Publié le 7 Février 2022

Gospel text

(Mk 7:1-13): 

 

When the Pharisees with some scribes who had come from Jerusalem gathered around Jesus, they observed that some of his disciples ate their meals with unclean, that is, unwashed, hands. (For the Pharisees and, in fact, all Jews, do not eat without carefully washing their hands, keeping the tradition of the elders. And on coming from the marketplace they do not eat without purifying themselves. And there are many other things that they have traditionally observed, the purification of cups and jugs and kettles and beds.)

So the Pharisees and scribes questioned him, “Why do your disciples not follow the tradition of the elders but instead eat a meal with unclean hands?” He responded, “Well did Isaiah prophesy about you hypocrites, as it is written: This people honors me with their lips, but their hearts are far from me; In vain do they worship me, teaching as doctrines human precepts. You disregard God’s commandment but cling to human tradition.” He went on to say, “How well you have set aside the commandment of God in order to uphold your tradition! For Moses said, Honor your father and your mother, and Whoever curses father or mother shall die. Yet you say, ‘If someone says to father or mother, “Any support you might have had from me is qorban”’ (meaning, dedicated to God), you allow him to do nothing more for his father or mother. You nullify the word of God in favor of your tradition that you have handed on. And you do many such things.”

 

The Application

 

Law, tradition and the common good are some of the parameters that help the members of a society to live their lives in a peaceful and pleasant way. When these are believed to be from God directly through prophets and judges, they do merit their due respect and honour. However, Jesus adds one more element that is more important than the others; love, the commandment of God. When there is no love, then everything fail to achieve the finality of its very existence.

 

Jesus is neither against the law nor against tradition, but if God does not find his own place in the life of man, if man does not apply his commandment of love, Jesus warns us that man's life will become a contradiction.

 

 

 

Today, Jesus invites us to prioritise our life, not be influenced by the law and tradition, rather God's love and the humanity which is longing for this love, and leave the others behind, as secondary elements. If our priority is clear, our option and discernment will guide us to make a right decision and this decision by a good application, will produce the  fruit, a fruit pleasing to God.
 

Action of the day: Discern your priority.  

“Why do your disciples not follow the tradition of the elders?”

 

Fr. Iñaki BALLBÉ i Turu

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, we are given to see how some late traditions of the Masters of the Law had actually manipulated the true meaning of the Fourth Commandment of God's Law. Those scribes taught that sons offering money and goods to the Temple were doing well. But, according to these teachings, parents could no longer ask or dispose of these goods. And the sons educated in such conscience were, thus, under the wrong impression of having certainly satisfied the demands of the Fourth Commandment. But, in fact, it was just a deception.

“How well you have set aside the commandment of God in order to uphold your tradition!” (Mk 7:9): Jesus Christ is the authentic interpreter of divine Law; this is why He explained the right meaning of the Fourth Commandment, by undoing the sad mistake of their Jewish fanaticism.

“For Moses said, Honor your father and your mother” (Mk 7:10): The Fourth Commandment reminds all sons and daughters the responsibilities they have with their parents. They have to help them, both morally and materially, to the best of their possibilities, during their aging days, and when they are facing times of illness, loneliness or anguish. Jesus points out quite clearly this duty of gratitude.

The respect towards our elders (filial piety) is made out of the gratitude they deserve for the gift they have given us, i.e., our life, and the sacrifices made for their children to grow up in age, wisdom and grace. “With your whole heart honor your father; your mother’s birth pangs do not forget. Remember, of these parents you were born; what can you give them for all they gave you?” (Sir 7:27-28).

The Lord honors the father in his children, and in them, also confirms the mother's right. “He who honors his father atones for sins; he obeys the Lord who brings comfort to his mother” (cf. Sir 3:2-6). These and other words of advice are a clear light for our life in relation to our parents. Let us ask our Lord the grace that we never lack the true love we owe our parents, and that we know how to transmit this sweet “obligation” to our neighbor by our example.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 7,1-13): 

 

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques: lavage de coupes, de cruches et de plats.

Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains». Jésus leur répond: «Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture: ‘Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains’. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes». Il leur disait encore: «Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition. En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’. Et encore: ‘Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort’. Et vous, vous dites: ‘Supposons qu'un homme déclare à son père ou à sa mère: Les ressources qui m'auraient permis de t'aider sont corbane, c'est-à-dire offrande sacrée’. Vous l'autorisez à ne plus rien faire pour son père ou sa mère, et vous annulez la parole de Dieu par la tradition que vous transmettez. Et vous faites beaucoup de choses du même genre».

 

L’Application

 

La loi, la tradition et le bien commun sont quelques-uns des paramètres qui aident les membres d'une société à vivre leur vie de manière paisible et agréable. Cependant, Jésus ajoute un élément plus important que les autres : l'amour, le commandement de Dieu.

Jésus n'est ni contre la loi ni contre la tradition, mais si Dieu ne trouve pas sa place dans la vie de l'homme, si l'homme n'applique pas son commandement d'amour, Jésus nous avertit que la vie de l'homme deviendra une contradiction.

Aujourd'hui, Jésus nous invite à donner la priorité à notre vie, à ne pas nous laisser influencer par la loi et la tradition, mais par l'amour de Dieu et l'humanité qui aspire à cet amour, et à laisser les autres derrière nous, comme des éléments secondaires. Si notre priorité est claire, notre option et notre discernement nous guideront pour prendre une décision juste et cette décision, par une bonne application, produira le fruit, un fruit agréable à Dieu.

«Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens?»

 

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons comment certaines des vieilles traditions des maîtres de la Loi avaient manipulé le vrai sens du quatrième commandement de la loi de Dieu. Ces scribes enseignaient aux enfants, qu'ils agissaient pour le mieux en faisant des offrandes d'argent et des biens au Temple. Les enfants formés avec cette conscience erronée croyaient avoir respecté ainsi le quatrième commandement, l'avoir même respecté au mieux. Mais, en fait, il s'agissait d'une tromperie.

«Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu pour observer votre tradition» (Mc 7,9): Jésus est l'interprète par excellence de la Loi, de ce fait il explique le vrai sens du quatrième commandement, défaisant l'erreur lamentable du fanatisme juif.

«En effet, Moïse a dit: ‘Honore ton père et ta mère’» (Mc 7,10): le quatrième commandement rappelle aux enfants leurs responsabilités envers leurs parents. Dans la mesure de leurs capacités, ils doivent leur apporter une aide matérielle et morale durant leur vieillesse et pendant les périodes de maladie, d'isolement ou d'inquiétude. Jésus rappelle que cela doit se faire par gratitude.

Le respect envers nos parents (piété filiale) consiste en la gratitude qui leur est due pour le don de la vie et leurs efforts dans le travail afin que leurs enfants puissent grandir en âge, grâce et sagesse. «Honore ton père de tout ton cœur, et n'oublie pas les douleurs de ta mère. Souviens-toi que c'est par eux que tu es venu au monde: et comment leur rendras-tu ce qu'ils t'ont donné?» (Sir 7,27-28).

Le Seigneur glorifie le père dans ses fils, et en eux il confirme l'autorité de la mère. Qui honore son père expie ses péchés, qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor (cf Sir 3,2-6). Tout ceci et d'autres conseils illuminent clairement dans notre vie ce qui concerne nos relations avec nos parents. Demandons au Seigneur la grâce de ne jamais manquer de l'amour que nous devons à nos parents et que nous sachions, par l'exemple, transmettre à nos proches cette douce "obligation".

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Février 2022

Gospel text

(Mk 6:53-56): 

 

After making the crossing to the other side of the sea, Jesus and his disciples came to land at Gennesaret and tied up there. As they were leaving the boat, people immediately recognized him. They scurried about the surrounding country and began to bring in the sick on mats to wherever they heard he was. Whatever villages or towns or countryside he entered, they laid the sick in the marketplaces and begged him that they might touch only the tassel on his cloak; and as many as touched it were healed.

 

The Application

 

The Christian life and the faith we have received help us to identify the divine presence in our daily lives. And this presence purifies and transforms us. Let us trust and move towards the Lord.

 

Action of the day: Believe that Jesus at your door step.

“And as many as touched it were healed”

 

Fr. John GRIECO

(Chicago, United States)

 

Today, in the Gospel we see the tremendous power of contact with Our Lord’s person: “They laid the sick in the marketplaces and begged him that they might touch only the tassel on his cloak; and as many as touched it were healed” (Mk 6,56). The slightest physical touch can work miracles for those who approach Christ with faith. His power to cure overflows from his loving heart and extends even to his garments. His ability and willingness to heal is both abundant and easily accessible.

This passage can help us reflect on how we receive Our Lord in Holy Communion. Do we do so with faith that this contact with Christ can work miracles our lives? More than merely touching the “fringe of his cloak”, we receive Christ’s very Body into our bodies. More than merely healing our physical infirmities, Communion heals our souls and grants them a share in God’s own life. St. Ignatius of Antioch thus calls the Eucharist, “the medicine of immortality, and the antidote to prevent us from dying, [which causes] that we should live forever in Jesus Christ.”

Taking advantage of this “medicine of immortality” consists in being healed of whatever separates us from God and others. Being cured by Christ in the Eucharist thus entails overcoming our self-absorption. As Benedict XVI teaches, “Nourishing ourselves with Christ is the way to avoid becoming extraneous or indifferent to the fate of the brothers (…). A Eucharistic spirituality is the true antidote to the individualism and selfishness that often characterize daily life, and leads to the rediscovery of gratuity, of the centrality of relationships —starting with the family— with particular attention to healing the wounds of disrupted ones.”

Just as those who were cured of their infirmities by touching his garments, we too can be cured of our egoism and our isolation from others by receiving Our Lord with faith.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6,53-56): 

 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus: ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés.

 

L’Application

 

La vie chrétienne et la foi que nous avons reçue nous aident à identifier la présence divine dans notre vie quotidienne. Et cette présence nous purifie et nous transforme. Ayons confiance et avançons vers le Seigneur.

«Tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés»

 

Fr. John GRIECO

(Chicago, Etats-Unis)

 

Aujourd'hui, dans l’Évangile du jour, nous voyons le magnifique "pouvoir du contact" avec la personne de Notre Seigneur: «L’on mit les malades sur les places et on lui demandait de toucher seulement la frange de son manteau; et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés» (Mc 6,56). Le plus petit contact physique peut opérer des miracles pour ceux qui s’approchent du Christ avec foi. Son pouvoir de guérison déborde de son cœur aimant et s’étend même à ses vêtements. Tous deux —capacité et désir plénier de guérir— sont abondants et d’accès facile.

Ce passage peut nous aider à méditer sur la manière dont nous recevons le Seigneur dans la Sainte Communion. Est-ce que nous communions avec la certitude que ce contact peut opérer des miracles dans nos vies? Nous faisons plus que toucher «la frange de son manteau»: nous recevons réellement le Corps du Christ dans nos corps. Plus qu’une simple guérison de nos maladies physiques, la Communion guérit nos âmes et leur garantit la participation à la vie-même de Dieu. Saint Ignace d’Antioche voyait ainsi dans l’Eucharistie «la médecine de l’immortalité et l’antidote contre la mort, qui procure ce qu’éternellement nous devons vivre en Jésus-Christ».

Le profit de cette "médecine d’immortalité" consiste à être guéri de tout ce qui nous sépare de Dieu et des autres. Être guéri par le Christ dans l’Eucharistie implique par conséquent de dépasser les replis sur soi. Ainsi que l’enseigne Benoît XVI, «Se nourrir du Christ est le chemin pour ne pas demeurer indifférents devant le sort de nos frères (…). Une spiritualité eucharistique est alors un authentique antidote contre l’individualisme et l’égoïsme qui caractérisent souvent la vie quotidienne, elle porte à redécouvrir la gratuité, la centralité des relations, à partir de la famille, avec le souci particulier de soulager les blessures de celles qui sont désunies».

Comme ceux qui furent guéris de leurs maladies en touchant ses vêtements, nous pouvons nous aussi être guéris de notre égoïsme et de notre isolement, en recevant Notre Seigneur avec foi.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Février 2022

Gospel text

(Mk 6:30-34): 

 

The apostles gathered together with Jesus and reported all they had done and taught. He said to them, “Come away by yourselves to a deserted place and rest a while.” People were coming and going in great numbers, and they had no opportunity even to eat. So they went off in the boat by themselves to a deserted place. People saw them leaving and many came to know about it. They hastened there on foot from all the towns and arrived at the place before them. When he disembarked and saw the vast crowd, his heart was moved with pity for them, for they were like sheep without a shepherd; and he began to teach them many things.

 

The Application

 

Jesus sees that his disciples returning from their mission are restless like Mary's sister Martha. It was Jesus who sent them where he himself had to go. The proclamation of the Good News with much meaning, necessarily involves a commitment, certainly with actions driven by the Holy Spirit. The temptation is great and we would like to stay there for a long time, to gather the fruits.

 

Jesus invites them to stay away, away from this temptation,  to take some rest, to be alone with the Lord, because human glory, which pushes us to lose ourselves in action, will destroy all that God has built in us.  Since the author of the mission is the Lord, we must let Him gather the fruits. Let the people go to the Lord, to meet him, not to us. There we will see the divine mercy, which unfolds in its generosity and the way in which He will welcome them. On that day we will participate in the joy of John the Baptist.

 

Action of the day: Learn to make a pause in life.

“‘Come away by yourselves to a deserted place and rest a while.’ People were coming and going in great numbers, and they had no opportunity even to eat”

 

Fr. David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel proposes a situation, a need and a paradox; all, very real in our time, too.

The situation: The Apostles are “overworked”: “People were coming and going in great numbers, and they had no opportunity even to eat” (Mk 6:31). Quite often we are facing the same kind of stress. Our work consumes a good share of our energy; the family, where each member seeks our love; the other activities, which we are engaged in, which do good to us while benefiting third parties... If you wish... you can? Maybe it would be sounder admitting we cannot do all we would like to...

The need: Our body, our head and our heart have a need: to rest. In these few verses we have an often ignored manual about resting, where communication is emphasized. The Apostles “gathered together with Jesus and reported all they had done and taught” (Mk 6:30). Communication with God, following the thread of what is more cherished to our heart. And —o surprise!— we find God is already awaiting. And He hopes to find us with our tiredness.

Jesus tells them: “Come away by yourselves to a deserted place and rest a while.” (Mk 6:31). In God's plans there is a place of rest! But there is more, as our whole existence, with all that entails, must rest in God. An anxious saint Augustine claims: “You made us for you and our heart is restless while not resting with You.” God's rest is creative; not “anesthetic”: bumping into God's love focus on our heart and our thoughts.

A paradox: The Gospel scene has a “bad” ending for the disciples cannot rest. Jesus's plan fails since people were coming. They have not been able to break away. We often cannot get rid of our obligations (children, wife, work...): it would be to betray ourselves! And yet, we must find God in these realities. If there is communication with God, if our heart rests in Him, we shall play down upon our useless tensions... and reality —free of chimeras— will better show God's sign.
In Him, that's where we should rest!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6,30-34): 

 

Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu». De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.

 

L’Application

 

Jésus voit que ses disciples, au retour de leur mission, sont agités comme la sœur de Marie, Marthe. C'est Jésus qui les a envoyés là où il devait lui-même aller. L'annonce de la Bonne Nouvelle, avec beaucoup de sens, implique nécessairement un engagement, certainement avec des actions poussées par l'Esprit Saint. La tentation est grande et nous voudrions y rester longtemps, pour en recueillir les fruits.

Jésus les invite à rester à l'écart, loin de cette tentation, à prendre du repos, à être seuls avec le Seigneur, car la gloire humaine, qui nous pousse à nous perdre dans l'action, détruira tout ce que Dieu a construit en nous.  Puisque l'auteur de la mission est le Seigneur, nous devons le laisser cueillir les fruits. Que les gens aillent vers le Seigneur, à sa rencontre, et non vers nous. Là, nous verrons la miséricorde divine, qui se déploie dans sa générosité et la manière dont Il les accueillera. Ce jour-là, nous participerons à la joie de Jean le Baptiste.

«‘Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu’. De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger»

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente une situation, une nécessité et un paradoxe très actuels.

Une situation. Les Apôtres sont “stressés”: «les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger» (Mc 6,30). Nous nous voyons souvent pris dans la même tourmente. Le travail, qui requiert une bonne part de nos énergies; la famille, où chaque membre veut sentir notre amour; nos autres engagements, qui sont bons pour nous et qui, aussi, bénéficient à d'autres…. Vouloir, est-ce pouvoir? Peut-être est-il plus raisonnable de reconnaître que nous ne pouvons pas tout ce que nous voudrions.

Une nécessité. Le corps, la tête et le cœur réclament un droit: le repos. Dans ces versets nous avons un manuel, souvent ignoré, sur le repos. On y insiste sur la communication. Les Apôtres «lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné» (Mc 6,30). Communication avec Dieu, suivant le fil de ce qui est au fond de notre cœur. Et —quelle surprise!— nous trouvons Dieu qui nous attend. Et Il nous attend avec nos fatigues.

Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu» (Mc 6,31). Dieu nous a prévu un endroit pour reposer! Mieux: notre existence, avec tout son poids, doit se reposer en Dieu. C'est l'inquiet saint Augustin qui l'a découvert: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi». Le repos de Dieu est créatif; il n'anesthésie pas: rencontrer son amour recentre notre cœur et nos pensées.

Un paradoxe. La scène évangélique finit “mal”: les disciples ne peuvent pas se reposer. Le plan de Jésus échoue: les gens les abordent. Ils n'ont pas pu “déconnecter”. Fréquemment, nous ne pouvons nous libérer de nos obligations (enfants, conjoint, travail…): cela reviendrait à nous trahir! Il faut rencontrer Dieu dans ces réalités. S'il y a communication avec Dieu, si notre cœur repose en Lui, nous relativiserons les tensions inutiles… et la réalité —dépouillée de chimères— montrera mieux l'empreinte de Dieu. En Lui, ici-même, nous devons reposer.

 

 

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Publié le 3 Février 2022

Gospel text

(Mk 6:14-29): 

 

King Herod heard about Jesus, for his fame had become widespread, and people were saying, “John the Baptist has been raised from the dead; that is why mighty powers are at work in him.” Others were saying, “He is Elijah”; still others, “He is a prophet like any of the prophets.” But when Herod learned of it, he said, “It is John whom I beheaded. He has been raised up.”

Herod was the one who had John arrested and bound in prison on account of Herodias, the wife of his brother Philip, whom he had married. John had said to Herod, “It is not lawful for you to have your brother’s wife.” Herodias harbored a grudge against him and wanted to kill him but was unable to do so. Herod feared John, knowing him to be a righteous and holy man, and kept him in custody. When he heard him speak he was very much perplexed, yet he liked to listen to him. She had an opportunity one day when Herod, on his birthday, gave a banquet for his courtiers, his military officers, and the leading men of Galilee. Herodias’s own daughter came in and performed a dance that delighted Herod and his guests. The king said to the girl, “Ask of me whatever you wish and I will grant it to you.” He even swore [many things] to her, “I will grant you whatever you ask of me, even to half of my kingdom.” She went out and said to her mother, “What shall I ask for?” She replied, “The head of John the Baptist.” The girl hurried back to the king’s presence and made her request, “I want you to give me at once on a platter the head of John the Baptist.” The king was deeply distressed, but because of his oaths and the guests he did not wish to break his word to her. So he promptly dispatched an executioner with orders to bring back his head. He went off and beheaded him in the prison. He brought in the head on a platter and gave it to the girl. The girl in turn gave it to her mother. When his disciples heard about it, they came and took his body and laid it in a tomb.

 

The Application

 

"A favourable opportunity arose" and here, faced with an opportunity, each person is driven by his or her deepest desire, applying his or her intelligence, makes a choice of action. This act committed helps us to discern and understand everything that dwells in the  heart, or in the  interiority of an individual. I invite you to look at each act committed, discern yourself and try to understand your own orientation, from your own act born from your interiority.

 

I also invite you to look at the behaviour and the person, of all these characters presented in the readings of the day, including David and Jesus. In truth, they are all of us, and we apply them every day, by our own choice of life. After understanding these persons, at least today, can we choose Jesus or John the Baptist, to make this day a good day before the Lord?

 

The behaviour of this young girl is also interesting. In the face of failure or difficulty, we run to whom and why? She heard an important word and she knew who to turn to. Unfortunately Herod did not know who to turn to. If he had the courage to go to Jesus to meet him, he would have been converted.  We must always choose God and His messenger rather than depending on people. Let us make a good discernment, and God will accompany us.

 

Action of the day: Be ready and open to lisen the wise people.

“King Herod heard about Jesus, for his fame had become widespread”

 

+ Fr. Ferran BLASI i Birbe

(Barcelona, Spain)

 

Today, in Mark's passage we are told about Jesus' reputation —known by his teachings and miracles. His fame was such some were saying He actually was John the Baptist, Jesus' relative and precursor, who had resurrected from the dead. This is what Herod, who had ordered John's death, also thought. But this Jesus was much more than the other men of God: much more than John; much more than any of the prophets who spoke in the name of the Almighty: He was the Son of God, become Man, Perfect God and Perfect Man. This Jesus —present amongst us—, as a man, can understand us and, as God can grant us all we need.

John, the precursor, who had been sent by God before Jesus, with his martyrdom also preceded Jesus in His passion and death. It had also been an unfair death inflicted to a man who was a saint, by Herod, the tetrarch, possibly against his own will, because he respected him and liked to listen to him. Though, John was clear and firm with the king when John criticized his behavior deserving vituperation, because it was not licit to have married Herodias, his brother's sister.

Herod had accepted Herodias' daughter request, induced by her mother, when, at a banquet —after a dance that had delighted the king— he had promised her with many oaths, in front of his guests, to give her what she would ask. “What shall I ask for?” She told her mother, who replied: “The head of John the Baptist” (Mk 6:24). And the petty kinglet had the Baptist beheaded. It was certainly an oath that did not oblige him in any way, as it was an evil thing, against any justice and any conscience.

Experience teaches us, once more, that each virtue has to be always joined to all the others, and all together have to grow organically like the fingers of the hand. And, by the same token, when one incurs in some vice, soon others will follow.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6,14-29): 

 

Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler. On disait: «C'est Jean le Baptiste qui est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». Certains disaient: «C'est le prophète Élie». D'autres disaient encore: «C'est un prophète comme ceux de jadis». Hérode entendait ces propos et disait: «Celui que j'ai fait décapiter, Jean, le voilà ressuscité!». Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

L’Application

 

" Une occasion favorable s'est présentée " et ici, face à une opportunité, chacun est poussé par son désir profond, applique son intelligence, fait un choix d'action. Cet acte commis nous aide à discerner et à comprendre tout ce qui habite le cœur, ou l'intériorité d'un individu. Je vous invite à regarder chaque acte commis, à vous discerner et à essayer de comprendre votre propre orientation, à partir de votre propre acte né de votre intériorité.

Je vous invite aussi à regarder le comportement et la personne, de tous ces personnages présentés dans les lectures du jour, y compris David et Jésus. En vérité, nous sommes tous ces personnages, et nous les appliquons chaque jour, par notre propre choix de vie. Après avoir compris ces personnages, au moins aujourd'hui, pouvons-nous choisir Jésus ou Jean Baptiste, pour faire de ce jour un bon jour devant le Seigneur ?

Le comportement de cette jeune fille est également intéressant. Face à l'échec ou à la difficulté, nous courons vers qui et pourquoi ? Elle a entendu une parole importante et elle a su vers qui se tourner. Malheureusement, Hérode ne savait pas vers qui se tourner. S'il avait eu le courage d'aller vers Jésus pour le rencontrer, il se serait converti.  Nous devons toujours choisir Dieu et son messager plutôt que de dépendre des gens. Faisons un bon discernement, et Dieu nous accompagnera.

«Comme le nom de Jésus devenait célèbre, le roi Hérode en entendit parler»

 

+ Abbé Ferran BLASI i Birbe

(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce passage de Marc, on nous parle de la notoriété de Jésus —connu pour ses miracles et ses enseignements—. Sa notoriété était telle que pour certains c'était le parent et précurseur de Jésus, Jean le Baptiste, ressuscité d'entre les morts. Ainsi voulait l'imaginer Hérode qui l'avait fait décapiter. Mais ce Jésus était beaucoup plus que les autres hommes de Dieu, plus que Jean le Baptiste, plus que tous les prophètes qui avaient parlé au nom du Très Haut: en effet, Lui, c'était le Fils de Dieu fait Homme, Dieu parfait et Homme parfait. Ce Jésus —présent parmi nous—, peut, en tant qu'Homme, nous comprendre, et peut, en tant que Dieu, nous donner tout ce dont nous avons besoin.

Jean, son précurseur, qui avait été envoyé par Dieu avant Jésus, le précède également par son martyre dans sa passion et sa mort. C'était aussi une mort injustement infligée à un saint homme, par le tétrarque Hérode, probablement à contre cœur, car celui-ci l'appréciait et l'écoutait avec respect. Enfin, Jean était clair et ferme avec le roi quand il lui reprochait sa conduite, qui méritait d'être censurée, puisqu'il n'avait pas le droit de prendre Hérodias, la femme de son frère, comme épouse.

Hérode avait accédé à la demande que la fille d'Hérodias, instiguée par cette dernière, lui avait faite, quand au cours d'un banquet —après la danse qui avait plu au roi— devant ses convives le roi jura de lui donner ce qu'elle demanderait. «Qu'est-ce que je vais demander?» Demande-t-elle à sa mère, qui lui répond: «La tête de Jean le Baptiste» (Mc 6,24). Ainsi donc le roitelet ordonna l'exécution de Jean Baptiste. C'était un serment qu'il n'était pas obligé de tenir puisqu'il était mauvais car il allait contre la justice et contre sa conscience.

Une fois de plus, l'expérience nous démontre qu'une vertu va toujours avec les autres et qu'elles grandissent toutes organiquement comme les doigts de la main. Ainsi de même quand on tombe dans un vice, les autres arrivent derrière en procession.

 

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Publié le 2 Février 2022

Gospel text

(Mk 6:7-13): 

 

Jesus summoned the Twelve and began to send them out two by two and gave them authority over unclean spirits. He instructed them to take nothing for the journey but a walking stick –no food, no sack, no money in their belts. They were, however, to wear sandals but not a second tunic. He said to them, “Wherever you enter a house, stay there until you leave from there. Whatever place does not welcome you or listen to you, leave there and shake the dust off your feet in testimony against them.” So they went off and preached repentance. The Twelve drove out many demons, and they anointed with oil many who were sick and cured them.

 

The Application

 

The divine project od human salvation does not end with the death and resurrection of the Lord. Jesus wanted his disciples to continue it, and the Lord's disciples have passed on this mission to us. We are called to respond positively to this invitation of the Lord.

 

This sending of two by two, makes us discover that the mission that the Lord entrusted to us through his disciples is essentially a community work rather than an individual one. We must never forget that even in an individual or private activity, we are in communion with our brothers and sisters, who are present with us spiritually, in union of prayer.

 

 

 

Jesus already foresees the difficulty that we will encounter throughout our lives. Though we have received the graces and the authority to do in His name, the path will not always be a rosy one. However, we must trust the Lord's protection and his support, learn to continue the mission and that the mission does not stop because of a failure. The success and the failure doesn’t belong to us. Jesus has promised us that he will be there and complete the mission he has already started in us.

 

Action of the day: Be courageous and hopeful.

“Jesus summoned the Twelve and began to send them out two by two (…). So they went off and preached repentance”

 

+ Fr. Josep VALL i Mundó

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel refers to the Apostles' first apostolic mission. Jesus Christ sends the Twelve to preach, to heal the sick and to prepare the ways of our definite salvation. This is the mission of the Church, and our mission, too. The II Vatican Council asserted, “Christian vocation is by its very nature a vocation to the apostolate. No baptized person can remain idle! Therefore, he who would not strive to achieve a human body and spiritual growth, would be as useless for the Church as he would be for himself.”

Gustave Thibon used to say that our world needs a “soul's supplement” to regenerate itself. Christ's doctrine is the only medicine that can cure all illnesses of the world. The world is in crisis. But, it is not just a partial decay of moral or human values: it is a crisis of everything. And the most precise term to define it would be a “crisis of soul”.

With the grace and doctrine of Jesus we Christians find ourselves in the midst of the temporal structures of humans so that we can instill life in them and guide them towards our Creator: “That the world, through the predication of the Church, by listening, it can believe, by believing, it can wait, and by waiting, it can love” (Saint Augustine). We Christians cannot elude this world. As Bernanos wrote: “We have been thrown in the middle of the dough, in the middle of the multitude, as yeast; we shall conquer again, inch by inch, the Universe that sin snatched away from us. O Lord, we shall return it to you as we received it in the morning of the world, with all its order and all its sanctity.”

The secret lies in loving the world with all our soul and in living with love the mission Jesus Christ gave the Apostles, and all of us. With words from Saint Josemaria, we can affirm “The apostolate is a love for God that is brimming with joy, with dedication to others (...). And our eagerness to spread our apostolate is the exact, adequate and necessary manifestation of our interior life.” This has to be our daily testimony amidst men and throughout all ages.

 

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Publié le 2 Février 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6,7-13): 

 

Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. «Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange». Il leur disait encore: «Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds: ce sera pour eux un témoignage». Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

L’Application

 

Le projet divin de salut de l'homme ne s'achève pas avec la mort et la résurrection du Seigneur. Jésus a voulu que ses disciples le poursuivent, et les disciples du Seigneur nous ont transmis cette mission. Nous sommes appelés à répondre positivement à cette invitation du Seigneur.

Cet envoi deux par deux, nous fait découvrir que la mission que le Seigneur nous a confiée à travers ses disciples est essentiellement une œuvre communautaire plutôt qu'individuelle. Nous ne devons jamais oublier que même dans une activité individuelle ou privée, nous sommes en communion avec nos frères et sœurs, qui sont présents avec nous spirituellement, dans l'union de prière.

Jésus prévoit déjà les difficultés que nous rencontrerons tout au long de notre vie. Le chemin ne sera pas toujours rose. Cependant, nous devons savoir faire confiance à la protection et au soutien du Seigneur, apprendre à poursuivre la mission et que la mission ne s'arrête pas à cause d'un échec. Jésus nous a promis qu'il sera là et qu'il achèvera la mission qu'il a déjà commencée en nous.

«Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux (…).Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir»

 

+ Abbé Josep VALL i Mundó

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, L'Evangile raconte la première mission apostolique. Le Christ envoie les Douze prêcher, guérir les malades et préparer les voies du salut définitif. C'est la mission de l'Église, celle de chaque chrétien également. Le Concile Vatican II affirme que «la vocation chrétienne implique de soi la vocation à l'apostolat. Aucun membre n'a de rôle passif. Et celui qui ne veillerai pas à la croissance du corps serait, pour cette raison, inutile pour toute l'Église et aussi pour lui-même».

Le monde actuel a besoin —comme le disait Gustave Thibon— d'un “supplément d'âme” pour sa régénération. Seul le Christ, avec sa doctrine, est remède pour ses maladies. Le monde passe par des crises. Ce n'est pas seulement une crise morale partielle, ou de valeurs humaines: c'est une crise d'ensemble. Le terme le plus précis pour la définir est celui de “crise d'âme”.

Les chrétiens avec la grâce et la doctrine de Jésus se trouvent au milieu des structures temporelles pour les vivifier et les ordonner au Créateur: «Qu'en écoutant la prédication de l'Église, le monde puisse croire, qu'en croyant il puisse espérer, qu'en espérant il puisse aimer» (saint Augustin). Le chrétien ne peut fuir ce monde. Bernanos écrivait ainsi: «Il nous a jeté au milieu de la pâte, au milieu de la multitude comme levain; nous reconquerrons pied à pied l'univers que le péché nous a enlevé; Seigneur, nous te le rendrons tel que nous l'avons reçu en ce premier matin du monde, tout ordonné et tout saint».

L'un des secrets est d'aimer le monde de toute son âme et de vivre avec amour la mission confiée par le Christ aux Apôtres ainsi qu'à nous tous. Comme l'a dit saint Josémaria, «l'apostolat est amour de Dieu qui déborde, don de soi-même aux autres (…). Et le désir d'apostolat est la manifestation exacte, adéquate, nécessaire, de la vie intérieure». Tel doit être notre témoignage quotidien au milieu des hommes et tout au long des temps.

 

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