5ème Dimanche de Carême

Publié le 6 Avril 2025

Monte sur la montagne

Jésus sur la montagne et le peuple


Durant le Carême, nous sommes invités à gravir la montagne spirituelle pour rencontrer Dieu. Comme la foule qui écoutait Jésus, nous sommes appelés à entrer dans une rencontre personnelle avec Lui — non pas seulement pour imiter ses gestes ou ses paroles, mais pour découvrir son cœur, sa personne, et devenir comme Lui.

Les disciples ont vu en Jésus un grand Maître, faiseur de miracles, donneur de vie. Mais c’est dans son humanité profonde, vécue surtout pendant la Passion — entre tristesse et joie, vulnérabilité et courage, souffrance et authenticité — que nous découvrons la vraie image du Christ. Ce visage n’était pas pleinement perçu avant la Croix, où Jésus dira : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ou encore « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ces paroles révèlent un Dieu de miséricorde et d’amour.

Même dans le silence et l’écriture, Jésus exprime une compassion profonde. Il ne réagit pas dans la précipitation. Il donne du temps — à la femme, mais aussi aux accusateurs — pour réfléchir, pour revenir à leur propre cœur. Comme l’a souligné le pape François, si chacun agit avec le cœur, il y aura la paix. Le cœur de Jésus, révélé sur cette montagne, est fait de vérité, d’Esprit, d’intelligence, et non seulement d’émotions.

Le monde et sa justice aveugle


Face à Jésus, se dresse un groupe : ceux qui se disent justes. C’est notre monde d’aujourd’hui. Ce groupe, en apparence défenseur de la loi, veut condamner, non par justice mais par vengeance. Ils veulent piéger Jésus, mais ils savent que sa compassion ne permettra pas que cette femme meure devant Lui. Et Jésus la sauvera. Pour comprendre Jésus et son geste, il faut comprendre cette femme.

La femme et le silence divin


Le silence divin, au milieu de l’agitation, peut être déroutant. Nous voulons que Dieu agisse vite, qu’il juge les méchants. Mais parfois, le silence de la victime, comme celui de cette femme, parle plus fort. Elle ne fuit pas. Elle reste là, proche de Jésus. Même dans cette humiliation publique, elle choisit de vivre ce moment, pour rencontrer Jésus dans l’intimité.

Elle représente ceux que le monde rejette, condamne, isole. Et pourtant, elle est proche du Seigneur. Nous sommes appelés à la regarder avec respect, à comprendre ses blessures, ses luttes, ses contraintes. Elle est un chemin donné par Dieu pour Le rencontrer et Le servir.

Alors Jésus se lève et parle : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre. »

Et nous, quelle est notre réponse ?


Sommes-nous prêts à écouter Jésus et à faire ce qu’Il nous demande ? Marie, sa mère, nous invite toujours à écouter son Fils. Aujourd’hui, Jésus nous parle au cœur :
Ton cœur rempli d’amour te permet-il de juger ?
Ton intelligence justifie-t-elle la destruction de la réputation d’un autre ?

Finalement, le peuple part, un à un. Comme le fils prodigue, nous sommes appelés à revenir à la maison du Père, non pour juger, mais pour écouter Jésus et recevoir ses paroles :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et ne pèche plus. »

Dieu continue de nous dire qu’Il nous aime. Il n’a pas envoyé son Fils pour nous juger, mais pour nous sauver. En avançant dans notre chemin de foi, découvrons ce Dieu compatissant et engageons-nous à Le représenter chaque jour, dans nos gestes et nos paroles.

 

P. Terry Cmf.

Rédigé par JONHBOSCO

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