Temps ordinaire- 6e Semaine: Dimanche
Publié le 15 Février 2025
La joie de la Pauvreté……. !
(La méditation)
Le paradoxe de la vie chrétienne est que dans la mort, nous trouvons la vie ; dans le vide, nous trouvons la plénitude ; dans la persécution, nous trouvons la joie. C’est une vie enracinée en Dieu, rendue possible par Dieu et vécue à travers Dieu, qui nous appelle à voir le vide comme une opportunité d’être remplis par Sa grâce. Ma pauvreté est donc une bénédiction, car elle me relie à la richesse divine. Sans ressentir la morsure de la pauvreté, je ne pourrais pas vraiment apprécier et chérir l’abondance de Dieu. En affrontant de fausses accusations et la persécution, nous sommes invités à participer à la passion du Christ. Quel privilège d’être invités par Dieu à partager la vie de Son Fils bien-aimé et d’être comptés parmi Ses élus ! Merci, Seigneur, pour avoir révélé ce mystère profond à l’humanité à travers la passion du Christ, qui a racheté le monde.
L’Évangile d’aujourd’hui ne nous invite pas à embrasser la misère ou la pauvreté pour elles-mêmes, mais plutôt à trouver de la joie et de la gaieté même dans nos souffrances et nos misères. Il nous rappelle que dans ces luttes, Dieu déverse Sa grâce sur nous et à travers nous pour le bien de toute l’humanité.
L’Évangile révèle également l’ordre que Dieu a placé dans notre expérience humaine. Tout autour de nous peut changer, mais Dieu reste constant. L’essentiel est de se concentrer non pas sur les circonstances changeantes de la vie, mais sur ce qui reste inchangé—la nouveauté et la transformation que le changement apporte. La vie est continuellement renouvelée, de la richesse à la pauvreté et de la pauvreté à la richesse. Cependant, nous ne devons pas ignorer la douleur et les brisures qui accompagnent ce changement, car elles aussi ont des leçons à nous enseigner.
Chaque moment de douleur et de souffrance peut être une invitation à chercher des solutions pour le monde, en commençant par nous-mêmes. Nous ne pouvons offrir de véritables solutions sans être émotionnellement et intellectuellement engagés dans la réalité qui nous entoure. Qu'elles soient joyeuses ou douloureuses, chaque expérience est riche et significative si nous l'embrassons avec ouverture. Nous sommes ici parce que Dieu le veut. Notre bénédiction ne réside pas dans la souffrance elle-même, mais dans la certitude que Dieu nous accompagne à travers elle. Bien que Dieu ne veuille pas la misère pour nous, Il la permet comme un chemin de transformation et un moyen de libérer les autres.
Tout comme Jésus a connu des hauts et des bas, des honneurs et des accusations, notre vie se déroule de la même manière. Lorsque nous vivons pleinement selon le dessein de Dieu, sans manipuler les circonstances pour un gain personnel, nos vies portent des fruits qui profitent à l'humanité. C'est ainsi que nous préservons la dignité de la vie et contribuons au bien-être de la création.
Se déclarer riche sans reconnaître la véritable finalité de la richesse, c'est refuser aux pauvres et aux nécessiteux l'accès aux biens essentiels. Lorsque d'autres parlent en bien de nous, mais que notre bonté ne sert pas les autres, nous échouons dans notre mission. À l'inverse, lorsque nous reconnaissons notre propre pauvreté, cela nous pousse à être des intendants avisés de ce que nous avons et à soulager la souffrance des autres. Notre propre pauvreté enrichit ceux qui nous entourent. C'est le témoignage chrétien auquel l'Évangile d'aujourd'hui nous appelle à vivre. Que notre douleur et notre joie, notre richesse et notre humilité, apportent l'espoir aux désespérés, la joie à l'humanité et la liberté au monde. Amen.
P. Terry Cmf.