Publié le 4 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 6,44-51): 

 

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

 

L’Application

 

Si l'incarnation a été le plus grand et le plus beau cadeau que Dieu a offert à l'humanité, l'Eucharistie est le plus grand cadeau de Jésus à l'homme, de manière personnelle. Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a rendus dignes de le recevoir, et il a choisi dans l'Eucharistie de se disparaître dans notre chaire. Ce n'est pas nous qui le méritons, c'est lui qui nous a choisis. Nous ne devons jamais oublier que tout est provincial pour les croyants. Le Pain vivant nous fait vivre, non seulement dans notre humanité, mais il nous fait vivre dans sa divinité. Nous devenons tous des héritiers, des enfants de Dieu. Il nous a rendus dignes, comme le père a restauré le fils prodigue. Alors écoutons comme Philippe, et restons fidèles à la mission que chacun de nous a reçue du Seigneur.

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel»

 

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source de salut: «je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du coeur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire célestielle: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.

 

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Publié le 3 Mai 2022

Gospel text

(Jn 6:35-40): 

 

Jesus said to the crowds, “I am the bread of life; whoever comes to me will never hunger, and whoever believes in me will never thirst. But I told you that although you have seen me, you do not believe. Everything that the Father gives me will come to me, and I will not reject anyone who comes to me, because I came down from heaven not to do my own will but the will of the one who sent me. And this is the will of the one who sent me, that I should not lose anything of what he gave me, but that I should raise it on the last day. For this is the will of my Father, that everyone who sees the Son and believes in him may have eternal life, and I shall raise him on the last day.”

 

The Application

 

As a Christian, I believe in divine goodness and the God that Jesus has revealed to me is active, through my brothers and sisters, and through me, to others. Thus, I fall back to Christ, in every decision of my life, including searching for a parking, in the morning. It looks childish, praying for a parking place and that’s how I relate to my God, just I would like to be like a child, playing, and fighting with God, of no reason. He takes care of everything, including my parking, for an example.

 

God works in us and through us. For this, He needs our cooperation through our positive commitment to proclaim the Good News: Jesus is alive and active. If a baptized person becomes aware of this truth (the divine presence and God’s work in him or her), he or she will live a life with God, through God, and for God.  This life, which is totally configured to Christ, is a new birth, which Jesus proposed to Nicodemus.

 

Like a fire, this life once lived fully and joyfully, will spread its fragrance throughout the world, where ever you go, and so the world will discover, through a life of witness by the faithful, the true divine presence and its works in people. As Jesus by his death and resurrection made visible to us the love of his Father, we by our commitment to love and forgiveness must make visible the love we have received from Christ. There we will feel the divine protection and learn from Jesus to live a resurrected life.

 

Action of the day: Feel the divine presence in you.

”Whoever comes to me will never hunger”

 

Fr. Gavan JENNINGS

(Dublín, Ireland)

 

Today we see how much our hunger and our thirst concern God! How can we continue to think that God is indifferent to our sufferings? And yet, so often, we “refuse to believe” in the tender love that God has for each one of us. In hiding himself in the Eucharist, God manifests the incredible lengths He will go to in order to satiate our thirst and our hunger.

But what thirst and hunger are these? Ultimately it is the hunger and thirst for “eternal life”. Physical hunger and thirst is only a pale reflection of a deep desire each man has for a divine life that only Christ can give us. “For this is the will of my Father, that everyone who sees the Son and believes in him may have eternal life” (Jn 6:39). And what must we do to obtain this eternal life we so desire? Some heroic, superhuman feat? No, it is something much simpler for Jesus says: “I will not reject anyone who comes to me” (Jn 6:37). We simply have to turn up – to come to Him.

These words of Christ spur us to come to him daily in Mass. This is the easiest thing in the world: simply to turn up at Mass, pray and then receive his Body. Once we do this, we not only possess this new life, but we radiate it to others. Pope Francis, the then Cardinal Bergoglio, said in a Corpus Christi homily: “How beautiful it is, after receiving Holy Communion, to think of our lives as a prolonged Mass in which we bring the fruit of the presence of the Lord to the world of families, to the housing estates, to our study and work; thus we will also come to think of our life as a daily preparation for the Eucharist, in which the Lord takes everything that is ours and offers it once again to the Father.”

 

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Publié le 3 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 6,35-40): 

 

Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour».

 

L’Application

 

Dieu agit en nous et par nous. Pour cela, il a besoin de notre coopération par notre engagement positif à proclamer la Bonne Nouvelle : Jésus est vivant et actif. Si un baptisé prend conscience de cette vérité (la présence divine et ses œuvres en lui), il vivra une vie avec Dieu, par Dieu et pour Dieu.  Cette vie, qui est totalement configurée au Christ, est une nouvelle naissance, que Jésus a proposée à Nicodème.

Comme un feu, cette vie répandra son parfum dans le monde entier, et ainsi le monde découvrira, par une vie de témoignage des fidèles, la véritable présence divine et ses œuvres dans les hommes. Comme Jésus, par sa mort et sa résurrection, nous a rendu visible l'amour de son Père, nous devons, par notre engagement d'amour et de pardon, rendre visible l'amour que nous avons reçu du Christ. Nous y ressentirons la protection divine et apprendrons de Jésus à vivre une vie de ressuscité.

«Celui qui vient à moi, n'aura pas de faim»

 

Fr. Gavan JENNINGS

(Dublín, Irlande)

 

Aujourd'hui nous voyons combien ils préoccupent à Dieu notre faim et notre soif. Comment pourrions-nous continuer à penser que Dieu est indifférent devant nos souffrances ? Encore plus, trop fréquemment "nous refusons croire" au tendre amour que Dieu a pour chacun de nous. En se cachant Lui même dans l'Eucharistie, Dieu montre la distance incroyable qu'Il est disposé à parcourir pour rassasier notre soif et notre faim.

Mais: de quelle "soif" et de quelle "faim" s’agit-il ? " En définitive, c'est la faim et la soif de la "vie éternelle". La faim et la soif physiques sont seulement un reflet pâle d'un désir profond que chaque homme a devant la vie divine que seulement Christ peut nous atteindre. "C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle" (Jn 6,39). Et qu'est-ce que nous devons faire pour obtenir cette vie éternelle si désirée ? Un fait héroïque ou surhumain ? Non!, c'est quelque chose de beaucoup plus simple. Pour cela, Jésus dit : "Celui qui vient à moi je ne le jetterai pas dehors" (Jn 6,37). Nous devons seulement nous présenter à Lui, aller à Lui.

Ces mots de Christ nous stimulent à nous rapprocher à Lui chaque jour dans la Messe. C’est la chose la plus simple du monde!: simplement, assister à la Messe; prier et alors recevoir son Corps. Quand nous le faisons, pas seulement nous possédons cette nouvelle vie, mais de plus nous l'irradions sur les autres. Dans une homélie de la Fête-Dieu, le Pape François, alors Cardinal Bergoglio a dit : "Ainsi comme il est joli après avoir communié, pensé à notre vie comme à une Messe prolongée dans laquelle nous portons le fruit de la présence du Seigneur au monde de la famille, du quartier, de l'étude et du travail, aussi il nous fait du bien penser notre vie quotidienne comme préparation pour l'Eucharistie, dans laquelle le Seigneur prend tout ce qui est à nous et il l'offre au Père".

 

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Publié le 2 Mai 2022

Gospel text

(Jn 14:6-14): 

 

Jesus said to Thomas, “I am the way and the truth and the life. No one comes to the Father except through me. If you know me, then you will also know my Father. From now on you do know him and have seen him.” Philip said to him, “Master, show us the Father, and that will be enough for us.” Jesus said to him, “Have I been with you for so long a time and you still do not know me, Philip? Whoever has seen me has seen the Father. How can you say, ‘Show us the Father’? Do you not believe that I am in the Father and the Father is in me? The words that I speak to you I do not speak on my own. The Father who dwells in me is doing his works. Believe me that I am in the Father and the Father is in me, or else, believe because of the works themselves. Amen, amen, I say to you, whoever believes in me will do the works that I do, and will do greater ones than these, because I am going to the Father. And whatever you ask in my name, I will do, so that the Father may be glorified in the Son. If you ask anything of me in my name, I will do it.”

 

“I am the way and the truth and the life. If you know me, then you will also know my Father”

 

Fr. Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Spain)

 

Today, we celebrate the feast of Philip and James, Apostles. The Gospel refers to those conversations Jesus used to have just with the Apostles, with the purpose of giving them a clear idea about himself and his mission on Earth. This was necessary because the Apostles were very much imbued with the ideas the Jews maintained about the Messiah: they expected a worldly and political liberator, whereas Jesus' person did not match up at all with any of those preconceived images.

The first words we read in today's Gospel are in reply to a question by the Apostle Thomas. “I am the way and the truth and the life. If you know me, then you will also know my Father.” This reply to Thomas gives way to Philip's request: “Master, show us the Father, and that will be enough for us.” Jesus' answer is —in fact— a reprimand: “Have I been with you for so long a time and you still do not know me, Philip?”

The Apostles could not quite understand the unity between the Father and Jesus; they did not quite realize Jesus is God and Man in one person. But He does not limit himself to proving his equality with the Father; He also reminds them they are to keep on carrying out his saving work: He confers upon them the power to do miracles, He promises them that He will forever be with them and that everything they ask in his name, He will do.

But Jesus' answers to the Apostles are also intended for all of us. Saint Josemaria Escrivá says, when commenting on this text: “‘I am the way, the truth and the life’. With these unmistakable words the Lord has shown us, which is the path that leads to eternal happiness … He points it out for all men and women, but especially He emphasizes it for those who, as you and I, have told him we have decided seriously to take up our Christian vocation.”

 

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Publié le 2 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 14,6-14): 

 

Jésus lui répond: «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi!

»Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres oeuvres. Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».


 

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»

 

Abbé Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous célébrons la fête des apôtres Philippe et Jacques. L'Évangile fait référence aux conversations que Jésus avait avec les seuls Apôtres, pour les former en leur offrant des idées claires sur Sa personne et Sa mission. Car les Apôtres étaient fortement influencés par les idées que les Juifs avaient sur la personne du Messie: ils s'attendaient à un libérateur terrestre et politique alors que la personne de Jésus ne correspondait pas du tout à ces images préconçues.

Les premières paroles que nous pouvons lire dans l'Évangile d'aujourd'hui sont la réponse à une question de l'Apôtre Thomas. «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi» (Jn 14,6). Cette réponse à Thomas provoque la demande de Philippe: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit» (Jn 14,8). La réponse de Jésus est —en réalité— une reproche: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe?» (Jn 14,9).

Les Apôtres ne comprenaient pas l'unité entre le Père et le Fils, ils n'arrivaient pas à voir le Dieu et l'Homme dans la personne de Jésus. Mais Il ne se contente pas de prouver son égalité avec le Père, il leur rappelle aussi qu'ils devront continuer son œuvre salvifique: Il leur concède le pouvoir de faire des miracles, leur promet d'être toujours à leurs côtés, et que ce qu'ils demanderont en son nom Il le leur accordera.

Ces réponses de Jésus aux Apôtres, c'est à nous aussi qu'Il les adresse. Saint Josemaría, en commentant ce texte, nous dit: «‘Je suis le chemin, la vérité et la vie’. Par ces mots sans équivoque, le Seigneur nous a montré le vrai sentier qui mène au bonheur éternel (...). Il le déclare à tous les hommes. Mais Il le rappelle spécialement à ceux qui, comme toi et moi, Lui ont dit qu'ils sont décidés à prendre au sérieux leur vocation de chrétiens».

 

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Publié le 1 Mai 2022

Gospel text

(Jn 6:22-29):

 

 After Jesus had fed the five thousand men, his disciples saw him walking on the sea. The next day, the crowd that remained across the sea saw that there had been only one boat there, and that Jesus had not gone along with his disciples in the boat, but only his disciples had left. Other boats came from Tiberias near the place where they had eaten the bread when the Lord gave thanks. When the crowd saw that neither Jesus nor his disciples were there, they themselves got into boats and came to Capernaum looking for Jesus.


And when they found him across the sea they said to him, “Rabbi, when did you get here?” Jesus answered them and said, “Amen, amen, I say to you, you are looking for me not because you saw signs but because you ate the loaves and were filled. Do not work for food that perishes but for the food that endures for eternal life, which the Son of Man will give you. For on him the Father, God, has set his seal.” So they said to him, “What can we do to accomplish the works of God?” Jesus answered and said to them, “This is the work of God, that you believe in the one he sent.”

 

«Work (…) for the food that endures for eternal life»

 

Abbé Jacques FORTIN

(Alma (Quebec), Canada)

 

Today, after the miracle of the multiplication of the loaves, the people went looking for Jesus as far as Capernaum. Then as now, people are seeking the divine. Isn't the proliferation of religious sects and esotericism proof of this thirst for all things divine?

However, some people would like to adapt this divinity to their own needs. History tells us that sometimes, there have been attempts to use the divine for political or other purposes. Today the crowd went looking for Jesus. Why? It is the question that Jesus asks when he says: «Truly, I say to you, you look for me, not because you have seen through the signs, but because you ate bread and were satisfied» (Jn 6:26). Jesus was not fooled. He knows that they were not able to read the signs for the multiplication of the loaves. He announced that what nourishes man is a spiritual food which gives us eternal life (cf. Jn 6:27). God is the one who gives us this food and he gives it to us through his Son. Anything that increases our faith in Him is the kind of food in which we should invest all our energies.

We understand why the Pope encourages us to work on a re-evangelization of our world, which often does not come to God for the good reasons. The Fathers of the Vatican Council II, in the constitution "Gaudium et Spes" ("The Church in the Modern World") remind us that: «The Church truly knows that only God, Whom she serves, meets the deepest longings of the human heart, which is never fully satisfied by what this world has to offer». And why do we continue to follow Jesus? What does the church bring to us? We must remember what Vatican II tells us! Are we convinced that the well-being this nourishment provides can be given to the world?

 

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Publié le 1 Mai 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 6,22-29): 

 

Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent: «Rabbi, quand es-tu arrivé ici?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte». Ils lui dirent alors: «Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu?». Jésus leur répondit: «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé».

«Travaillez (…) pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle»

 

Abbé Jacques FORTIN(Alma

(Quebec), Canada)

 

Aujourd'hui après la multiplication des pains, la foule se met à la recherche de Jésus et dans leur quête ils se rendent jusqu’à Capharnaüm. D’hier comme aujourd’hui, les humains sont à la recherche du divin. La multiplication des sectes religieuses, l’ésotérisme ne sont-elles pas manifestation de cette soif du divin?

Mais certains voudraient assujettir ce divin à leurs besoins tout humains. D’ailleurs l’histoire nous révèle que parfois, il y a des tentatives pour utiliser le divin à des fins politiques ou autres. Aujourd’hui la foule s’est déplacée vers Jésus. Pourquoi? C’est la question que Jésus pose en affirmant: «Vous me cherchez, non parce que vous avez vu à travers les signes, mais parce que vous avez eu du pain et que vous avez été rassasiés» (Jn 6,26). Jésus n’est pas dupe. Il sait qu’ils n’ont pas été capables de lire le signe du pain multiplié. Il annonce que ce qui nourrit l’homme est une nourriture spirituelle qui nous permet de vivre éternellement (cf. Jn 6,27). Cette nourriture c’est lui qui la donne, il la donne à travers son Fils. Tout ce qui fait grandir la foi en Lui est une nourriture sur laquelle nous devons investir toutes nos énergies.

On comprend alors pourquoi le Pape nous incite à travailler à une ré-évangélisation de notre monde qui souvent n’est pas venu à Dieu pour les bons motifs. Les Pères du Concile Vatican II, dans la constitution "Gaudium et Spes" ("L’Église dans le monde de ce temps") nous rappelle ceci: «L’Église sait parfaitement que Dieu, seul dont elle est la servante, répond aux plus profonds désirs du cœur humain que jamais ne rassasient pleinement les nourritures terrestres». Et nous pourquoi continuons-nous à suivre ce Jésus? Que nous apporte l’Église? Rappelons-nous ce que dit le Concile Vatican II! Sommes-nous convaincus du bien-être qu’apporte cette nourriture, que nous pouvons donner au monde?

 

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Publié le 1 Mai 2022

Today's readings invite us to re-establish our relationship with God, through our obedience, obedience to God's will. When Peter denied the Lord three times, he did not seek God's will, nor today when he decided to start over, like the disciples of Emmaus, who left Jerusalem for a safer place.  They will understand the divine will later, once strengthened by the Holy Spirit. As we heard in the first reading, "We must obey God rather than men", the disciples of the Lord say.

Moments of desolation and emptiness are a part of life, and we must learn to deal with them in such a way that this emptiness becomes a source of God's grace.  Through listening and obedience Peter casts the net in the direction oriented by the Lord and thanks to the disciple who loved the Lord, they discover the presence of God, in this exceptional encounter. Obedience transforms emptiness into abundance.  Love helps us to go beyond visible dependence.

Every encounter is providence, for we already see the fire lit and the fish ready. God has already prepared this encounter, to go beyond breaking of the bread, which will lead Peter to martyrdom. For that, Peter is invited to participate in the meal, adding with his share all that he has received through divine providence. God asks us to give that which we have already received from the Lord. If a request is made, God knew that we can do it well. God does not ask anything beyond our capacity.

I also invite you to discover in this dialogue, another part that is essential for the Lord, especially for Peter, after having denied him three times.  Does the Lord still love me? And the Lord will answer him with certainty, inviting him to participate in his passion, by putting himself at the service of his sheep.  In this immense love that you have for me, you will participate in my passion, the most beautiful gift that God can offer to his beloved.

 

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Publié le 29 Avril 2022

Gospel text

(Jn 6:16-21): 

 

When it was evening, the disciples of Jesus went down to the sea, embarked in a boat, and went across the sea to Capernaum. It had already grown dark, and Jesus had not yet come to them. The sea was stirred up because a strong wind was blowing. When they had rowed about three or four miles, they saw Jesus walking on the sea and coming near the boat, and they began to be afraid. But he said to them, “It is I. Do not be afraid.” They wanted to take him into the boat, but the boat immediately arrived at the shore to which they were heading.

 

The Application

 

Night and darkness, sea and high tide of today's gospel, are the visible signs of our desolations. Many of us don’t wish to live these moments of desolations, because they trouble us and sometime break us into pieces. The disciples of the Lord make us to discover that our path towards the Lord, the path of faith, must travel, like them, those paths up and down, the path of night and day, the path on the ground and also in the deep water, etc. On this path, God will come to meet us, through men, the men of our days, not the way we expect him to, but in His own way. He chooses the right moment and place to make us to discover something new or teach us something exceptional. All that we need is patience and confidence.

 

Today, Jesus chose the night and the troubled water at the same time, so that his disciples could discover their Master, his power, his power on earth. When man goes through these moments of night and darkness, God will come to assure us of peace, "it is I. Do not be afraid." The peace that Jesus grants us, helps us to have a look of faith, a look that makes us discover the invisible elements of our life, or the moments of life, where the truth is hidden, the truth of life. In the first reading we discovered that God has chosen this moment of conflict and dispute to help us discover the ministry of the diaconate, the service that is necessary for the salvation of men. Let us trust in God, everything is providence, including our desolations.

 

Action of the day: Embrace courageously and joyfully the desolations of life.

“It is I. Do not be afraid.”

 

Fr. Vicenç GUINOT i Gómez

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today, Jesus disconcerts us. We were used to a Redeemer who, attentive to all kinds of human destitution, would not doubt to have recourse to his divine power. In fact, this happens just after the multiplication of the loaves and fishes to feed a large hungry crowd. But now, instead, He disconcerts us with a miracle —to walk over the waters— that looks very much like Jesus was just playing to the gallery. Certainly not! Jesus had already discarded using his divine power to look for personal sparkle or profit when, at the beginning of his mission, He refused to be tempted by the Evil one.

By walking over the waters, Jesus Christ is showing his mastery of all things created. We might, however, also see a dramatization of his dominion over the Evil one, represented by the dark and stormy sea.

“Do not be afraid.” (Jn 6:20), Jesus told them on that occasion. “But take heart! I have overcome the world” (Jn 16:33), He will tell them after the Last Supper. Lastly, it is Jesus who, that Paschal morning, told the women after He rose from the tomb: “Do not be afraid.” Through the testimony of the Apostles, we are aware of Jesus' victories over man's enemies, sin and death. This is why, today, his words resound in our heart with special strength, as they are the words of Someone who is alive.

The same words Jesus addressed Peter and the Apostles, were repeated by Saint John Paul II, Peter's successor, at the beginning of his papacy: “Do not be afraid.” It was a call to open our hearts, our own existence, to the Redeemer so that with him we are not afraid to face the attacks of Christ's enemies.

Before our personal frailness to successfully carry out the missions the Lord has asked us to do (a vocation, an apostolic project, a service...), we may console ourselves just knowing that the Virgin Mary —after all a creature like ourselves— also heard the same words from the angel before facing the mission which the Lord had entrusted her with. Let us learn from her to accept Jesus' invitation every day, in every circumstance.

 

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Publié le 29 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 6,16-21): 

 

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit: «C'est moi. Soyez sans crainte». Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.

 

L’Application

 

Les disciples du Seigneur nous font découvrir que notre chemin vers le Seigneur, le chemin de la foi, doit parcourir, comme eux, ces chemins de haut en bas, le chemin de la nuit et du jour, le chemin sur la terre et aussi dans l'eau profonde, etc. Sur ce chemin, Dieu viendra à notre rencontre, à travers les hommes, les hommes de notre temps, non pas comme nous l'attendons, mais à sa manière. 

Aujourd'hui, Jésus a choisi la nuit et l'eau en même temps, pour que ses disciples puissent découvrir leur Maître, sa puissance, son pouvoir sur la terre. Lorsque l'homme traversera ces moments de nuit et d'obscurité, il viendra nous assurer de la paix, "c'est moi, n'ayez pas peur". La paix que Jésus nous accorde, nous aide à avoir un regard de foi, un regard qui nous fait découvrir les éléments invisibles de notre vie, ou les moments de la vie, où se cache la vérité, la vérité de la vie. Dans la première lecture, nous avons découvert que Dieu a choisi ce moment de conflit et de dispute pour nous faire découvrir le ministère du diaconat, le service nécessaire au salut des hommes. Ayons confiance en Dieu, tout est providence, y compris nos désolations.

«C'est moi. Soyez sans crainte»

 

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

Aujourd'hui Jésus nous déconcerte. Nous étions habitués à un Rédempteur qui, prêt à s'occuper de n'importe quel type d'indigence humaine, n'hésitait pas a avoir recours à son pouvoir divin. Dans les faits, l'action se déroule juste après la multiplication des pains et des poissons pour nourrir la foule affamée. Alors que, maintenant, au contraire, le miracle nous déconcerte. Marcher sur la mer ressemble, plutôt, une action faite pour épater la galerie. Mais, certainement pas! Jésus avait déjà écarté l'emploi de son pouvoir divin pour chercher un éclat ou un profit personnel lorsque, au commencement de sa mission Il avait refusé les tentations du Malin.

En marchant sur les eaux, Jésus-Christ nous montre son pouvoir sur les choses crées. Mais nous pouvons aussi y voir une mise en scène de son pouvoir sur le Malin, représenté par un lac houleux, dans la nuit.

«Soyez sans crainte» (Jn 6,20), leur disait-Il à ce moment-là. «Mais ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), leur dira-t-il plus tard, dans le Cénacle. Finalement, c'est Jésus qui dit aux femmes le matin du Pâques, après s'être relevé du sépulcre: «N’ayez pas peur». Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons sa victoire sur les ennemis de l'homme, le péché et la mort. C'est pourquoi, aujourd'hui, ses paroles résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles de Quelqu'un qui est vivant.

Les mêmes paroles que Jésus adressait à Pierre et aux Apôtres, Jean Paul II, le successeur de Pierre, les répétait au commencement de son Pontificat: «N'ayez pas peur». C'était un appel à ouvrir le cœur, notre existence même, au Rédempteur afin qu'avec Lui nous n'ayons plus peur devant les coups de tabac des ennemis du Christ.

Devant notre fragilité personnelle pour mener à bien les missions que le Seigneur nous confie (une vocation, un projet apostolique, un service...), nous sommes rassurés en apprenant que Marie aussi —créature comme nous— a entendu ces mêmes paroles, dites par l'ange avant de s'affronter à la mission que le Seigneur lui réservait. Apprenons d'elle à accueillir l'invitation de Jésus chaque jour, en chaque circonstance.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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