur « il est écrit », et aujourd'hui, nous allons un peu plus loin dans ce « qui est écrit », en nous concentrant sur l'intention qui le sous-tend. Le message écrit en lui-même a moins de valeur en comparaison avec « l’intention » derrière l'écriture, l'objectif de celui qui l'a donné. Ce n'est qu'en saisissant « ce qui est écrit » avec l'intention du donateur que l'application devient possible, significative et fructueuse. Jésus nous ramène à Abraham et Moïse dans l'histoire, et à travers eux, au Donneur de la Loi, nous conduisant à l'intention du cœur de Dieu— l’amour et la générosité du Père qui se donne.
C'est ici que Jésus nous révèle l'importance de la « vie après », affirmant à la fois les anges et les saints, nous assurant ainsi la possibilité de participer à Sa résurrection. Bien que Jésus réponde à la question de la résurrection à travers le thème imposé du mariage, Il nous rapproche du cœur de Son Père—Dieu du moment présent—qui contient en Lui à la fois le passé et l'avenir simultanément. Ce Dieu ne marche pas seulement près de nous, Il marche en nous et à travers nous. En marchant avec nous, Il nous relie à l'histoire du salut, faisant d'Abraham, Moïse et David une partie de notre génération, nous invitant à modeler nos vies à leur image, nous rendant dignes de devenir des pères pour les générations à venir. Comme le Père de Jésus, nous sommes connectés au passé, mais nous sommes aussi conduits vers l'avenir en vivant pleinement le présent. L'évangile d'aujourd'hui nous invite à vivre pleinement le présent, accompagnés de la présence divine, tout en gardant nos yeux ouverts avec l'espoir tourné vers l'avenir.
P. Terry, Cmf.