Publié le 12 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 2,1-12):

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte.

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés».

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?».

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi».

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.

 

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Publié le 11 Janvier 2017

Scripture:

Mark 1:40-45

40 And a leper came to him beseeching him, and kneeling said to him, "If you will, you can make me clean." 41 Moved with pity, he stretched out his hand and touched him, and said to him, "I will; be clean." 42 And immediately the leprosy left him, and he was made clean. 43 And he sternly charged him, and sent him away at once, 44 and said to him, "See that you say nothing to any one; but go, show yourself to the priest, and offer for your cleansing what Moses commanded, for a proof to the people." 45 But he went out and began to talk freely about it, and to spread the news, so that Jesus could no longer openly enter a town, but was out in the country; and people came to him from every quarter.

 

The contemplation

 

I invite you all to contemplate the movement interior of this leper while addressing the Lord. Though his physical condition has put him outside of the society and knowing well that his presence will make the place impure, did advance courageously towards the master of all the purification. It all began from what he had heard about Jesus and his faith that if Jesus wishes that he will be purified. Though there were many lepers outside of the society, only very few had the courage to come to face Jesus. It is the Faith in Jesus that has given him this wonderful courage. All the true believers are courageous and have no fear, what so ever.

From where this man had this faith and courage? It is the way he looked at Jesus. The way he desired to look at Jesus, the way he wished to see Jesus. Jesus doesn’t change, but the way we look at Jesus change ourselves. The way he looked at Jesus has changed him. Jesus had two images, one filled with compassion and love and the other is strict and anger in his approach towards the elite of the society. The leper has chosen to see the merciful visage of Christ. Though our God is a God of judgement, before that He is the God of mercy and forgiveness. Let us choose which face of God we wish to face and which God we wish to address.

The third and important aspect is the fruit of this encounter: the purification. Jesus always desires that we be purified not only the external impurity, but importantly from the internal impurity. To be purified we should acknowledge our impurity and humbly present ourselves before God with hope and certitude of His pardon. Without acknowledgement of our impurity we can’t ask the Lord for pardon. Though the divine mercy is not conditioned by our human act or penitence, without this demand we can’t humanly feel the fruit of pardon that God accords to us freely and generously.

 

Daily Quote from the early church fathers:

 

Why did Jesus touch the leper, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

"And why did [Jesus] touch him, since the law forbade the touching of a leper? He touched him to show that 'all things are clean to the clean' (Titus 1:15). Because the filth that is in one person does not adhere to others, nor does external uncleanness defile the clean of heart. So he touches him in his untouchability, that he might instruct us in humility; that he might teach us that we should despise no one, or abhor them, or regard them as pitiable, because of some wound of their body or some blemish for which they might be called to render an account... So, stretching forth his hand to touch, the leprosy immediately departs. The hand of the Lord is found to have touched not a leper, but a body made clean! Let us consider here, beloved, if there be anyone here that has the taint of leprosy in his soul, or the contamination of guilt in his heart? If he has, instantly adoring God, let him say: 'Lord, if you will, you can make me clean.'" (excerpt from FRAGMENTS ON MATTHEW 2.2–3)

 

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Publié le 11 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

 (Mc 1,40-45):

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

Le message

 

L’Evangile du jour nous donne deux sujets importants pour la méditation : le vouloir divin et la coopération humaine. Puisque Dieu ne veut pas se mettre contre la liberté humaine qu’il l’a accordé dans sa liberté, un vouloir divin qui désire que nous soyons purifiés, restera pourtant dans la discrétion, si l’homme ne répond pas positivement à cet appel ou moins tant qu’il ne s’exprime pas son désire directement ou indirectement.  Dieu en vrai, n’est pas conditionné par notre volonté ou désire, pourtant pour nous, sans cette volonté nous ne pouvons pas en profiter.

Il est tout-à-fait compréhensible lorsque le Seigneur lui répond,  «Je le veux, sois purifié». Nous devons nous engager positivement à ce désire divin. Cette purification intérieure et extérieure nous donne accès illimitée à la grâce divine.  C’est le premier pas que Dieu désire de notre part. Sans une reconnaissance de notre condition lépreuse dans l’humilité avec espérance et confiance, nous ne pouvons pas nous adresser au Seigneur en disant, «Si tu le veux, tu peux me purifier». Dieu n’oublie aucun petit geste humain.

 

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

 

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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Publié le 10 Janvier 2017

Scripture:

Mark 1:29-39

29 And immediately he left the synagogue, and entered the house of Simon and Andrew, with James and John. 30 Now Simon's mother-in-law lay sick with a fever, and immediately they told him of her. 31 And he came and took her by the hand and lifted her up, and the fever left her; and she served them. 32 That evening, at sundown, they brought to him all who were sick or possessed with demons. 33 And the whole city was gathered together about the door. 34 And he healed many who were sick with various diseases, and cast out many demons; and he would not permit the demons to speak, because they knew him. 35 And in the morning, a great while before day, he rose and went out to a lonely place, and there he prayed. 36 And Simon and those who were with him pursued him, 37 and they found him and said to him, "Every one is searching for you." 38 And he said to them, "Let us go on to the next towns, that I may preach there also; for that is why I came out." 39 And he went throughout all Galilee, preaching in their synagogues and casting out demons.

 

The contemplation

 

To understand Jesus better and to live like him, it is important that we don’t give much importance to what is being said or done, rather the source of being and what is revealed through this act about the ‘being’, the saviour. Without making such distinction we may end up like the disciples of Jesus and the crowed which rushed towards Jesus for a healing.

We all tend to limit ourselves by the fruits of the act and the appearance or by the visibility. It is important that we learn to see the invisible from the visible realities. What is visible is the act is the miracles and prayer what is invisible is the relationship of Jesus with the Father, their unity par excellence.  It is by our union with Christ that we find the inner peace and joy. Without this union we may be tempted towards charity and social human development activities, even prayers and contemplations, which are visible signs of our invisible relation with Christ. Many at times our visible signs are comparable with the house build on the sand without solid foundation. Our trobled moments of life do help us the depth of our foundation. 

Daily Quote from the early church fathers:

 

The habit of prayer, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

"Jesus prayed and did not pray in vain, since he received what he asked for in prayer when he might have done so without prayer. If so, who among us would neglect to pray? Mark says that 'in the morning, a great while before day, he rose and went out to a lonely place, and there he prayed' (Mark 1:35). And Luke says, 'He was praying in a certain place, and when he ceased, one of his disciples said to him, "Lord, teach us to pray,"' (Luke 11:1) and elsewhere, 'And all night he continued in prayer to God' (Luke 6:12). And John records his prayer, saying, 'When Jesus had spoken these words, he lifted up his eyes to heaven and said, "Father, the hour has come; glorify your Son that the Son may glorify you"' (John 17:1). The same Evangelist writes that the Lord said that he knew 'you hear me always' (John 11:42). All this shows that the one who prays always is always heard." (excerpt from ON PRAYER 13.1)

 

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Publié le 10 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 1,29-39):

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent: «Tout le monde te cherche». Mais Jésus leur répond: «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle; car c'est pour cela que je suis sorti». Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.

«Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons clairement comment Jésus divisait ses journées. D'un côté, il se consacrait à la prière, et, de l'autre, à sa mission de prédication par la parole et par les actes. La contemplation et l'action. Prière et travail. Etre avec Dieu et être avec les hommes.

En effet, nous voyons Jésus qui se donne corps et âme à sa tâche de Messie et de Sauveur: il guérit les malades, comme la belle-mère de Pierre et beaucoup d'autres, il console ceux qui sont tristes, il expulse des démons, il prêche. Tout le monde lui amène ses malades et ses possédés. Ils veulent tous l'écouter: "Tout le monde te cherche" (Mc 1,37) lui disent les disciples. Il avait certainement une activité souvent très fatigante, qui ne devait presque pas le laisser souffler.

Mais Jésus s'accordait aussi un temps de solitude pour se consacrer à la prière: «Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait» (Mc 1,35). Dans d'autres passages de l'Evangile, nous voyons Jésus se consacrer à la prière à d'autres heures, y compris très tard dans la nuit. Il savait partager son temps avec sagesse, afin que sa journée ait un équilibre raisonnable entre le travail et la prière.

Nous disons souvent: Je n'ai pas le temps! Nous sommes occupés avec les tâches ménagères, le travail et les innombrables tâches qui remplissent notre agenda. Fréquemment, nous croyons être dispensés de la prière quotidienne. Nous faisons un tas de choses importantes, c'est vrai, mais nous courons le risque d'oublier la plus nécessaire: la prière. Nous devons créer un équilibre pour pouvoir faire les unes sans négliger les autres.

Saint François nous présente les choses ainsi: «Il faut travailler fidèlement et avec dévouement, sans éteindre l'esprit de la sainte prière et de la dévotion que les autres choses temporelles doivent servir».

Nous devrions peut-être nous organiser un peu plus. Nous discipliner, en “domestiquant” le temps. Ce qui est important doit trouver sa place. Mais ce qui est nécessaire encore plus.

 

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Publié le 9 Janvier 2017

Scripture:

Mark 1:21-28

21 And they went into Capernaum; and immediately on the Sabbath he entered the synagogue and taught. 22 And they were astonished at his teaching, for he taught them as one who had authority, and not as the scribes. 23 And immediately there was in their synagogue a man with an unclean spirit; 24 and he cried out, "What have you to do with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I know who you are, the Holy One of God." 25 But Jesus rebuked him, saying, "Be silent, and come out of him!" 26 And the unclean spirit, convulsing him and crying with a loud voice, came out of him. 27 And they were all amazed, so that they questioned among themselves, saying, "What is this? A new teaching! With authority he commands even the unclean spirits, and they obey him." 28 And at once his fame spread everywhere throughout all the surrounding region of Galilee.

 

The contemplation

 

Today let us look at this gospel in a different way. Are we wonder struck by the power, miracle and authority of Jesus or at the person? These people are wonderstruck by seeing the way Jesus teaches and does miracle. They see Jesus as a simple person, just like one among them. They are not able to see beyond what they see. Thus one day they will raise against Jesus.

It is in this attitude towards Jesus as God, a great wonderworker or a powerful God that many of us loose our heart and faith, particularly when things go wrong in our personal life. If we look at Jesus as a gift from God and we  in turn become another Jesus for our brothers and sisters, becoming a divine gift by giving ourselves for the glory of God that we become active participators of the divine mission.

 

It is not enough that we remain simple spectators wondering the marvellous work of God in our time, but becoming ourselves participative in the accomplishment of the will of the Father, just like Jesus who had the joy doing the work of the Father. How to participate in this mission? Simply remaining coherent to what is desired, spoken and lived in our lives, according the evangelical values that Jesus teaches us through the Gospel, we can respond positively becoming in turn the true teachers of divine realities. In this faithfulness we too can teach with authority and our words will be accompanied by wonderful deeds.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Knowing without loving, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Those words show clearly that the demons had much knowledge, but entirely lacked love. They dreaded receiving their punishment from him. They did not love the righteousness that was in him. He made himself known to them to the extent he willed; and he willed to be made known to the extent that was fitting. But he was not made known to them as he is known to the holy angels, who enjoy participation in his eternity, in that he is the Word of God. To the demons he is known as he had to be made known, by striking terror into them, for his purpose was to free from their tyrannical power all who were predestined for his kingdom and glory, which is eternally true and truly eternal. Therefore, he did not make himself known to the demons as the life eternal, and the unchangeable light which illuminates his true worshipers, whose hearts are purified by faith in him so that they see that light. He was known to the demons through certain temporal effects of his power, the signs of his hidden presence, which could be more evident to their senses, even those of malignant spirits, than to the weak perception of human beings. (excerpt from CITY OF GOD 9.21)

 

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Publié le 9 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 1,21-28):

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.

Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

 

Le message

 

Nous pouvons avoir deux sortes d’enseignements ; un vient de tout ce que nous avons appris et l’autre de tout ce que nous avons vécu. L’enseignement divin ne vient pas de tout qu’on a acquis non plus de tout ce qu’on a vécu, mais de tout ce qu’il a. C’est pourquoi cet enseignement vient avec une certitude et autorité que l’homme ne connait pas. Cet enseignement dépasse toute intelligence humaine et creuse où l’homme n’ose pas entrer. Il est accompagné par l’acte qui nous aide à le comprendre.

Aujourd’hui c’est à nous que ce rôle d’enseignement est confié. Veillons donc que notre désire, notre parole et notre acte soient cohérant à tout ce que Jésus nous demande. S’il reste cohérant, le Seigneur nous accordera la grâce de pouvoir partager à la même autorité et le pouvoir de Jésus.

 

«On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, premier mardi du temps ordinaire, saint Marc nous présente Jésus en train d'enseigner dans la synagogue et, aussitôt après, il commente: «On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes» (Mc 1,21). Cette observation initiale est impressionnante. En effet, la raison de l'admiration des auditeurs, d'une part, n'est pas la doctrine mais le maître, non ce qu'on enseigne mais Celui qui l'enseigne et, d'autre part, non pas le prédicateur en général, mais ce prédicateur en particulier, dont il est dit qu'Il enseigne «avec autorité», c'est-à-dire avec un pouvoir légitime et incontestable. Cette particularité est ensuite confirmée par une opposition tranchée: «non pas comme les scribes».

Mais, dans un second temps, la scène de la guérison de l'homme possédé par un esprit mauvais ajoute à l'admiration pour la personne la référence à sa doctrine: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!» (Mc 1,27). Nous remarquons cependant que le qualificatif ne vise pas tant le contenu que la singularité: la doctrine est «nouvelle». Voici un autre contraste: Jésus communique quelque chose d'inouï (et, certes, on ne pouvait mieux dire).

Troisième remarque. L'autorité vient aussi du fait que Jésus «commande même aux esprits mauvais, et [qu']ils lui obéissent». Voilà un contraste aussi fort que les précédents. À l'autorité du maître et à la nouveauté de sa doctrine, il faut ajouter maintenant sa puissance contre les esprits du mal.

Mes frères! Par la foi nous savons que cette liturgie de la parole nous rend témoins de ce que nous venons d'entendre et que nous sommes en train de commenter. Demandons-nous avec une humble reconnaissance: Ai-je conscience de ce que jamais homme n'a parlé comme Jésus, Parole de Dieu le Père? Est-ce que je me sens riche d'un message incomparable? Est-ce que je me rends compte de la force libératrice que Jésus et son enseignement ont sur la vie humaine et, plus concrètement, sur ma vie? Mus par l'Esprit Saint, disons à notre Rédempteur: Jésus-vie, Jésus-doctrine, Jésus-victoire, fais que, comme le grand Raymond Llull aimait à le dire, nous vivions dans un continuel émerveillement de toi!

 

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Publié le 6 Janvier 2017

Scripture:

John 2:1-12

1 On the third day there was a marriage at Cana in Galilee, and the mother of Jesus was there; 2 Jesus also was invited to the marriage, with his disciples. 3 When the wine failed, the mother of Jesus said to him, "They have no wine." 4 And Jesus said to her, "O woman, what have you to do with me? My hour has not yet come." 5 His mother said to the servants, "Do whatever he tells you." 6 Now six stone jars were standing there, for the Jewish rites of purification, each holding twenty or thirty gallons. 7 Jesus said to them, "Fill the jars with water." And they filled them up to the brim. 8 He said to them, "Now draw some out, and take it to the steward of the feast." So they took it. 9 When the steward of the feast tasted the water now become wine, and did not know where it came from (though the servants who had drawn the water knew), the steward of the feast called the bridegroom 10 and said to him, "Every man serves the good wine first; and when men have drunk freely, then the poor wine; but you have kept the good wine until now." 11 This, the first of his signs, Jesus did at Cana in Galilee, and manifested his glory; and his disciples believed in him. 12 After this he went down to Capernaum, with his mother and his brothers and his disciples; and there they stayed for a few days.

 

The contemplation

 

The presence of Jesus at Cana and the way He has responded to Mary (woman) give us lot of consolation and courage. He will do all that He could to save us. The question essential to be asked is very simple, ‘do we listen to Him and do exactly what He asks us to do? Without this cooperation, even if the Lord is ready to save us, we can’t profit from this divine generosity.

 The Lord’s presence at Cana do reminds us the divine proximity that the Lord willed by the Incarnation. This proximity will give us access to the Lord easily and without much effort. We need not search for Him outside, for He is already with in us.

The third point is not simply the miracle but also the discretion of the miracle. God doesn’t seek publicity and He loves to work in silence. It is because of this discretion we don’t sense the presence of God. He will never impose His presence. It is thus necessary that we search Him to find Him.  Without this thirst for the Lord, we can’t taste His goodness. Once we find Him, the fruit will be always the glory of God.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Jesus' first miracle manifests the King of Glory, by Bede the Venerable, 672-735 A.D.
 

"'By this sign he made manifest that he was the King of glory (Psalm 24:10), and so the church's bridegroom. He came to the marriage as a common human being, but as Lord of heaven and earth he could convert the elements as he wished. How beautifully appropriate it is that when he began the signs that he would show to mortals while he was still mortal he turned water into wine. [But] when he had become immortal through his resurrection, he began the signs that he would show only to those who were pursuing the goal of immortal life... Therefore, let us love with our whole mind, dearly beloved, the marriage of Christ and the church, which was prefigured then in one city and is now celebrated over the whole earth." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPELS 1.14)

 

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Publié le 6 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 2,1-12):

Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin». Jésus lui répond: «Femme, que me veux-tu? Mon heure n'est pas encore venue». Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira».

Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs: «Remplissez d'eau les cuves». Et ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: «Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas». Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin. Il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l'eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit: «Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant».

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils y restèrent quelques jours.

 

Le message

 

Dieu est à l’écoute de l’homme. Il voit la souffrance humaine et Il ne nous abandonnera jamais. Même si son heure n’est pas arrivée, il fera un pas de plus pour nous sauver. C’est dans cette générosité divine que l’homme regarde vers le Ciel.

Ce regarde nous aidera à comprendre la volonté du Seigneur. Il faut mettre en pratique tout ce qu’Il nous dira. La foi chrétienne s’exprime mieux à travers les activités caritatives.  La foi nous exige de nous mettre au service de l’humanité. L’homme ressentira cette proximité divine à travers notre présence qui rayonne la Lumière.

 

«La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples»

Abbé Enric PRAT i Jordana
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons les effets salutaires de la présence de Jésus et de Marie, sa mère, dans le centre des nos activités humaines, comme c'est le cas ici présent: «Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples» (Jn 2,1-2).

Jésus et Marie, avec une intensité différente, amènent avec eux la présence de Dieu partout où ils se trouvent, et là où est Dieu, il y a amour, grâce et miracle. Dieu est le bien, la vérité, la beauté, l'abondance. Quand le soleil déploie ses rayons de lumière sur l'horizon, la terre s'illumine et reçoit sa chaleur et toute la nature se met au travail pour porter ses fruits. Quand nous laissons Dieu s'approcher de nous, le bien, la paix et le bonheur poussent dans nos cœurs, qui étaient peut-être jusqu'à ce moment là froids ou endormis.

Le moyen que Dieu a choisi pour être présent parmi les hommes et entrer en contact avec eux est Jésus-Christ. L'œuvre de Dieu arrive au cœur du monde d'une part par l'humanité de Jésus et d'autre part par la présence de Marie. Les mariés ne se doutaient de rien en les invitant! Cette invitation correspondait probablement à un lien quelconque d'amitié ou parenté. A ce moment là, Jésus n'avait fait aucun miracle donc il était inconnu.

Jésus a accepté cette invitation car il est favorable aux relations humaines principales et sincères et Il s'est senti attiré par l'honnêteté et bonne disposition de cette famille. Ainsi Jésus a fait que Dieu soit présent dans cette fête familiale. «Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit» (Jn 2,11). C'était à Cana en Galilée que Jésus commença ses signes prodigieux, et là que le Messie a «ouvert les cœur s de ses disciples à la foi grâce à l'intervention de Marie, la première chrétienne» (Jean-Paul II).

Rapprochons-nous, nous aussi, de l'humanité du Christ, en essayant de connaître et aimer de manière progressive et de plus en plus, son parcours humain, en écoutant ses paroles, en grandissant dans la foi et la confiance, jusqu'à ce qu'on voie en Lui le visage du Père.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 1,6-11):

Jean Baptiste proclamait dans le désert: «Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint». Or, à cette époque, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. Au moment où il sortait de l'eau, Jésus vit le ciel se déchirer et l'Esprit descendre sur lui comme une colombe. Du ciel une voix se fit entendre: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour».

«C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour»

+ Abbé Josep VALL i Mundó
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église fête le Baptême du Seigneur. En ce jour, toutes les eaux du monde furent purifiées et reçurent la force de signifier la purification du péché. Même si le Baptême administré par Jean avait seulement le sens d'une conversion et d'une reconnaissance de notre imperfection, Jésus voulut le recevoir par solidarité avec tous les hommes, comme Éclaireur d'une Humanité renouvelée. Lui, «qui n'a pas connu le péché, [Dieu] l'a fait péché pour nous, pour que nous devenions justice de Dieu en Lui» (2Cor 5,21). Jésus instituera le nouveau Baptême qui nous rendra fils de Dieu en Lui et nous réconciliera avec le Père: il sera l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

«Aujourd'hui aussi —écrit saint Grégoire de Nazianze— le Christ est illuminé; laissons cette lumière divine nous pénétrer. Le Christ est baptisé, descendons dans l'eau avec Lui, pour monter ensuite avec Lui». Dans le Jourdain, l'on vit le Saint-Esprit descendre ce jour-là sur le Seigneur et l'on entendit la voix du Père: «C'est toi mon Fils bien-aimé; en toi j'ai mis tout mon amour» (Mc 1,11). Jean-Paul II commente qu'«au sortir des eaux de la source sacrée, chaque chrétien entend de nouveau la voix qui fut un jour entendue près du Jourdain: ‘Tu es mon Fils’; et il comprend qu'il a été associé au Fils de prédilection en devenant fils d'adoption».

Saint Cyrile de Jérusalem nous fait réfléchir sur ce fait surnaturel en nous disant: «Si tu as une piété sincère, sur toi descendra aussi l'Esprit Saint et tu entendras la voix du Père venue d'en-haut: ‘Celui-ci n'était pas mon fils, mais à présent qu'il a été baptisé, il est devenu mon fils’». Dès cet instant, nous sommes tous invités à suivre le Chemin-même du Christ, à connaître sa Vérité et à vivre de sa Vie-même. Nous sommes élus, consacrés et envoyés pour collaborer à la mission apostolique. Nous sommes aussi des fils bien-aimés, des fils de prédilection, et le Père trouve en chacun de nous ses complaisances.

 

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