Le 27 Octobre
Publié le 26 Octobre 2021
Texte de l'Évangile
(Lc 13,22-30):
«Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu'un lui demanda: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?». Jésus leur dit: «Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant: ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes’. Alors vous vous mettrez à dire: ‘Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places’. Il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal’. Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers».
L’1Application
Comment pouvons-nous nous amender et reconnaître l'heure du Seigneur ? La réponse de Jésus est très simple : "Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Puisque Jésus lui-même est la Porte, comment pouvons-nous ignorer ses enseignements ? Il me semble que Paul, dans la première lecture, nous aide à comprendre une vérité que beaucoup d'entre nous ignorent.
Il nous dit que Dieu nous a déjà choisis dans le baptême et nous a confié une mission, notamment celle d'aimer les autres, comme Il nous a aimés. C'est dans cette confiance qu'Il nous appelle. Nous devons donc garder les yeux et les oreilles ouverts pour entendre son appel et regarder les chemins que le Seigneur nous propose. Nous y découvrirons que Dieu ne nous a pas seulement appelés, mais qu'il nous a aussi consacrés pour être envoyés.
Si nous sommes conscients de cet appel et de cette consécration, nous resterons fidèles à la vocation baptismale, et cette fidélité au Seigneur, (pour moi) c'est déjà la porte étroite, dont Jésus nous parle dans l'Évangile d'aujourd'hui. Puisque Dieu a envoyé son Fils unique, non pas pour nous juger, mais par lui, pour que le monde soit sauvé, nous dit saint Jean dans son Évangile, je crois que Dieu laissera toujours cette porte ouverte à tous ceux qui désirent vraiment y entrer et qui s'engagent positivement dans l'accomplissement de la volonté divine.
«Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite»
Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés
(Tarragona, Espagne)
Aujourd'hui, dans sa marche vers Jérusalem, Jésus s'arrête un moment et quelqu'un en profite pour lui demander: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?» (Lc 13,23). Peut-être qu'en écoutant Jésus, cet homme-là s'est alarmé. Véritablement, ce que Jésus nous enseigne est merveilleux et attractive, mais les exigences que cela comporte ne lui plaisent pas pareillement. Mais, et s'il choisît de vivre l'Évangile à sa façon, avec "une morale a la carte"?, quelles seraient ses possibilités de salut?
Ainsi donc, il demande: «Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés?». Jésus n'accepte pas ce point de vue. Le salut est une question trop sérieuse pour la confier à un calcul de probabilités. Dieu «n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre; mais il veut que tous aient le temps de se convertir» (2P 3,9).
Jésus lui répond: «Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant: ‘Seigneur, ouvre-nous’, il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes’» (Lc 13,24-25). Comment peuvent-elles être les brebis de son troupeau si elles ne suivent le Bon Berger ni acceptent pas le Magistère de l'Église? «Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal’. Il y aura des pleurs et des grincements de dents» (Lc 13,27-28).
Ni Jésus ni l'Église ne craignent que l'image de Dieu le Père soit souillée en dévoilant le mystère de l'enfer. Comme le Catéchisme de l'Église l'atteste, «Les affirmations de la Sainte Écriture et les enseignements de l'Église au sujet de l’enfer sont un appel à la responsabilité avec laquelle l’homme doit user de sa liberté en vue de son destin éternel. Elles constituent en même temps un appel pressant à la conversion» (n. 1036).
Arrêtons de "nous tromper" nous-mêmes et de faire des calculs. Efforçons-nous d'entrer par la porte étroite, recommençant autant de fois que nécessaire, tout en confiant dans sa miséricorde. «Tout ce qui t'inquiète en ce moment -dit saint Josemaría-, importe plus ou moins. -Ce qui importe absolument, c'est que tu sois heureux, que tu sauves ton âme».