Publié le 18 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 9,2-13): 

 

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus.

Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

Ils l'interrogeaient: «Pourquoi les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur dit: «Certes, Élie viendra d'abord pour remettre tout en place. Mais alors, pourquoi l'Écriture dit-elle, au sujet du Fils de l'homme, qu'il souffrira beaucoup et sera méprisé? Eh bien! je vous le déclare: Élie est déjà venu, et ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu, comme l'Écriture le dit à son sujet».

 

L’Application

 

L'Évangile nous aide à comprendre le danger de ne pas écouter le Seigneur. Si nous ne faisons pas attention à tout ce que le Seigneur nous dit, par erreur nous répéterons la même bêtise, jusqu'à tuer les Élie, les envoyés du Père.

Il est bon de vivre un moment heureux, d'avoir une rencontre très riche, d'être avec les personnes importantes. Mais devant Dieu, il est plus important de mettre en pratique tout ce que nous avons entendu, d'être les témoins d'un bon moment, de savoir participer à la vie des saints de façon concrète. C'est là que nous pourrons accueillir la passion du Seigneur comme la nôtre.

«Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu»

 

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile de la Transfiguration nous présente une énigme à déchiffrer. Le texte de Saint Marc est rempli de secrets messianiques, de moments ponctuels où Jésus interdit de divulguer ce qu'il fait. Aujourd'hui nous nous retrouvons face à un “bouton de démonstration”. Ainsi, Jésus «leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts» (Mc 9,9).

En quoi consiste ce message messianique? Il s'agit de soulever un peu le voile sur ce qui se cache derrière, ce qui sera totalement révélé à la lumière du mystère Pascal lors de derniers jours de la vie de Jésus. Aujourd'hui nous le voyons très clairement dans le texte de cet évangile: la transfiguration est un instant, un avant goût de la gloire pour éclairer les disciples sur la signification de ce moment d'intimité.

Jésus avait annoncé aux disciples l'imminence de sa passion, mais en les voyant tellement perturbés par cette fin tragique, il leur explique par des actes et des paroles ce que sera la fin de ses jours: des jours de passion, de mort, mais qui se concluront par sa résurrection. Voilà l'énigme décryptée. Saint Thomas d'Aquin nous dit: «Afin qu'une personne puisse marcher avec rectitude sur son chemin, il est nécessaire qu'elle ait, d'une certaine manière, une connaissance de l'endroit où elle se dirige».

Notre vie de chrétiens a aussi une fin dévoilée par Notre Seigneur Jésus-Christ: jouir éternellement de Dieu. Mais cet objectif ne sera pas atteint sans sacrifices ni sans croix. Malgré tout, nous devons toujours nous rappeler du message vivant de l'évangile de ce jour: dans ce chemin en apparence sans issue qu'est la vie, par notre fidélité à Dieu et en vivant conformément à l'esprit des Béatitudes, la fin tragique s'effritera pour laisser place à la jouissance de Dieu pour l'éternité.

 

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Publié le 17 Février 2022

Gospel text

(Mk 8:34-9,1): 

 

Jesus summoned the crowd with his disciples and said to them, “Whoever wishes to come after me must deny himself, take up his cross, and follow me. For whoever wishes to save his life will lose it, but whoever loses his life for my sake and that of the gospel will save it. What profit is there for one to gain the whole world and forfeit his life? What could one give in exchange for his life? Whoever is ashamed of me and of my words in this faithless and sinful generation, the Son of Man will be ashamed of when he comes in his Father’s glory with the holy angels.” He also said to them, “Amen, I say to you, there are some standing here who will not taste death until they see that the kingdom of God has come in power.”

 

The Application

 

While reading today’s readings, I thought that I will share with you some of my ideas about the people who have faith and the difference we see in the people who believe that they have faith. As Jesus has said, it is not the question of having little or more, simply, is the question of FAITH itself, as some believe it having.

 

One of the important difference between the person of faith and all those who think they have faith, is that the person of faith believes that God has given him everything and now he is called to give back to God the fruits of that faith. So, this life is a gift from God and everything that belongs to life, including the person himself or herself, belongs to the Lord. I do not give to receive, on the contrary, I give because I have received a lot. The human relationship gets it resource from God’s point of view, not what I look at God.

 

On the other hand, the person who thinks he has faith, believes that God will grant him grace, if he remains faithful to the teaching of Jesus. For an example the commandment of love. He loves, so that God may loves him or her in return.  So what he does is conditioned by everything that he will receive. I merit more than what I receive. Faithfulness to the Lord's teaching is an obedience, not a duty or de facto, or something quite natural, proper to the very human being. Behind every obedience there is an expectation that is hidden.

 

Thus, a person of faith will affirm, that I take up the daily cross because this gesture or act helps me to participate in the passion of Christ, who died for me. Since in Jesus I have discovered that this cross will lead me to the resurrection, the cross becomes for me a source of my salvation. In the cross I am purified and renewed. On cross I don’t die, rather I reborn. For me, the cross is not a scandal or folly, as to the external world, but a victory against sin and evil, as St. Paul tells us.

 

Action of the day: Learn to take crosses of life as an opportunity.  

“Whoever wishes to come after me must deny himself, take up his cross, and follow me”

 

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Spain)

 

Today’s Gospel speaks of two contemporary themes: the cross we all have to bear every day and its fruit, that is, Life with capital letters, supernatural and eternal.

When we listen to the Gospel we stand up as a sign we want to follow its teachings. Jesus tells us to deny ourselves, not to follow “the pleasure of our whims” —as the psalmist claims— or, as saint Paul cites, to get rid of “the deceiving greed”. To take up our own cross is to accept the little mortifications we find every day along the way.

We can be helped out by what Jesus said in his priestly sermon at the cenacle: “I am the true vine, and my Father is the vine grower. He takes away every branch in me that does not bear fruit, and everyone that does he prunes so that it bears more fruit.” (Jn 15:1-2). A hopeful gardener pampering the grapes so they bear the best wine! Yes, we want to follow our Lord! Yes, we are conscious the Father wishes to help us so our branches bear an abundant fruit in our earthly life which we can later enjoy in the Eternal Life.

Saint Ignatious used to guide saint Francis Xavier with the words of today's text: “What profit is there for one to gain the whole world and forfeit his life?” (Mk 8:36). This is how he got appointed the patron of Missions. With the same idea in our minds, we can read the last canon of the Canon Law Code (n. 1752): “(...) and the salvation of souls, which must always be the supreme law in the Church, is to be kept before one's eyes.” And saint Augustine also has his famous lesson: “Animam salvasti, animam tuam praedestinasti”, which could be translated as: “He who dedicates himself with true zeal to the salvation of souls has thus good reasons to hope for eternal life.” The invitation is quite clear.

The Virgin Mary, Mother of Divine Grace, helps us to advance in this way.

 

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Publié le 17 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,34-9,1): 

 

Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit: «Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie? Quelle somme pourrait-il verser en échange de sa vie? Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les anges». Et il leur disait: «Amen, je vous le dis: parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance».

 

L’Application

 

Je voudrais partager avec vous une des différences importantes entre la personne de foi et tous ceux qui pensent avoir la foi. La personne de foi croit que Dieu lui a tout donné et maintenant elle est appelée à rendre à Dieu les fruits de cette foi. Ainsi, cette vie est un don de Dieu et tout ce qui appartient à la vie, y compris la personne, appartient au Seigneur. Je ne donne pas pour recevoir, au contraire, je donne parce que j'ai beaucoup reçu.

Par contre, la personne qui pense avoir la foi, croit que Dieu lui accordera la grâce, si elle reste fidèle à l'enseignement de Jésus. Ainsi, tout ce qu'il fait est conditionné par ce qu'il recevra. La fidélité à l'enseignement du Seigneur est une obéissance, pas un devoir ou un fait. Derrière toute obéissance, il y a une attente qui est cachée.

Je prends la croix parce que ce geste ou cet acte m'aide à participer à la passion du Christ, qui est mort pour moi. Puisqu'en Jésus j'ai découvert que cette croix me conduira à la résurrection, la croix devient pour moi une source de mon salut. Dans la croix, je suis purifié et renouvelé. Pour moi, la croix n'est pas un scandale ou une folie, mais une victoire contre le péché et le mal, comme nous le dit saint Paul.  

«Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive»

 

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous parle de deux sujets complémentaires: notre croix de chaque jour et son fruit, c'est-à-dire la Vie avec majuscule, surnaturelle et éternelle.

Nous nous levons pour écouter le saint Évangile, en signe de notre volonté de suivre ses enseignements. Jésus nous dit de renoncer à nous-mêmes, ce qui signifie «ne pas nous guider sur nos caprices» —comme le précise le psaume— ou éloigner «les richesses trompeuses», comme le dit saint Paul. Prendre sa croix, c'est accepter les petites mortifications que nous rencontrons chaque jour sur notre route.

La phrase que Jésus prononça dans le discours sacerdotal au Cénacle peut nous y aider: «Je suis la vraie vigne et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui, en moi, ne donne pas de fruit, Il le coupe; et celui qui donne du fruit, Il l'émonde pour qu'il donne plus de fruit» (Jn 15,1-2). Un vigneron enthousiaste qui soigne son raisin pour qu'il soit plus sucré! Oui, nous voulons suivre le Seigneur! Oui, nous sommes conscients que le Père peut nous aider à donner sur cette terre un fruit abondant et jouir ensuite de la vie éternelle.

Saint Ignace guidait saint François-Xavier avec les paroles du texte d'aujourd'hui: «Quel avantage, en effet, un homme a-t-il à gagner le monde entier en le payant de sa vie?» (Mc 8,36). C'est ainsi qu'il devint le patron des Missions. Dans le même registre, nous lisons au dernier canon du Code de Droit Canonique (c. 1752): «(…) Sans perdre de vue le salut des âmes qui doit toujours être dans l'Église la loi suprême». Saint Augustin enseigne une fameuse leçon: «Animam salvasti tuam predestinasti», «qui obtient le salut d'une âme, assure le sien». L'invitation est claire.

Marie, Mère de la Divine Grâce, nous tend la main pour avancer sur ce chemin.

 

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Publié le 16 Février 2022

Gospel text

(Mk 8:27-33): 

 

Jesus and his disciples set out for the villages of Caesarea Philippi. Along the way he asked his disciples, “Who do people say that I am?” They said in reply, “John the Baptist, others Elijah, still others one of the prophets.” And he asked them, “But who do you say that I am?” Peter said to him in reply, “You are the Messiah.” Then he warned them not to tell anyone about him.

He began to teach them that the Son of Man must suffer greatly and be rejected by the elders, the chief priests, and the scribes, and be killed, and rise after three days. He spoke this openly. Then Peter took him aside and began to rebuke him. At this he turned around and, looking at his disciples, rebuked Peter and said, “Get behind me, Satan. You are thinking not as God does, but as human beings do.”

 

The Application

 

Lord, I am very often Peter, for from time to time I am ready even to give my life, and immediately I turn back and hide. It is you who helped me to discover in you my Saviour, and it is I who still reject you. I remain with the opinions that were created about you and I believe them without verifying them with you. You invite me to look very deep into myself and find the right answer. Very often, in calling you as my Lord, I cannot define my relationship with you and qualify it in my daily life. I live daily in this paradox of imagination that a life without cross is the divine will and it is my prayer too. Help me Lord, to live my life consistent with all that I desire for you, all that you desire for me and to accept my cross joyfully.

 

Action of the day: Try to answer to the question of the Lord.

“Who do people say I am?”

 

Fr. Joan Pere PULIDO i Gutiérrez

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

 

Today, with the help of saint Mark's Gospel, we continue listening to God's word. A Gospel with a very clear concern: to discover who this Jesus of Nazareth may be. Through his texts, Mark has been offering us other people's reactions to Jesus: the sick ones, the disciples, the scribes and Pharisees. And today, He is directly asking us: “But who do you say that I am?” (Mk 8:29).

We, Christians, must discover our identity and prove our own faith through being good examples with our life. This duty is an urgent task to transmit a clear and understandable message to our brothers and sisters, who will find in Jesus that Word of Life bestowing meaning to what they may think, say or do. But, this witness must begin with us being totally conscious of our meeting with Jesus. John Paul II, in his apostolic letter Novo Millennio Ineunte wrote: “Our witness, however, would be hopelessly inadequate if we ourselves had not first contemplated his face.”

Saint Mark, with this text, offers us the right way to contemplate Jesus. First, Jesus asks us who do people say He is; and we can answer, with the disciples: John the Baptist or Elijah, in other words an important, good and attractive person. Certainly, a good answer, but too far away from Jesus' Truth. Then, He goes on asking us: “But who do you say that I am?” It is the question of faith, of our personal implication. And we shall only find the answer in the experience of silence and praying. It is the faith path Peter followed which we should follow also.

Brothers and sisters in Christ let us come to know through prayer the liberating presence of God's love, which is present in our life. He keeps on making alliances with us with clears signs of his presence, as that rainbow appearing through the clouds promised Noah.

 

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Publié le 16 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,27-33): 

 

Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait: «Pour les gens, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un des prophètes». Il les interrogeait de nouveau: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prend la parole et répond: «Tu es le Messie». Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne. Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre: «Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Seigneur, je suis très souvent Pierre, car de temps en temps je suis prêt même à donner ma vie, et aussitôt je me retourne et je me cache. C'est toi qui m'as aidé à découvrir en toi mon Sauveur, et c'est moi qui te rejette encore. Très souvent, en t'appelant comme mon Seigneur, je n'arrive pas à définir ma relation avec toi et à la qualifier dans ma vie quotidienne. Je vis quotidiennement dans ce paradoxe. Aide-moi Seigneur, à vivre ma vie en cohérence avec tout ce que je désire pour Toi et à accepter ma croix avec joie.

«Pour les gens, qui suis-je?»

 

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous continuons d'écouter la Parole de Dieu à l'aide de l'Évangile selon saint Marc. Un Évangile avec un souci bien clair: découvrir qui est Jésus de Nazareth. Marc nous présente, dans ses textes, la réaction de différents personnages: de malades, de disciples, de scribes et de pharisiens. Aujourd'hui, il s'adresse directement à nous: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» (Mc 8,29).

Nous qui nous disons chrétiens, nous avons sans aucun doute le devoir fondamental de découvrir notre identité pour rendre raison de notre foi, en étant, par notre vie, de bons témoins. Ce devoir nous enjoint de transmettre un message clair et compréhensible à nos frères et sœurs qui peuvent trouver en Jésus une Parole de Vie qui donne sens à tout ce qu'ils pensent, disent et font. Mais ce témoignage doit débuter par notre prise de conscience de notre rencontre personnelle avec Jésus. Jean-Paul II, dans sa Lettre apostolique Novo millennio ineunte, nous a écrit: «Notre témoignage serait bien faible, si nous n’étions pas les premiers à contempler Son visage».

Avec ce texte, saint Marc nous présente un bon chemin pour contempler Jésus. Jésus nous demande d'abord que disent les gens de Lui; et nous pouvons répondre, comme les disciples: Jean-Baptiste, Élie, un personnage important, bon et attrayant. Bonne réponse, sans doute, mais encore loin de la Vérité de Jésus. Lui nous demande: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». C'est la question de la foi, de l'implication personnelle. La réponse, nous ne la trouvons que dans l’expérience du silence et de l'oraison. C'est le chemin de la foi que parcourt Pierre, et que nous devons parcourir nous aussi.

Mes frères et mes sœurs: que notre prière rende palpable la présence libératrice de l'amour de Dieu dans nos vies. Dieu continue de faire alliance avec nous par des signes clairs de sa présence, comme cet arc-en-ciel promis à Noé.

 

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Publié le 15 Février 2022

Gospel text

(Mk 8:22-26): 

 

When Jesus and his disciples arrived at Bethsaida, people brought to him a blind man and begged Jesus to touch him. He took the blind man by the hand and led him outside the village. Putting spittle on his eyes he laid his hands on the man and asked, “Do you see anything?” Looking up the man replied, “I see people looking like trees and walking.” Then he laid hands on the man’s eyes a second time and he saw clearly; his sight was restored and he could see everything distinctly. Then he sent him home and said, “Do not even go into the village.”

 

The Application

 

I find two things that can help us live this gospel. First, we need to bring our brothers and sisters to the Lord. And they need us. Second, God needs our cooperation, especially not to fall back into sin. It is important that we persevere in the newness that God has bestowed upon us, by our own choice, by our obedience to God's word and by our positive commitment to the fulfillment of God's word.

 

Action of the day: Bring people close to God.

“His sight was restored and he could see everything distinctly”

 

Fr. Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, with another miracle, Jesus shows us the process of faith. Curing the blind in two stages tells us that faith is not always an instantaneous light that falls upon us, but rather a certain itinerary that take us to the light and allows us to see clearly. Yet, the first step of faith—to begin seeing God's light— is already a reason for joy. Saint Augustine says: “Once the eyes have been cured, what else can we, o brothers, have more valuable? Let those who can see that light enjoy it, whether it flares in the sky or comes from a torch. And how unhappy should they feel those who cannot see it!”

Arriving to Bethsaida Jesus is asked to touch a blind man who is brought to him. It is significant that Jesus takes him outside the village; is that not an indication that to listen to the word of God, to discover the faith and see the reality of Christ, we have to get out of ourselves, out of the noisy spaces and times that asphyxiate and blind us, to receive the authentic enlightenment?

Once outside the village, Jesus “Putting spittle on his eyes he laid his hands on the man and asked, ‘Do you see anything?’” (Mk 8:23). That gesture reminds us of the Baptism: Jesus does not put any more spittle on our eyes but He completely bathes our being in the water of salvation and, all along our life, He questions us about what we see in the light of faith. “Then he laid hands on the man’s eyes a second time and he saw clearly” (Mk 8:25); this second time remind us of the Sacrament of Confirmation, when we are given the plenitude of the Holy Spirit to reach the maturity of faith and see clearer. To be baptized, but neglect the Confirmation, allows us to see, indeed, but only half way.

 

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Publié le 15 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,22-26): 

 

Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait: «Est-ce que tu vois quelque chose?». Ayant ouvert les yeux, l'homme disait: «Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent». Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant: «Ne rentre même pas dans le village».

 

L’Application

 

Je trouve deux choses qui peuvent nous aider à vivre cet évangile. Premièrement, nous devons amener nos frères et sœurs au Seigneur. Et ils ont besoin de nous. Deuxièmement, Dieu a besoin de notre coopération, surtout pour ne pas retomber dans le péché. Il est important que nous persévérions dans la nouveauté que Dieu nous a accordée, par notre propre choix, par notre obéissance à la parole de Dieu et par notre engagement positif dans l'accomplissement de la parole de Dieu.

«Il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus se sert d'un miracle pour nous parler du processus de la foi. La guérison de l'aveugle qui a lieu en deux parties, nous démontre que la foi n'est pas une lumière qui arrive de manière instantanée, mais que la plupart du temps nous devons suivre un parcours tracé qui nous rapproche de la lumière afin que nous voyions clair. Cependant, le premier pas de la foi —c'est-à-dire commencer à voir la réalité à travers la lumière de Dieu— est déjà une cause de joie, comme l'exprime Saint Augustin: «Une fois les yeux guéris, que pourrions nous avoir de plus de valeur, mes frères? Heureux ceux qui voient cette lumière, celle qui resplendit depuis le ciel ou celle qui provient d'une torche. Et comme sont malheureux ceux qui ne peuvent pas la voir!».

En arrivant à Bethsaide on amène à Jésus un aveugle pour qu'il lui impose les mains. Le fait que Jésus l'amène dehors a une signification spéciale. Est-ce que cela veut dire qu'afin d'entendre la parole de Dieu, et découvrir la foi et la réalité dans le Christ, nous devons sortir de nous-mêmes, des endroits et des moments bruyants qui nous étouffent et nous éblouissent pour recevoir une illumination authentique?

Une fois en dehors de la ville, Jésus «Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait: ‘Est-ce que tu vois quelque chose?’» (Lc 8,23). Ce geste nous rappelle le Baptême: là, Jésus ne nous met plus de la salive mais il trempe tout notre être dans l'eau du salut et tout au long de notre vie il nous interroge sur ce que nous voyons à la lumière de la foi. «Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté» (Lc 8,25); ce deuxième instant rappelle le sacrement de la Confirmation, par lequel nous recevons la plénitude de l'Esprit Saint, pour arriver enfin à la maturité de notre foi et voir clair. Recevoir le Baptême et oublier la Confirmation nous permet, en effet, de voir mais uniquement en partie.

 

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Publié le 14 Février 2022

Gospel text

(Mk 8:14-21): 

 

The disciples had forgotten to bring bread, and they had only one loaf with them in the boat. Jesus enjoined them, “Watch out, guard against the leaven of the Pharisees and the leaven of Herod.” They concluded among themselves that it was because they had no bread. When he became aware of this he said to them, “Why do you conclude that it is because you have no bread? Do you not yet understand or comprehend? Are your hearts hardened? Do you have eyes and not see, ears and not hear? And do you not remember, when I broke the five loaves for the five thousand, how many wicker baskets full of fragments you picked up?” They answered him, “Twelve.” “When I broke the seven loaves for the four thousand, how many full baskets of fragments did you pick up?” They answered him, “Seven.” He said to them, “Do you still not understand?”

 

The Application

 

Today I will be in Lourdes and I assure you of my prayers. In these days of the apparition of the Virgin Mary, let us entrust all our intentions to the Lord, through his mother, and our Mother. Jesus tells us that he will always be there, and reminds us that we never forget his works. God who cares for us, invites us to trust in Him.

 

 

 

At the same time, He asks us to pay attention to the people around us, because the world is not always sincere and does not always tell the truth. Even if God is with us, we must apply our intelligence that He has given us from the beginning of creation.

 

Action of the day: Apply your intelligence and discern.

“Watch out, guard against the leaven of the Pharisees”

 

Fr. Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes

(Bogotá, Colombia)

 

Today, —once again— we can see the wisdom of our Lord Jesus. His behavior is amazing, as it is so different from the rest of the people…, it is original. He has just made some miracles and now He is going somewhere else where the Grace of God must also reach. In such a context of miracles, before a new group of people who is waiting, He warns them: “Watch out, guard against the leaven of the Pharisees and the leaven of Herod.” (Mk 8:15), for they —the Pharisees and Herod’s— do not want the Grace of God to be known, and they rather spend all their time by spreading all over the World bad yeast while sowing discord.

Our faith does not depend on our deeds, for “a faith which we ourselves decide about is not a faith in absolute” (Benedict XVI). On the contrary, they are our deeds that depend upon our faith. To have a true and authentic faith implies an active and dynamic faith; not a conditioned faith that stays only on the surface, in the external appearance, that gets off the track… Ours must be a genuine faith. We must look at things with the eyes of God, not with the sinner man’s eyes: “Do you not yet understand or comprehend? Are your hearts hardened?” (Mk 8:17).

The Kingdom of God expands in our World just as the yeast grows in the dough, without our knowing why. The authentic faith must be like that, a faith that grows in our love for God. Let nothing and nobody, therefore, befuddle us of the encounter with our Lord and His redeemable message. Our Lord never misses an opportunity to teach and, today, He keeps on doing it: “We must free ourselves from the false idea that faith has nothing to say to today’s men” (Benedict XVI).

 

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Publié le 14 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 8,14-21): 

 

Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. Jésus leur faisait cette recommandation: «Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!». Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. Il s'en aperçoit et leur dit: «Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain? Vous ne voyez pas? Vous ne comprenez pas encore? Vous avez le coeur aveuglé? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas? Vous ne vous rappelez pas? Quand j'ai rompu les cinq pains pour cinq mille hommes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux?». Ils lui répondirent: «Douze». «Et quand j'en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux?». Ils lui répondirent: «Sept». Il leur disait: «Vous ne comprenez pas encore?».

 

L’Application

 

Je serai aujourd'hui à Lourdes et je vous assure de mes prières. En ces jours d'apparition de la Vierge Marie, confions toutes nos intentions au Seigneur, par sa mère, et notre Mère. Jésus nous dit qu'il sera toujours là, et nous rappelle que nous n'oublions jamais ses œuvres. Dieu qui prend soin de nous, nous invite à avoir confiance en lui.

En même temps, il nous demande de faire attention aux personnes qui nous entourent, car le monde n'est pas toujours sincère et ne dit pas toujours la vérité. Même si Dieu est avec nous, nous devons appliquer notre intelligence qu'il nous a donnée depuis le début de la création.

«Attention! Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode!»

 

Abbé Juan Carlos CLAVIJO Cifuentes

(Bogotá, Colombie)

 

Aujourd'hui, une fois de plus, nous voyons la sagacité du Seigneur Jésus. Sa façon d'agir est surprenante, car il ne fait pas comme le commun des mortels, il est original. Il vient d'accomplir quelques miracles et il se dirige vers un autre secteur où la Grâce de Dieu doit aussi arriver. C'est dans ce contexte de miracles, face à un nouveau groupe de personnes qui l'attend, qu'il les prévient: «Ouvrez les yeux et prenez garde au levain des pharisiens et à celui d'Hérode» (Mc 8,15), car ils —les pharisiens et les gens d'Hérode— ne veulent pas que l'on connaisse la Grâce de Dieu et ils passent leur temps à répandre dans le monde le mauvais levain, en semant la zizanie.

La foi ne dépend pas des œuvres, car «une foi que nous pouvons nous-mêmes déterminer n'est pas du tout une foi» (Benoît XVI). Au contraire, ce sont les œuvres qui dépendent de la foi. Avoir une foi vraie et authentique implique d'avoir une foi active, dynamique; pas une foi conditionnée et qui reste seulement en dehors, qui s'arrête aux apparences, qui tourne autour du pot… La nôtre doit être une foi réelle. Il faut regarder avec les yeux de Dieu, pas avec ceux de l'homme pêcheur: «N'entendez-vous pas encore et ne comprenez-vous pas? Avez-vous donc l'esprit engourdi?» (Mc 8,17).

Le règne de Dieu se répand dans le monde comme lorsqu'on met une dose de levain dans la pâte: elle croît sans que l'on sache comment. C'est ainsi que doit être la foi authentique, qui grandit dans l'amour de Dieu. C'est pour cela que rien ni personne ne doit nous détourner de la vraie rencontre avec le Seigneur et son message salvateur. Le Seigneur ne perd pas l'occasion de l'enseigner et il continue à le faire de nos jours: «Nous devons nous libérer de l'idée fausse que la foi n'a plus rien à dire aux hommes de notre époque» (Benoît XVI).

 

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Publié le 13 Février 2022

Gospel text

 (Mk 8:11-13): 

 

The Pharisees came forward and began to argue with him, seeking from him a sign from heaven to test him. He sighed from the depth of his spirit and said, “Why does this generation seek a sign? Amen, I say to you, no sign will be given to this generation.” Then he left them, got into the boat again, and went off to the other shore.

 

Action of the day: Watch and identify the signs that God gives you today.

“Amen, I say to you, no sign will be given”

 

Fr. Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

 

Today, it looks like the Gospel does not say too much about Jesus or about us. “Why does this generation seek a sign?” (Mk 8:12). Commenting on this episode of Jesus' life, Pope John Paul II says: “Jesus invites us to discern between the words and the deeds testimony of (or a “sign of”) the arrival of God's Kingdom.” It seems the Pharisees questioning Jesus are lacking the capacity or the will to discern that sign which —in fact— is the entire manifestation, deeds and words, of the Lord.

Nowadays, Jesus is also asked for some heavenly signs: that He let us see his presence in our world or that He tells us in a clear cut manner how we are to behave. The Roman Pontiff makes us see that Jesus' negative to give a sign to the Jews —and, consequently, to us, too— is due to the fact He wants to change the “world logics, oriented to look for signs confirming man's desire of assertiveness and power.” The Pharisees did not want just any sign, but one showing Jesus as the Messiah they wanted. They were not waiting for the Messiah coming to save them, but for the Messiah who was to give them the certainty they were doing things the right way.

In short, when the Jews in Jesus' time, or to-day's Christians, ask —one way or another— for a sign, what we are actually asking for, is for God to act according to our own way, that which we think is better and which also stands by our way of thinking. But God, who is omniscient and omnipotent (this is why in The Lord's Prayer we say “your will be done”), has His own ways which, more often than not, we find it difficult to understand. But He, who allows us to find him when we are truly looking for him, if we beg him to enlighten us, He will give us to understand which are his ways and how we can, today, distinguish his signs.

 

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