Publié le 7 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 3,22-30): 

 

Après cela, Jésus se rendit en Judée, accompagné de ses disciples; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, de son côté, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l'eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.

Or, les disciples de Jean s'étaient mis à discuter avec un Juif à propos des bains de purification. Ils allèrent donc trouver Jean et lui dirent: «Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui!». Jean répondit: «Un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j'ai dit: Je ne suis pas le Messie, je suis celui qui a été envoyé devant lui. L'époux, c'est celui à qui l'épouse appartient; quant à l'ami de l'époux, il se tient là, il entend la voix de l'époux, et il en est tout joyeux. C'est ma joie, et j'en suis comblé. Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue».

 

L’Application

 

Jean nous invite à établir une relation d'amitié avec Jésus. Dans cette amitié, la joie jouera un rôle important et central, la joie de l'autre, la joie de notre ami. L'ami cherche toujours la joie totale pour l'autre, et dans la joie de l'autre nous nous réjouissons. Nous sommes invités à découvrir la joie de notre ami, l'ami en Jésus-Christ. Il a lui-même prié pour que nous ayons la joie et qu'elle soit complète. Il nous a appelés "amis".

Dans une très bonne amitié, nous nous découvrons mutuellement et dans cette découverte nous nous réjouissons. La vie de foi est une vie de découverte de Dieu et de son amour, c'est-à-dire une vie d'amour. Ainsi, notre vie chrétienne devient une vie de témoignage et d'action de grâce, avec beaucoup de gratitude et de reconnaissance. Faire grandir notre ami en nous et en tout est déjà un chemin de bonheur que les croyants ressentent toute leur vie.

Tous les martyrs de l'Église du Seigneur ont fait l'expérience de cette joie. Les martyrs de Barbastro, (les martyrs clarétains, les jeunes séminaristes d'Espagne) ont chanté avec joie sur le chemin de la mort. Sommes-nous capables de prendre du recul, de sentir la présence de Dieu dans notre vie quotidienne et de vivre pleinement notre foi dans la joie ?  "Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue».

  

«Lui, il faut qu'il grandisse; et moi, que je diminue»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous sommes surpris de voir Jésus et Jean Baptiste, en train de baptiser "en parallèle". On peut dire en parallèle mais cela est uniquement en apparence, car Jean Baptiste nous renvoie à Jésus, qui est le Messie, le nouveau Moïse, le prophète tant attendu, celui qui vient pour nous donner Dieu. «Que nous a-t-il apporté Jésus? La réponse est simple: Dieu. Il nous a apporté Dieu» (Benoît XVI).


Par conséquent, et immédiatement, Jean éclaircit le sens du baptême: en vérité, il s'agit d'une purification, mais «elle se distingue de toutes les ablutions religieuses traditionnelles» de l'époque -et en tant que telle, comme le dit le pape Benoît- «doit être la consommation concrète d'un changement qui déterminera d'une nouvelle manière et pour toujours notre vie». Ainsi, le baptême chrétien implique un changement tellement radical qu'il est comme une nouvelle "naissance" au point de nous changer en "hommes nouveaux".


C'est une purification, certainement, qui a pour but de nous dépouiller de l'homme ancien, de nous faire mourir dans notre for intérieur -par la grâce- afin de renaître à une nouvelle vie: à la vie divine, et cette vie divine c'est quelque chose que «un homme ne peut rien s'attribuer, sauf ce qu'il a reçu du Ciel» (Jn 3,28). Le Concile II d'Orange nous enseigne que «aimer Dieu est entièrement un don de Dieu. Lui qui nous a aimés sans être aimé nous a donné de l'aimer. Nous qui lui déplaisions, nous avons été aimés afin qu'il y ait en nous de quoi lui plaire».


Voici donc notre tâche pour atteindre la sainteté: approfondir l'humilité pour ainsi faire la place à l'action de Dieu et la laisser faire. L'important n'est pas ce que je fais mais ce qu'Il fait en moi: «Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue» (Jn 3,30). Et notre joie grandira au fur et à mesure que notre "moi" disparaisse et que la présence de l'Époux dans nos coeurs et dans nos actes augmente.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Janvier 2022

Gospel text

(Lk 5:12-16): 

 

It happened that there was a man full of leprosy in one of the towns where he was; and when he saw Jesus, he fell prostrate, pleaded with him, and said, “Lord, if you wish, you can make me clean.” Jesus stretched out his hand, touched him, and said, “I do will it. Be made clean.” And the leprosy left him immediately. Then he ordered him not to tell anyone, but “Go, show yourself to the priest and offer for your cleansing what Moses prescribed; that will be proof for them.” The report about him spread all the more, and great crowds assembled to listen to him and to be cured of their ailments, but he would withdraw to deserted places to pray.

 

The Application

 

As I told you yesterday, Jesus' purpose is not to feed us or to heal us of our weaknesses, but through his words and deeds, that we  may discover his Father and his love.  That is why we read in today's Gospel, "but he withdrew to deserted places and prayed." By this act, He invites us to withdraw from our distractions, and to focus on divine love.

 

The more we enter into the inner life of Jesus, the more we will understand the love of the Father and the power of the Holy Spirit that leads Him. The trust of this man covered with leprosy in Jesus makes us discover the risk he took to go to meet Jesus. This is no small risk. We must imitate his courage. If we express this courage before this God who loves us, we will hear with our ears, "I do, be cleansed". This word of Jesus will set us free and save us.

 

Action of the day: Have courage and cry to God.

“The report about him spread all the more”

 

Fr. Santi COLLELL i Aguirre

(La Garriga, Barcelona, Spain)

 

Today, it is our responsibility to make sure that “the report about him” (Lk 5:15) keeps on spreading; mainly among those that do not know Him or who, for one reason or other, have moved away from Him.

However, this will not be possible unless we have not been previously able to identify our own particular “leprosy” and to approach Christ with our sincere belief that only He can deliver us for good from all our selfishness, jealousy, pride and bitterness...

Whether the news about Jesus largely spreads all over depends upon the “particular meetings” we may previously have had with Him. The deeper His Gospel, His love, His capacity to listen, to shelter, to forgive, to accept the other (no matter how different he or she may be) reaches into our hearts, the better we shall be able to spread His name around us.

The leper of the Gospel we read today about in the Eucharist is someone who has made a double exercise of humility. To recognize his own ailments and to accept Jesus as his savior. It is Christ who gives us the opportunity to make a radical and deep change in our life. With His testimony of life and of New Life, Christ proposes to us a totally true and possible alternative against whatever impediment for loving is encrusted in our hearts and lives. The alternative of love, of tenderness, of mercy. Confronted by someone different, (the leper), Jesus does not run away, does not get rid of him, does not suggest that he instead, goes to administrations, official institutions or some “non-governmental organizations”. Christ does accept the encounter and offers the “ailing one” what he needs; i.e. cure and purification.

We must be able to offer all those approaching our lives what we have received from our Lord. But, first, we must have met with Him to renew our engagement to live His Gospel in the small things of our daily lives.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Lc 5,12-16): 

 

Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier». Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne: «Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit; ta guérison sera pour les gens un témoignage». On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait.

 

L’Application

 

Comme je vous l'ai dit hier, le but de Jésus n'est pas de nous nourrir ou de nous guérir de nos faiblesses, mais, par ses paroles et ses actes, de nous faire découvrir son Père et son amour.  C'est pourquoi nous lisons dans l'Évangile d'aujourd'hui : " Mais il se retirait dans des lieux déserts et priait. " Par cet acte, il nous invite à nous retirer de nos distractions, et à nous concentrer sur l'amour divin.

Plus nous entrerons dans la vie intérieure de Jésus, plus nous comprendrons l'amour du Père et la puissance de l'Esprit Saint qui le conduit. La confiance de cet homme couvert de lèpre en Jésus nous fait découvrir le risque qu'il a pris pour aller à la rencontre de Jésus. Ce n'est pas un petit risque. Nous devons imiter son courage.Si nous exprimons ce courage devant ce Dieu qui nous aime, nous entendrons de nos oreilles : " Je le veux, sois purifié ".  Cette parole de Jésus nous rendra libres et nous sauvera.

«On parlait de lui de plus en plus»

 

Abbé Santi COLLELL i Aguirre

(La Garriga, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, pèse sur nous la grande responsabilité de faire en sorte que sa réputation continue de s'étendre, surtout à ceux qui ne le connaissent pas ou qui, pour des raisons ou des circonstances diverses, se sont éloignés de Lui.

Mais cette contagion serait impossible si, auparavant, chacun d'entre nous n'avait été capable de reconnaître sa propre "lèpre" et de s'approcher du Christ conscient de ce que Lui seul peut nous libérer efficacement de tous nos égoïsmes, de nos jalousies, de notre orgueil et de nos rancœurs…

Que la réputation du Christ atteigne tous les recoins de notre société dépend, en grande mesure, de ces "rencontres personnelles" que nous avons eu avec Lui. Plus nous nous imprègnerons de son Évangile, de son amour, de sa capacité d'écoute, d'accueil, de pardon, d'acceptation de l'autre (même très différent), plus nous pourrons le faire connaître autour de nous.

Le lépreux de l'Évangile qu'on lit aujourd'hui à la Messe a fait un double exercice d'humilité. Il a reconnu son mal et a accepté Jésus comme son Sauveur. Le Christ est celui qui nous offre la chance d'opérer dans notre vie un changement radical et profond. Face à tout de ce qui nous empêche d'aimer et qui s'est encrouté dans notre cœur et dans notre vie, le Christ, par son témoignage de vie et de Vie Nouvelle, nous propose une autre solution pleinement réelle et faisable. La solution de l'amour, de la tendresse, de la miséricorde. Jésus ne fuit pas devant celui qui est différent de Lui (le lépreux), Il ne s'en débarrasse pas, Il ne passe pas la facture à l'Administration, aux Institutions ou aux "ONGS". Le Christ accepte le défi de la rencontre et Il procure au malade ce dont il a besoin: guérison et purification.

Nous devons être capables d'offrir à ceux qui entrent dans nos vies ce que nous avons reçu du Seigneur. Mais il nous sera d'abord nécessaire de Le rencontrer et de renouveler notre engagement de vivre l'Évangile dans les détails de la vie quotidienne.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Janvier 2022

Gospel text

(Lk 4:14-22): 

 

Jesus returned to Galilee in the power of the Spirit, and news of him spread throughout the whole region. He taught in their synagogues and was praised by all.

He came to Nazareth, where he had grown up, and went according to his custom into the synagogue on the Sabbath day. He stood up to read and was handed a scroll of the prophet Isaiah. He unrolled the scroll and found the passage where it was written: “The Spirit of the Lord is upon me, because he has anointed me to bring glad tidings to the poor. He has sent me to proclaim liberty to captives and recovery of sight to the blind, to let the oppressed go free, and to proclaim a year acceptable to the Lord.”

Rolling up the scroll, he handed it back to the attendant and sat down, and the eyes of all in the synagogue looked intently at him. He said to them, “Today this scripture passage is fulfilled in your hearing.” And all spoke highly of him and were amazed at the gracious words that came from his mouth.
They also asked, “Isn’t this the son of Joseph?”

 

The Application

 

I would like to share with you three points for the application of the gospel of the day:

The Holy Spirit

Believers are essentially charismatic, inspired by the Holy Spirit in contemplation, they are fully in action.  Jesus helps us to discern how a person of faith behaves, by his own life of the day. He is God led by the Holy Spirit, yet He prayed with His contemporaries, without showing any superiority. Through His knowledge of the truth, about Himself and also about the Father, He shared the divine will with them by explaining the purpose of His arrival on earth: the salvation of the world.  

 

 

 

One day with Jesus

It is important that we observe his daily life. He is with his people, participating in their daily life. A person of communication and fellowship. Filled with love and compassion, he will not judge anyone, including his adversaries. He ignores them and goes along, unaffected by their behaviour, even if he is a little upset. Can we imitate his social life?  

The Fulfilment of the Scripture

Many of us would like to be charitable and do good. For Jesus, it is the will of His Father, and the fulfilment of the Sacred Scriptures, that are more important than other worldly values, even human values. If we realise that we are called, consecrated and sent, we give great importance, like Jesus, to the fulfilment of the divine will. And the salvation of the world is closely linked to justice and peace.

 

Action of the day: Be a person of justice and liberator.

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

Christ brings hope of release from spiritual bondage,

by Eusebius of Caesarea, 260/263-340 AD

 

"'The Spirit of the Lord is on me because he has anointed me' (Luke 4:18 and Isaiah 61:1). Clearly this happened to those who thought that the Christ of God was neither a mere man nor an unfleshed and unembodied Word who did not take on a mortal nature. Instead they say he is both God and human, God in that he is the only-begotten God who was in the bosom of the Father, and man... from the seed of David according to the flesh (Luke 1:32). Thus, God the Word, who through the prophecy has been called Lord, speaks out this prophecy that is preeminent among other promises: 'I am the Lord, and in the right time I will draw them together'...


"Taking the chrism in the Holy Spirit, he, chosen from among all, appears as the only-begotten Christ of God. And the verse 'he has sent me to proclaim good news to the poor' (Luke 4:18), he fulfilled in that time when he 'was preaching the kingdom of heaven' and explaining the beatitudes to the disciples by saying, 'Blessed are the poor in spirit, for theirs is the kingdom of God' (Matthew 5:3)... And for those nations then imprisoned in their souls by the invisible and spiritual powers he preached release to his newly encouraged disciples... Therefore, he preached release to the prisoners and to those suffering from blindness who were those enslaved by the error of polytheism, and he creates a year that is acceptable, through which he made all time his own year. And from the passing years of humanity he provides days of created light for those close to him. He never kept hidden the age that is to come after the perfecting of the present. For that age will be a time much on the Lord's mind, being an age and day of requiting. For he will grant a change of fortune or a year of favor to those struggling in the present life." (excerpt from COMMENTARY ON ISAIAH 2.51.5)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Lc 4,14-22): 

 

Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge.

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?».

 

L’Application

 

Je voudrais partager avec vous trois points pour l'application de l'évangile du jour :

Le Saint-Esprit

Les croyants sont essentiellement charismatiques, inspirés par l'Esprit Saint dans la contemplation, ils sont pleinement dans l'action.  Jésus nous aide à discerner comment se comporte une personne de foi, par sa propre vie du jour. Il est Dieu conduit par l'Esprit Saint, et pourtant il a prié avec ses contemporains, sans montrer aucune supériorité. Par sa connaissance de la vérité, sur lui-même et sur le Père, il leur a fait part de la volonté divine en leur expliquant le but de sa venue sur terre : le salut du monde.  

Une journée avec Jésus


Il est important d'observer sa vie quotidienne. Il est avec son peuple, participant à leur vie quotidienne. C'est une personne de communication et de communion. Rempli d'amour et de compassion, il ne juge personne, y compris ses adversaires. Il les ignore et va de l'avant, sans être affecté par leur comportement, même s'il est un peu contrarié. Pouvons-nous imiter sa vie sociale ?  

L'accomplissement de l'Écriture

Beaucoup d'entre nous aimeraient être charitables et faire le bien. Pour Jésus, c'est la volonté de son Père et l'accomplissement des Saintes Écritures qui sont plus importants que les autres valeurs du monde, même les valeurs humaines. Si nous nous rendons compte que nous sommes appelés, consacrés et envoyés, nous accordons une grande importance, comme Jésus, à l'accomplissement de la volonté divine. Et le salut du monde est étroitement lié à la justice et à la paix.

«L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction»

 

Abbé Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les cœurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 4 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 6:45-52): 

 

After the five thousand had eaten and were satisfied, Jesus made his disciples get into the boat and precede him to the other side toward Bethsaida, while he dismissed the crowd. And when he had taken leave of them, he went off to the mountain to pray. When it was evening, the boat was far out on the sea and he was alone on shore.

Then he saw that they were tossed about while rowing, for the wind was against them. About the fourth watch of the night, he came toward them walking on the sea. He meant to pass by them. But when they saw him walking on the sea, they thought it was a ghost and cried out. They had all seen him and were terrified. But at once he spoke with them, “Take courage, it is I, do not be afraid!” He got into the boat with them and the wind died down. They were completely astounded. They had not understood the incident of the loaves. On the contrary, their hearts were hardened.

 

The Application

 

After experiencing a powerful and wonderful moment, Jesus obliged his disciples to leave, to leave this place of honour and glory. This obligation invited them to discover the divine presence in Jesus, in these miracles. Yet the disciples did not understand the message, lost the meaning in carnal desires and human glory.

 

The only element that can connect us with the divine is our personal prayer. Jesus’ climbing on the mountain for the contemplation, helps us to understand the importance of prayer and contemplation. It is in prayer that Jesus begun everything and it is in prayer that Jesus enters in communion with His father. In every moments of life, we should invoke the Holy Name of Jesus in prayer.

 

In a difficult moment of life,  the disciples of Jesus forgot to call their Master for help. In their fear and anxiety, they see all as ghosts, including the Saviour. It is the difficult and troubled times that help us to discover our own blindness. If Jesus forced them to leave, it is because He wished them discover their own blindness, and live in the light. Let us not be afraid of our own darkness and let us call upon the Lord, without ceasing, in confidence and He will answer us in due course.

 

Action of the day: Remain in prayer

 

“And when he had taken leave of them, he went off to the mountain to pray”

 

Fr. Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Spain)

 

Today, we see how Jesus, after dismissing the apostles and the crowd, goes off by himself to pray. His whole life has been a constant dialogue with the Father, and yet, he chooses to go to the hillside to pray. And what about us? How do we pray? More often than not the frantic pace of our worldly life becomes a serious obstacle for our spiritual life. And we forget that it is as equally important to “feed” our soul, as it is to feed our body. However, God and our relationship with Him do not stand high in our priorities. Under such circumstances it is difficult to truly pray. Nor is it possible to maintain a prayerful spirit when we beg for help only in times of trouble.

Finding room and time for prayer requires a yearning within us to meet God with the unshakable conviction that nobody and nothing can replace him. Without this longing to communicate with God, our prayer easily drifts into a soliloquy, a tool we use just to try to solve nagging problems. We are also easily distracted during prayer, our hearts and minds invaded by all kind of thoughts and feelings. Praying is not like chatting but rather a simple elated encounter with Love. It is our ongoing relationship with God: the silent communication between me, the poor one who needs everything, and “You”, the transcendent provider of all. The constant reward of true prayer lies in our sure knowledge that our Creator loves us.

Prayer and Christian life are inseparable. Origen of Alexandria, the ancient Church Father reminds us that: “Only he who joins prayer to deeds and deeds to prayer, prays unceasingly. Only in this way can we understand what it means to pray constantly”. We must indeed pray without stop to sanctify our deeds and join them to our prayer. The continuous dialogue Jesus offers us in prayer not only soothes our spirit but brings us to realize that prayer is the breath of God’s love. If we do not breathe we die; if we do not pray, we die spiritually.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 4 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6,45-52): 

 

Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.

Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris, car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba; et en eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur, car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains: leur cœur était aveuglé.

 

L’Application

 

Texte de l'Évangile

(Mc 6,45-52): 

 

Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.

Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris, car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba; et en eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur, car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains: leur cœur était aveuglé.

 

L’Application

 

Après avoir vécu un moment puissant et merveilleux, Jésus oblige ses disciples à partir, à quitter ce lieu d'honneur et de gloire. Cette obligation les invitait à découvrir la présence divine en Jésus, dans ces miracles. Pourtant, les disciples n'ont pas compris le message, ils ont perdu le sens dans les désirs charnels et la gloire humaine.

Dans un moment difficile, ils ont oublié d'appeler leur Maître à l'aide. Dans leur peur et leur anxiété, ils voient tout comme des fantômes, y compris le Sauveur. Ce sont les moments difficiles et troublés qui nous aident à découvrir notre propre aveuglement. Si Jésus les a forcés à partir, laissez-les découvrir leur propre aveuglement et vivre dans la lumière. N'ayons pas peur de nos propres ténèbres et invoquons le Seigneur, sans cesse, avec confiance et Il nous répondra en temps voulu.

«Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les coeurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

 

«Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous nous rappelons que «celui qui aime Dieu aime aussi son frère» (1Jn 4,21). Comment pourrions-nous aimer Dieu que nous ne voyons pas, sans aimer ceux que nous voyons qui sont à l'image de Dieu? Après que Saint Pierre l'eut renié, Jésus lui demanda s'il l'aimait et il répondit «Seigneur tu connais toutes choses, tu sais bien que je t'aime» (Jn 21,17). Comme Il l'a fait avec Pierre, Jésus nous demande aussi «M'aimes tu?» et nous voulons lui répondre immédiatement: «Seigneur, tu connais toutes choses et tu sais que je t'aime en dépit de mes déficiences, mais aide-moi à te le démontrer, aide-moi à découvrir chez mes frères leurs besoins, à me donner vraiment aux autres, à les accepter tels qu'ils sont, à les apprécier».

La vocation de l'homme c'est l'amour, c'est la vocation de se donner, de chercher le bonheur des autres et ainsi trouver son propre bonheur. Comme disait Saint Jean de la Croix: «Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour». Cela vaut la peine de nous demander à la fin de la journée en faisant un petit examen de conscience, chaque jour, comment a été cet amour et noter un aspect à améliorer pour le lendemain.

«L'esprit de Dieu est sur moi» (Lc 4,18), dira Jésus, en s'appropriant ce texte messianique. C'est l'esprit de l'Amour qui ainsi qu'il l'a fait pour le Messie «oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres» (cf. Lc 4,18), "repose" aussi sur nous et nous conduit vers l'amour parfait: comme mentionné dans le Concile Vatican II, «Il est donc clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité». L'Esprit Saint nous transformera comme Il l'a fait avec les Apôtres, afin que nous puissions agir sous son action, en nous donnant ses fruits, et ainsi l'apporter à tous les coeurs «le fruit de l'Esprit, au contraire, c'est la charité, la paix, la joie, la patience, la mansuétude, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance» (Gal 5, 22-23).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 6, 34-44): 

 

When Jesus saw the vast crowd, his heart was moved with pity for them, for they were like sheep without a shepherd; and he began to teach them many things. By now it was already late and his disciples approached him and said, “This is a deserted place and it is already very late. Dismiss them so that they can go to the surrounding farms and villages and buy themselves something to eat.” He said to them in reply, “Give them some food yourselves.” But they said to him, “Are we to buy two hundred days’ wages worth of food and give it to them to eat?” He asked them, “How many loaves do you have? Go and see.” And when they had found out they said, “Five loaves and two fish.”

So he gave orders to have them sit down in groups on the green grass. The people took their places in rows by hundreds and by fifties. Then, taking the five loaves and the two fish and looking up to heaven, he said the blessing, broke the loaves, and gave them to his disciples to set before the people; he also divided the two fish among them all. They all ate and were satisfied. And they picked up twelve wicker baskets full of fragments and what was left of the fish. Those who ate of the loaves were five thousand men.

 

The Application

 

I propose three points for contemplation with different orientations.

 

The Eucharist

 

The multiplication of the bread is a pre-taste of the Eucharist, because all those elements that are found in the multiplication of the bread are found in the Eucharist. Jesus wanted to show his love and in this love he established the Eucharist. He took the bread and gave thanks. He broke the bread and gave it to the disciples. Jesus established the Eucharist, so that his disciples would feel his presence in a permanent way.

 

Learning to look

 

Today's gospel teaches me to look at the world differently. To look at the concern and the problem from the other's point of view and to understand the depth of their suffering. It is a look full of love and it is not egocentric, but God-centric. It invites us to discover the divine will.

 

The inner resource

 

Who does not have a problem or concern in daily life? To solve a problem, we must look for a solution in our interiority rather than in our exteriority. Jesus invites us to look at the resources we already have with us. "How many peacocks do you have? Go and see. First of all, go and look in your own home and you will find a small loaf of bread, however small it may be. According to your need, you can multiply them little by little and his problem will be easily solved, with little effort on your part.

 

Action of the day: Trust the Lord.

“They were like sheep without a shepherd”

 

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Sant Just Desvern, Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus shows Himself to be sensitive to the needs of people who are in search of Him. He just cannot remain indifferent to the needs of those he meets on the way. He feels compassion when He sees the great crowd that has been following Him “like sheep without a shepherd” (Mk 6:34). The Master leaves His immediate plans aside and starts preaching. How many times have we allowed urgency or impatience manage our behavior? How many times have we not wanted to change our plans in order to help with immediate and unforeseen needs? Jesus gives us an example of flexibility, of the ability to modify plans and be available for the people who follow Him.

Time goes by quickly. When you love, it is easy for time to go by very quickly. And Jesus, who loves much, preaches at length. The disciples remind the Master that it is getting late. What worries them is how the crowd is going to feed itself. Then Jesus makes an implausible proposal: “Give them some food yourselves.” (Mk 6:37). He is not only worried about spiritual bread but also about bodily food. The disciples find it difficult, very difficult. And it is true!: the cost would be “two hundred days’ wages worth of food” (Mk 6:37). They see the material difficulties, but their eyes do not still recognize that He who speaks to them is almighty; they need more faith.

Jesus does not make them stand in line, he organizes them in groups. They rest and share together as a community. He asked the disciples for the food they had: only five loaves and two fish. Jesus takes them, invokes God's blessing and distributes them. Such a small amount of food will feed thousands of people with twelve baskets in excess. This miracle introduces the spiritual bread of the Eucharist. The Bread of life that spreads freely to all the people of the Earth in order to give life and eternal life.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 6, 34-44): 

 

En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement. Déjà l'heure était avancée; ses disciples s'étaient approchés et lui disaient: «L'endroit est désert et il est déjà tard. Renvoie-les, qu'ils aillent dans les fermes et les villages des environs s'acheter de quoi manger». Il leur répondit: «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Ils répliquent: «Allons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter du pain et leur donner à manger?». Jésus leur demande: «Combien avez-vous de pains? Allez voir». S'étant informés, ils lui disent: «Cinq, et deux poissons».

Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l'herbe verte. Ils s'assirent en rond par groupes de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction, rompit les pains, et il les donnait aux disciples pour qu'ils les distribuent. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Tous mangèrent à leur faim. Et l'on ramassa douze paniers pleins de morceaux de pain et de poisson. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

 

L’Application

 

Je propose trois points de contemplation avec des orientations différentes.

L'Eucharistie

La multiplication du pain est un avant-goût de l'Eucharistie, car tous les éléments qui se trouvent dans la multiplication du pain se trouvent dans l'Eucharistie. Jésus a voulu montrer son amour et dans cet amour il a établi l'Eucharistie. Il a pris le pain et a rendu grâce. Il a rompu le pain et l'a donné aux disciples. Jésus a établi l'Eucharistie pour que ses disciples ressentent sa présence de manière permanente.

Apprendre à regarder

L'évangile d'aujourd'hui m'apprend à regarder le monde différemment. À regarder la préoccupation et le problème du point de vue de l'autre et à comprendre la profondeur de sa souffrance. C'est un regard plein d'amour et il n'est pas égocentrique, mais centré sur Dieu. Il nous invite à découvrir la volonté divine.

La ressource intérieure

Qui n'a pas un problème ou une préoccupation dans la vie quotidienne ? Pour résoudre un problème, nous devons chercher la solution dans notre intériorité plutôt que dans notre extériorité. Jésus nous invite à regarder les ressources que nous avons déjà avec nous. « Combien-avez-vous de paons ? Allez voir ». Tout d'abord, va regarder dans ta propre maison et tu trouveras une petite miche de pain, aussi petite soit-elle. Selon ton besoin, tu peux les multiplier petit à petit et ton problème sera facilement résolu, avec peu d'effort de ta part.

 

«Ils étaient comme des brebis sans berger»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Sant Just Desvern, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous montre qu'Il est attentif aux nécessités des personnes qui viennent à sa rencontre. Il ne peut pas rencontrer quelqu'un et demeurer insensible à ses besoins. Le cœur de Jésus s'émeut en voyant la grande foule qui le suit «comme des brebis sans berger» (Mc 6,34). Le maître abandonne ses projets et se met à enseigner. Que de fois avons-nous laissé l'urgence ou l'impatience nous imposer notre conduite! Que de fois avons-nous refusé de changer de plan pour nous occuper de besoins immédiats et imprévus! Jésus nous donne l'exemple de la flexibilité, de l'art de modifier son programme et d'être disponible pour les personnes qui le suivent.

Le temps passe vite. Quand tu aimes, le temps passe facilement très vite. Et Jésus, qui aime beaucoup, se met longuement à expliquer la doctrine. Il se fait tard, les disciples le rappellent au maître, qui est soucieux que la foule puisse manger. Alors Jésus fait une proposition incroyable: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Mc 6,37). Il a non seulement le souci de donner par ses enseignements une nourriture spirituelle, Il veut aussi nourrir les corps. Les disciples voient les difficultés, réelles, très réelles. Les pains vont coûter beaucoup d'argent (cf. Mc 6,37). Ils voient les difficultés matérielles, mais leurs yeux ne savent pas reconnaître que Celui qui leur parle peut tout; leur foi n'est pas assez grande.

Jésus ne commande pas que les gens se mettent en rang debout; il les fait s'asseoir par groupes. Ensemble, ils se reposeront et partageront. Il demande aux disciples quelle nourriture ils ont emporté: seulement cinq pains et deux poissons. Jésus les prend, invoque la bénédiction de Dieu et les répartit. Un modeste repas qui servira à nourrir des milliers d'hommes et il en restera encore douze couffins. Miracle qui préfigure l'aliment spirituel de l'Eucharistie, Pain de vie qui s'étend gratuitement à tous les peuples de la Terre pour donner la vie et la vie éternelle.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Janvier 2022

Gospel text

(Mt 4,12-17.23-25): 

 

When Jesus heard that John had been arrested, he withdrew into Galilee. He left Nazareth and went to settle down in Capernaum, a town by the lake of Galilee, at the border of Zebulun and Naphtali. In this way the word of the prophet Isaiah was fulfilled: «Land of Zebulun and land of Naphtali crossed by the Road of the Sea, and you who live by the Jordan, Galilee, land of pagans, listen: The people who lived in darkness have seen a great light; on those who live in the land of the shadow of death, a light has shone».

From that time on Jesus began to proclaim his message, «Change your ways: the kingdom of heaven is near». Jesus went around all Galilee, teaching in their synagogues, proclaiming the good news of the Kingdom, and curing all kinds of sickness and disease among the people. The news about him spread through the whole of Syria, and the people brought all their sick to him, and all those who suffered: the possessed, the deranged, the paralyzed, and he healed them all. Large crowds followed him from Galilee and the Ten Cities, from Jerusalem, Judea, and from across the Jordan.

 

The Application

 

The Word of Jesus has a power that the centurion recognised and enjoyed. The name of Jesus has a power that his disciples recognised in their mission. All those who recognised this power were never disappointed. The celebration of the NAME of Jesus invites us to recognise the power of this name and to take advantage of it, for the good of ourselves, but also for the good of others. Let us begin and end all things in the name of the Lord and may He be our Alfa and Omega.

 

Action of the day: Call Him by His NAME.

“The kingdom of heaven is at hand.”

 

Fr. Jordi CASTELLET i Sala

(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

 

Today, we begin again, so to speak. “The people who sit in darkness have seen a great light, on those dwelling in a land overshadowed by death light has arisen.” (Mt 4:16), Isaiah, quoted in the gospel —which takes us back to Christmas, tells us. We start again, we get another opportunity. Our time is new, the occasion asks for it, let's humbly let the Father work in our lives.

Today we start the time that God has given us yet again, for us to sanctify, so that we can get close to Him, so that we can turn our lives into service to others. Christmas is coming to an end next Sunday with the Baptism of the Lord, and a new year starts with the ordinary time —as we say in Christian liturgy— to live “in extenso” the mystery of Christmas. The Incarnation of the Word has visited us in these days and has sown his Grace in our hearts in an infallible way, a grace which takes us back to the Kingdom of Heaven, the kingdom of God that Christ has come to open up to us with His deeds and commitment from the Heart of our humanity.

Because of that, Saint Leo the Great said that “the providence and the mercy of God, who had already thought of helping a world which was collapsing at the time, determined the salvation of all peoples through Christ.”

This is the right time. We cannot think that God worked more in the past than now, that it was easier to believe in Jesus —physically, I mean— than now that we do not see Him. The sacraments of the Church and the prayer of the community grant us pardon and peace and an opportunity to participate, once again, in the works of God in the world, through our work, study, friends, family, entertainment or the daily life with our brothers. May the Lord, source of every gift and every good, make it possible for us!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0