4ème Dimanche de l'Avent

Publié le 21 Décembre 2024

Homélie

Le prophète annonce que de Bethléem, la plus petite des villes, viendra le chef d'Israël. Ce message apporte de l’espoir à un peuple brisé et dispersé. C'est de cette petitesse, de cette insignifiance apparente, que Dieu a choisi de sauver l'humanité. Dieu choisit d'entrer dans notre humanité brisée, marquée par le péché et la honte, réduite à presque rien. Ce choix nous donne la raison de célébrer et d'espérer.

C’est en chacun de nous que Dieu souhaite accomplir sa volonté divine. Notre dernière préparation pour cet événement grandiose est à la fois personnelle et communautaire. Elle est personnelle car Dieu dépend de notre "Oui". L'accomplissement de sa volonté commence en nous, là où Dieu veut établir son Royaume. Mais elle est aussi communautaire car elle vise le salut de tout le monde. Notre joie provient de deux grandes réalités : Dieu est venu à nous et nous a choisis, et nous sommes appelés à participer à la mission salvifique du Christ.

Comment devons-nous répondre et que devons-nous faire ? L'Évangile d'aujourd'hui nous en montre la voie. La "hâte" avec laquelle Marie sert apporte la joie promise. Notre empressement à accomplir la volonté divine peut apporter cette même joie au peuple de Dieu. Cette joie se manifeste à travers des rencontres humaines ordinaires. Extérieurement, la rencontre entre Marie et Élisabeth pourrait sembler n'être rien de plus qu'une jeune femme visitant sa cousine. Mais Dieu agit dans ces moments ordinaires, invitant l'humanité à découvrir et à participer à son plan. À travers ces rencontres, par la grâce de Dieu, ce qui paraît ordinaire devient extraordinaire, et un mystère divin se déploie.

Cette rencontre n'est pas seulement entre deux femmes ; l'Esprit permet une connexion plus profonde entre les enfants qu'elles portent. Ces femmes, animées émotionnellement et spirituellement, vivent une révélation divine de manière extraordinaire. Dans toutes ces expériences humaines, la Trinité est présente, à la fois activement engagée et subtilement présente.

Si nous plongeons plus profondément dans ce déploiement divin, nous découvrirons que les éléments visibles et palpables nous mènent à l'invisible. Nous avons besoin de nos sens et de notre intelligence pour comprendre que quelque chose d'extraordinaire se produit dans ce qui semble ordinaire. En accueillant et en chérissant ces expériences humaines, nous sommes conduits vers la Vérité, qui révèle l'œuvre de Dieu. Cette joie est accessible, mais elle n'est véritablement reçue que par ceux qui croient et s’y engagent.

Dans la foi, remplie de l'Esprit Saint, Élisabeth reconnaît la maternité divine de Marie. Marie voit comment l'Esprit agit en Élisabeth, tout comme il est déjà à l'œuvre en elle. Elle perçoit quelque chose de familier dans ces événements, revivant avec Élisabeth ce qu'elle avait vécu seule lors de la visite de l'Ange. Une fois que la peur cède la place à l'espérance et à l'assurance divine, la joie trouve sa place dans l'expérience humaine. Sans la rencontre personnelle de Marie à la maison ou celle de Zacharie dans le Temple, ces femmes n'auraient pas pu comprendre la signification de ce moment.

L'Église nous invite à faire nôtres ces expériences de Marie, Élisabeth et Zacharie, à en saisir toute la profondeur de l'Incarnation que nous nous apprêtons à célébrer. Nous avons un avant-goût de cette joie, une anticipation de ce moment essentiel de la vie. Il est vital que nous entrions en communion avec la rencontre de Marie et d'Élisabeth, et que nous ressentions comment l'Esprit agit en nous. Chérissons, vivons et expérimentons cette joie. Passez un bon dimanche !

P. Terry, Cmf.

Rédigé par JONHBOSCO

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