Le 15 Novembre
Publié le 14 Novembre 2021
Texte de l'Évangile
(Lc 18,35-43):
Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle qui mendiait était assis au bord de la route. Entendant une foule arriver, il demanda ce qu'il y avait. On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s'écria: «Jésus, fils de David, aie pitié de moi!». Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: «Fils de David, aie pitié de moi!». Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: «Que veux-tu que je fasse pour toi?». «Seigneur, que je voie!». Et Jésus lui dit: «Vois. Ta foi t'a sauvé». A l'instant même, l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.
L’Application
La foi est un don de Dieu. Et nous pouvons la recevoir en écoutant et en accueillant la Parole de vie. Cette parole qui agit en nous, nous inspire et nous motive. Une fois que l'homme met en pratique cette Parole, qu'il a reçue, elle lui donne l'énergie de crier, le plus magnifiquement possible, en reconnaissant le Sauveur du monde. C'est là que nous reconnaîtrons notre propre aveuglement.
Dans cet évangile, nous voyons trois éléments qui peuvent nous aider à vivre cette journée.
Les personnes qui voulaient le faire taire seront les mêmes qui l'ont amené au Seigneur. Nous sommes ce peuple. Nous pouvons faire taire une personne et nous pouvons aussi amener l'infirme au Seigneur. Quel est votre choix du jour ?
Cet aveugle n'était pas complètement aveugle, car il a reconnu non seulement sa cécité, mais aussi le Seigneur qui pouvait lui rendre la vue. Nous devons regarder à nouveau la vie, et vérifier notre propre aveuglement.
Jésus s'approchait de Jéricho et un jour il ira à Jérusalem, vers sa passion. Marchez-vous aussi avec le Seigneur et pourquoi ? Si vous faites partie de cette foule qui suit le Seigneur, il est fort possible que vous le laissiez seul sur la croix. Si tu es cet aveugle qui a reçu la vue et l'a reconnu, je crois que tu l'accompagneras jusqu'au bout, parce qu'il a reconnu ta voix, même si elle est faible.
«Ta foi t'a sauvé»
Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)
Aujourd'hui, l'aveugle Bartimée (cf. Mc 10,46) nous donne une leçon de foi, exprimée avec une franche simplicité devant le Christ. Cela nous ferait du bien de nous répéter de temps en temps la phrase de Bartimée «Jésus Fils de David aie pitié de moi!» (Lc 18,37). Il est tellement profitable pour notre âme de nous sentir indigents! En fait, nous le sommes, mais malheureusement nous ne le reconnaissons pas assez. Et… bien sûr quand nous le faisons nous nous ridiculisons. Ainsi que nous prévient Saint Paul: «Qu'as-tu que tu ne l'aie pas reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7).
Bartimée n'a pas honte de se ridiculiser. Très souvent, la société, la culture de ce que l'on qualifie comme "politiquement correct", voudrait nous faire taire: avec Bartimée ils n'ont pas réussi. Il ne s'est pas "froissé". Même s'ils «l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: ‘Fils de David, aie pitié de moi!’» (Lc 19,39) Quelle merveille! Cela nous donne envie de dire: Merci Bartimée pour ton exemple!
Et ça vaut la peine de faire comme lui, car Jésus écoute. Il écoute toujours! Même au milieu du vacarme que certains font autour de nous. La confiance simple -sans égards- de Bartimée désarme Jésus et lui arrache le cœur: «Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: ‘Que veux-tu que je fasse pour toi?’» (Lc 18, 40-41) Devant une telle foi Jésus ne tourne pas autour du pot!… et Bartimée non plus: «Seigneur, que je voie!» (Lc 18,41) Et aussitôt dit, aussitôt fait: «Vois. Ta foi t'a sauvé». En effet, «…la foi, si elle est forte, protège toute la maison» (Saint Ambroise), c'est-à-dire: elle peut tout.
Il est tout, Il nous a tout donné. Alors que pouvons-nous faire face à Lui sinon lui donner une réponse remplie de foi? Et cette réponse de la foi équivaut à se laisser "trouver" par ce Dieu qui -poussé par son amour de Père- nous cherche depuis toujours. Dieu ne s'impose pas à nous, mais Il passe tout près de nous souvent: apprenons la leçon de Bartimée… et ne Le laissons pas passer sans L'arrêter.