14e Dimanche du Temps Ordinaire

Publié le 5 Juillet 2025

Homélie

Nous sommes tous appelés à être des missionnaires, non seulement par l’action, mais avec l’esprit de contemplation. C’est dans la prière et la communion profonde avec Dieu que l’œuvre missionnaire devient divine. Comme Jésus qui se retirait souvent pour prier (Luc 5,16), nous devons aussi enraciner notre mission dans la prière. La mission consiste essentiellement à annoncer la présence de Dieu et à aider les autres à reconnaître cette présence, surtout dans leur cœur (Romains 10,14-15).

Notre mission ne doit pas être un simple effort humain. C’est un appel divin, une participation à l’œuvre salvifique de Dieu. Elle doit être discernée dans la prière, guidée par l’Esprit Saint : « Il vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14,26). Lorsque Dieu est au centre de notre vie, Il transforme même notre faiblesse en force (2 Corinthiens 12,9).

Dieu nous a choisis chacun personnellement. Jésus dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jean 15,16). Que nous soyons parents, frères, sœurs, amis ou religieux, nous sommes envoyés dans ce monde non pas simplement pour y vivre, mais pour témoigner du Christ. Notre vie ne nous appartient plus, elle est au service de Celui qui nous appelle.

Dans l’Évangile de ce jour (Luc 10,1-12.17-20), Jésus envoie les soixante-douze disciples en disant : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ». Comme le Père L’a envoyé, Il nous envoie (Jean 20,21). Nos vies doivent refléter l’action du Christ ; et en Christ, le monde découvre le Père ; et en Dieu, il découvre la vie trinitaire.

Mais Jésus est clair : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10,3). Nos faiblesses restent. Pourtant, Il nous assure : « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12,9), et encore : « Rien ne pourra vous nuire » (Luc 10,19). La croix n’est pas écartée, elle est embrassée. Et nous pouvons dire comme Paul : « Je porte sur mon corps les marques de Jésus » (Galates 6,17). La croix devient notre force et notre joie.

Même dans l’abandon, la douleur ou le rejet, nous pouvons dire avec Jésus : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit » (Luc 23,46). Cet abandon n’est pas un échec, mais le chemin de la grâce. C’est dans cet abandon que naît la vraie joie, car nos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10,20).

Comme chrétiens, notre plus grande joie ne vient pas de nos réussites, mais de la certitude que nous sommes dans les mains de Dieu. C’est la paix que Jésus donne, une paix que le monde ne peut donner (Jean 14,27). Quand nous Lui confions tout, Il nous guide là où nous sommes le plus utiles.

Lorsque notre tâche est accomplie, toute gloire revient à Dieu (1 Corinthiens 10,31). Que nous soyons bon père ou mère, frère, sœur, ami ou responsable, tout est grâce. Jésus a demandé à Ses disciples de se détacher des fruits de leur mission : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10,8).

Même face au rejet ou à la solitude, si nous continuons à semer la paix et la réconciliation, nous pouvons être certains que Dieu agit en nous. Que chacun de nous fasse l’expérience de cette divine présence, et devienne, en Son nom, artisan de paix et de réconciliation dans le monde. Amen.

 

Rédigé par JONHBOSCO

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