Publié le 14 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,14-21): 

 

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

 

L’Application

 

Je serai aujourd'hui à Lourdes et je vous assure de mes prières. En ces jours d'apparition de la Vierge Marie, confions toutes nos intentions au Seigneur, par sa mère, et notre Mère. Jésus nous dit qu'il sera toujours là, et nous rappelle que nous n'oublions jamais ses œuvres. Dieu qui prend soin de nous, nous invite à avoir confiance en lui.

En même temps, il nous demande de faire attention aux personnes qui nous entourent, car le monde n'est pas toujours sincère et ne dit pas toujours la vérité. Même si Dieu est avec nous, nous devons appliquer notre intelligence qu'il nous a donnée depuis le début de la création.

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

 

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes

(Bogotá, Colombie)

 

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).

 

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Publié le 13 Février 2022

Gospel text

 (Mk 8:11-13): 

 

The Pharisees came forward and began to argue with him, seeking from him a sign from heaven to test him. He sighed from the depth of his spirit and said, “Why does this generation seek a sign? Amen, I say to you, no sign will be given to this generation.” Then he left them, got into the boat again, and went off to the other shore.

 

Action of the day: Watch and identify the signs that God gives you today.

“Amen, I say to you, no sign will be given”

 

Fr. Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

 

Today, it looks like the Gospel does not say too much about Jesus or about us. “Why does this generation seek a sign?” (Mk 8:12). Commenting on this episode of Jesus' life, Pope John Paul II says: “Jesus invites us to discern between the words and the deeds testimony of (or a “sign of”) the arrival of God's Kingdom.” It seems the Pharisees questioning Jesus are lacking the capacity or the will to discern that sign which —in fact— is the entire manifestation, deeds and words, of the Lord.

Nowadays, Jesus is also asked for some heavenly signs: that He let us see his presence in our world or that He tells us in a clear cut manner how we are to behave. The Roman Pontiff makes us see that Jesus' negative to give a sign to the Jews —and, consequently, to us, too— is due to the fact He wants to change the “world logics, oriented to look for signs confirming man's desire of assertiveness and power.” The Pharisees did not want just any sign, but one showing Jesus as the Messiah they wanted. They were not waiting for the Messiah coming to save them, but for the Messiah who was to give them the certainty they were doing things the right way.

In short, when the Jews in Jesus' time, or to-day's Christians, ask —one way or another— for a sign, what we are actually asking for, is for God to act according to our own way, that which we think is better and which also stands by our way of thinking. But God, who is omniscient and omnipotent (this is why in The Lord's Prayer we say “your will be done”), has His own ways which, more often than not, we find it difficult to understand. But He, who allows us to find him when we are truly looking for him, if we beg him to enlighten us, He will give us to understand which are his ways and how we can, today, distinguish his signs.

 

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Publié le 13 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,11-13): 

 

Les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus: pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération». Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l'autre rive.

«Amen, je vous le déclare: aucun signe ne sera donné à cette génération»

 

Abbé Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile ne paraît pas nous apprendre beaucoup de choses ni sur Jésus, ni sur nous-mêmes. «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe?» (Mc 8,12). Commentant cet épisode, Jean-Paul II dit: «Jésus invite au discernement des paroles et des œuvres qui témoignent (elles sont le “signe”) de la venue du royaume du Père». L'on dirait qu'il manque aux juifs qui interrogent Jésus la capacité ou la volonté de discerner ce signe que sont —en fait— toutes les actions, les œuvres et les paroles du Seigneur.

Aujourd'hui aussi l'on demande des signes à Jésus: qu'Il rende sa présence palpable en ce monde, qu'Il nous dise clairement ce que nous devons faire. Le Pape nous fait voir que le refus que Jésus-Christ oppose aux juifs —à nous aussi, par conséquent— est dû à ce qu'Il veut «changer la logique du monde, qui cherche des signes confirmant le désir d'autoaffirmation et de puissance de l'homme». Les juifs ne voulaient pas n'importe quel signe; il leur en fallait un qui indiquât que Jésus était le genre de messie qu'ils attendaient. Ils n'attendaient pas quelqu'un qui venait pour les sauver, mais quelqu'un qui les confirmerait dans leur manière de faire.

En définitive, quand les juifs du temps de Jésus et les chrétiens d'aujourd'hui demandent —d'une façon ou d'une autre— un signe, ce qu'ils font c'est demander à Dieu qu'Il agisse à leur manière, celle qu'ils croient la meilleure et qui, de fait, appuie leur façon de voir. Et Dieu, qui sait et peut davantage (c'est pourquoi nous demandons dans le Notre Père que “sa” volonté soit faite), a ses voies, même si elles nous paraissent difficiles à comprendre. Mais Il se laisse trouver par tous ceux qui le cherchent et, si nous Lui demandons le discernement, Il nous fera comprendre quel est son style et comment nous pouvons distinguer ses signes aujourd'hui.

 

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Publié le 12 Février 2022

The Christian life is a pilgrimage towards the Lord, to meet him. As we make our way towards the Lord, we must be aware that the path proposed is a common one, there will also be others. On this path, joy and unhappiness are conditioned by our own life choices, including the way we behave. Since man is at a crossroads, between curse and bliss, we are faced with our responsibility.  God gives us this freedom to discern and choose, each according to his or her own priority.

Man is called to discern by observing everything that happens, not only on the outside, but also everything that lives inside him. A well-balanced man, integrate not only his rights and needs, but also those of others, who make their way with him.  The man of faith, the prophet Jeremiah tells us, does not look only at himself, or at the others around him, but essentially at God who loves us. Happy is the man who puts his faith in the Lord, whose Lord is his trust. Since God alone scrutinises and knows the hearts of others, it is prudent and wise to ask his advice and entrust our decisions to him. In my discernments, I pray to the Lord that others will not be the victims of my joys and happiness. Before each act or glance we cast at others, it is necessary to check and consult, if God will be pleased with this glance, our words, and our judgments. Every act of a believer must be discerned before this God, full of mercy and love.

This approach teaches us to take certain decisions with a certain distance, even if they are hard and painful at the time. If we commit to them, they can help us live our lives with joy and that joy will stay with us for an eternity.  What are those decisions that will weigh us down? Today's psalm presents us with some everyday situations. You will not participate in the council of the wicked, even though they hold the truth. You shall not sit with those who sneer and speak evil of others, even if they are your close friends.  If you choose to be with them, because they are your friends, for the time being you will be happy. Be careful, Jesus warns us, because one day we will cry, because with them you have destroyed your own life. Choose poverty today, so that the Lord will bless you with his riches.  With Jesus, you will be happy all your life.

The gospel tells us that Jesus came down from the mountain with his twelve. God made a difficult and painful decision to offer his only Son for the sin of the world. He chose ordinary, weak men, like Peter and Judas Iscariot, as his disciples, to witness to his love and forgiveness.  If Jesus proposes this path of the beatitudes to us, it is because he too has travelled this same path of rejection and betrayal. The divine becomes human, so that our humanity can participate in his divinity. He took up the Cross so that we might learn to carry our daily crosses and know that this Cross will lead us to the resurrection.

In his love, he offers us a path, the path of the beatitudes. A path that seems difficult to us, but which is nevertheless full of joy and happiness. He loved the world so much that he wanted to love it to the fullness. Here is a proposal of love and let us accept it with joy and share in his joy. And may their joy be complete, this was his prayer. This path of the beatitudes will be actualised in us, this prayer of the Lord, which he initiated at our baptism, Amen.

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Publié le 11 Février 2022

Gospel text

(Mk 8:1-10): 

 

In those days when there again was a great crowd without anything to eat, Jesus summoned the disciples and said, “My heart is moved with pity for the crowd, because they have been with me now for three days and have nothing to eat. If I send them away hungry to their homes, they will collapse on the way, and some of them have come a great distance.” His disciples answered him, “Where can anyone get enough bread to satisfy them here in this deserted place?” Still he asked them, “How many loaves do you have?” “Seven,” they replied.

He ordered the crowd to sit down on the ground. Then, taking the seven loaves he gave thanks, broke them, and gave them to his disciples to distribute, and they distributed them to the crowd. They also had a few fish. He said the blessing over them and ordered them distributed also. They ate and were satisfied. They picked up the fragments left over—seven baskets. There were about four thousand people. He dismissed them and got into the boat with his disciples and came to the region of Dalmanutha.

 

The Application

 

Without going into detail about today's readings, I would like to share with you two ways of looking at it that can help us to live this Gospel. A look at ourselves, at our interiority, a look that helps us to discover all that God has already given us, including spiritual, intellectual and moral gifts.  The more we recognise these gifts, the more we can share them with our brothers and sisters.

 

Secondly, an external look, a look towards God. A generous God teaches us to be generous. The moment we recognise the gifts, we must also recognise the Author of these gifts, God. In recognising the Author of these gifts, we will imperatively seek, in all sincerity, His will. There we will discover how much God needs each of us, and our presence. Thus, every act or gesture or word, chosen and accomplished, will become de facto, a close cooperation with God, of the accomplishment of the divine will. Certainly, in this accomplishment, for our wonder, we will be witnesses of the multiplication.

 

Action of the day: Know and identify what you have.

 

“They have nothing to eat”

 

Fr. Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Spain)

 

Today, in our times of inclemency and anxiety, Jesus also calls us to tell us he feels “pity for the crowd” (Mk 8:2). Today, with the peace process in crisis, fear, apathy, banality and evasion may abound: “and have nothing to eat.”

Whom is the Lord calling to? The text says: “he summoned the disciples” (Mk 8:1), that is, He calls me, not to send them home hungry, to give them something to eat. Jesus sympathizes with them —this time in heathen land— because they are hungry.

But, alas! Sheltered in our little world, we say we can do nothing about it. “Where can anyone get enough bread to satisfy them here in this deserted place?” (Mk 8:4). Where shall we find a true and firm word of hope while knowing the Lord will be with us every day till the end of time? How can we tell the believers and the non-believers that violence and death are no solution?

Today, the Lord simply asks us how many loaves have we. Whatever we have, this is what He needs. The text says “seven”, a symbol for the heathen, just as twelve was a symbol for the Jewish people. The Lord wants to reach us all —this is why the Church, from its Catholicism, wants to recognize itself— and is asking for your help. Give Him your prayer: it is a loaf of bread! Give Him the Eucharist you have celebrated: it is another loaf of bread! Give Him your decision to reconcile with those you love, with those that have offended you: still another loaf of bread! Give Him your sacramental reconciliation with the Church: another loaf! Give Him your little sacrifice, your fasting, your solidarity: and still another loaf! Give Him your love for his Word that soothes and gives you strength: more bread! Anyway, give Him whatever He asks from you, though you may believe it is not worthwhile.

As St. Gregory of Nyssa says: “He who splits his bread with the poor becomes a part of He who, for us, wanted to be poor. The Lord was poor; do not be afraid of poverty.”

 

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Publié le 11 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,1-10): 

 

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit: «J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin». Ses disciples lui répondirent: «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?». Il leur demanda: «Combien de pains avez-vous?». Ils lui dirent: «Sept».

Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent; et ils les distribuèrent à la foule. On avait aussi quelques petits poissons. Il les bénit et les fit distribuer aussi. Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles. Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya. Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

 

L’Application

 

Sans entrer dans le détail des lectures d'aujourd'hui, je voudrais partager avec vous deux manières de les regarder qui peuvent nous aider à vivre cet Évangile. Un regard sur nous-mêmes, sur notre intériorité, un regard qui nous aide à découvrir tout ce que Dieu nous a déjà donné, y compris les dons spirituels, intellectuels et moraux.  Plus nous reconnaissons ces dons, plus nous pouvons les partager avec nos frères et sœurs.

Deuxièmement, un regard extérieur, un regard vers Dieu. Un Dieu généreux nous apprend à être généreux. A partir du moment où nous reconnaissons les dons, nous devons aussi reconnaître l'Auteur de ces dons, Dieu. En reconnaissant l'Auteur de ces dons, nous chercherons impérativement, en toute sincérité, sa volonté. Nous découvrirons alors combien Dieu a besoin de chacun de nous et de notre présence. Ainsi, chaque acte ou geste ou parole, choisi et accompli, deviendra de facto, une étroite collaboration avec Dieu, de l'accomplissement de la volonté divine. Certes, dans cet accomplissement, pour notre émerveillement, nous serons témoins de la multiplication.

«N'ont rien à manger»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, temps de rigueur et de trouble, Jésus nous appelle aussi pour nous dire qu’il ressent de la «compassion pour ces personnes» (Mc 8,2). De nos jours, avec la paix en crise, nous pouvons ressentir abondamment la peur, l’apathie, le recours à la banalité et à l’évasion: «Ils n’ont pas de quoi manger».

Qui le Seigneur appelle-t-il? Le texte dit: «Ses disciples» (Mc 8,1), c’est-à-dire qu'il m'appelle moi, afin de ne pas les renvoyer à jeun, pour leur donner quelque chose. Jésus a eu pitié —cette fois-ci dans la terre des païens— car ils ont faim eux aussi.

Ah et nous! Réfugiés dans notre petit monde, nous disons que nous ne pouvons rien faire. «Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert?» (Mc 8,4). D’où sortirons-nous une parole d’espérance sûre et ferme, sachant que le Seigneur sera avec nous tous les jours jusqu'à la fin des temps? Comment dire aux croyants et aux incroyants que la violence et la mort ne sont pas des solutions?

Aujourd’hui, le Seigneur nous demande, simplement, combien de pains nous avons?. Peu importe combien on a, il a besoin de tous ceux-là. Le texte dit «sept», chiffre symbole pour les païens, comme douze l'était pour le peuple juif. Le Seigneur veut atteindre tout le monde —c’est pourquoi l’Église veut se reconnaître elle-même depuis sa catholicité— et demande ton aide. Donne-lui ta prière: c’est déjà un pain! Donne-lui ton Eucharistie vécue: c’est un autre pain! Donne-lui ta décision de te réconcilier avec les tiens, ceux qui t’ont offensé: c’est un autre pain! Donne-lui ta réconciliation sacramentelle avec l’Église: c’est un autre pain! Donne-lui ton petit sacrifice, ton jeûne, ta solidarité: c’est un autre pain! Donne-lui ton amour à sa Parole, qui te donne force et réconfort: c’est un autre pain! Enfin donne-lui ce qu’Il te demande, même si tu crois que ce n’est qu’un peu de pain.

Comme nous le dit Saint Grégoire de Nysse, «celui qui partage son pain avec les pauvres se constitue en partie de celui qui, pour nous, a voulu être pauvre. Le Seigneur était pauvre, n’aie pas peur de la pauvreté».

 

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Publié le 10 Février 2022

Gospel text

(Mk 7:31-37): 

 

Jesus left the district of Tyre and went by way of Sidon to the Sea of Galilee, into the district of the Decapolis. And people brought to him a deaf man who had a speech impediment and begged him to lay his hand on him. He took him off by himself away from the crowd. He put his finger into the man’s ears and, spitting, touched his tongue; then he looked up to heaven and groaned, and said to him, “Ephphatha!” (that is, “Be opened!”)

And immediately the man’s ears were opened, his speech impediment was removed, and he spoke plainly. He ordered them not to tell anyone. But the more he ordered them not to, the more they proclaimed it. They were exceedingly astonished and they said, “He has done all things well. He makes the deaf hear and the mute speak.”

“He has done all things well”

 

+ Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel presents us with a miracle of Jesus: he makes the deaf hear and the mute speak. The people was astonished and said: “He has done all things well” (Mk 7:37).

This is Jesus' biography as narrated by his contemporaries; a short but complete biography. Who is this Jesus? He is who has done all things well. In the double sense of the word: in the “what” and the “how”, in the substance and the manner. He is who has only done good deeds, and who has done them well, perfectly and properly finished. Jesus is a person that does everything well, because He does only good works, and those He does, He delivers well finished. He does not leave anything unfinished; nor does He leave it to be finished later on.

—Why don't you also try to leave everything ready now: your prayers; treating your family and other people; your work; the apostolate; your diligence to develop yourself both spiritually and professionally... Be demanding with yourself, and be also demanding, softly, but demanding, with those depending upon you. Do not tolerate any shoddiness. God dislikes them and they bother your fellowmen. Do not take this attitude just to pretend, nor because this procedure is the most profitable one, even from a human point of view; do it because God does not like “bad” works nor “good” things done badly. The Holy Scripture asserts: “how faultless are his deeds, how right all his ways!” (Deut 32:4). And the Lord, through Moses, tells the People of Israel: “You shall not offer one that has any blemish, for such a one would not be acceptable on your behalf” (Lev 22:20). Ask for the maternal help of the Virgin Mary, as Jesus also did.

Saint Josemaria offers us the secret to succeed: “Do what you should and watch what you do.”
Is this how you behave?

 

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Publié le 10 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 7,31-37): 

 

Jésus quitta la région de Tyr; passant par Sidon, il prit la direction du lac de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole. On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. Jésus l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit: «Effata!», c'est-à-dire: «Ouvre-toi!».

Ses oreilles s'ouvrirent; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement. Alors Jésus leur recommanda de n'en rien dire à personne; mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient. Très vivement frappés, ils disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable: il fait entendre les sourds et parler les muets».

 

 

«Tout ce qu'il fait est admirable»

 

+ Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Evangile nous présente un miracle de Jésus: il redonna l'ouïe et délia la langue d'un sourd-muet. Les gens étaient en admiration et se disaient: «Tout ce qu'il fait est admirable» (Mc 7,37).

Voici la biographie de Jésus faite par ses contemporains. Une biographie succincte et complète. Qui est Jésus? C'est celui qui a tout fait admirablement. Dans le double sens du mot: qui et comment, dans la substance et dans la manière. C'est celui qui n'a fait que des bonnes choses et celui qui a bien fait ce qu'il a fait, d'une manière parfaite, finie. Jésus est une personne qui fait tout de manière admirable, parce qu'il n'a fait que des bonnes actions et parce qu'il finit ce qu'il fait. Il ne délivre rien à moitié fait, et il ne laisse rien de coté pour le finir après.

Essaie, toi aussi de laisser tout entièrement prêt: la prière, le contact avec les autres y compris les parents, le travail, l'apostolat, la diligence à se former spirituellement et professionnellement; etc. Sois exigent envers toi-même, et, d'une manière plus douce, de ceux qui dépendent de toi. Ne tolère pas les choses faites à moitié. Cela ne plait pas à Dieu et ça dérange les autres. N'opte pas pour cette attitude uniquement pour faire bonne impression, ou parce que cette attitude est la plus rentable, y compris humainement, mais parce que Dieu n'aime pas les mauvaises actions ni les “bonnes” œuvres mal faites. Les Saintes Écritures affirment: «son œuvre est parfaite» (Dt 32,4). Et le Seigneur, par l'intermédiaire de Moïse, déclare au peuple d'Israël: «Vous n'en offrirez aucune (offrande) qui ait un défaut, car elle ne serait pas agréée» (Lev 22,20). Demande donc l'aide maternelle de la Sainte Vierge Marie. Comme Jésus, Elle a tout fait admirablement.

Saint Josemaría nous donne le secret pour réussir: «fais ce que tu dois et applique-toi dans ce que tu fais». Est-ce ta façon d'agir?

 

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Publié le 9 Février 2022

Gospel text

(Mk 7:24-30): 

 

Jesus went to the district of Tyre. He entered a house and wanted no one to know about it, but he could not escape notice. Soon a woman whose daughter had an unclean spirit heard about him. She came and fell at his feet. The woman was a Greek, a Syrophoenician by birth, and she begged him to drive the demon out of her daughter. He said to her, “Let the children be fed first. For it is not right to take the food of the children and throw it to the dogs.” She replied and said to him, “Lord, even the dogs under the table eat the children’s scraps.” Then he said to her, “For saying this, you may go. The demon has gone out of your daughter.” When the woman went home, she found the child lying in bed and the demon gone.

 

The Application

 

We have a surprising God. Since man acts according to his appearance, it is difficult for him to recognise all that dwells in him, let alone in the hearts of others. The dialogue between the Lord and this pagan girl seems a little rough and incomprehensible, even more so when compared with a little dog. For me personally, I would like to look at the perseverance of this woman, and her trust in the Lord. It is important for me, the reason that the Lord accords for this favor.

 

 

 

I know and I am sure that if my Lord is not rough with me, because He knows that my faith is weak. That is why I pray every day, 'Lead me not into temptation. Very often the depth of faith of my brothers and sisters helps me to deepen my faith. This woman's persistent presence before an unlending person,  is a call to all of us to go to the Lord.

 

 

 

Faith is a gift from God. Yet we must know how to welcome it and how to use it. A pagan woman, with a very distant view of herself, her faith and her worship, allowed her to insist and put herself at the disposal of the Lord. How many of us have the courage to do this. As soon as our righteous prayers are not answered, we abandon our faith and our Lord. Do we trust the Word of the Lord?

 

Action of the day: Check the depth of your faith.

“Soon a woman whose daughter had an unclean spirit heard about him. She came and fell at his feet.”

 

Fr. Enric CASES i Martín

(Barcelona, Spain)

 

Today, we see the faith of a woman that did not belong to God's chosen people, but trusted Jesus could cure her daughter. That mother “was a Greek, a Syrophoenician by birth, and she begged him to drive the demon out of her daughter” (Mk 7:26). Pain and love bring her to insistently beg, ignoring scorn, delays or indignities. And she gets what she is asking for, as she “When the woman went home, she found the child lying in bed and the demon gone.” (Mk 7:30).

Saint Augustine used to say that our prayers are not heard because we ask “aut mali, aut male, aut mala.” “Mali”, because we are evil, for that our personal dispositions are not good, or they are bad, and we should be asking for, in the first place, to become good; “male” because we pray badly, without faith, not persevering, not humbly; “mala” because we ask for bad things, that is, things which are not good for us, things which can harm us. In the last analysis, prayer is ineffective when it is not true prayer. Therefore, “Pray. In what human venture could you have greater guarantee of success?” (Saint Josemaria). The Syrophenician woman is a good mother; she was begging something good (“she begged him to drive the demon out of her daughter”) and she begged rightly (“and came and fell at his feet”).

Our Lord wants us to use insistently the petition prayer or prayer of faith. There are, indeed, other kinds of prayers —worship, salvation, prayer of thanks—, but Jesus insists very much on our often using the petition prayer.

Why? Many could be the reasons: because we need God's help to attain our greatest aim; because it expresses hope and love; because it is a clamor of faith. But there is also a motive that, perhaps, is sometimes ignored: God wants things to be a little as we like them. Thus, our petition —which is an act of freedom— along with God's omnipotent power, can contribute to make the world as God wishes and a little as we wish, too.
The power of prayer is just wonderful!

 

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Publié le 9 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 7,24-30): 

 

En partant de là, Jésus se rendit dans la région de Tyr. Il était entré dans une maison, et il voulait que personne ne sache qu'il était là; mais il ne réussit pas à se cacher. En effet, la mère d'une petite fille possédée par un esprit mauvais avait appris sa présence, et aussitôt elle vint se jeter à ses pieds. Cette femme était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille. Il lui dit: «Laisse d'abord les enfants manger à leur faim, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». Mais elle lui répliqua: «C'est vrai, Seigneur, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des petits enfants». Alors il lui dit: «A cause de cette parole, va: le démon est sorti de ta fille». Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle.

 

L’Application

 

Nous avons un Dieu surprenant. Comme l'homme agit selon son apparence, il lui est difficile de reconnaître tout ce qui l'habite, et encore moins dans le cœur des autres. Le dialogue entre le Seigneur et cette femme païenne semble un peu rude et incompréhensible, encore plus si on le compare à celui d'un petit chien. Dieu regard le coeur et ce regard n'est visible qu'à l'homme de foi. Pour ma part, je voudrais regarder la persévérance de cette femme, et sa confiance dans le Seigneur. Il est important pour moi, la raison que le Seigneur accorde pour cette faveur. 

 Je sais et je suis sûre que si mon Seigneur n'est pas rude avec moi, c'est parce qu'il sait que ma foi est faible. C'est pourquoi je prie chaque jour : "Ne me soumets pas à la tentation". Très souvent, la profondeur de la foi de mes frères et sœurs m'aide à approfondir ma foi. La présence persistante de cette femme devant une personne qui ne prête pas, est un appel pour nous tous à aller vers le Seigneur.

La foi est un don de Dieu. Encore faut-il savoir l'accueillir et l'utiliser. Une femme païenne, avec une vision très distante d'elle-même, de sa foi et de son culte, a permis d'insister et de se mettre à la disposition du Seigneur. Combien d'entre nous ont le courage d'agir ainsi. Dès que nos justes prières ne sont pas exaucées, nous abandonnons notre foi et notre Seigneur. Faisons-nous confiance à la Parole du Seigneur ?

«Elle vint se jeter à ses pieds… elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille»

 

Abbé Enric CASES i Martín

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, on nous montre la foi d'une femme qui n'appartenait pas au peuple choisi, mais qui croyait que Jésus pouvait guérir sa fille. En effet, cette mère de famille: «était païenne, de nationalité syro-phénicienne, et elle lui demandait d'expulser le démon hors de sa fille» (Mc 7,26). La douleur et l'amour la font demander avec insistance, sans se soucier du mépris, des retards, de l'indignité subis. Et elle obtient gain de cause, puisque: «Elle rentra à la maison, et elle trouva l'enfant étendue sur le lit: le démon était sorti d'elle». (Mc 7,30)

Saint Augustin disait que nombreux sont ceux qui n'obtiennent pas ce qu'ils veulent car ils sont «aut mali, aut male, aut mala». Ou ils sont mauvais et ce qu'ils devraient demander d'abord c'est de devenir bons; ou bien, ils demandent d'une mauvaise manière, sans insistance, au lieu de le faire avec patience, humilité, foi et par amour; ou ils demandent des choses mauvaises qui, s'ils les recevaient, nuiraient à l'âme ou au corps ou aux autres. Il faut, donc, s'efforcer de demander d'une bonne manière. Cette femme syro-phénicienne est une bonne mère, elle demande quelque chose de bon («d'expulser le démon hors de sa fille») et elle le demande bien («elle vint se jeter à ses pieds»).

Le Seigneur nous pousse à utiliser avec persévérance la prière de la requête. C'est clair, qu'il existe d'autres types de prières —l'adoration, la expiation, la prière de gratitude—, mais Jésus insiste sur le fait qu'il faut pratiquer beaucoup la prière de la requête.

Pourquoi? Il doit y avoir beaucoup de raisons: parce que nous avons besoin de l'aide de Dieu pour atteindre nos objectifs, parce qu'elle exprime espérance et amour, parce qu'elle proclame notre foi. Mais il existe une autre raison que nous ne prenons pas tellement en compte: Dieu veut que les choses soient un peu comme nous les voulons. De cette manière, notre prière —qui est un acte libre— unie à la liberté toute puissante de Dieu, fait que le monde soit comme Dieu le veut et un peu comme nous le voulons. Le pouvoir de la prière est vraiment merveilleux!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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