Publié le 20 Mai 2022

Gospel text

(Jn 15:18-21): 

 

Jesus said to his disciples; “If the world hates you, realize that it hated me first. If you belonged to the world, the world would love its own; but because you do not belong to the world, and I have chosen you out of the world, the world hates you. Remember the word I spoke to you, ‘No slave is greater than his master.’ If they persecuted me, they will also persecute you. If they kept my word, they will also keep yours. And they will do all these things to you on account of my name, because they do not know the one who sent me.”

 

The Application

 

Many of us who live in the community life, and even married couples feel that they are not respected, their ideas were rejected, and often fell unjustly judged and treated. They may be right in their own perspective, and sometime factually correct too. However, Jesus invites us to look at life differently and see in all these unjust treatment, whether there is a divine way of looking at, or seeking the divine will. If we learn to see things with a divine approach, then these painful moment of life, can be transformed into a graceful moment, for we will feel very close to Jesus crucified.

 

Among the Lord's followers, especially among the new converts, it was Paul who could taste or savour the true forgiveness and change that faith can bring. He understood well what conversion had made him unable to think as he had thought before, old way has given to the new way of life. He is like a new-born baby, with a new birth, the same as the Lord asked of Nicodemus. Jesus wishes that we all reborn once again in Him.

 

The persecution allowed him to recognise his new belonging, belonging to Christ, to heaven. It is no longer him, it is Christ in him. At the same time, like him, he recognised that others persecuted the Lord's disciples in ignorance. Thus, forgiveness was easily granted, for he knew that the Lord forgives all the innocent. It is important for Christians today to learn from Jesus to forgive and accept the crosses of the day. What a joy it is to give our lives for the one who loves us!

 

Action of the day: Learn the joy of the cross.

 

“They will do all these things to you on account of my name, because they do not know the one who sent me.”

 

Fr. Ferran JARABO i Carbonell

(Agullana, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel opposes the world to Christ's followers. The world represents whatever sinful there may be in our existence. Consequently, one of the main characteristics of Christ's followers is fighting all evil and sin to be found in the world and inside every man. This is why Jesus is the light of men, the light that illuminates the world's darkness. Saint John Paul II exhorted us: “so that this light makes us strong and capable to accept and love the entire Truth of Christ, and love it even more when opposed by our world.”

Neither Christians nor the Church can follow the passing fads or criteria of this world. Christ's criterion is the unique, definitive and unavoidable one for us to follow. It is not up to Jesus to adapt himself to the world where we live; it is up to us instead to transform our lives after Jesus. “Christ is the same one whether yesterday, today or always.” This should make us wonder: when our secularized society demands from us and from the Church certain changes or licenses, we are simply being asked us to move away from God. However, we Christians should be faithful to Christ and to his message. Saint Ireneus says: “God does not need anything; but man needs to be in permanent communion with God. And man's glory lies in persevering and always keep in God's service.”

This fidelity may, quite often, mean persecution: “If they persecuted me, they will also persecute you” (Jn 15:20). We should not be afraid of persecution; we should rather be afraid of not attempting strongly enough to always make God's will. Let's be brave and let us proclaim without any fear Christ resurrected, light and joy of all Christians! Let us leave the Holy Spirit to transform us so that we can inform the whole world about it!

 

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Publié le 20 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 15,18-21): 

 

«Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Parmi les disciples du Seigneur, en particulier parmi les nouveaux convertis, c'est Paul qui a pu goûter ou savourer le véritable pardon et le changement que la foi peut apporter. Il a bien compris que la conversion l'avait rendu incapable de penser comme il le faisait auparavant. Il est comme un nouveau-né, avec une nouvelle naissance, comme le Seigneur l'a demandé à Nicodème.

La persécution lui a permis de reconnaître sa nouvelle appartenance. Ce n'est plus lui, c'est le Christ en lui. En même temps, comme lui, il a reconnu que d'autres ont persécuté les disciples du Seigneur par ignorance. Ainsi, le pardon était facilement accordé, car il savait que le Seigneur pardonne à tous les innocents. Il est important pour les chrétiens d'aujourd'hui d'apprendre de Jésus à pardonner et à accepter les croix du jour. Quelle joie de donner notre vie pour celui qui nous aime !

«Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé»

 

Abbé Ferran JARABO i Carbonell

(Agullana, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile oppose les fidèles du Christ au monde. Le monde représente tout ce qui est péché dans notre vie. Une des particularités du chrétien est sa lutte constante contre le mal et le péché qui est à l'intérieur de chaque homme et dans le monde. C'est pour cela que Jésus est lumière, lumière qui illumine les ténèbres du monde. Karol Wojtyla nous dit que «la lumière puisse nous rendre forts et capables d'accepter et d'aimer la vérité entière du Christ, plus le monde la contredit plus il faut l'aimer».

Ni le chrétien, ni l'Eglise ne peuvent suivre les tendances ou les critères du monde. Le seul et unique critère pour nous doit être le Christ. Ce n'est pas Jésus qui doit s'adapter au monde dans lequel nous vivons, c'est nous qui devons tourner nos vies vers Jésus. «Le Christ est le même hier, aujourd'hui et toujours». Ces paroles devraient nous amener à la réflexion. Quand notre société sécularisée réclame des changements ou libertés aux chrétiens et à l'Église, elle nous demande tout simplement de nous détourner de Dieu. Le chrétien doit rester fidèle au Christ et à son message. Saint Irénée nous dit: «Dieu n'a besoin de rien, mais l'homme a besoin de rester en communion avec Dieu. Et la gloire de l'homme réside dans sa persévérance et dans sa fidélité au service de Dieu».

Cette fidélité peut entraîner la persécution: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20). Nous ne devons pas craindre la persécution mais au contraire ce que nous devons craindre c'est de ne pas faire la volonté de Dieu. Soyons courageux et proclamons sans crainte le Christ ressuscité, lumière et joie des chrétiens! Laissons l'Esprit Saint nous transformer et nous rendre capables de le proclamer partout dans le monde!

 

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Publié le 19 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 15,12-17): 

 

«Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres».

 

L’Application

 

Aujourd'hui, Jésus nous explique comment il nous a aimés. C'est en nous partageant tout ce qui concerne le Père et en donnant sa vie pour nous que Jésus nous a aimés. Selon Jésus, il n'y a rien de plus grand que cela. L'amour commence par l'ouverture et la disponibilité à faire quelque chose, avant de partager et de mourir. Commençons-nous notre journée en nous ouvrant davantage aux autres et en étant prêts à agir pour répondre aux besoins de nos frères et sœurs, comme une expression de notre amour, à l’image de notre Seigneur Jésus Christ ?

«Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, le Seigneur nous invite à l'amour fraternel: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jn 15,12), c'est-à-dire, comme vous me l'avez vu faire et comme vous me verrez encore le faire. Jésus te parle comme à un ami, car Il t'a dit que le Père t'appelle, qu'il te veut apôtre et qu'il t'envoie pour donner du fruit, un fruit qui se manifeste dans l'amour. Selon saint Jean-Chrysostome, «si l'amour était répandu partout, il en naîtrait une infinité de biens».

Aimer, c'est donner sa vie. Les époux le savent qui, par amour, font donation réciproque de leur vie et assument la responsabilité d'être parents, acceptant aussi l'abnégation et le sacrifice de leur temps et de leur être en faveur de ceux qu'ils doivent soigner, protéger, éduquer et former comme des personnes. Les missionnaires le savent, qui donnent leur vie pour l'Évangile, avec ce même esprit chrétien de sacrifice et d'abnégation. Et les religieux, les prêtres et les évêques le savent, tout disciple de Jésus qui s'engage auprès du Sauveur le sait.

Jésus t'a dit un moment avant quelle est la condition de l'amour, donner du fruit: «Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit» (Jn 12,24). Jésus t'invite à perdre ta vie, à la Lui donner sans crainte, à mourir à toi-même pour pouvoir aimer ton frère de l'amour du Christ, d'un amour surnaturel. Jésus t'invite à parvenir à un amour agissant, bienfaisant et concret; l'apôtre Jacques l'avait compris quand il disait: «Si un frère ou une sœur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne, et que l'un d'entre vous leur dit: ‘allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous’, et sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il? Ainsi en est-il de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est tout à fait morte» (2,15-17).

 

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Publié le 19 Mai 2022

Gospel text

(Jn 15:12-17): 

 

Jesus said to his disciples, “This is my commandment: love one another as I love you. No one has greater love than this, to lay down one’s life for one’s friends. You are my friends if you do what I command you. I no longer call you slaves, because a slave does not know what his master is doing. I have called you friends, because I have told you everything I have heard from my Father. It was not you who chose me, but I who chose you and appointed you to go and bear fruit that will remain, so that whatever you ask the Father in my name he may give you. This I command you: love one another.”

 

The Application

 

Today Jesus explains to us the way He has loved us. It is by sharing everything about the Father to us and giving his life for us that Jesus has loved us. According to Jesus, there is nothing greater than this. Love begins with openness and readiness to do something, before sharing and dying. Shall we start our day, to be more open to others and be ready move towards fulfilling the needs of our brothers and sisters, as an expression of our love?

 

Action of the day: Be open to the newness of life.

“This is my commandment: love one another as I love you”

 

Fr. Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Spain)

 

Today, our Lord exhorts us to fraternal love: “love one another as I love you.” (Jn 15:12), that is to say, as you have seen me loving and you will still see me love. Jesus speaks to you as a friend, for He has told you that his Father calls you, that He wants you to become an apostle, and that He expects you to bear fruit, a fruit that is manifested through love. St. John Chrysostom affirms: “If love would be spread all over, an infinite goodness would be born out of it.”

To give love amounts to create life. Spouses know it well, for they love each other, they make a reciprocal donation and they assume the responsibility of becoming parents by accepting, at the same time, the abnegation and self-denial of their time and their own being in favor of those they must take care of, must protect, must educate and, in short, must form as persons. Missionaries know it too, when they offer their life for the Gospel, with the same Christian spirit of sacrifice and abnegation. And friars, priests and bishops also know it, and with them all of Jesus' disciples who commit themselves to our Savior.

A little before, Jesus already told you which the requirements for love and bearing fruit are: “Amen, amen, I say to you, unless a grain of wheat falls to the ground and dies, it remains just a grain of wheat; but if it dies, it produces much fruit.” (Jn 12:24). Jesus invites you to lose your life, to deliver it to Him without any fear, to willingly die, if need be, to be able to love your brother with Christ's love, with supernatural love. Jesus invites you to attain an operative, benefactor and concrete love; this is how apostle James understood it when he said: “If a brother or sister has nothing to wear and has no food for the day, and one of you says to them, ‘Go in peace, keep warm, and eat well,’ but you do not give them the necessities of the body, what good is it? So also faith of itself, if it does not have works, is dead.”
(2:15-17).

 

 

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Publié le 19 Mai 2022

Gospel text

(Jn 15:9-11): 

 

Jesus said to his disciples: “As the Father loves me, so I also love you. Remain in my love. If you keep my commandments, you will remain in my love, just as I have kept my Father’s commandments and remain in his love. “I have told you this so that my joy might be in you and your joy might be complete”.

 

The Application

 

Let us look at Jesus and see for ourselves how He loves us. If we have not understood this, we can no longer live in Jesus. Jesus abided in his Father by his faithfulness to his Father's will. It is through faithfulness to his commandment of love that we can abide in Jesus, and through Jesus in God and the Trinity in us. The more we love one another, the more we participate in the divine mission, the salvation of the world. The world needs our love and God needs us and our love, so that the world may discover his love in us.

 

Action of the day: Be faithful.

"As the Father loves me, so I also love you"

 

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés

(Tarragona, Spain)

 

Today, we hear again the intimate confidence Jesus made last Holy Thursday: “As the Father loves me, so I also love you” (Jn 15:9). The Father's love for the Son is immense, tender, dear. We can read it in the Book of Proverbs, when He affirms that long before initiating his deeds “then was I beside him as artisan; I was his delight day by day, playing before him all the while” (Pr 8:30). This is how He loves us and, prophetically announcing it in the same book, He adds: “Playing over the whole of his earth, having my delight with human beings.” (Pr 8:31).

The Father loves the Son, and Jesus tells us so: «And He that sent me is with me: the Father has not left me alone; for I do always those things that please him» (Jn 8:29). The Father loudly proclaimed it in the Jordan, when He says: “You are my beloved Son; with you I am well pleased.” (Mk 1:11) and, later on, in Mount Tabor: “This is my beloved Son. Listen to him.” (Mk 9:7).

Jesus has replied, “Abbà”, Pater! Now He reveals us, “As the Father loves me, so I also love you.” And what shall we do? To stay indeed by his love, to abide by his commandments, to love His Father's Will. Is not this the example He gives us? «I always keep my Father's commandments and remain in his love».

But we, who are weak, fickle, cowards and —why not just admit it— even wicked at times, shall we then lose his friendship forever? No, He will not allow us to be tempted well over our own forces! And, if we ever fail to abide by his commandments, let us ask him the grace of quickly coming back to him, as the prodigal son to the Father's house. And of being able to receive the Sacrament of Penance and be forgiven our sins. “I love you” —Jesus tells us—.“I have told you this so that my joy may be in you and your joy may be complete” (Jn 15:11).

 

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Publié le 18 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 15,9-11): 

 

«Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie».

 

L’Application

 

Regardons Jésus et voyons par nous-mêmes comment il nous aime. Si nous n'avons pas compris cela, nous ne pouvons plus vivre en Jésus. Jésus a demeuré dans son Père par sa fidélité à la volonté de son Père. C'est par la fidélité à son commandement d'amour que nous pouvons demeurer en Jésus, et par Jésus en Dieu et la Trinité en nous. Plus nous nous aimons les uns les autres, plus nous participons à la mission divine, le salut du monde. Le monde a besoin de notre amour et Dieu a besoin de nous et de notre amour, pour que le monde découvre son amour en nous.

«Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés»

 

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous écoutons à nouveau la confidence intime que Jésus nous fait le Jeudi Saint: «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés» (Jn 15,9). L'amour du Père pour le Fils est immense, tendre, profond. Nous pouvons le constater dans le livre des Proverbes, lorsque Il affirme que, bien avant le commencement de ses oeuvres, «j'étais à ses côtés comme un maître d'oeuvre. J'y trouvais mes délices jour après jour en jouant devant lui à tout instant» (Pr 8,30). C'est bien ainsi qu'Il nous aime et, en l'annonçant prophétiquement dans le même livre, Il ajoute «jouant sur toute la terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes» (Pr 8,31).

Le Père aime le Fils, et Jésus ne cesse pas un instant de nous le rappeler: «Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui Lui plaît» (Jn 8,29). Le Père l'a bien proclamé quand du ciel une voix se fît entendre sur le Jourdain: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour» (Mc 1,11) et, plus tard au mont Thabor: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le» (Mc 9,7).

Jésus a répondu, «Abbá», Papa! Maintenant, Il nous dit, «Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés». Et, que faisons-nous? Nous maintenir dans son amour, obéir à ses commandements, aimer la Volonté du Père. N'est-ce pas là l'exemple qu'Il nous donne? «Je fais toujours ce qui Lui plaît».

Mais nous, qui sommes faibles, inconstants, lâches et —pourquoi ne pas l'avouer— même méchants, allons-nous perdre à jamais Son amitié? Certes, non! Car Il ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de nos forces! Mais si jamais nous nous éloignions de ses commandements, demandons Lui la grâce de revenir en courant comme le fils prodigue, vers la maison du Père et de nous tourner vers le sacrement de la Pénitence afin de recevoir le pardon de nos péchés. «Moi, aussi, je vous ai aimés —nous dit Jésus—. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie» (Jn 15,9.11).

 

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Publié le 17 Mai 2022

Gospel text

(Jn 15:1-8): 

 

Jesus said to his disciples: “I am the true vine, and my Father is the vine grower. He takes away every branch in me that does not bear fruit, and everyone that does he prunes so that it bears more fruit. You are already pruned because of the word that I spoke to you. Remain in me, as I remain in you. Just as a branch cannot bear fruit on its own unless it remains on the vine, so neither can you unless you remain in me. I am the vine, you are the branches. Whoever remains in me and I in him will bear much fruit, because without me you can do nothing. Anyone who does not remain in me will be thrown out like a branch and wither; people will gather them and throw them into a fire and they will be burned. If you remain in me and my words remain in you, ask for whatever you want and it will be done for you. By this is my Father glorified, that you bear much fruit and become my disciples.”

 

The Application

 

Chapter 15 is for me one of the most beautiful readings not only to contemplate, but also to practice. The Vine and the Branch, abiding in Jesus as Jesus abides in us, in Jesus and outside of him, giving fruit and the main condition, the consequence of refusal, the drought and the fire, picking up and throwing away, and in the end, the Word, the deed and the glory. The gospel ends with an important revelation, "This is the glory of my Father, that you bear much fruit: so you will be my disciples.

 

So I invite you to choose one of the themes proposed in today's gospel and try to put it into practice.

 

Action of the day: Let your thinking and doing be inspired by the prayer and contemplation.

"Remain in me, as I remain in you"

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, once more, we may see Jesus surrounded by the Apostles in an atmosphere of especial intimacy. He is giving them what we could consider as his final recommendations: what is normally said in the last moment, in the last farewell; that which has an especial force, as if it would be the last will.

We imagine them in the cenacle. Jesus has washed their feet there, has announced them again He must go, has transmitted them his command of fraternal love and has consoled them with the gift of the Eucharistic and the promise of the Holy Spirit (cf. Jn 14). And, well ahead this 15th chapter of John's Gospel we now find the exhortation to unity within charity.

Our Lord does not hide to his disciples all the dangers and difficulties they will have to face in the near future: “If they persecuted me, they will also persecute you.” (Jn 15:20). But they should not be intimidated nor overwhelmed by all the hate they will find in this world: Jesus renews his promise of the arrival of the Protector, while assuring them they may ask and they will be given. Finally, the Lord prays for them —for all of us— to the Holy Father during his priestly prayer (cf. Jn 17).

But our danger does not come from outside, though: the worst menace may arise within ourselves when we fail to respect the fraternal love among the members of Christ's Mystic Body or the unity with the Head of that Body. The recommendation is clear: “I am the vine, you are the branches. Whoever remains in me and I in him will bear much fruit, because without me you can do nothing.” (Jn 15:5).

The first generations of Christians managed to keep a very clear conscience of the importance of remaining united through charity. Here is the testimony of saint Ignatius of Antioch, one the Fathers of the Church: «Therefore run together as into one temple of God, as to one altar, as to one Jesus Christ, who came forth from one Father, and is with and has gone to one». And here is also an indication from the Virgin Mary, Mother of the Christians: “Do whatever he tells you.”

 

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Publié le 17 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 15,1-8): 

 

«Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite: Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit: ainsi, vous serez pour moi des disciples».

 

L’Application

 

Le chapitre 15 est pour moi l'une des plus belles lectures non seulement à contempler, mais aussi à pratiquer. La Vigne et le sarment, demeurer en Jésus comme Jésus demeure en nous, en Jésus et dehors de lui, donner du fruit et la condition principale, la conséquence du refus, la sécheresse et le feu, ramasser et jeter, et à la fin, la Parole, l'acte et la gloire. L'évangile se termine par une révélation importante : "La gloire de mon Père, c'est que vous portiez beaucoup de fruits : ainsi vous serez mes disciples.

Je vous invite donc à choisir un des thèmes proposés dans l'évangile d'aujourd'hui et à essayer de le mettre en pratique.

«Demeurez en moi, comme moi en vous»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons à nouveau Jésus entouré de ses disciples, dans une ambiance d'intimité. Il leur confie ce qu'on pourrait qualifier comme ses dernières instructions, ce qu'on dit au dernier moment juste avant le départ, et comme tel cela a une force spéciale, car il fait office de testament.

Nous l'imaginons au cénacle. Là, Jésus leur a lavé les pieds, Il leur a annoncé une fois de plus son départ, leur a transmis l'amour fraternel et les a consolés en leur donnant l'Eucharistie ainsi que la promesse de la venue du Saint Esprit (cf. Jn 14). En lisant cet évangile, au chapitre 15, nous trouvons l'exhortation à l'unité dans la charité.

Le Seigneur ne cache pas à ses disciples les dangers et difficultés qu'ils rencontreront dans le futur: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20). Mais Il leur conseille de ne pas se laisser abattre ni se sentir opprimés face à la haine du monde: Jésus renouvelle sa promesse de leur envoyer leur Défenseur, il leur garantit son assistance dans tout ce qu'ils lui demanderont et enfin, Il prie son Père pour eux, pour nous tous, dans sa prière sacerdotale.

Le danger pour nous ne vient pas de l'extérieur: la menace vient de nous mêmes quand l'amour fraternel parmi les membres du Corps Mystique de Jésus n'est pas présent et quand l'unité n'existe pas entre le Corps et la Tête de ce Corps Mystique. La recommandation de Jésus est claire: «Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5).

Les premières générations de chrétiens avaient conservé une notion vive du besoin de vivre unis par la charité: voici un témoignage d'un père de l'Eglise, Saint Ignace d'Antioche: «Courez tous à l'unisson comme un seul temple de Dieu, un seul autel, un seul Christ qui procède d'un seul Père». Voici encore la recommandation de notre Sainte Mère: «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5).

 

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Publié le 16 Mai 2022

Gospel text

(Jn 14:27-31a): 

 

Jesus said to his disciples; “Peace I leave with you; my peace I give to you. Not as the world gives do I give it to you. Do not let your hearts be troubled or afraid. You heard me tell you, ‘I am going away and I will come back to you.’ If you loved me, you would rejoice that I am going to the Father; for the Father is greater than I. And now I have told you this before it happens, so that when it happens you may believe. I will no longer speak much with you, for the ruler of the world is coming. He has no power over me, but the world must know that I love the Father and that I do just as the Father has commanded me.”

“My peace I give to you. Not as the world gives do I give it to you”

 

Fr. Enric CASES i Martín

(Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus speaks to us indirectly of the cross: He will give us the peace, but at the cost of his painful “departure” of this world. Today, we read those words He said before the sacrifice on the Cross but that were written after his Resurrection. With his death on the Cross, He defeats both death and fear. He gives the peace “Not as the world gives” (Jn 14:27), inasmuch as He does it by going through the most excruciating pain and humiliation: this is how He proved his merciful love for man.

As of the moment sin entered the world, suffering in our lives is unavoidable. There are times when it is a physical pain; others, it is a moral suffering; and then, there are times when it is a matter of a spiritual pain..., and we all have to die. But God in his infinite love has given us the remedy to have peace amidst the pain: He has accepted “to leave” this world with a painful “departure” surrounded by serenity.

Why did He do it in such a way? Because thus, human pain —together with Christ's suffering— becomes a sacrifice that saves us from sin. “In the Cross of Christ (...), human suffering has been redeemed” (Saint John Paul II). Jesus Christ quietly suffered to please the Heavenly Father with an act of costly obedience, through which He willingly offered Himself for our salvation.

An unknown author of the 2nd century attributes these words to Jesus: “See the spits over my face, which I received from you, to give you back the first gust of life I had blown on your face. See my cheeks, which were slapped so I could reform your deteriorated aspect according to my new image. See my back, which was lashed to remove the weight of your sins from your shoulders. See my hands, so strongly nailed to the cross for you, who, in times ago, fatally stretched out one of your hands towards the forbidden tree.”

 

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Publié le 16 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 14,27-31a): 

 

+6«C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici».

 

 

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

 

Abbé Enric CASES i Martín

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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