L'Homélie
Publié le 2 Février 2013
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
(Lc 4, 21-30)
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d"Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c"est aujourd"hui qu"elle s'accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.
L'homélie
Le message de cet évangile est frappant et Luc présente dans cet évangile l’universalité du salut. Il nous dit que ce n’est pas le peuple qui attendait le sauveur qui a profité de sa grâce, mais une veuve étrangère et encore un païen, un syrien qui ont reçu les dons de Dieu. Regardons d’un peu plus près ces histoires. C’était la veuve qui a tout donné au prophète Elie, même le dernier morceau de pain. Elle a cru tout ce que le prophète lui a dit et elle a fait confiance. Naaman, a cru la parole de sa servante, son esclave. Il est parti à la rencontre d’un prophète dans un pays étranger, un pays qui est son ennemi. Quel courage et quelle confiance ! Ni cette veuve, ni Naaman n’ont cherché un signe à croire mais le peuple de Nazareth demande un signe au Seigneur.
Nous venons de fête Noël, Epiphanie et la présentation du Seigneur. Les bergers ont cru à la parole des anges et ils ont quitté les champs pour aller à la rencontre du Seigneur. Les mages ont quitté leurs pays pour aller à la rencontre du Seigneur. Notre père Abraham, aussi a quitté son pays. Le prophète syméon poussé par l’Esprit saint est allé au Temple. Ce déplacement vers le Seigneur est important dans la vie chrétienne. Nous devons quitter nos lieux protégés et aller en dehors de nos maisons, si nous voulons vivre dans la lumière.
C’est par cette ouverture que nous verrons les souffrances des autres et aussi les dons et les talents que nous avons reçus du Seigneur. Ce jour là, nous pourrons facilement nous ouvrir. Comme cette veuve étrangère nous verrons avec nos difficultés, les souffrances des autres et nous serons capables de pouvoir nous ouvrir et nous mettre au service des autres.
Nous avons besoin de ce courage et cette confiance pour annoncer la bonne nouvelle. La bonne nouvelle n’est pas nécessairement une nouvelle qui est bien accueillie par notre société, pourtant le temps nous dira la vérité.
Nous avons besoin des prophètes. Le prophète dépend entièrement de la providence de Dieu et il apporte le message de Dieu au peuple. Il ressent en lui la présence de Dieu et il se rappelle sa vocation et sa mission à chaque fois qu’il est confronté à une situation délicate. Il se met entièrement au service du peuple en annonçant la Parole de Dieu et il devient par défaut un modèle d’amour et de pardon à imiter. Jésus le prophète par excellence annonce la Parole de Dieu à la synagogue.
Osons dire la vérité telle qu’elle est. Mettons en pratique tout ce que nous dit saint Paul dans la deuxième lecture. Que nous soyons charitables non seulement dans nos paroles, mais également dans nos actes. Que l’amour divin vécu et partagé avec nos voisins soit la fondation et la finalité de notre vie. Dans cette année de la foi, vivons pleinement notre foi chrétienne et que le monde dise que nous sommes les chrétiens qui s’aiment et qui se pardonnent sans aucune condition. Amen.
In English
Luke 4: 21 - 30
21 And he began to say to them, "Today this scripture has been fulfilled in your hearing."
22 And all spoke well of him, and wondered at the gracious words which proceeded out of his mouth; and they said, "Is not this Joseph's son?"
23 And he said to them, "Doubtless you will quote to me this proverb, `Physician, heal yourself; what we have heard you did at Caper'na-um, do here also in your own country.'"
24 And he said, "Truly, I say to you, no prophet is acceptable in his own country.
25 But in truth, I tell you, there were many widows in Israel in the days of Eli'jah, when the heaven was shut up three years and six months, when there came a great famine over all the land;
26 and Eli'jah was sent to none of them but only to Zar'ephath, in the land of Sidon, to a woman who was a widow.
27 And there were many lepers in Israel in the time of the prophet Eli'sha; and none of them was cleansed, but only Na'aman the Syrian."
28 When they heard this, all in the synagogue were filled with wrath.
29 And they rose up and put him out of the city, and led him to the brow of the hill on which their city was built, that they might throw him down headlong.
30 But passing through the midst of them he went away.
The Homily
The message of this Gospel is striking and Luke presents in this gospel the universality of salvation. He tells us that it is not the people who waited for the Savior who took advantage of God's grace, but a foreign widow and still a pagan, a Syrian who received the gifts of God. Look a little closer at these stories. She was the widow who gave everything to the prophet Elijah, even the last piece of bread. She believed everything the Prophet said and she trusted. Naaman believed the word of his servant, his slave. He went to meet a prophet in a foreign country, a country that is his enemy. What courage and what confidence! Nor the widow, neither did Naaman sought a sign to believe, but the people of Nazareth asked for a sign to the Lord.
We just celebrate Christmas, Epiphany and the Presentation of the Lord. The shepherds believed in the word of angels and they left the field to go to meet the Lord. Mages have left their country to go to meet the new born king. Abraham our father, also left his country to the promised land. The prophet Simeon led by the Holy Spirit went to Temple. This movement towards Jesus is important in the Christian life. If we wish to see the light and live in the light we must leave our protected places and go out of our homes.
It is this openness that we will be able to see the suffering of others and also the gifts and talents that we have received from the Lord. If we do so, we can easily open up ourselves. Just like this widow with our difficulties, we will be able to see the sufferings of others and we will be able to open ourselves and serve all those who are in need of us.
We need the courage and confidence to announce the good news. The good news is not necessarily be welcomed by our society, yet time will tell the truth.
We need prophets. The prophet depends entirely on the providence of God and brings God's message to the people. He feels in him the presence of God and he remembers his vocation and mission every time he is confronted with a difficult situation. He is entirely at the service of the people by preaching the word of God and he is by default a model of love and forgiveness to imitate. Jesus the prophet par excellence, proclaims the Word of God in the synagogue.
Dare to tell the truth as it is. Put into practice all that St. Paul tells us in the second reading. May the divine love experienced and shared with our neighbors be the foundation and goal of our life. In this year of the faith, let us live fully our Christian faith and let the world learn from us to love and forgive unconditionally. Amen.