Publié le 18 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 20,11-18): 

 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’Application

 

Marie voudrait revivre la même vie qu'avant et elle l'appellera "Rabboni". Le Seigneur l'invite alors à découvrir non pas son Maître, mais son Sauveur. Même si elle n'a pas bien compris le message, elle va certainement annoncer la Bonne Nouvelle, devenant ainsi l'Apôtre des Apôtres. En ce temps, nous sommes invités avec Marie, non seulement à découvrir le Christ ressuscité, mais aussi à devenir des missionnaires de la Résurrection, les vrais témoins des œuvres divines.

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Avril 2022

Gospel text

(Mt 28:8-15): 

 

Mary Magdalene and the other Mary went away quickly from the tomb, fearful yet overjoyed, and ran to announce the news to his disciples. And behold, Jesus met them on their way and greeted them. They approached, embraced his feet, and did him homage. Then Jesus said to them, “Do not be afraid. Go tell my brothers to go to Galilee, and there they will see me.”

While they were going, some of the guard went into the city and told the chief priests all that had happened. The chief priests assembled with the elders and took counsel; then they gave a large sum of money to the soldiers, telling them, “You are to say, ‘His disciples came by night and stole him while we were asleep.’ And if this gets to the ears of the governor, we will satisfy him and keep you out of trouble.” The soldiers took the money and did as they were instructed. And this story has circulated among the Jews to the present day.

 

“Mary Magdalene and the other Mary went away quickly from the tomb, fearful yet overjoyed, and ran to announce the news to his disciples”

 

Fr. Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Spain)

 

Today, the joy of resurrection has made brave messengers out of those women that went to Christ's tomb. The angel's announcement of the Master's resurrection filled their hearts with “great joy.” And, immediately after, they “ran out”, to tell the news to the Apostles. They simply could not stand idle, their hearts bursting should they not let the disciples know about the great news. Paul's words resound in our souls: “For the love of Christ impels us” (2Cor 5:14).

Jesus contrives to a “chance meeting” with Mary of Magdala and the other Mary —this is how Christ rewards their courage to look for him early in the morning—, and He does it too with all men and women of this world. Not only, because of his Incarnation, He has, in a certain way, become a man too.

Women's reactions before the Lord express the deepest attitudes of human beings before He who is our Creator and Redeemer: submission —“embraced his feet” (Mt 28:9)— and worship. What a lesson for all of us regarding what our attitude ought to be always before Christ in the Eucharist!

“Do not be afraid” (Mt 28:10), Jesus tells the pious women. Afraid of our Lord? Never, as He is the Love of loves! Afraid to lose him? Yes, because we are well aware of our feebleness. This is why we embrace his feet so strongly. As the Apostles in the stormy sea and as the disciples of Emmaus when they beg him: Lord, do not leave us!

And the Master sends the women to his disciples so they can see him too. This is also our task, and our divine mission, since the day of our baptism: to proclaim Christ all over the World “so that everybody may find Christ, so that Christ may join each one of us in our journey through life, with the power of the truth (...) contained in the mystery of Incarnation and Redemption, with the power of the love He irradiates” (Saint John Paul II).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront».

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

 

Abbé Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14).

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas!

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Avril 2022

It all starts again, on the first day of the week, at dawn, in front of an open tomb, are the women carrying the perfumed spices, prepared for a person they have loved. They are not there for an exceptional encounter, simply for love, to fulfil their duty of friendship. Like the world outside, in the midst of sadness and incomprehension about the choice of the religious leaders,   murdering an Innocent, they walk towards the tomb in their own darkness. In the empty tomb, they discovered men, and the faces of these men were like the sun, and they bowed before this light, unable to recognise or identify these men of God, the angels of the Lord.

As they let their emotions and feelings for the one they loved so much lead them out for the first time in days, from their inner darkness of their sadness, they hear an astonishing word, never heard before in history: "Why do you seek the Living One among the dead? He is not here, he has risen. 

It is love for us that God sent Jesus among us. It was out of love for the Lord that these women came to the tomb and again, it was out of love that John believed. Love is capable of transforming everything, of transforming the crossroads towards convergence. It is love for the Lord that we have welcomed our differences and that we form one community. If we have gathered here, it is for the Lord and to express how much we love the Lord. Our differences do not separate us, they are our pride. 

In baptism we are immersed in this immense love and we are reborn in this baptismal water, not as human beings, but as divine beings, because from now on the world will call us Christians. For us Christians, the Lord's death is a sign of hope, because baptism makes us participate not only in the Lord's death, but also, through his death, in his resurrection.

On this day of Easter, we are invited to imitate the same gestures found in today's Gospel. I would like to sign the three important gestures. First of all, the visit of the women. It reminds us of our human, social and family duty, especially towards my wife, my husband, (if married) towards our children, without forgetting our parents, our brothers and sisters. May our movements towards them, not be made out of compulsion, complicity or obligation, but out of love. Since the women of today's Gospel have already tasted the love of the Lord, their actions are a response to this love received unconditionally. May our commitments to our brothers and sisters be a response to the love we have received from the Lord.

The second is, their discovery of the empty tomb.  With the disciples of the Lord, they know Jesus as a man, as a teacher, as a great prophet and as the envoy of the Father, not of Christ, the Saviour.  In this emptiness, they are called to discover the Risen One who is something else, beyond our imagination. For this, the women are directed towards their own interiority, reminding them of all that Jesus has already taught them. God has already placed in our hearts that intelligence which helps us to walk on an unknown path, very often less travelled and unnoticed. We look for our God on the outside, and in truth he dwells within us. A proximity is created and a communion is established, so that man in his humanity becomes divine.

The third gesture is the realisation that they have a mission to fulfil with the apostles. We are all called to be missionaries, messengers of the love and forgiveness we have received from the Lord. Even if it is the Apostles whom the Lord has personally chosen from his disciples, whom he has raised up as his Apostles, they will receive the Good News of the resurrection from women, the outcasts of society. We are not great, we are not worthy, but God has chosen us as his messengers. The grace we have received does not depend on our merits. We must always recognise that in the life of the Lord's Church, it is prayer that has been the actor of history. Let us unite in prayer and let our actions be filled with love and mercy, as a response to the loving Father, who has given us His son, Amen.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Avril 2022

Tout recommence, le premier jour de la semaine, à l'aube, devant un tombeau ouvert, se trouvent les femmes portant les épices, préparées pour une personne qu'elles ont aimée. Elles ne sont pas là pour une rencontre exceptionnelle, simplement par amour, pour remplir leur devoir d'amitié. Comme le monde d’extérieur, en pleine tristesse et incompréhension du choix des élus, elles s’avancent vers le tombeau. Elles découvrent des hommes, et les visages de ces hommes étaient comme un soleil et elles se sont inclinées  devant cette lumière, sans pouvoir reconnaître ou identifier ces hommes de Dieu, les anges du Seigneur.

Alors qu’elles laissent leurs émotions et leurs sentiments pour celui qu'elles  aimaient tant, les conduire pour la première fois depuis des jours plongés dans les ténèbres de leur tristesse,  elles entendent une parole étonnante, jamais entendue dans l'histoire : " Pourquoi cherchez vous le Vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, il est ressuscité. 

C'est l'amour pour nous que Dieu a envoyé Jésus parmi nous. C'est par amour pour le Seigneur que ces femmes sont venues au tombeau et encore, c'est par amour que Jean a cru. L'amour est capable de tout transformer, de transformer les carrefours vers la convergence. C'est l'amour pour le Seigneur que nous avons accueilli nos différences et que nous formons une seule communauté. Si nous nous sommes réunis ici, c'est pour le Seigneur et pour exprimer combien nous aimons le Seigneur. Nos différences ne nous séparent pas, elles sont notre fierté. 

Dans le baptême, nous sommes immergés dans cet immense amour et nous renaissons dans cette eau baptismale, non pas comme des êtres humains, mais comme des êtres divins, car désormais le monde nous appellera chrétiens. Pour nous chrétiens, la mort du Seigneur est un signe d'espérance, car le baptême nous fait participer non seulement à la mort du Seigneur, mais aussi par sa mort, à sa résurrection.

En ce jour de la Pâque du Seigneur, nous sommes invités à imiter les mêmes gestes qui se trouvent dans l'Évangile d'aujourd'hui. Je voudrais signer les trois gestes importants. Tout d'abord, la visite des femmes. Elle nous rappelle notre devoir humain, social et familial, surtout envers ma femme, mon mari, envers nos enfants, sans oublier nos parents, nos frères et sœurs. Que nos déplacements ne se fassent pas par contrainte, par complicité ou par obligation, mais qu'ils se fassent par amour. Puisque les femmes de l'Évangile d'aujourd'hui ont déjà goûté l'amour du Seigneur, leurs actions sont une réponse à cet amour reçu sans condition. Que nos engagements envers nos frères et sœurs soient une réponse à l'amour que nous avons reçu du Seigneur.

Leur découverte du tombeau vide.  Avec les disciples du Seigneur, elles connaissent Jésus comme un homme, comme un maître, comme un grand prophète et comme l'envoyé du Père, et non du Christ, le Sauveur.  Dans ce vide, elles sont appelés à découvrir le Ressuscité qui est tout autre, au-delà de notre imagination. Pour cela, les femmes sont orientées vers leur propre intériorité, en leur rappelant tout ce que Jésus leur a déjà appris. Dieu a déjà placé dans notre cœur cette intelligence qui nous aide à marcher sur un chemin inconnu, très souvent moins fréquenté et inaperçu. Nous cherchons notre Dieu à l'extérieur, alors il habite en nous. Une proximité se crée et une communion s'établit, de sorte que l'homme dans son humanité devient divin.

La troisième étape est la prise de conscience qu'ils ont une mission à remplir avec les apôtres. Nous sommes tous appelés à être des missionnaires, des messagers de l'amour et du pardon que nous avons reçus du Seigneur. Même si ce sont les Apôtres que le Seigneur a personnellement choisis pour être ses disciples, qu'il a élevés comme ses Apôtres, ils recevront la Bonne Nouvelle de la résurrection des femmes, des parias de la société. Nous ne sommes pas grands, nous ne sommes pas dignes, mais Dieu nous a choisis comme ses messagers. La grâce que nous avons reçue ne dépend pas de nos mérites. Nous devons toujours reconnaître que dans la vie de l'Église du Seigneur, c'est la prière qui a été l'acteur de l'histoire. Unissons-nous dans la prière et que nos actions soient remplies d'amour et de miséricorde, Amen.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Avril 2022

The victory of the Lamb of God,

 

Melito of Sardis, died 180 A.D.

 

When the Lord had clothed himself with humanity, and had suffered for the sake of the sufferer, and had been bound for the sake of the imprisoned, and had been judged for the sake of the condemned, and buried for the sake of the one who was buried, he rose from the dead, and cried aloud with this voice: "Who is the one who contends with me? Let him stand in opposition to me. I have set the condemned man free; I have given the dead man life; I have raised up the one who had been entombed. Who is my opponent? 'I', he says, 'am the Christ'. I am the one who destroyed death, and triumphed over the enemy, and trampled Hades under foot, and bound the strong one, and carried off man to the heights of heaven'. 'I', he says, 'am the Christ'.


"Therefore, come, all families of men, you who have been befouled with sins, and receive forgiveness for your sins. I am your forgiveness. I am the Passover of your salvation, I am your light, I am your savior, I am your resurrection, I am your king. I am leading you up to the heights of heaven, I will show you the eternal Father, I will raise you up by my right hand".


This is the one who made the heaven and the earth, and who in the beginning created man, who was proclaimed through the law and the prophets, who became human through the virgin, who was hanged upon a tree, who was buried in the earth, who was resurrected to the heights of heaven, who sits at the right hand of the Father, who has authority to judge and to save everything, from the beginning of the world to the end of the age.


This is the alpha and the omega, this is the beginning and the end - an indescribable beginning, and an incomprehensible end. This is the Christ. This is the king. This is Jesus. This is the general. This is the Lord. This is the one who sits at the right hand of the Father, to whom be the glory and the power for ever. Amen.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Avril 2022

« Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l`esprit »

 

+ Abbé Francesc CATARINEU i Vilageliu

(Sabadell, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous célébrons le premier jour du Triduum pascal. C'est donc le jour de la croix victorieuse, d'où Jésus nous a laissé le meilleur de Lui-même: Marie comme mère, le pardon —à ses bourreaux aussi— et la confiance totale en Dieu le Père.

Nous l'avons entendu dans la lecture de la Passion d'après le témoignage de saint Jean, présent sur le Calvaire avec Marie, la Mère du Seigneur, et les saintes femmes. C'est un récit riche en symboles, où chaque petit détail a un sens. Mais le silence et l'austérité de l'Église, aujourd'hui, nous aident aussi à vivre dans un climat d'oraison, bien attentifs au don que nous célébrons.

Devant ce grand mystère, nous sommes avant tout appelés à voir. La foi chrétienne ne consiste pas à révérer un Dieu lointain et abstrait que nous méconnaissons, mais dans l'adhésion à une Personne, vrai homme comme nous et aussi vrai Dieu. L'Invisible s'est fait chair de notre chair, il s'est fait homme jusqu'à la mort et à la mort sur une croix. Mais ce fut une mort acceptée pour le rachat de tous, une mort rédemptrice, une mort qui nous donne la vie. Ceux qui se trouvaient là et le virent, nous ont transmis les faits et, en même temps, nous dévoilent le sens de cette mort.

Nous nous sentons avant tout reconnaissants et pleins d'admiration. Nous savons le prix de l'amour: « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). La prière chrétienne ne consiste pas seulement à demander, mais —avant tout— à admirer avec reconnaissance.

Jésus, pour nous, est un modèle qu'il faut imiter, c'est-à-dire reproduire ses attitudes. Nous devons être des personnes qui aiment jusqu'à se donner et qui confient au Père en toute circonstance.

Voilà qui contraste avec l'atmosphère indifférente de notre société; c'est pourquoi notre témoignage doit être plus courageux que jamais, car le don est à tous. Comme le dit Méliton de Sardes, « Il nous a fait passer de l'esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie. Il est la Pâque de notre salut ».

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 13,1-15): 

 

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit: «Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds!». Jésus lui déclara: «Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras». Pierre lui dit: «Tu ne me laveras pas les pieds; non, jamais!». Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi». Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!». Jésus lui dit: «Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver: on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous». Il savait bien qui allait le livrer; et c'est pourquoi il disait: «Vous n'êtes pas tous purs».

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors: «Comprenez-vous ce que je viens de faire? Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous».

« Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres »

 

Mgr. José Ángel SAIZ Meneses, Archevêque de Séville

(Sevilla, Espagne)

 

 

Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus-Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque. Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en sacrifice pour notre salut.

Pendant la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel. Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: « Tu choisis quelques frères pour les faire participer au ministère de son sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le sacrifice rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes sacrements ».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'amour: « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34). L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable. Maintenant, l'amour chrétien est fondé sur le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa vie: telle doit être la mesure de l'amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit pas simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu. Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que « l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement l'humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit ». C'est pour ça que Jésus-Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés. Jésus Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Avril 2022

Gospel text

(Mt 26:14-25): 

 

One of the Twelve, who was called Judas Iscariot, went to the chief priests and said, “What are you willing to give me if I hand him over to you?” They paid him thirty pieces of silver, and from that time on he looked for an opportunity to hand him over.

On the first day of the Feast of Unleavened Bread, the disciples approached Jesus and said, “Where do you want us to prepare for you to eat the Passover?” He said, “Go into the city to a certain man and tell him, ‘The teacher says, “My appointed time draws near; in your house I shall celebrate the Passover with my disciples.”’” The disciples then did as Jesus had ordered, and prepared the Passover.

When it was evening, he reclined at table with the Twelve. And while they were eating, he said, “Amen, I say to you, one of you will betray me.” Deeply distressed at this, they began to say to him one after another, “Surely it is not I, Lord?” He said in reply, “He who has dipped his hand into the dish with me is the one who will betray me. The Son of Man indeed goes, as it is written of him, but woe to that man by whom the Son of Man is betrayed. It would be better for that man if he had never been born.” Then Judas, his betrayer, said in reply, “Surely it is not I, Rabbi?” He answered, “You have said so.”

 

The Application

 

God sees our inner-self in its totality and invites us to purify it. As I wrote to you yesterday, I believe in the possibility of conversion at any time, which God grants us in Judas Iscariot. We can present ourselves as righteous before men, not before God. Judas is called to review his life and to ask Jesus for forgiveness.

 

 

 

In truth, Jesus invites us to celebrate Easter with Him and to feel His pain and suffering within us. The celebrations of Holy Week give us this opportunity to live with Jesus, not as spectators, but as his beloved ones, who actively participate in his passion. In these days, everything is provincial, including the monkeys and gestures.  So let us welcome them with an open and humble heart.

 

Action of the day: Avoid double life.
 

“Surely it is not I?”

 

Fr. Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Today, the Gospel presents us with three scenes: the betrayal of Judas, the preparations to celebrate the Passover and the Supper with the Twelve.

The word “deliver” (“paradidōmi” in Greek) is repeated six times and serves as a link between these three moments: (i) when Judas delivers Jesus; (ii) Passover, which is a figure of the sacrifice of the cross, where Jesus gives His life; and (iii) the Last Supper, in which the delivery of Jesus is manifested, which will be fulfilled on the Cross.

We want to stop here at the Paschal Supper, where Jesus Christ manifests that His body will be given and His blood shed. His words: “Amen, I say to you, one of you will betray me” (Mt 26:20) invite each of the Twelve, and especially Judas, to an examination of conscience. These words are extended to all of us, who have also been called by Jesus. They are an invitation to reflect on our actions, be they good or bad; our dignity; to ask ourselves what we are doing at this moment with our lives; where we are going and how we have responded to the call of Jesus. We must answer ourselves with sincerity, humility and frankness.

Let us remember that we can hide our sins from other people, but we cannot hide them from God, who sees in secret. Jesus, true God and man, sees and knows everything. He knows what is in our hearts and what we are capable of. Nothing is hidden from His eyes. Let us avoid deceiving ourselves, and it is only after we have been sincere with ourselves that we should look to Christ and ask Him, "Surely it is not I?" (Mt 26:22). Let us bear in mind what Pope Francis says: "Jesus loving us, invites us to allow ourselves to be reconciled with God and to return to Him to rediscover ourselves."

Let us look at Jesus, listen to His words and ask for the grace to deliver ourselves by uniting ourselves to His sacrifice on the Cross.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

 

L’Application

 

Dieu voit notre intérieur dans sa totalité et nous invite à le purifier. Comme je vous l'ai écrit hier, je crois à la possibilité d'une conversion à tout moment, que Dieu nous accorde en Judas Iscariote. Nous pouvons nous présenter comme justes devant les hommes, mais pas devant Dieu. Judas est appelé à revoir sa vie et à demander pardon à Jésus.

En vérité, Jésus nous invite à célébrer Pâques avec lui et à sentir en nous sa douleur et sa souffrance. Les célébrations de la Semaine Sainte nous donnent l'occasion de vivre avec Jésus, non pas comme des spectateurs, mais comme ses bien-aimés, qui participent activement à sa passion. En ces jours, tout est provincial, y compris les singes et les gestes.  Accueillons-les donc avec un cœur ouvert et humble.

«Serait-ce moi ?»

 

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente trois scènes: la trahison de Judas, les préparatifs pour célébrer la Pâque et la Cène avec les Douze.

Le mot «livrer» («paradidōmi» en grec) est répété six fois et sert de lien entre ces trois moments: (I) quand Judas livre Jésus; (II) Pâques, qui est une figure du sacrifice de la croix, où Jésus donne sa vie; et (III) la Dernière Cène, dans laquelle la livraison de Jésus est manifestée, qui s'accomplira sur la Croix.

Nous voulons nous arrêter ici à la Cène pascale, où Jésus-Christ manifeste que son corps sera donné et son sang versé. Ses paroles: «Je vous le dis: l'un de vous va me livrer» (Mt 26, 20) invite chacun des Douze, et surtout Judas, à un examen de conscience. Ces paroles sont étendues à nous tous, qui avons également été appelés par Jésus. Elles sont une invitation à réfléchir sur nos actions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises; notre dignité; demandez-nous ce que nous faisons en ce moment de nos vies; où nous allons et comment nous avons répondu à l'appel de Jésus. Nous devons nous répondre avec sincérité, humilité et franchise.

Souvenons-nous que nous pouvons cacher nos péchés aux autres, mais nous ne pouvons pas les cacher à Dieu, qui voit en secret. Jésus, vrai Dieu et homme, voit et sait tout. Il sait ce qu'il y a dans nos cœurs et ce dont nous sommes capables. Rien n'est caché à ses yeux. Évitons de nous tromper, et ce n'est qu'après avoir été sincère avec nous-mêmes que nous devrions nous tourner vers le Christ et lui demander «Serait-ce moi ? (Mt 26,22). Gardons à l'esprit ce que dit le Pape François: «En nous aimant, Jésus nous invite à nous laisser réconcilier avec Dieu et à revenir à lui pour nous redécouvrir».

Regardons Jésus, écoutons ses paroles et demandons la grâce de nous donner en nous joignant à son sacrifice sur la croix.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0