2ème dimanche Ordinaire

Publié le 18 Janvier 2026

2ème dimanche Ordinaire

 

« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29), proclame Jean-Baptiste. Par cette proclamation, Dieu choisit de se révéler à l’humanité, en particulier à tous ceux qui désirent le rencontrer, dans le mystère de l’Agneau pascal. En présentant Jésus comme le Sauveur du monde, Dieu nous associe à son œuvre de salut. Par Jésus-Christ — et tout spécialement par notre baptême — nous devenons collaborateurs et partenaires de Dieu dans son projet salvifique (cf. 1 Co 3,9).

 

Dans le baptême, nous sommes appelés, choisis, consacrés et envoyés dans le monde. Le baptême est en lui-même une vocation : un appel à grandir à la ressemblance de Dieu et à vivre comme de véritables enfants de Dieu (cf. Rm 8,14–17). À l’image du Père, nous sommes invités à être créateurs de vie, porteurs de nouveauté, engagés de manière responsable et pleine d’espérance dans la société. À l’image du Fils, nous sommes appelés à rechercher ce qui est perdu et brisé, à guérir, libérer et racheter l’humanité (cf. Lc 19,10). Enfin, à l’image de l’Esprit Saint, nous sommes consacrés pour la gloire de Dieu et le salut du monde, en vivant pleinement l’humanité que Dieu a créée et voulue en nous (cf. Gaudium et Spes, 22). Ainsi, Dieu sanctifie le monde en nous et à travers nous.

 

L’Écriture nous rappelle que c’est par une vie de témoignage que la gloire de Dieu se manifeste (cf. Is 60,1 ; Mt 5,16). Baptisés dans le Christ, nous devenons porteurs de lumière, appelés à briller dans les ténèbres et à être la Lumière du Christ — la lumière pascale — au cœur du monde (cf. Lumen Gentium, 9).

 

C’est dans cette lumière que les prophètes et les juges ont discerné l’action de l’Esprit, et que Jean-Baptiste l’a attendu avec ferveur. Lorsque nous apprenons à vivre nous aussi dans cette lumière, nous découvrons l’œuvre de Dieu non seulement dans les grands événements, mais aussi dans la simplicité de la vie quotidienne, particulièrement dans le cœur des personnes que nous rencontrons chaque jour. Peu à peu, nos rencontres humaines ordinaires deviennent des rencontres divines, des lieux où Dieu est libre d’agir pleinement. Lorsque Dieu est à l’œuvre dans nos paroles et nos gestes, ceux-ci deviennent sacrés et porteurs de vie.

 

La sainteté que Jésus nous propose n’est pas une vie sans combat ni fragilité, ni une existence parfaite et idéalisée. Elle est une vie de disciple, enracinée dans l’authenticité, sans cesse discernée en présence de Dieu et vécue dans un engagement généreux (cf. Evangelii Gaudium, 171). Dans un monde marqué par l’obscurité et la fragilité, nous pouvons nous aussi tomber ; mais nous permettons à Dieu d’agir en nous. Par sa grâce, nous sommes relevés. Les sacrements nous accompagnent, nous guérissent et nous renouvellent, nous rendant à nouveau capables de porter la lumière (cf. Catéchisme de l’Église catholique, 1426).

 

Lorsque cette vie est vécue dans l’Esprit et dans la vérité, nous devenons de véritables témoins de la bonté divine, de simples instruments entre les mains de Dieu (cf. 2 Co 4,7). Nos vies proclament alors l’amour et la compassion de Dieu avec une force qui dépasse les mots. Prions le Seigneur afin que nous demeurions toujours de fidèles témoins, laissant l’Agneau de Dieu continuer à enlever le péché du monde à travers nos vies. Amen.

P. Terry Cmf.

 

Rédigé par JONHBOSCO

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