Publié le 15 Avril 2022

The victory of the Lamb of God,

 

Melito of Sardis, died 180 A.D.

 

When the Lord had clothed himself with humanity, and had suffered for the sake of the sufferer, and had been bound for the sake of the imprisoned, and had been judged for the sake of the condemned, and buried for the sake of the one who was buried, he rose from the dead, and cried aloud with this voice: "Who is the one who contends with me? Let him stand in opposition to me. I have set the condemned man free; I have given the dead man life; I have raised up the one who had been entombed. Who is my opponent? 'I', he says, 'am the Christ'. I am the one who destroyed death, and triumphed over the enemy, and trampled Hades under foot, and bound the strong one, and carried off man to the heights of heaven'. 'I', he says, 'am the Christ'.


"Therefore, come, all families of men, you who have been befouled with sins, and receive forgiveness for your sins. I am your forgiveness. I am the Passover of your salvation, I am your light, I am your savior, I am your resurrection, I am your king. I am leading you up to the heights of heaven, I will show you the eternal Father, I will raise you up by my right hand".


This is the one who made the heaven and the earth, and who in the beginning created man, who was proclaimed through the law and the prophets, who became human through the virgin, who was hanged upon a tree, who was buried in the earth, who was resurrected to the heights of heaven, who sits at the right hand of the Father, who has authority to judge and to save everything, from the beginning of the world to the end of the age.


This is the alpha and the omega, this is the beginning and the end - an indescribable beginning, and an incomprehensible end. This is the Christ. This is the king. This is Jesus. This is the general. This is the Lord. This is the one who sits at the right hand of the Father, to whom be the glory and the power for ever. Amen.

 

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Publié le 15 Avril 2022

« Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l`esprit »

 

+ Abbé Francesc CATARINEU i Vilageliu

(Sabadell, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous célébrons le premier jour du Triduum pascal. C'est donc le jour de la croix victorieuse, d'où Jésus nous a laissé le meilleur de Lui-même: Marie comme mère, le pardon —à ses bourreaux aussi— et la confiance totale en Dieu le Père.

Nous l'avons entendu dans la lecture de la Passion d'après le témoignage de saint Jean, présent sur le Calvaire avec Marie, la Mère du Seigneur, et les saintes femmes. C'est un récit riche en symboles, où chaque petit détail a un sens. Mais le silence et l'austérité de l'Église, aujourd'hui, nous aident aussi à vivre dans un climat d'oraison, bien attentifs au don que nous célébrons.

Devant ce grand mystère, nous sommes avant tout appelés à voir. La foi chrétienne ne consiste pas à révérer un Dieu lointain et abstrait que nous méconnaissons, mais dans l'adhésion à une Personne, vrai homme comme nous et aussi vrai Dieu. L'Invisible s'est fait chair de notre chair, il s'est fait homme jusqu'à la mort et à la mort sur une croix. Mais ce fut une mort acceptée pour le rachat de tous, une mort rédemptrice, une mort qui nous donne la vie. Ceux qui se trouvaient là et le virent, nous ont transmis les faits et, en même temps, nous dévoilent le sens de cette mort.

Nous nous sentons avant tout reconnaissants et pleins d'admiration. Nous savons le prix de l'amour: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). La prière chrétienne ne consiste pas seulement à demander, mais —avant tout— à admirer avec reconnaissance.

Jésus, pour nous, est un modèle qu'il faut imiter, c'est-à-dire reproduire ses attitudes. Nous devons être des personnes qui aiment jusqu'à se donner et qui confient au Père en toute circonstance.

Voilà qui contraste avec l'atmosphère indifférente de notre société; c'est pourquoi notre témoignage doit être plus courageux que jamais, car le don est à tous. Comme le dit Méliton de Sardes, « Il nous a fait passer de l'esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Il est la Pâque de notre salut ».

 

 

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Publié le 15 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 13,1-15): 

 

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit: «Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds!». Jésus lui déclara: «Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras». Pierre lui dit: «Tu ne me laveras pas les pieds; non, jamais!». Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi». Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!». Jésus lui dit: «Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver: on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous». Il savait bien qui allait le livrer; et c'est pourquoi il disait: «Vous n'êtes pas tous purs».

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors: «Comprenez-vous ce que je viens de faire? Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous».

« Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres »

 

Mgr. José Ángel SAIZ Meneses, Archevêque de Séville

(Sevilla, Espagne)

 

 

Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus-Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque. Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en sacrifice pour notre salut.

Pendant la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel. Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: « Tu choisis quelques frères pour les faire participer au ministère de son sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le sacrifice rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes sacrements ».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'amour: « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34). L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable. Maintenant, l'amour chrétien est fondé sur le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa vie: telle doit être la mesure de l'amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit pas simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu. Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que « l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement l'humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit ». C'est pour ça que Jésus-Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés. Jésus Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.

 

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Publié le 12 Avril 2022

Gospel text

(Mt 26:14-25): 

 

One of the Twelve, who was called Judas Iscariot, went to the chief priests and said, “What are you willing to give me if I hand him over to you?” They paid him thirty pieces of silver, and from that time on he looked for an opportunity to hand him over.

On the first day of the Feast of Unleavened Bread, the disciples approached Jesus and said, “Where do you want us to prepare for you to eat the Passover?” He said, “Go into the city to a certain man and tell him, ‘The teacher says, “My appointed time draws near; in your house I shall celebrate the Passover with my disciples.”’” The disciples then did as Jesus had ordered, and prepared the Passover.

When it was evening, he reclined at table with the Twelve. And while they were eating, he said, “Amen, I say to you, one of you will betray me.” Deeply distressed at this, they began to say to him one after another, “Surely it is not I, Lord?” He said in reply, “He who has dipped his hand into the dish with me is the one who will betray me. The Son of Man indeed goes, as it is written of him, but woe to that man by whom the Son of Man is betrayed. It would be better for that man if he had never been born.” Then Judas, his betrayer, said in reply, “Surely it is not I, Rabbi?” He answered, “You have said so.”

 

The Application

 

God sees our inner-self in its totality and invites us to purify it. As I wrote to you yesterday, I believe in the possibility of conversion at any time, which God grants us in Judas Iscariot. We can present ourselves as righteous before men, not before God. Judas is called to review his life and to ask Jesus for forgiveness.

 

 

 

In truth, Jesus invites us to celebrate Easter with Him and to feel His pain and suffering within us. The celebrations of Holy Week give us this opportunity to live with Jesus, not as spectators, but as his beloved ones, who actively participate in his passion. In these days, everything is provincial, including the monkeys and gestures.  So let us welcome them with an open and humble heart.

 

Action of the day: Avoid double life.
 

“Surely it is not I?”

 

Fr. Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Today, the Gospel presents us with three scenes: the betrayal of Judas, the preparations to celebrate the Passover and the Supper with the Twelve.

The word “deliver” (“paradidōmi” in Greek) is repeated six times and serves as a link between these three moments: (i) when Judas delivers Jesus; (ii) Passover, which is a figure of the sacrifice of the cross, where Jesus gives His life; and (iii) the Last Supper, in which the delivery of Jesus is manifested, which will be fulfilled on the Cross.

We want to stop here at the Paschal Supper, where Jesus Christ manifests that His body will be given and His blood shed. His words: “Amen, I say to you, one of you will betray me” (Mt 26:20) invite each of the Twelve, and especially Judas, to an examination of conscience. These words are extended to all of us, who have also been called by Jesus. They are an invitation to reflect on our actions, be they good or bad; our dignity; to ask ourselves what we are doing at this moment with our lives; where we are going and how we have responded to the call of Jesus. We must answer ourselves with sincerity, humility and frankness.

Let us remember that we can hide our sins from other people, but we cannot hide them from God, who sees in secret. Jesus, true God and man, sees and knows everything. He knows what is in our hearts and what we are capable of. Nothing is hidden from His eyes. Let us avoid deceiving ourselves, and it is only after we have been sincere with ourselves that we should look to Christ and ask Him, "Surely it is not I?" (Mt 26:22). Let us bear in mind what Pope Francis says: "Jesus loving us, invites us to allow ourselves to be reconciled with God and to return to Him to rediscover ourselves."

Let us look at Jesus, listen to His words and ask for the grace to deliver ourselves by uniting ourselves to His sacrifice on the Cross.

 

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Publié le 12 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

 

L’Application

 

Dieu voit notre intérieur dans sa totalité et nous invite à le purifier. Comme je vous l'ai écrit hier, je crois à la possibilité d'une conversion à tout moment, que Dieu nous accorde en Judas Iscariote. Nous pouvons nous présenter comme justes devant les hommes, mais pas devant Dieu. Judas est appelé à revoir sa vie et à demander pardon à Jésus.

En vérité, Jésus nous invite à célébrer Pâques avec lui et à sentir en nous sa douleur et sa souffrance. Les célébrations de la Semaine Sainte nous donnent l'occasion de vivre avec Jésus, non pas comme des spectateurs, mais comme ses bien-aimés, qui participent activement à sa passion. En ces jours, tout est provincial, y compris les singes et les gestes.  Accueillons-les donc avec un cœur ouvert et humble.

«Serait-ce moi ?»

 

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente trois scènes: la trahison de Judas, les préparatifs pour célébrer la Pâque et la Cène avec les Douze.

Le mot «livrer» («paradidōmi» en grec) est répété six fois et sert de lien entre ces trois moments: (I) quand Judas livre Jésus; (II) Pâques, qui est une figure du sacrifice de la croix, où Jésus donne sa vie; et (III) la Dernière Cène, dans laquelle la livraison de Jésus est manifestée, qui s'accomplira sur la Croix.

Nous voulons nous arrêter ici à la Cène pascale, où Jésus-Christ manifeste que son corps sera donné et son sang versé. Ses paroles: «Je vous le dis: l'un de vous va me livrer» (Mt 26, 20) invite chacun des Douze, et surtout Judas, à un examen de conscience. Ces paroles sont étendues à nous tous, qui avons également été appelés par Jésus. Elles sont une invitation à réfléchir sur nos actions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises; notre dignité; demandez-nous ce que nous faisons en ce moment de nos vies; où nous allons et comment nous avons répondu à l'appel de Jésus. Nous devons nous répondre avec sincérité, humilité et franchise.

Souvenons-nous que nous pouvons cacher nos péchés aux autres, mais nous ne pouvons pas les cacher à Dieu, qui voit en secret. Jésus, vrai Dieu et homme, voit et sait tout. Il sait ce qu'il y a dans nos cœurs et ce dont nous sommes capables. Rien n'est caché à ses yeux. Évitons de nous tromper, et ce n'est qu'après avoir été sincère avec nous-mêmes que nous devrions nous tourner vers le Christ et lui demander «Serait-ce moi ? (Mt 26,22). Gardons à l'esprit ce que dit le Pape François: «En nous aimant, Jésus nous invite à nous laisser réconcilier avec Dieu et à revenir à lui pour nous redécouvrir».

Regardons Jésus, écoutons ses paroles et demandons la grâce de nous donner en nous joignant à son sacrifice sur la croix.

 

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Publié le 11 Avril 2022

Gospel text

(Jn 13:21-33.36-38): 

 

Reclining at table with his disciples, Jesus was deeply troubled and testified, “Amen, amen, I say to you, one of you will betray me.” The disciples looked at one another, at a loss as to whom he meant. One of his disciples, the one whom Jesus loved, was reclining at Jesus’ side. So Simon Peter nodded to him to find out whom he meant. He leaned back against Jesus’ chest and said to him, “Master, who is it?” Jesus answered, “It is the one to whom I hand the morsel after I have dipped it.” So he dipped the morsel and took it and handed it to Judas, son of Simon the Iscariot. After Judas took the morsel, Satan entered him. So Jesus said to him, “What you are going to do, do quickly.” Now none of those reclining at table realized why he said this to him. Some thought that since Judas kept the money bag, Jesus had told him, “Buy what we need for the feast,” or to give something to the poor. So Judas took the morsel and left at once. And it was night.

When he had left, Jesus said, “Now is the Son of Man glorified, and God is glorified in him. If God is glorified in him, God will also glorify him in himself, and he will glorify him at once. My children, I will be with you only a little while longer. You will look for me, and as I told the Jews, ‘Where I go you cannot come,’ so now I say it to you.”

Simon Peter said to him, “Master, where are you going?” Jesus answered him, “Where I am going, you cannot follow me now, though you will follow later.” Peter said to him, “Master, why can I not follow you now? I will lay down my life for you.” Jesus answered, “Will you lay down your life for me? Amen, amen, I say to you, the cock will not crow before you deny me three times.”

 

The Meditation

 

Lord, your humanity is in turmoil and I find myself in that turmoil. On the one hand, the cause of this turmoil is my sins and on the other hand, my lack of faithfulness to your commandment of love. Yet, you are not weary, for you invite me to conversion, like Judas, who was called to conversion, by your upheaval, to whom you did not hesitate to give the visible signs. You also give me the necessary signs. Very often, in the crowd and the noise of the day, I do not see your goodness and your generosity. By your silence you protect Judas and give him the time he needs to convert. Help me, Lord, to be able to behave like Peter, to weep bitterly over my sins, and to have the courage to stand before you in humility and gratitude. Amen.

 

Action of the day: Confess your sins.

“It was night”

 

Fr. Jean GOTTIGNY

(Bruxelles, Belgium)

 

Today, Holy Tuesday, the liturgy emphasizes the scene about to be unleashed and that will end with the crucifixion on Good Friday. “So Judas took the morsel and left at once. And it was night” (Jn 13:30). It is always night when we move away from He who is “Light from Light, true God from true God” (Symbol of Faith: Nicene Creed).

The sinner is the one who turns his back on the Lord to gravitate around the created things, without referring them to its Creator. St. Augustine describes sin as “a love of self to the point of despising God.” That is, a betrayal. A prevarication that is the fruit of “the arrogance which makes us want to be liberated from God and left alone to ourselves, the arrogance which makes us think that we do not need his eternal love, but can be the masters of our own lives” (Benedict XVI). We may understand that Jesus felt that night “deeply troubled” (Jn 13:21).

Fortunately, sin is not the last word; the last word is God's mercy. This means, however, a “change” on our part; a reverse of the situation consisting in detach from creatures to become attached to God and find again the true freedom. Nevertheless, to change to God we should not wait to become sick of the false freedom we have been using. In words of the Jesuit Louis Bourdaloue, “we would like to convert when we would get tired of this world or, rather, when the world would get tired of us.” We should know better than that. Let us make up our mind right now. Easter time is the adequate time. In the Cross, Christ opens his arms wide to all of us, nobody is excluded. Every repented thief has his place in Paradise. On condition, however, to change his life and remedy his shortcomings, like the thief in the Gospel: “And indeed, we have been condemned justly, for the sentence we received corresponds to our crimes, but this man has done nothing criminal” (Lk 23:41).

 

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Publié le 11 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

 

Une méditation

 

Seigneur, ton humanité est dans la tourmente et je me trouve dans cette tourmente. D'une part, la cause de cette tourmente, ce sont mes péchés et d'autre part, mon manque de fidélité à ton commandement d'amour. Pourtant, tu ne te lasses pas, car tu m'invites à la conversion, comme Judas, qui a été appelé à la conversion, par ton bouleversement, à qui tu n'as pas hésité à donner les signes visibles. Tu me donnes aussi les signes nécessaires. Très souvent, dans la foule et le bruit de la journée, je ne vois pas ta bonté et ta générosité. Par ton silence, tu protèges Judas et tu lui donnes le temps nécessaire pour se convertir. Aide-moi, Seigneur, à être capable de me comporter comme Pierre, à pleurer amèrement sur mes péchés et à avoir le courage de me tenir devant toi avec humilité et reconnaissance. Amen.

«Il faisait nuit»

 

Abbé Jean GOTTIGNY

(Bruxelles, Belgique)

 

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople).

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21).

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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Publié le 10 Avril 2022

Gospel text

(Jn 12:1-11): 

 

Six days before Passover Jesus came to Bethany, where Lazarus was, whom Jesus had raised from the dead. They gave a dinner for him there, and Martha served, while Lazarus was one of those reclining at table with him. Mary took a liter of costly perfumed oil made from genuine aromatic nard and anointed the feet of Jesus and dried them with her hair; the house was filled with the fragrance of the oil. Then Judas the Iscariot, one of his disciples, and the one who would betray him, said, “Why was this oil not sold for three hundred days’ wages and given to the poor?” He said this not because he cared about the poor but because he was a thief and held the money bag and used to steal the contributions. So Jesus said, “Leave her alone. Let her keep this for the day of my burial. You always have the poor with you, but you do not always have me.”

The large crowd of the Jews found out that he was there and came, not only because of him, but also to see Lazarus, whom he had raised from the dead. And the chief priests plotted to kill Lazarus too, because many of the Jews were turning away and believing in Jesus because of him.

 

The Prayer

 

Lord, a human gesture, full of love and gratitude, is always accepted by you. How often you have reminded us of the importance of this gesture towards our brothers and sisters! Everyone is looking for what they need. This fraternal love and compassion is the need of our time. 

 Like you, Lazarus also attracts special attention. You give us this grace to be able to witness to the people of this world, the immense love that you share with humanity. As you prepare yourself for the accomplishment of your Father's will, this perfume that is shed, you transform it like the oil of your burial preparation. For me personally, this perfume, this gesture of Mary, the service of Martha, the presence of Lazarus, are all an expression of love. Help me, Lord, in this Holy Week, to multiply these gestures, without moderation and without reserve. Amen.  

“Anointed the feet of Jesus and dried them with her hair”

 

Fr. Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel summarizes two different attitudes about dealing with God, Jesus-Christ and life itself. We see the attitude of Judas criticizing Mary for anointing Jesus' feet: “Then Judas the Iscariot, one of his disciples, and the one who would betray him, said, “Why was this oil not sold for three hundred days’ wages and given to the poor?” (Jn 12:4-5). What Judas said makes sense as it ties in with Jesus' doctrine; but it is easy to criticize what others do, even when there are no hidden intentions, as it was with Judas’ case.

Any complaint must be an act of responsibility: if we complain we have to ask ourselves how we would have handled the situation and what we would be willing to do if we were in that position. Otherwise, we run the risk of unjustly criticizing someone for doing the best they can, according to the circumstances.

On the other hand, Mary anoints Jesus' feet and wipes them with her hair, because she truly believes this is what she must do. This is an act of great benevolence toward Jesus: “Mary took a liter of costly perfumed oil made from genuine aromatic nard” (Jn 12:3). It is an act of love, and like any act of love, it is difficult to understand by those who do not share it. I think that, at that very moment, Mary realized what St. Augustine wrote centuries later: “Perhaps on this earth the Lord’s feet are still in need. For of whom but of His members is He yet to say in the end, “Inasmuch as ye did it to one of the least of mine, ye did it unto me”? Ye spent what was superfluous for yourselves, but ye have done what was grateful to my feet.”

Judas' complaint has no utility whatsoever, and it only led him to treachery. Mary's act, on the other hand, led her to love her Lord even more and, as a consequence, to a greater love for all the “feet” of Christ in world today.

 

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Publié le 10 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 12,1-11): 

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?». Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit: «Laisse-la! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours».

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.

 

L’Application

 

Seigneur, un geste humain, plein d'amour et de gratitude, est toujours le bienvenu dans ta maison. Combien de fois tu nous as rappelé l'importance de ce geste envers nos frères et sœurs ! Chacun cherche ce dont il a besoin. Comme toi, Lazare aussi attire une attention particulière. Tu nous fais cette grâce de pouvoir témoigner aux gens de ce monde, de l'immense amour que tu partages avec l'humanité. En te préparant à l'accomplissement de la volonté de ton Père, ce parfum qui se répand, tu le transformes comme l'huile de ta sépulture. Pour moi personnellement, ce parfum, ce geste de Marie, le service de Marthe, la présence de Lazare, sont tous une expression d'amour. Aide-moi, Seigneur, en cette semaine sainte, à multiplier ces gestes, sans modération et sans réserve. Amen.

«Elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux»

 

Abbé Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous montre deux attitudes envers Dieu, envers Jésus-Christ et à l'égard de la vie elle-même. Devant le parfum que Marie répand sur les pieds de son Seigneur, Judas proteste: «Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: ‘Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?’» (Jn 12,4-5). Ce n'est pas sot; c'est même en accord avec la doctrine de Jésus. Mais il est facile de critiquer ce que les autres font, même sans intentions cachées, comme c'était le cas de Judas.

N'importe quelle critique doit être un acte de responsabilité: avec la critique nous devons aussi expliquer ce que nous ferions à la place, ce que nous serions prêts à faire. Autrement, la critique n'est —comme ici— que la plainte de ceux qui agissent de mauvaise foi face à ceux qui tâchent de faire de leur mieux.

Marie répand du parfum sur les pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux, car elle croit que c'est son devoir. Cette action montre une magnanimité splendide: elle le fait en prenant «une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur» (Jn 12,3). C'est un acte d'amour et, comme tout acte d'amour, difficile à comprendre pour ceux qui ne le partagent pas. Il me semble qu'à partir de ce moment-là, Marie sut ce que Saint Augustin devait écrire quelques siècles plus tard: «Il se peut que sur la terre les pieds du Seigneur soient dans le besoin. N'est-ce pas de ses membres, en effet, qu'il dira à la fin du monde: ‘Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? Trouvez un emploi à votre superflu; pour vous, il est inutile, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur’».

La protestation de Judas n'a aucune utilité, elle le mène seulement à la trahison. L'action de Marie la porte à aimer encore plus son Seigneur et, en conséquence, à aimer encore plus les “pieds” du Christ qu'il y a dans notre monde.

 

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Publié le 10 Avril 2022

We enter Holy Week, celebrating the passion of the Lord. A week filled with signs and symbols, ceremonies with great importance, a strong moment to better express our faith, faith in God who acts in silence, offering us his passion, as a gift offered to his lovers. Wasn't the passion of the Lord a profound expression of Christ’s love,  towards his Father, towards his people that his Father loves so much? Why, Lord, did you choose the passion, to die on the Cross, to make us understand your love? Only if we have a genuine answer to this question that this passion week will have a meaning.

 

The civil, political and religious authorities mingle to make disappear an Innocent who did only good. It is amazing that before the choice of the majority,  the will of the pitiful minority, remains silent, for their voice has disappeared in a huge crowd. Many of may feel the same today, in this crowded world.

 

The charges are not serious, yet death is claimed. Who has the truth? Maybe, they all have the truth, but a partial truth, will hurt us. The weak are used as an object to claim friendship, and this friendship is welcomed, for good and for evil. "It is better that one man die for the people and that the whole nation does not perish" prophesied Caiaphas, the high priest. God has His own way of making use of human weakness.

 

The divine silence, is passively active, because Jesus does not stop assuring his friends. God never stopped to do good. He will meet the women of Jerusalem, and also Simeon, the Cyrenian. The soldiers, the criminals, and even the centurion are invited to discover the economy of salvation, a surprising God. They would later say, "He was truly the Son of God." God welcomed all testimonies, sincere ones. Do we have one such witness?

 

For a people from Jerusalem, nothing special, as for us today. We know this story perfectly. Yet, there are elements in this story that escape us. Why did the King of the universe choose this donkey? An exceptional humility? We must reread our history and there we will discover that the King of peace always chose this animal. Nothing was by chance. He did not come to judge us, but by Him the world be saved. Everything is providence, and in silence, even the owner of this animal is invited to participate in the passion of the Lord.

 

By this exceptional entrance in the Holy city of Jerusalem, Jesus saw the world in its totality. The people who shouted with joy, and the people who demanded the release of a criminal and the death of an innocent. He was surrounded by the great, the small, by his disciples, in glorious acclamation., as Son of God.  He will go out of the palace, in accusation alone. He alone chose to carry the Cross. He is welcomed as a King and will go out as a criminal. He has seen all in this journey, the poor, the rich, the innocent, the civil, political, religious authorities, etc. He came to save the whole world.  The passion is offered to us all, no one can say, that he or she is ignorant. You are the only one living in Jerusalem, didn’t know what has happened, said the disciples of Emmaus.

 

In your hands I entrust my life. Was not easy. Humanly his prayer was, if you can take it away, why have you abandoned me, etc. It is in the same humanity He entrusted His Life to the Father. It is our own humanity, with its ups and downs, cry and joy, hope and despair, all come as a package of life. These convergent transversals, we will have it all our lives. We must know how to hand over everything to the Lord. Let us not be passive spectators, in such moments of life. we must live the passion with Christ, taking a correct and just position before God.

 

For the visible world, everything came to an end, by the death of Jesus. The disciples of Jesus, were not an exception.  For the believers, there is new beginning. It’s all up to us, how do we look at life. In every end, there is a new beginning. In every death, there is new life. The passion is offered to us, so that the resurrection can be appropriated as our own. Let us appropriate our daily passions and associate them that of Christ. There the promised resurrection will be ours. I wish you all a very Holy Week, a PASSION WEEK, Amen.

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