Publié le 5 Mars 2017

Texte de l'Évangile

 (Mt 25,31-46):

«Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi’. Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?’. Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.

»Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: ‘Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire; j'étais étranger, et vous ne m'avez pas recueilli; j'étais nu, et vous ne m'avez pas vêtu; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité’. Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t'avons-nous pas assisté?. Et il leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites’. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle».

 

L’application

 

Comment je comprends cet évangile et l’appliquer dans ma quotidienne ? Premièrement, c’est un engagement pour le bien des autres, pour le bien de l’humanité. Je ne fais rien pour profiter ou pour avoir un avantage, et je le fais, car Dieu était généreux avec moi. C’est dans cette générosité, dans cette bonté divine que je me ressource et me console. Puisque ce ressourcement et cette bonté ne s’épuisent jamais, je peux facilement me nourrir pour l’éternité.

Tout ce qui est fondamental dans la vie chrétienne est pourvoir identifier le Christ dans nos frères et sœurs, particulièrement en tous ceux qui ont besoin de nous. Il n’y a plus les étrangers, tous sont nos frères et sœurs. C’est dans cette diversité je trouve l’unité du peuple de Dieu, un seul peuple. Il faut savoir voir par tout et en tous, le visage du Christ.

 

«Toutes les fois que vous n'avez pas fait ces choses à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne les avez pas faites»

 

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui on nous rappelle le jugement dernier, «lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges» (Mt 25,31), et on nous fait remarquer que donner à manger, donner à boire, habiller quelqu'un… deviennent tous des actes d'amour pour un chrétien, quand à travers elles il voit le Christ.

Saint Jean de la Croix nous dit: «Au soir de votre vie, vous serez examiné sur l'amour. Apprenez donc à aimer Dieu, comme il veut l'être et à vous détacher de vous-même». Ne pas faire quelque chose qu'on doit faire, en nous mettant au service des autres fils de Dieu, qui sont nos frères, revient à laisser le Christ sans ces détails d'amour dû: péchés d'omission.

Le Concile Vatican II, dans Gaudium et spes, en expliquant les exigences de la charité chrétienne, qui donne un sens au terme assistance social, nous dit: «De nos jours surtout, nous avons l'impérieux devoir de nous faire le prochain de n'importe quel homme et, s'il se présente à nous, de le servir activement: qu'il s'agisse de ce vieillard abandonné de tous, ou de ce travailleur étranger, méprisé sans raison, ou de cet exilé, ou de cet enfant né d'une union illégitime qui supporte injustement le poids d'une faute qu'il n'a pas commise, ou de cet affamé qui interpelle notre conscience en nous rappelant la parole du Seigneur: ‘Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait’ (Mt 25,40)».

Rappelons nous que le Christ vit à l'intérieur de chaque chrétien... et il nous dit: «Et moi, Je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Le Concile de Latran IV, définit le jugement dernier comme vérité de foi «Il viendra à la fin des siècles juger les vivants et les morts, tant les réprouvés que les élus qui ressusciteront tous avec leurs propres corps, afin de recevoir, selon leurs mérites bons ou mauvais: les réprouvés, la peine éternelle avec le diable; les élus, la gloire éternelle avec Jésus-Christ».

Demandons à la Vierge Marie de nous aider pour que nous servions son Fils à travers nos frères.

 

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Publié le 5 Mars 2017

Lent is a pilgrimage of an old man to the new man, from Adam to Jesus. It is a journey of a beloved son, the prodigal son, a return to the father's house, longing to meet the Father who has been waiting for us since creation. The first reading reminds us of the eternal rupture, the death of which God has already warned that man refused to believe it. The evil one who knew human weakness and ignorance decided and struck the man, not by the main door, but by the back door. The devil destroys us particularly when we are week and present the lies in the name of our good. Man believed that he will become like God, capable to distinguish between good and evil. He didn’t understand the price he had to give.

In the incarnation, in Jesus, the new Man is born, an obedient Son, who will give His life for the salvation of the humanity. God restored a new covenant, a new life in His only Son for humanity. Henceforth, being a man, will no longer be considered synonymous with weakness, but the man par excellence will be the image par excellence of God. Man will bear in him the image of God in dignity, and by his holiness that partakes in the divine holiness, he will sanctify himself and through him the humanity.

There, man begins to recognize in confidence and humility not only his limit and his weakness, but also the generosity and mercy of God. He will discover the gift that God has offered in Christ, especially his incarnation, his death and also his resurrection. In His death God offers the resurrection. When man recognizes this gift of God and when he finds himself with his weakness before this goodness of God, it is then that he addresses himself to God in confidence; Have mercy on us, for we have sinned. He will pray,

Give me the joy of being saved;

That the generous spirit sustains me.

Lord, open my lips,

And my mouth shall announce thy praise

In his human weakness man will discover the divine strength.

We know the temptation of Jesus by heart. Driven by the Holy Spirit, God delivers himself before the evil one to be tempted. The evil one sought the moment when Jesus was weak and struck him when Jesus was hungry. These three temptations cover every kind of temptation. The first is a carnal or charnel temptation, a simple human need, the man before himself. He will do anything to please himself and nourish his will. It is here man applies the liberty and freedom. It is here man refuses to see the need of others. He becomes very much ego centric.  He represents the rich man before the poor Lazar who was hungry and dying. To be liberated from this ego centric self and disproportionate consumeristic world, Jesus offers us the Word of God. We should learn to listen every word which comes from the mouth of God. This is the word of life, the word which liberates the humanity.

The second is a temptation of identity, honour, the man before the other. If you are the son of God, prove to us. Many of us are trying to be another, like to be tiger while remaining cat or trying to be cat while remaining tiger. We have honoured ourselves with many false identity. We are tempted to prove ourselves and establish our identity. Basically, we find difficult to accept ourselves as we are, our limits and weakness. Thus we create lots of problem in our inter-relational behaviours, for us and for others. We are always in conflicts within ourselves.  To overcome this Jesus offers us, 'the recognition of the presence of God. We are children of God. He is there in silence and protecting us without imposing His presence. It is important that we believe in this divine presence and his warmth accompaniment.

And the third temptation is power, the man facing God. An ambitious man. He likes to overpower everything. He likes to know everything. No patience and humility. He likes to climbs up the mountain to measure the sky and deep into the sea to master it. Many at times he fails to see others, particularly those who are in need of him. He goes alone to dominate and manipulate. He refuses to share his knowledge and cognisance. To overcome this temptation, Jesus offers us fidelity, faithful to the will of the Father. Fully anchored in God and in His goodness. A parfait humility and obedience to the divine goodness.

My friends, Like Jesus we are always invited to choose. Everyone has his spiritual struggle and he gives himself the means to fight them. Like Jesus, one must know how to observe, learn to discern and to decide. We certainly need the courage to put them into practice.

Jesus made a journey to the desert animated by the Holy Spirit so that we would make the same journey, from a simple humanity to divinity, from earthly pleasure oriented life  to paradise, a joy and peace oriented life, simple material world to spiritual existence. Jesus has already shown the way. Shall we walk with Jesus?  By walking with Him, shall we learn from Him during this Lent, to situate ourselves as sons of God, able to rely totally on our Father?

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Publié le 5 Mars 2017

Mon Homélie

 

Le Carême est un pèlerinage d’un ancien homme vers le nouvel homme, d’Adam vers Jésus. C’est un voyage d’un fils bien aimé, le fils prodigue, un retour vers la maison du père, un Père qui nous attend depuis la création. La première lecture nous en rappelle, la rupture éternelle, la mort dont Dieu a déjà mis en garde que l’homme refusa à y croire. Le malin qui savait la faiblesse et l’ignorance humaine décida et frappa l’homme, non pas par la porte principale, mais par la porte derrière.    

Dans l’incarnation, en  Jésus, le nouvel Homme est né. Dieu rétablis une nouvelle alliance, une nouvelle vie en son Fils unique pour l’humanité. Désormais, d’être homme, ne sera plus considéré comme synonyme de la faiblesse, mais l’homme par excellence sera l’image par excellence de Dieu.  L’homme portera en lui l’image de Dieu en dignité et par sa sainteté qui participe à la Sainteté divine, l’homme se sanctifiera.

Là, l’homme commence à reconnaitre dans la confiance et l’humilité non seulement sa limite et sa faiblesse, mais aussi la générosité et la miséricorde de Dieu. Il découvrira le Don que Dieu nous a offert en Christ, particulièrement son incarnation, sa mort et aussi sa résurrection. En sa mort Dieu nous offre la résurrection. Lorsque l’homme reconnaît ce Don de Dieu et lorsqu’il se trouve avec sa faiblesse devant cette bonté de Dieu, C’est alors  il s’adresse à Dieu dans la confiance; ayez pitié de nous, car nous avons péché. Il priera ainsi,

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange

Dans sa faiblesse humaine l’homme découvrira la force divine.

Nous connaissons cet évangile par cœur. Poussé par l’Esprit Saint, Dieu se délivre devant le malin pour être tenté par lui. Le malin chercha le moment où Jésus sera faible et Le frappa lorsque Jésus avait faim. Ces trois tentations couvrent toute sorte de tentation. La première est une tentation charnelle, un besoin humain, l’homme devant lui-même. Jésus nous propose la Parole de Dieu. La deuxième est une tentation de l’identité, l’honneur, l’homme devant l’autre. Pour surmonter Jésus nous propose, ‘la reconnaissance de la présence de Dieu.  Et la troisième  le pouvoir, l’homme face à Dieu. Pour surmonter, Jésus nous propose la fidélité.

Mes amis, Comme Jésus nous sommes sans cesse invités à choisir. Chacun a son combat spirituel et il se donne les moyens pour les combattre. Comme Jésus, il faut savoir observer, apprendre à discerner et à décider. Nous avons besoin le courage de le mettre en pratique.

Jésus a fait un voyage vers le désert animé par l’Esprit Saint pour que nous faisions le même voyage, d’un simple l’humanité vers la divinité, un pelé vers le paradis, de matérielle vers spirituelle. Saurons-nous durant ce Carême, nous situer en fils de Dieu, capables de nous en remettre totalement à notre Père ?

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Publié le 3 Mars 2017

Gospel text (Lc 5,27-32): After this Jesus went out, and as He noticed a tax collector named Levi sitting in the tax-office, He said to him, «Follow me». So Levi, leaving everything, got up and followed Jesus. Levi gave a great feast for Jesus, and many tax collectors came to his house and took their place at table with the other people. Then the Pharisees and their fellow teachers complained to Jesus' disciples, «How is it that you eat and drink with tax collectors and other sinners?». But Jesus spoke up, «Healthy people don't need a doctor, but sick people do. I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous».

«I have come to call to repentance; I call sinners, not the righteous»

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

Today we see how Lent is moving forward and the strength of the conversion our Lord summons us to. The figure of the apostle and evangelist Matthew is very representative of those of us who think that, because of our background, or because of our personal sins or complicated life, we are unworthy of our Lord.

Well, no, we are not; to remove any doubt we might still have, Jesus Christ is offering us the possibility of following him, as He did with the first evangelist, Levi the tax collector, to whom He simply says: «Follow me» (Lk 5:27). With him Jesus does exactly the contrary of what a “sensible” and “wise” mentality would do. If today we wish to pretend being “politically correct”, Levi —instead— came from a world where he was openly rejected by all his compatriots, as he was considered, just because of the fact he was a publican, and a helper of the Romans and, possibly, as much of a corrupt by the “commissions” he might receive, who indulged in choking the poor to collect their taxes; in short, he was considered a public sinner.

Those considering themselves as perfect, could not even think of Jesus not only not requesting them to follow him but not even asking them to his own table.

However, by choosing Levi, Our Lord Jesus Christ is telling us that it is rather this kind of people whom He prefers to call to expand his Kingdom; He has chosen the sick, the sinners, those who consider themselves unworthy: «Rather, God chose the foolish of the world to shame the wise, and God chose the weak of the world to shame the strong» (1Cor 1:27). For these are those who need help, and as such, they will also understand those also in need.

We are not to think God wants spotless and immaculate followers to serve him. That privilege belongs only to Our Mother. But for us, subjects of God's eternal salvation and Lent's protagonists, God wants just a contrite and humble heart. In fact, «God has made you weak to give you his own power» (Saint Augustine). This is the type of person who, as the psalm says, God would not despise.

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Publié le 3 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 5,27-32):

Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit: «Suis-moi». Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples: «Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?». Jésus leur répondit: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent».

«Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons s'avancer la Carême ainsi que l'intense conversion à laquelle le Seigneur nous appelle. La figure de l'apôtre et évangéliste Matthieu est très représentative de tous ceux qui en sont venus à croire qu'à cause de leurs parcours, ou de leurs péchés personnels ou des situations compliquées, il est difficile que le Seigneur puisse les choisir comme collaborateurs.

Mais Jésus Christ, pour écarter tous nos doutes, nous présente comme premier évangéliste, Lévi, le collecteur d'impôts, à qui Il dit tout simplement: «Suis-moi» (Lc 5,27). Il fait avec lui juste le contraire de ce qu'une mentalité “bien-pensante” et “sensée” peu concevoir. Si, aujourd'hui, nous voulons paraître “politiquement corrects”, Lévi —par contre— venait d'un monde où il était rejeté par tous ses compatriotes, car, du fait d'être un publicain, il était considéré comme un collaborateur des Romains et peut-être aussi comme un escroc. En raison des “commissions” qu'il devait percevoir; comme quelqu'un qui pressurisait les pauvres pour lever les impôts; comme un pécheur publique, enfin.

Ceux qui étaient censés être parfaits ne pouvaient se rendre à l'évidence que Jésus ne songeât pas a leur demander de le suivre ou même à s’assoire a sa table.

Mais, en choisissant Lévi, Notre Seigneur Jésus Christ nous dit qu'il aime plutôt s'entourer de ce genre de personnes pour répandre son Royaume; Il a choisi les malades, les pécheurs, ceux qui ne se croient pas justes: «Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort» (1Co 1,27). Ce qui ont besoin des médecins, et surtout, ceux qui pourront bien comprendre que les autres peuvent en avoir aussi besoin.

Nous devons, donc, repousser la pensée que Dieu nous veut avec des états de service impeccables pour le servir. Cet état de service, Il ne l'a préparé que pour Notre Mère. Mais pour nous tous, soumis au salut de Dieu et protagonistes du Carême, Dieu veut un cœur contrit et humilié. D'ailleurs, «Dieu t'a crée faible pour pouvoir te donner son propre pouvoir» (Saint Augustin). Voila le type de personnes que, selon le psalmiste, Dieu ne méprise pas.

 

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Publié le 2 Mars 2017

Gospel Reading:

Matthew 9:14-15

14 Then the disciples of John came to him, saying, "Why do we and the Pharisees fast, but your disciples do not fast?" 15 And Jesus said to them, "Can the wedding guests mourn as long as the bridegroom is with them? The days will come, when the bridegroom is taken away from them, and then they will fast.

 

The application

 

Every Friday of this season will evoke in our minds systematically fasting and penance. Today the Church proposes us through this gospel the mind of Jesus and asks each and every one of us, what is exactly the finality of these acts? Just because it is good and promoted, because it is the tradition, or simply is the best way to observe the Lenten season, doesn’t justify the finality of such acts.

Every act should help us to love Jesus and his people. If it helps us to assemble together as one people of God, if it helps us to get reconciled with one another, if it helps us to understand the divine love and to grow as children of God, this should be the first act to be chosen than simply observing these fasting and penance which doesn’t add any value in our spiritual life, than a big show-up.

In above all, it is important to see and discern how God looks at these acts that we have chosen and what is His will? If we have the answer to these questions and our fasting and penance are coherent with these response, we should engage positively. Do we have the response? Why to engage if we don’t have the response? If we do, it can be compared to a nurse who gives medicines with good faith and intention, to the patient without knowing the sickness.

 

 

A Daily Quote for Lent:

True fasting, by Augustine of Hippo, 354-430 AD

"All the endeavors for fasting are concerned not about the rejection of various foods as unclean, but about the subjugation of inordinate desire and the maintenance of neighborly love. Charity especially is guarded - food is subservient to charity, speech to charity, customs to charity, and facial expressions to charity. Everything works together for charity alone." (excerpt from Letter 243, 11)

 

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Publié le 2 Mars 2017

Texte de l'Évangile

 (Mt 9,14-15):

Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront».

 

L’application

 

Quoique soit notre pénitence ou jeûne, il faut discerner la finalité et aussi comment Dieu le regarde. Ce regard divin est important pour mieux discerner nos activités pénitences ou jeûnes.  Pourquoi jeûner si le Seigneur fête avec nous ? Une observation simple parce qu’elle existe ne se justifie pas la finalité.

Comment choisir cet acte ? Si un acte nous aide à grandir comme un enfant de Dieu, s’il nous rassemble comme un peuple de Dieu, s’il nous accompagne dans la réconciliation ou nous aide à nous réconcilier avec Dieu et avec son peuple, il faut le faire et nous y engager.

Quelle sorte de jeûne que Dieu préfère aujourd’hui et quelle est sa volonté ? Si nous avons une réponse, elle sera l’acte primordial.  

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront»

 

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l'abstinence du Mercredi des Cendres, nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière du Saint Rosaire pour la paix. Ce dont nous avons autant de besoin. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l'Église, Mère et Maître, nous demande d'observer, ainsi qu'à nous souvenir que c'était le Seigneur qui avait dit: «Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais —surtout— en essayant d'arriver à y trouver l'esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans notre progrès spirituel.

En cherchant ce sentiment profonde, nous pouvons nous demander: quel est le véritable jeûne? Dans la première lecture d'aujourd'hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu: «N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera» (Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mener à l'amour authentique à nos frères.

Chaque année, le Saint Père Jean Paul II nous adressait un message de Carême. Dans un de ces messages, sous la devise «Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Ac 20,35), ses paroles nous aidèrent à découvrir cette même dimension charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l'amour de le Christ qui l'a mené jusqu'à donner sa vie dans la Croix. En définitive, «ce que chaque chrétien doit faire en tout temps doit être recherché maintenant avec plus d'empressement et de générosité» (Saint Léon le Grand, pape).

 

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Publié le 1 Mars 2017

Gospel text (Lc 9,22-25):

Jesus said, «The Son of Man must suffer many things. He will be rejected by the elders and chief priests and teachers of the Law, and put to death. Then after three days he will be raised to life». Jesus also said to all the people, «If you wish to be a follower of mine, deny yourself and take up your cross each day, and follow me. For if you choose to save your life, you will lose it, and if you choose to lose your life for my sake, you will save it. What does it profit you to gain the whole world while you destroy or damage yourself?».

«If you wish to be a follower of mine, deny yourself and take up your cross each day, and follow me»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Spain)

Today is the first Thursday of Lent. The ashes our Church laid yesterday on our forehead are still fresh; and are meant to remind us of a forty days journey. In the Gospel, Jesus, shows us two routes: the way of the cross he must undergo, and our own way to follow him.

His path is the Way of the Cross and that of death, but also that of His Glory: «The Son of Man must suffer many things (...), and be rejected by the elders and chief priests and scribes, and be killed, and on the third day be raised. » (Lk 9:22). The route we must take is, essentially, the same one Jesus took, and He shows us how to follow it: «If any man would come after Me...» (Lk 9:23).

Hugging his Cross, Jesus complied with the Will of His Father; as for us, carrying ours on our shoulders, we follow him in his Way of the Cross.

The path of Jesus is summarized in three words: suffering, dying, raising from the dead. Three aspects constitute our own footpath too (two attitudes and the essence of our Christian vocation): Self-Denial, taking up our cross every day of our life and following Jesus.

If we do not deny ourselves and do not take up our cross, we are only seeking to affirm and be ourselves; we want «to save our life», as Jesus says. Yet, by wanting to save it, we will lose it. On the other hand, those who, because of Jesus, will not strive to avoid their suffering and the cross, will save their lives. It is the resulting paradox of our following Jesus: «For what does it profit a man if he gains the whole world and loses or forfeits himself?» (Lk 9:25).

Our Lord's words, closing today's Gospel, tremendously shook Saint Ignatius and sparked off his conversion: «What would happen if I would do just as saint Francis and saint Dominic did?». If only, in this Lent, the same words would help us to reach our conversion, too...!

 

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Publié le 1 Mars 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,22-25):

Jésus disait à ses disciples: "Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite". Il disait aussi à la foule: «Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?».

«Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui premier jeudi du Carême, les cendres que l'Église nous a mises sur le front sont encore fraîches. Elles nous introduisaient à ce temps sacré qui est un trajet de quarante jours. Jésus, dans l'Évangile, nous montre deux voies: le Via Crucis qu'il Lui faut parcourir; notre propre chemin, à sa suite.

Sa voie, c'est celle du Chemin de Croix et de mort, mais aussi celle de sa glorification: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté (…), qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite» (Lc 9,22). Pour l'essentiel, notre chemin ne diffère pas de celui de Jésus, qui nous indique d'ailleurs la manière de le suivre: «Celui qui veut marcher à ma suite…» (Lc 9,23).

En embrassant sa Croix, Jésus a fait la Volonté du Père; nous, en prenant la nôtre sur nos épaules, nous l'accompagnons dans son Via Crucis.

Le chemin de Jésus se résume en trois mots: souffrance, mort, résurrection. Notre chemin comporte aussi trois aspects (deux attitudes et l'essence de la vocation chrétienne): renoncer à nous-mêmes, prendre la croix de chaque jour et accompagner Jésus.

Celui qui ne renonce pas à lui-même et ne prend pas sa croix, veut s'affirmer et être lui-même, il veut «sauver sa vie», comme dit Jésus. Mais en voulant la sauver, il la perd. En revanche, celui qui, à cause de Jésus, ne cherche pas à éviter la souffrance et la croix, celui-là sauvera sa vie. Tel est le paradoxe du disciple de Jésus: «Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence?» (Lc 9,25).

Cette parole du Seigneur, qui clôt l'Évangile du jour, a transpercé le cœur de saint Ignace et provoqué sa conversion: «Qu'adviendrait-il si je faisais ce que fit saint François et ce que fit saint Dominique?» Ah si, pendant ce Carême, la même parole nous aidait aussi à nous convertir!

 

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Publié le 28 Février 2017

Aujourd'hui, avec la célébration de mercredi des cendres se commence le temps de Carême. Je compare cette saison avec l'expérience du désert. Cette expérience désertique est normalement associée à l'expérience désertique du peuple d'Israël et à sa marche vers la Terre Promise (quarante ans et nos quarante jours) et dans le Nouveau Testament l'expérience désertique de Jésus immédiatement après Son baptême.

Dans ces expériences communautaires et personnelles, nous associons notre propre expérience du désert, à la fois avec l'Ancien Testament et le Nouveau Testament, créant ainsi une nouvelle expérience à la fois externe et interne, que personne n'a jamais vécue, ni dans le passé ni dans le présent où je suis Appelé à ne pas se replier pour une simple imitation, plutôt à recréer une nouvelle expérience à la fois pour soi et pour les autres. Ainsi, nous sommes individuellement et avec d'autres dans un sentiment participatif communautaire, entrer dans cette saison merveilleuse, avec joie, et l'espoir. Une nouvelle personne transformée va naître en nous, pour nous et pour la société.

Bien qu'il n'y ait pas de nouveauté dans cette démarche, le fruit sera certainement nouveau pour nous d'une manière personnelle, profitant de tous ceux qui sont associés à nous directement et indirectement. Toute activité d'orientation religieuse, si elle n'est pas reliée à la communauté, quelque part nous serons isolés. Même dans la vie contemplative, ces moines qui s'isolent du monde et des autres dans la méditation et la contemplation, sont pleinement dans la prière unis au peuple de Dieu, avec lequel ils consacrent leur vie à Dieu. Leur consécration n'est ni pour Dieu, parce que Dieu n'est pas ému par notre acte, ni pour eux-mêmes, parce qu'ils seront alors très centrés sur l'ego, plutôt pour le peuple de Dieu, où ils font eux-mêmes partie. Sachons donc que nos observations du Carême ne sont peut-être pas une activité isolée, bien que, apparemment, elle puisse sembler être, elle est entièrement liée à l'ensemble de la communauté.

En cette saison, il est important de nous rappeler quelques ingrédients essentiels qui peuvent nous aider à vivre ce moment d'une manière utile et rentable. Tout d'abord, l'expérience du désert a été inspirée par Dieu et acceptée par le peuple. Même en Jésus, l'Évangile dit qu'il a été conduit par le Saint-Esprit. Si nous ne sommes pas animés par le Saint-Esprit, toutes nos activités spirituelles ne produiront pas le fruit désiré. Tout comme Peter qui est allé à la pêche sans Jésus et a travaillé toute la nuit sans aucune prise, nous aussi finira sans rien.

Le peuple d'Israël  sont fait un démarche d’une vie de l'esclavage à une vie libérée. Jésus est entré de la pure divinité vers l'humanité se laissant tenter par le diable, tout comme nous. Il est important que nous réalisions notre statut actuel, et marchons vers la Terre Promise. Nous devrions identifier cette terre promise. Sans identifier cela et fixer cet objectif, nous pouvons continuer à marcher, et ne jamais être en mesure de mesurer la profondeur de notre engagement.

Jésus était guidé par le Saint-Esprit et le peuple était guidé par Moïse et Aron. Qui sera notre guide en ces jours? Prenons quelques personnages bibliques et voyons comment ils ont construit leur relation avec Dieu après leur chute. Rappelons-nous David et son péché, le fils prodigue et le père miséricordieux, la femme adultère et le Christ, Pierre qui a nié le Christ, Saul qui est devenu Paul, etc. Ces personnalités bibliques nous aideront à comprendre la miséricorde divine et l'amour profond de Dieu pour nous.

L'Église propose trois moyens de vivre ce moment d'une manière significative: la prière, le jeûne et l'aumône. Contemplons ces moyens et les appliquons de façon pratique et simple sans aucune complication.

La proposition finale sera, il faut savoir se vider,  une vidange radicale. Le peuple d'Israël était prêt à quitter son identité d'esclave et a décidé de suivre Dieu à travers Moïse et Aron, vers une terre inconnue, pour être «un peuple libéré». Ils ont désobéies, mais Dieu a fait alliance avec eux pour rétablir leur propre dignité en tant que peuple élu de Dieu. L'incarnation de Jésus a été mise à l'épreuve dans le désert et il y avait beaucoup de tels moments où Jésus a été obligé de résister à la tentation, particulièrement de la gloire humaine après chaque miracle. Rien n'était facile. Cependant avec Dieu tout s'est passé bien comme voulu de Dieu.

Nous aussi nous serons confrontés par ces tentations pendant cette période de Carême. N’ayons pas peur. Tout se passera bien.  Il est important pourtant que nous apprenions à nous vider, à être rempli par la grâce de Dieu. Si nous échouons, il y a toujours une solution dans la Miséricorde Divine, mais sachions aussi de se lever et de regarder le Christ. Tout comme David qui a été pardonné, Saul qui est devenu Paul, Dieu nous transformera certainement. Je vous souhaite une bonne préparation et bon Carême. Dieu vous bénisse.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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