Le 11 Novembre
Publié le 10 Novembre 2024
Texte de l'Évangile (Lc 17,1-6):
Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits.
»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras».
Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».
Application
En tant que chrétiens, notre identité unique découle de l’incarnation de l’amour de Dieu, révélé par Jésus-Christ. La nouveauté du commandement de Jésus, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », est la base de toutes nos relations humaines. L’Évangile d’aujourd’hui va au-delà d’un simple appel à pardonner généreusement : il nous appelle à vivre pleinement notre identité d’enfants de Dieu et de disciples du Christ. Une fois que nous acceptons cette identité, pardonner devient aussi naturel que d’aimer nos proches. Ce pardon vient de Dieu, nous n'en sommes que les canaux, pas la source.
L'identité divine que nous héritons à travers Jésus-Christ ne nous garantit pas une vie exempte de péché et d'imperfection. Jésus nous rappelle : « Il est inévitable que des scandales surviennent ». Cependant, l'essentiel est que lorsque nous prenons conscience de nos fautes, nous nous rapprochons de Jésus, en nous abandonnant à Sa présence aimante et en reconnaissant le pardon qu'Il nous accorde. Dans cette espérance, nous nous relevons sans cesse. Peu à peu, par la grâce de Dieu, nos chutes s’estomperont, remplacées par les vertus que nous avons cultivées pour vaincre le péché.
Dans notre quête de sainteté, Dieu nous accompagne, même si le diable tente de nous détourner. Bien que nous décevions Dieu par le péché, notre conversion et notre réconciliation permettent à Dieu de sauver des âmes. L’Évangile d’aujourd’hui nous invite donc à sauver nos âmes ainsi que celles de nos frères et sœurs, non par l’accusation ou le jugement, mais par le pardon et la réconciliation.
P. Terry, Cmf.