Publié le 1 Décembre 2016

Scripture: 

Matthew 9:27-31

27 And as Jesus passed on from there, two blind men followed him, crying aloud, "Have mercy on us, Son of David." 28 When he entered the house, the blind men came to him; and Jesus said to them, "Do you believe that I am able to do this?" They said to him, "Yes, Lord." 29 Then he touched their eyes, saying, "According to your faith be it done to you." 30 And their eyes were opened. And Jesus sternly charged them, "See that no one knows it." 31 But they went away and spread his fame through all that district.

 

 

Daily Quote from the early church fathers: 

They saw because they believed in the Messiah, by Hilary of Poitiers (315-367 AD)

"At that point, two blind men follow the Lord as he was passing by. But if they could not see, how could the blind men know of the Lord's departure as well as his name? Moreover, they called him 'Son of David' and asked to be made well. In the two blind men, the entire earlier prefiguration [miracles in Matthew 9:18-26] is complete. The ruler's daughter seems to be from these people, namely, the Pharisees and John’s disciples, who already made common cause in testing the Lord. To these unknowing persons the law gave evidence as to the one from whom they sought a cure. It indicated to them that their Savior in the flesh was of the line of David. It also introduced light to the minds of those who were blind from past sins. They could not see Christ but were told about him. The Lord showed them that faith should not be expected as a result of health but health should be expected because of faith. The blind men saw because they believed; they did not believe because they saw. From this we understand that what is requested must be predicated on faith and that faith must not be exercised because of what has been obtained. If they should believe, he offers them sight. And he charges the believers to be silent, for it was exclusively the task of the apostles to preach." (excerpt from commentary ON MATTHEW 9.9) 

 

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Publié le 1 Décembre 2016

Texte de l'Évangile

(Mt 9,27-31): 

 

Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!». Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?». Ils répondirent: «Oui, Seigneur». Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!». Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention, que personne ne le sache!». Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

 

«Jésus leur dit: ‘Croyez-vous que je peux faire cela?’. Ils répondirent: ‘Oui, Seigneur’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce premier vendredi de l'Avent, l'Évangile nous présente trois personnages: Jésus, au centre de la scène, et deux aveugles qui s'approchent de Lui pleins de foi, le cœur rempli d'espérance. Ils avaient entendu parler de Lui, de sa tendresse envers les malades et de son pouvoir. Ces traits l'identifiaient comme Messie. Qui mieux que Lui pouvait prendre leur malheur en considération?

Les deux aveugles se rejoignent et, ensemble, ils se dirigent vers Jésus. Ils font à l'unisson une prière de demande à l’Envoyé de Dieu, au Messie, auquel ils donnent le titre de "Fils de David". Ils veulent, par cette prière, provoquer la compassion de Jésus: «Aie pitié de nous, fils de David!» (Mt 9,27).

Jésus en appelle à leur foi: «Croyez-vous que je peux faire cela?» (Mt 9,28). S'ils se sont approchés de l'Envoyé de Dieu, c'est précisément parce qu'ils croient en Lui. D'une seule voix, ils font une belle profession de foi, en répondant: «Oui, Seigneur» (Ibidem). Et Jésus accorde la vue à ceux qui voyaient déjà par la foi. Croire, en effet, c'est voir d'un regard intérieur.

Ce temps de l'Avent est, pour nous aussi, le temps opportun pour chercher Jésus d'un grand désir, comme les deux aveugles, ensemble, bâtissant l'Église. Avec l'Église, proclamons dans l'Esprit Saint: «Viens, Seigneur Jésus» (cf. Ap 22,17-20). Jésus vient avec son pouvoir d'ouvrir tout grand les yeux de notre cœur, pour nous permettre de voir et de croire. L'Avent est un temps fort de prière: temps de prière de demande et, surtout, de prière de profession de foi. Temps pour voir et pour croire.

Souvenons-nous des paroles du Petit Prince: «On ne voit bien qu'avec le cœur».

 

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Publié le 30 Novembre 2016

Scripture: 

Matthew 7:21,24-27

 

21 "Not every one who says to me, `Lord, Lord,' shall enter the kingdom of heaven, but he who does the will of my Father who is in heaven. 24 "Every one then who hears these words of mine and does them will be like a wise man who built his house upon the rock; 25 and the rain fell, and the floods came, and the winds blew and beat upon that house, but it did not fall, because it had been founded on the rock. 26 And every one who hears these words of mine and does not do them will be like a foolish man who built his house upon the sand; 27 and the rain fell, and the floods came, and the winds blew and beat against that house, and it fell; and great was the fall of it."

 

The contemplation

 

I invite you all to look the rock on which this house is built. Let us take these two images and identify the real situation that these images represent. The rock may be representing some one the faith, for the other the love and for the other simply to live in God.  Hat every may be the image represent, it is important that we identify this rock, on which we would like build our house. Then, what is this house represent for us? Our life in its totality? Or our relationship with God? Is it our wellbeing or the genuine human development?  Once we identify these images with real life situation, our discernment will be a great help to orient the direction that we wish to take in our life. I wish you all a good meditation and a wonderful day.

 

 

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Publié le 30 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

 (Mt 7,21.24-27): 

 

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet».

 

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux»

Abbé Jean-Charles TISSOT 
(Freiburg, Suisse)

Aujourd'hui, Le Seigneur prononce ces paroles à la fin de son «sermon sur la montagne», dans lequel il donne un sens nouveau et plus profond aux Commandements de l’Ancien Testament, les «paroles» de Dieu aux hommes. Il s’exprime en tant que Fils de Dieu, et c’est en tant que tel qu’il nous demande de recevoir ce que je vous dis là comme des paroles de la plus haute importance : des paroles de vie éternelle, qui doivent être mises en pratique, et non seulement à écouter, avec le risque de les oublier ou de se contenter de les admirer ou d’en admirer leur auteur, mais sans implication personnelle.

«Bâtir une maison sur le sable» (cf. Mt 7,26) est une image pour décrire un comportement insensé, qui ne mène à aucun résultat et aboutit à l’échec d’une vie, après un effort long et pénible pour construire quelque chose. "Bene curris, sed extra viam", disait saint Augustin : tu cours bien, mais en dehors du parcours homologué, pouvons-nous traduire. Quel dommage d’en arriver là, au moment de l’épreuve, des tempêtes et des crues que comporte nécessairement notre vie !

Le Seigneur veut nous enseigner à poser un fondement solide, dont l’assise provient de l’effort de mettre en pratique ses enseignements, c’est-à-dire de les vivre chaque jour au moyen de petites résolutions qu’il s’agira de tenir. Nos résolutions quotidiennes de vivre l’enseignement du Christ doivent ainsi aboutir à des résultats concrets, à défaut d’être définitifs, mais dont nous puissions tirer de la joie et de la reconnaissance lors de l’examen de notre conscience, le soir. La joie d’avoir obtenu une petite victoire sur nous-mêmes est un entraînement à d’autres batailles, et la force ne nous manquera pas, avec la grâce de Dieu, pour persévérer jusqu’au bout.

 

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Publié le 29 Novembre 2016

Scripture: Matthew 4:18-22 

 (alternate reading for Advent season: Matthew 15:29-37)

18 As he walked by the Sea of Galilee, he saw two brothers, Simon who is called Peter and Andrew his brother, casting a net into the sea;  for they were fishermen. 19 And he said to them, "Follow me, and I will make you fishers of men."  20 Immediately they left their nets and followed him.  21 And going on from there he saw two other brothers, James the son of Zebedee and John his brother, in the boat with Zebedee their father, mending their nets, and he called them.  22 Immediately they left the boat and their father, and followed him.

 

The contemplation

 

I invite you all to enter into the thinking of these brothers who later became Disciples of Christ. If Jesus has chosen to be fishers of men, it is because Jesus was aware what they were capable of and Jesus never asks us something impossible beyond our capacities. Even if the demand may come with certain exigence, we will be complimented with the necessary grace to accomplish.

These brothers though remained far away physically from Jesus, they we very close to Jesus and the Holy Spirit was working in them. Before Peter could know Jesus personally, Andrew has already being with Jesus and listened to Him. All these played an important role in their discipleship.

All our experiences, though bitter it may be, Jesus is there to transform them as a means to accomplish His will. Nothing happens par hazard, everything goes as planned by the divine will. It is thus important that we simply search the will of the Father and try to accomplish, so that one day we may discover the plan of God in detail.

These poor fishermen were not aware that in the great Church that Jesus will establish, they will be pillars and give their blood for the same Church and for the faith. So, let us watch all the divine calls in our daily life and try to respond to God simply and faithfully.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus chooses them for what they can become, by an anonymous early author from the Greek church

"'Before he says or does anything, he calls the apostles so nothing may be concealed from them as to Christ's words or works and they may later say in confidence: 'For we cannot but speak of what we have seen and heard' (Acts 4:20). He sees them not bodily but spiritually, regarding not their appearance but their hearts. And he chooses them not as apostles but because they could become apostles. Just as an artist who sees precious, and not rough-hewn, stones chooses them - not because of what they are but because of what they can become. Like the sensitive artist who does not spurn the unshaped good - so too the Lord, upon seeing them, does not choose their works but their hearts." (excerpt from INCOMPLETE WORK ON MATTHEW, HOMILY 7, the Greek fathers).

 

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Publié le 29 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Mt 4,18-22): 

 

Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

 

Le message

 

En ce jour de la fête de saint André, nous allons découvrir la foi de ces frères qui sont devenus les disciples du Seigneur en laissant tout pour suivre leurs Maître.  Par apparence nous avons une impression que Jésus a fait une magie qu’ils laissent tout immédiatement. En vérité, ces hommes très simples qu’ils soient par apparence, sont profonds et solides dans leur foi en Jésus, comme le Christ envoyé par le Père.  Ils sont devenus déjà les disciples du Seigneur dans leurs cœurs et dans l’esprit, car ils sont veillé tout ce qui se sont passés dans leur connaissance sur Jésus, ses actes et aussi la personne. Avant que Jésus ne les appelle, l’Esprit Saint était déjà en œuvre en eux. Cette bien vaillance non seulement tout ce qui se sont passé à l’extérieur mais aussi à l’intérieur, leur a permis de tout laissé pour suivre le Christ.

 

«Je vous ferai pêcheurs d'hommes»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, c'est la fête de saint André, apôtre, célébrée solennellement par les chrétiens d'Orient. André fut l'un des deux premiers jeunes hommes qui firent la connaissance de Jésus sur les berges du Jourdain et qui eurent une longue conversation avec Lui. Il alla tout de suite chercher son frère Pierre, en lui disant «Nous avons trouvé le Messie» et il l'emmena à Jésus (Jn 2,41). Peu de temps après, Jésus appela ces deux frères pêcheurs devenus ses amis, comme nous le lisons dans l'Évangile du jour: «Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes» (Mt 4,19). Dans le même village, il y avait aussi une autre paire de frères, Jacques et Jean, compagnons et amis des premiers, pêcheurs comme eux. Jésus les appela aussi à sa suite. Il est merveilleux de voir qu'ils laissèrent tout et le suivirent “aussitôt”, mot repris dans les deux cas. L'on ne doit pas dire à Jésus: “après”, “plus tard”, “maintenant j'ai trop de travail”…

À chacun d'entre nous aussi —à tous les chrétiens— Jésus demande chaque jour de mettre à son service tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons —tout quitter, ne rien avoir en propre—, pour que, vivant avec Lui nos tâches professionnelles et domestiques, nous soyons des "pêcheurs d'hommes". Et que veut dire “pêcheurs d'hommes”? Une jolie réponse nous vient d'un commentaire de saint Jean Chrysostome. Ce père et docteur de l'Église observe qu'André ne savait pas bien expliquer à son frère Pierre qui était Jésus, et c'est pourquoi il «l'emmena à la source même de la lumière», Jésus. “Pêcher des hommes” signifie aider ceux qui nous entourent, dans la famille, dans le travail, à trouver le Christ, unique lumière pour notre chemin.

 

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Publié le 28 Novembre 2016

Gospel Reading:  

Luke 10:21-24

 

 

21 In that same hour he rejoiced in the Holy Spirit and said, "I thank you, Father, Lord of heaven and earth, that you have hidden these  things from the wise and understanding and revealed them to babes; yes, Father, for such was your gracious will. 22 All things have been delivered to me by my Father; and no one knows who the Son is except the Father, or who the Father is except the Son and  any one to whom the Son chooses to reveal him." 23 Then turning to the disciples he said privately, "Blessed are the eyes which see what you see! 24 For I tell you that many prophets and kings desired to see what you see, and did not see it, and to hear what you hear, and did not hear it."

 

The contemplation

 

Jesus is asking us to praise and thank the Father, just like Him. We are very much blessed in the sense that we understand how much God loved us and still continues to love us. It is important thus to see all that is happening in and around us with Faith and discover how much God is active in these events. Once we discover this marvellous work of the Lord, we too like Jesus will be able to praise God with a sincere heart.  It is possible only if we watch very carefully all the movements of life both externally and the force which is moving us internally. This too should be seen with the eyes of Faith, which will help us to participate not only in the joy of Jesus and will make us worthy to glorify God, not merely by worlds, but by life, in truth and Spirit.

 

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Publié le 28 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

(Lc 10,21-24): 

 

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n'est le Père, ni qui est le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

 

Le message

 

Mettons-nous dans cet événement et suivons tous les mouvements. Il est important que nous reconnaissions tout ce qui passe à l’intérieure de nous, particulièrement les agissements. Reconnaissons-nous les RDV que le Seigneur nous donne tous les jours ? Voyons-nous comment Dieu agit dans ces événements extérieurs, et dans ces agissements intérieurs? Regardons tout avec un regard de foi et nous verrons les merveilles que Dieu fait en nous. C’est ainsi nous pourrions rendre grâce à Dieu dans la joie animé par l’Esprit Saint, comme Jésus aujourd’hui loue son Père.

 

«Je te loue, Père»

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui nous lisons un extrait du chapitre 10 de l'Évangile selon saint Luc. Le Seigneur a envoyé soixante-douze disciples dans les localités où lui-même devait se rendre. Ils reviennent exultants. En les entendant raconter leurs faits et gestes, «Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: ‘Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre’» (Lc 10,21). 

La gratitude est une des facettes de l'humilité. L'arrogant estime ne rien devoir à personne. Pour remercier, il faut être capable de découvrir sa petitesse. “Merci” est un des premiers mots que l'on apprend aux enfants. «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les a révélées aux enfants» (Lc 10,21). 

Benoît XVI, parlant de l'attitude d'adoration, affirme qu'elle suppose une «reconnaissance de la présence de Dieu, Créateur et Seigneur de l'univers. C'est une reconnaissance emplie de gratitude, qui part du plus profond du cœur et qui investit l'être tout entier, car ce n'est qu'en adorant et en aimant Dieu par-dessus tout que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même». 

Une âme délicate éprouve le besoin d'exprimer sa reconnaissance. C'est la seule chose que les hommes peuvent faire pour répondre aux faveurs divines. «Qu'as-tu que tu n'aies reçu?» (1Co 4,7). Dès lors, il nous faut «rendre grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l'Esprit Saint; avec la grande miséricorde dont il nous a aimés, il nous a pris en pitié, et alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ pour que nous soyons en lui une nouvelle création» (S. Léon le Grand).

 

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Publié le 27 Novembre 2016

Gospel Reading: 

Matthew 8:5-11

  

5 As he entered Capernaum, a centurion came forward to him, beseeching him 6 and saying, "Lord, my servant is lying paralyzed at home, in terrible distress." 7 And he said to him, "I will come and heal him." 8 But the centurion answered him, "Lord, I am not worthy to have you come under my roof; but only say the word, and my servant will be healed. 9 For I am a man under authority, with soldiers under me; and I say to one, `Go,' and he goes, and to another, `Come,' and he comes, and to my slave, `Do this,' and he does it." 10 When Jesus heard him, he marveled, and said to those who followed him, "Truly, I say to you, not even in Israel have I found such faith. 11 I tell you, many will come from east and west and sit at table with Abraham, Isaac, and Jacob in the kingdom of heaven

 

The contemplation

 

I wish to propose for this week, the theme of ‘watch and pray’ for our meditation. In this history of the centurion, a man with authority and power has the humility to come to Jesus to save his servant. Jesus sees what is inside of the person. The humility is an expression of his faith that Jesus is asking us to watch in us. Do we have such deep faith? The faith is capable of transforming us. If we have the same faith like this Centurion, we too will be able to approach Jesus when we are in need. It is not making Him as a servant, rather submitting us before God as a faithful disciple of Christ.  

Thus let us not give much importance to the appearance, even like the virtue of humility, rather what has pushed this man to surrender before Christ and why he refused the honour of having Jesus as a guest in his house.  This contemplation will help us to discover the house where he has already allowed Jesus to enter. Have we allowed Jesus to enter in our heart?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

 

Welcoming the Lord Jesus with expectant faith and humility, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"When the Lord promised to go to the centurion's house to heal his servant, the centurion answered, 'Lord, I am not worthy to have you come under my roof; but only say the word, and my servant will be healed.' By viewing himself as unworthy, he showed himself worthy for Christ to come not merely into his house but also into his heart. He would not have said this with such great faith and humility if he had not already welcomed in his heart the One who came into his house. It would have been no great joy for the Lord Jesus to enter into his house and not to enter his heart. For the Master of humility both by word and example sat down also in the house of a certain proud Pharisee, Simon, and though he sat down in his house, there was no place in his heart. For in his heart the Son of Man could not lay his head" (Matthew 8:20). (excerpt from SERMON 62.1)

 

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Publié le 27 Novembre 2016

Texte de l'Évangile

 

(Mt 8,5-11): 

 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre : ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». 

A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux».

 

Le message

 

Hier je vous ai dit que cette semaine nous garderons le mot ‘veiller’ comme un fil conducteur. La foi de cet homme nous demande de veiller la profondeur de notre foi. Il faut agir comme lui, lorsque nous verrons un des frères ou sœurs se trouve dans la difficulté. N’hésitons pas nous avancer vers le Seigneur, le seul qui est capable de nous faire grandir dans la foi.

 

«Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Capharnaüm est notre ville et notre peuple, parmi les malades, les uns connus, les autres anonymes, fréquemment oubliés en raison du rythme frénétique qui caractérise la vie actuelle: chargés de travail, nous courrons sans cesse et sans songer à ceux qui, à cause de la maladie ou d'autres circonstances, restent en marge et ne peuvent pas suivre ce rythme. Cependant, Jésus nous dira un jour: «Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Mt 25:40). Blaise Pascal reprend cette idée lorsqu'il affirme que «Jésus s'arrache d'avec ses disciples pour entrer dans l'agonie de Gethsémaní jusqu'à la fin des temps». 

Le centurion de Capharnaüm n'oublie pas son serviteur souffrant au lit, parce qu'il l'aime. Même s'il est plus puissant que lui et que son serviteur soit placé sous son autorité, il lui est reconnaissant par toutes ces années de service; il l'estime profondément. Aussi, poussé par son amour, s'adresse-t-il à Jésus, et en Sa présence, fait une extraordinaire confession de foi, que la liturgie eucharistique recueille: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri» (Mt 8:8). 

Cette confession s'appui sur l'espérance; elle jaillit de la confiance mise en Jésus Christ, ainsi que d'un sentiment d'indignité personnelle qui lui permet de reconnaître son propre dénuement.

Nous ne pouvons approcher le Christ qu'avec une démarche humble, comme celle du centurion. C'est ainsi que nous pourrons vivre l'espoir de l'Avent: espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu, en s'abandonnant entre les mains du Seigneur. Approchons-nous du Christ avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre.

 

 

 

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