Publié le 5 Juillet 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 8,28-34): 

Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier: «Que nous veux-tu, Fils de Dieu? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?». Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus: «Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs». Il leur répondit: «Allez-y». Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

 

The application

La connaissance divine ne peut pas nous sauver. Même le Malin emploi l’Ecriture sacré pour la manipulation et la connaissance divine pour établir son royaume. Jésus est là et sa présence nous aider à séparer l’homme de son influence mauvaise.  Si nous voulons nous protéger de cette influence il faut nous attacher au Seigneur.

 Beaucoup d’entre nous, comme les gens de ce village sans reconnaitre la vérité, (au nom bien) discerne de nous éloigner du Seigneur. Il est bon savoir, que Dieu ne peut pas nous sauver contre notre propre volonté. Il est vrai que les villageois ont perdu un grand troupeau de procs, pourtant ils ont oublié de reconnaitre une nouvelle naissance. Si nous cherchons tout ce que nous devons perdre, il est normal de dire au Seigneur de partir. Si nous reconnaissons tout ce que nous avons reçus, il est impératif que le Seigneur reste avec nous. C’est à nous de faire le choix. Faisons un bon discernement et soyons sages.  

 

«Les gens le supplièrent de partir de leur région»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons un triste contraste. “Contraste”, car nous admirons le pouvoir et la majesté divine de Jésus-Christ, auquel les démons sont soumis (signe certain de la venue du Royaume des cieux). Mais, en même temps, nous déplorons l'étroitesse de vue et la mesquinerie dont est capable le cœur humain lorsqu'il rejette le porteur de la Bonne Nouvelle: «Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région» (Mt 8,34). Et “triste” parce que «la vraie lumière est venue vers les siens, mais les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,9.11).

Plus de contraste et plus de surprise, si nous considérons que l'homme est libre et que cette liberté a le “pouvoir d'arrêter” le pouvoir infini de Dieu. Dit d'une autre façon: l'infinie puissance divine parvient jusqu'où le lui permet notre “puissante” liberté. Et il en va ainsi parce que Dieu nous aime principalement avec un amour de Père et, par conséquent, il ne faut pas nous étonner qu'il soit très respectueux de notre liberté: Il n'impose pas son amour, mais nous le propose.

Dieu, avec une sagesse et une bonté infinies, gouverne providentiellement l'univers, en respectant notre liberté; même quand cette liberté humaine Lui tourne le dos et refuse sa volonté. Pour autant, le monde ne s’échappe pas de ses mains: Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter. De fait, nos obstacles sont, avant tout, des entraves pour nous-mêmes.

Malgré tout, l'on peut affirmer que «face à la liberté humaine, Dieu a voulu se faire “impuissant”. Et l'on peut aussi dire que Dieu paye pour ce grand don [la liberté] qu'Il a accordé à une créature faite par Lui à son image et ressemblance [l'homme]» (Jean-Paul II). Dieu paye ! Si nous le rejetons, Il obéit et s'en va. Il paye, mais c'est nous qui perdons. Nous sommes gagnants, en revanche, quand nous répondons comme Sainte Marie: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38).

 

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Publié le 3 Juillet 2017

Gospel text (Mt 8,23-27): 

Jesus got into the boat and his disciples followed him. Without warning a fierce storm hit the lake, with waves sweeping the boat. But Jesus was asleep. They woke him and cried, «Lord save us! We are lost!». But Jesus answered, «Why are you so afraid, you of little faith?». Then He stood up and ordered the wind and sea; and it became completely calm. The people were astonished. They said, «What kind of man is he? Even the winds and the sea obey him».

«Then he stood up and ordered the wind and sea; and it became completely calm»

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, Tuesday 13th in ordinary time, the liturgy offers us one of the most shocking fragments of our Lord's public life. The scene shows a great vivacity that contrasts radically with the disciples' attitude and Jesus' behavior. We can imagine how frightened they must have been on the boat when «without warning a fierce storm hit the lake, with waves sweeping the boat» (Mt 8:24), though their distress was not enough to awake Jesus, who was sleeping. It was up to the disciples in despair to wake up the Master! «Lord save us! We are lost!» (Mt 8:25).

The evangelist, taking advantage of these dramatic events, reveals us the true essence of Jesus. The storm was still raging and the disciples full of fear and confusion, when Jesus, simply and calmly, «stood up and ordered the wind and sea; and it became completely calm» (Mt 8:26). Jesus' conjuring Word brought the calm over the waters; but this calm was not meant to affect only the turbulent winds and waters of the lake: Jesus' Word, above all, was addressed to appease his disciples' fearful hearts. «Why are you so afraid, you of little faith?» (Mt 8:26).

And from embarrassment and fear the disciples shifted to admiration and astonishment, for they had witnessed this prodigy, unheard of until then. The surprise, the admiration, the wonder of such a drastic change in a situation they were living arose in them a central question: «What kind of man is he? Even the winds and the sea obey him» (Mt 8:27). Who can assuage storms on earth and skies and, at the same time, those in men's hearts? Only He, who «sleeping as a man in a boat, can command the wind and the sea as God» (Nicetas of Remesiana).

Whenever we may be afraid the earth is collapsing under our feet, let us not forget that our Savior is God himself made man, and that He is always close to us.

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Publié le 3 Juillet 2017

Texte de l'Évangile (Mt 8,23-27): 

Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus». Mais il leur dit: «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?». Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d'étonnement et disaient: «Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent?».

«Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Mardi de la XIIIe semaine du Temps ordinaire, la liturgie nous présente l'un des moments les plus importants de la vie publique du Seigneur. La scène est d'une grande vivacité, qui oppose radicalement l'attitude des disciples et celle de Jésus. Nous pouvons imaginer l'agitation qui régna sur la barque quand «la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues» (Mt 8,24), mais cette agitation ne fut pas suffisante pour éveiller Jésus qui dormait. Ce furent les disciples qui, dans leur désespoir, durent réveiller le Maître!: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus!» (Mt 8,25).

L'évangéliste utilise cette ambiance dramatique pour nous révéler la personnalité de Jésus. La tempête grondait toujours et les disciples étaient encore remplis de crainte, quand le Seigneur, simplement et tranquillement, se leva, «interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme» (Mt 8,26). Sur l'ordre de Jésus, la paix revint, une paix qui ne devait pas seulement se réaliser sur l'eau agitée du ciel et de la mer: la Parole de Jésus avait surtout pour but d'apaiser les cœœurs craintifs des disciples. «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?» (Mt 8,26).

Les disciples passèrent du trouble et de la peur à l'admiration de qui vient d'assister à quelque chose d'incroyable. La surprise, l'étonnement, l'émerveillement face à un changement aussi radical de situation, suscita en eux une question centrale: «Quel est donc celui pour que même les vents et la mer lui obéissent?» (Mt 8,27). Qui est celui qui peut calmer les tempêtes du ciel et de la terre et, en même temps, celles des cœurs des hommes? Seul celui qui, «dormant comme homme dans la barque, peut donner des ordres aux vents et à la mer comme Dieu» (Nicète de Remésinie).

Quand nous sentons la terre se dérober, n'oublions pas que notre Sauveur est Dieu fait homme, proche de nous par la foi.

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Publié le 2 Juillet 2017

Gospel text (Jn 20,24-29): 

Thomas, the Twin, one of the Twelve, was not with them when Jesus came. The other disciples told him, «We have seen the Lord». But he replied, «Until I have seen in his hands the print of the nails, and put my finger in the mark of the nails and my hand in his side, I will not believe».

Eight days later, the disciples were inside again and Thomas was with them. Despite the locked doors Jesus came and stood in their midst and said, «Peace be with you». Then He said to Thomas, «Put your finger here and see my hands; stretch out your hand and put it into my side. Resist no longer and be a believer». Thomas then said, «You are my Lord and my God». Jesus replied, «You believe because you see me, don't you? Happy are those who have not seen and believe» .

«You are my Lord and my God»

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Spain)

Today, the Church celebrates the festivity of St. Thomas. After describing the apparition of Jesus on Easter Sunday, evangelist John, tell us that the apostle Thomas was not with them, and when the Apostles —who had seen the Lord— were bearing witness of him, Thomas replied: «Until I have seen in his hands the print of the nails, and put my finger in the mark of the nails and my hand in his side, I will not believe» (Jn 20:25).

Jesus is good and meets Thomas. Eight days later, Jesus appears once more and tells Thomas: «Put your finger here and see my hands; stretch out your hand and put it into my side. Resist no longer and be a believer» (Jn 20:27).

—O Jesus, you are so good! If you ever see me moving away from You, come to meet me, as you did to meet Thomas.

These words were Thomas' reaction: «You are my Lord and my God!» (Jn 20:28). How beautiful these words are! Thomas calls him “Lord” and “God”. He makes an act of faith in the divinity of Jesus. When seeing him resurrected, Thomas sees not only Jesus, the man, who was with the Apostles and ate with them, but his Lord and his God.

Jesus reprimands him and tells him not to be incredulous but a believer, and He adds: «Happy are those who have not seen and believe» (Jn 20:28). We have not seen the crucified Christ or have we seen the resurrected Christ either, nor has He appeared to us, but we are happy because we believe in this Jesus Christ that has died and has resurrected for us.

Let us therefore pray: «My Lord and my God, remove from me all that can prevent me from going to You. My Lord and my God, give me all that can draw me to You. My Lord and my God, detach me from myself to give my all to you» (St. Nicholas von Flüe).

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Publié le 2 Juillet 2017

Texte de l'Évangile (Jn 20,24-29): 

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!». 

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

«Mon Seigneur et mon Dieu!»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la Saint Thomas. Jean, l'évangéliste, après avoir décrit l'apparition de Jésus, le jour même de la résurrection, rajoute que Thomas, l'apôtre, n'était pas présent, et lorsque les autres Apôtres, qui avaient vu le Seigneur lui en parlèrent, celui-ci répondit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas» (Jn 20,25).

Jésus dans sa bonté va à la rencontre de Thomas. Huit jours après, Jésus vient encore parmi eux et dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant» (Jn 20,27).

—Oh Jésus que tu es bon! Si jamais tu vois que je m'éloigne de toi, viens à ma rencontre comme tu l'as fait avec Thomas.

La réaction de Thomas fut la suivante: «Mon Seigneur et mon Dieu» (Jn 20,28). Qu'elles sont belles les paroles de Thomas! Il l'appelle “Seigneur” et “Dieu”. Il y a dans ces paroles un acte de foi dans la divinité de Jésus. En le voyant ressuscité, il ne voit plus seulement l'homme Jésus, qui était avec les Apôtres et qui mangeait avec eux, mais il voit aussi son Dieu et son Seigneur.

Jésus le gronde en lui disant de ne plus être incrédule mais croyant et Il ajoute: «Heureux ceux qui croient sans avoir vu» (Jn 20,28) Nous, nous n'avons pas vu Jésus crucifié, ni Jésus ressuscité, et Il ne nous est pas apparu, néanmoins, nous sommes heureux car nous croyons en ce Jésus-Christ qui est mort et qui est ressuscité pour nous.

Alors, prions ainsi: «Mon Seigneur et mon Dieu enlève de mon chemin tout ce qui m'éloigne de toi; mon Seigneur et mon Dieu donne moi tout ce qui me rapproche de toi; mon Seigneur et mon Dieu, fais que je m'oublie moi-même afin de me donner entièrement à toi» (Saint Nicolas de Flüe).

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Publié le 1 Juillet 2017

Gospel text (Mt 10,37-42): 

Jesus said to his apostles, «Whoever loves father or mother more than me is not worthy of me. And whoever loves son or daughter more than me is not worthy of me. And whoever does not take up his cross and come after me is not worthy of me. One who wants to benefit from his life will lose it; one who loses his life for my sake will find it. 

»Whoever welcomes you welcomes me, and whoever welcomes me welcomes him who sent me. The one who welcomes a prophet as a prophet will receive the reward of a prophet; the one who welcomes a just man because he is a just man will receive the reward of a just man. And if anyone gives even a cup of cold water to one of these little ones, because he is a disciple of mine, I assure you, he will not go unrewarded».

«And whoever does not take up his cross and come after me is not worthy of me. Whoever welcomes you welcomes me»

Fr, Antoni POU OSB Monk of Montserrat 
(Montserrat, Barcelona, Spain)

Today, listening to Jesus' words: «Whoever loves father or mother more than me is not worthy of me…» (Mt 10:37) we cannot help being taken somewhat aback. However, if we mull over these words a little more intently, we may discern the lesson our Lord is transmitting us: for the true Christian, God and his Kingdom are the only absolute Reality. Each person must first discover his/her vocation —maybe this is the most delicate task to carry out— and, subsequently, he/she must remain faithful to it. If a Christian has a matrimonial vocation, he/she must realize that carrying it out certainly implies loving his/her family as Christ loves his Church. 

On the other hand, vocation to priesthood or religious life requires giving priority to one's faith over any family ties, provided this does not mean failing the basic requisites of christian charity. Family ties cannot enslave and strangle our vocation, to which we have been called. Below the word “love” there may be a possessive desire of the other person that limits his/her freedom to display his/her human and Christian life; whether it is a fear to abandon the family nest and face the life demands or the call from Jesus to follow him. It is this love deformation that Jesus is asking us to transform into a gratuitous and generous loving, because, as St. Augustine says: «Christ has come to transform love». 

For our fellow man and, most than all, for our family, who are normally those closer to us and also constitute the “neighbour” Jesus is requesting us to love, love and welcome will always remain the nucleous of our Christian life. In accepting the other one there is always Christ’s acceptance: «Whoever welcomes you welcomes me» (Mt 10:40). We must therefore see and know the Lord in those we serve, while recognizing Christ as our saviour in those serving us.

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Publié le 1 Juillet 2017

Texte de l'Évangile (Mt 10,37-42): 

En ce temps là, Jésus dit à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

«Celui qui ne prend pas sa croix pour me suivre n'est pas digne de moi. Celui qui vous reçoit me reçois»

Abbé Antoni POU OSB Moine de Montserrat 
(Montserrat, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en entendant de la bouche de Jésus "Celui qui aime son père et sa mère plus que moi n'est pas digne de moi…" (Mt, 10,37), nous sommes déconcertés. Cependant, en creusant un peu plus, nous comprenons la leçon que le Seigneur veut nous donner : pour le chrétien, le seul absolu est Dieu et son Royaume. Chacun doit trouver sa vocation – c'est peut-être la tâche la plus difficile de toutes – et la suivre fidèlement. Si un chrétien ou une chrétienne a une vocation matrimoniale, ils doivent se rendre compte que mener à bien leur vocation consiste à aimer leur famille comme le Christ aime l'Église.

La vocation pour la vie religieuse ou le sacerdoce implique de ne pas faire passer les liens familiaux avant ceux de la foi, ainsi nous ne manquons pas aux conditions requises de la charité chrétienne. Les liens familiaux ne peuvent pas nous rendre esclave et étouffer la vocation à laquelle nous sommes appelés. Derrière le mot "amour" peut se cacher un désir possessif de l'autre qui lui enlève sa liberté de développer sa vie humaine et chrétienne ; ou la peur de sortir du cocon familial et d'affronter les exigences de la vie et de l'appel de Jésus à le suivre. C'est cette déformation de l'amour que Jésus nous demande de transformer en un amour gratuit et généreux car, comme le dit Saint Augustin "Le Christ est venu transformer l'amour".

L'amour et l'accueil seront toujours le noyau de la vie chrétienne, envers tous et, surtout, envers les membres de notre famille, car habituellement ce sont ceux qui sont le plus proches de nous et ils constituent aussi notre "prochain" que Jésus nous demande d'aimer. Dans l'accueil des autres, il y a toujours l'accueil du Christ : "Celui qui vous reçoit me reçois" (Mt 11,40). Nous devons, donc, voir le Christ dans ceux que nous servons et reconnaître également le Christ serviteur dans ceux qui nous servent.

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Publié le 1 Juillet 2017

Gospel text

(Mt 8,5-17): 

When Jesus entered Capernaum, an army captain approached him to ask his help, «Sir, my servant lies sick at home. He is paralyzed and suffers terribly». Jesus said to him, «I will come and heal him». The captain answered, «I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my boy will be healed. For I myself, a junior officer, give orders to my soldiers. And if I say to one: ‘Go’, he goes, and if I say to another: ‘Come’, he comes, and to my servant: ‘Do this’, he does it». When Jesus heard this he was astonished and said to those who were following him, «I tell you, I have not found such faith in Israel. I say to you, many will come from east and west and sit down with Abraham, Isaac and Jacob at the feast in the kingdom of heaven; but the heirs of the kingdom will be thrown out into the darkness; there they will wail and grind their teeth». Then Jesus said to the captain, «Go home now. As you believed, so let it be». And at that moment his servant was healed.

Jesus went to Peter's house and found Peter's mother-in-law in bed with fever. He took her by the hand and the fever left her; she got up and began to wait on him. Towards evening they brought to Jesus many possessed by evil spirits, and with a word he drove out the spirits. He also healed all who were sick. In doing this he fulfilled what was said by the prophet Isaiah: He bore our infirmities and took on himself our diseases.

 

The application

 

Jesus in helping us to understand the divine sensibilities. He is assuring us that He understands our pain and suffering and the divine incarnation is to liberate the humanity from the suffering.

Though God makes Himself available to the humanity, for those who don’t have faith in Him, He remains however inaccessible. To profit from this gratuitous divine gift, Jesus propose to us the deep faith. How to have this deep faith of this Centurion?

First we should recognize the divine generosity and goodness. Since God is good par excellence, nothing bad can come from Him. All that He desires is that we be happy and joyful in this earthly journey towards heaven. God didn’t send us to suffer, rather to live and accomplish the divine will.

By the miracles Jesus is affirming the divine will. Though we may not be able to do such great miracles in our lives, we can have at least the deep faith in God. This faith in God will help us to be happy and our happiness will be a hope and light for the world.  We are called by Jesus to be the light of the world. It is also the divine will, to be accomplished in our lives.

«I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my boy will be healed»

Fr. Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida
, Spain)

Today, the Gospel speaks of the centurion's love, of his faith, confidence and humility. Of his deep concern towards his servant. He is so worried about him, that he humiliates before Jesus to ask his help: «Sir, my servant lies sick at home. He is paralyzed and suffers terribly» (Mt 8:6). This concern for others and, even more, for a servant, prompts Jesus' response: «I will come and heal him» (Mt 8:7), which is in turn followed by a series of acts of faith and confidence. The centurion does not consider himself worthy and, along with that feeling, he expresses his own faith in such a way before Jesus and before all those gathered there, that Jesus has to say: «I tell you, I have not found such faith in Israel» (Mt 8:10).

We may wonder what impels Jesus to make this miracle. We so very often ask God to no avail, though we know He is always listening! So, what happens, then? We may think we ask properly, but are we sure we do it like the centurion did? His prayer is not selfish, but full of love, humility and confidence. St. Peter Crysologus says: «The power of love does not consider possibilities (...). Love does not discern nor ponders; love does not understand reasons. Love is not resignation before impossibility, nor does it get intimidated before difficulties». Is it like that, my prayer?

«I am not worthy to have you under my roof...» (Mt 8:8). It is the centurion's answer. Do you feel this way? Is your faith like this? «Only faith can explain this mystery. Faith is true knowledge, the principles of which are beyond rational demonstration; for faith makes real for us things beyond intellect and reason» (St. Maximus, confessor). If your faith is such, then you are bound to hear too: «‘Go home now. As you believed, so let it be (...)’ And at that moment his servant was healed» (Mt 8:13).

Blessed Virgin Mary, Mother of God, Master of faith, hope and devoted love, show us how to pray so that we may obtain from the Lord that which is best for us.

 

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Publié le 1 Juillet 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 8,5-17): 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre: ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents». Et Jésus dit au centurion: «Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi». Et le serviteur fut guéri à cette heure même. 

Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

 

L’application

 

Nous ne pouvons pas faire les miracles comme le Seigneur, pourtant nous pouvons facilement avoir la foi de ce Centurion. Jésus nous l’affirme en disant ‘tout se passe pour toi, selon ta foi.’

Comment pouvons-nous avoir la même foi ? Il y en a deux étapes. Le premier, reconnaitre la bonté et la générosité du Seigneur. Dieu qui est bon désire toujours le bien de son peuple. En faisant confiance dans cette bonté divine, nous regardons notre condition humaine. Nous reconnaissons notre propre petitesse devant ce Dieu qui nous aime.

C’est dans cette reconnaissance, nous nous soumettons librement notre liberté devant ce Dieu, pour qu’Il l’utilise pour le bien du monde entier. C’est ainsi nous découvrons l’œuvre divine chez les hommes. Autrement dit, nous découvrons Dieu dans le cœur des hommes.

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

 

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Publié le 29 Juin 2017

Gospel text (Mt 8,1-4): 

When Jesus came down from the mountain, large crowds followed him. Then a leper came forward. He knelt before him and said, «Sir, if you want to, you can make me clean». Jesus stretched out his hand, touched him, and said, «I want to, be clean again». At that very moment the man was cleansed from his leprosy. Then Jesus said to him, «See that you do not tell anyone, but go to the priest, have yourself declared clean, and offer the gift that Moses ordered as proof of it».

«If you want to, you can make me clean»

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, the Gospel shows us a leper, painfully conscious of his sickness, approaching Jesus and beseeching: «Sir, if you want to, you can make me clean» (Mt 8:2). When we see the Lord so close to us but our head, heart and hands so far away from his project, from their salvation, we should also feel the compulsion to formulate the same leper's expression: «Sir, if you want to, you can make me clean».

But an important question prevails: Can a sin-unconscious society beg forgiveness from our Lord? Can it beseech a purification of any kind? We all know too many people with aching and wounded hearts, their personal drama, however, being they do not always realize the extent of their situation. But, in spite of everything, Jesus is always close to us, to the very end of the age (cf. Mt 28:20), while waiting for the same petition: «Sir, if you want to...». But, our collaboration is, of course, needed. St. Augustine's sentence: «God who created you without you, will not save you without you» has become a classical one. So that we can truly change we must strive to ask our Lord for help.

Some might wonder: why is it so important to realize it, to convert and to wish to change? For the simple reason that, should we not feel like that, we should not be able to positively answer the previous question, where we said a sin-unconscious society will find it very difficult to ask the Lord for help.

This is why, when the moments of repentance and of Sacramental confession arrive, we have to get rid of the past, of all the ulcers infecting our body and our soul. We should not doubt it for a minute: Asking forgiveness is a great moment of Christian initiation, because it is when the bandage over our eyes comes off. But, what if someone does notice his situation but does not want to convert? There is an old proverb that goes: «Long absent, soon forgotten».

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Rédigé par JOHNBOSCO

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