Publié le 16 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 2:18-22): 

 

The disciples of John and of the Pharisees were accustomed to fast. People came to him and objected, “Why do the disciples of John and the disciples of the Pharisees fast, but your disciples do not fast?” Jesus answered them, “Can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them they cannot fast. But the days will come when the bridegroom is taken away from them, and then they will fast on that day.

No one sews a piece of unshrunken cloth on an old cloak. If he does, its fullness pulls away, the new from the old, and the tear gets worse. Likewise, no one pours new wine into old wineskins. Otherwise, the wine will burst the skins, and both the wine and the skins are ruined. Rather, new wine is poured into fresh wineskins.”

 

The Application

 

Jesus came to lead us into a bright future by introducing us to his Father, an amazing God. He did not come to correct the past, or change it. He was sure that his Father is still pleased with us and continues to love us.  Nor is he here to give us a new beginning. Yet there is a newness in the way he loved us, and the way he continues to love us.

 

The people of Israel had the prophets and the law. Today, in Jesus, all are gathered together, like a new wine, with great respect for all the varieties, without losing the particularity of their characters. It is not good to impose Jesus in a past or to compare him with a great prophet, even with the Father Creator. Jesus leads us towards an adventure, inviting us all to participate in the joy of the Bridegroom, totally unknown to the general public, reserved for saints and contemplatives. Are we ready for this adventurous life?

 

Action of the day: Liberate yourself from your past and accept an adventurous life.

“Can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?”

 

Fr. Joaquim VILLANUEVA i Poll

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can see that, besides fasting on the Day of Atonement (cf. Lev 16:29-34), the Jewish people observe many other days of fasting, both public and private. Days of fast manifested mourning, penance, purification, preparation for a feast or a mission, demand of God's grace, etc. Pious Jews considered fasting an act of virtue of their religion which pleased God. One who fasts addresses God in an attitude of humility; he implores forgiveness for his separation from God while depriving himself of those things that often cause the separation.

That Jesus does not instill this practice into his disciples and followers comes as a surprise for John's disciples and for the Pharisees. They cannot understand it. But Jesus gives them a fundamental reason: “Can the wedding guests fast while the bridegroom is with them?” (Mk 2:19). For Israel's prophets, the bridegroom signifies God himself, faithful Yahweh, and his divine love for men (in contrast to Israel, his not always so faithful spouse). Hence, Jesus is tantamount to Yahweh, and He here declares his divinity: he calls his disciples “the bridegroom's friends”, and those who are with him do not need to fast for they are not separated from him.

The Church has remained faithful to Christ's teaching on fasting which, though coming from the prophets and even being a natural and spontaneous practice in many religions, our Lord confirms with a new meaning. Fasting can be used as preparation; it strengthens prayer and contemplation. Jesus fasts in the desert as a preparation for his public life.

Many poor people, not unacquainted with shabby clothes were among those who listened to our Lord. So too were vintners who certainly knew what happens when the new wine is put into old wineskins. Jesus reminds them all that they have to receive his message with a new spirit, one that breaks with conformity and the routines of jaded souls; Jesus proposes something entirely different, not another version of the Law, but a new life altogether.

 

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Publié le 16 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22): 

 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

 

L’Application

 

Jésus est venu pour nous conduire vers un avenir radieux en nous présentant son Père, un Dieu surprenant. Il n'est pas venu pour corriger le passé, ni pour le changer. Il était sûr que son Père est toujours satisfait de nous et qu'il continue à nous aimer.  Il n'est pas non plus venu pour nous donner un nouveau départ. Pourtant, il y a une nouveauté dans la manière dont il nous a aimés, et dans la manière dont il continue à nous aimer.

Le peuple d'Israël avait les prophètes et la loi. Aujourd'hui, en Jésus, tous sont réunis, comme un vin nouveau, avec un grand respect pour toutes les cépages, sans perdre la particularité de leurs caractères. Il n'est pas bon d'imposer Jésus dans un passé ou de le comparer à un grand prophète, voire au Père Créateur. Jésus nous entraîne vers une aventure, nous invitant tous à participer à la joie de l'Époux, totalement inconnue du grand public, réservée aux saints et aux contemplatifs. Sommes-nous prêts ?

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

 

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui.

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

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Publié le 16 Janvier 2022

Jésus est invité avec ses disciples à participer à un moment de joie.  Ce sera une manifestation divine, marquant sa présence et son importance dans l'histoire du salut. Il nous semble que rien n'était prévu ou une caractéristique imposante, pourtant un événement s'impose avec un besoin particulier, il y avait un manque de vin. Ce manque est perçu par l'amour maternel de Marie, qui a su tout garder dans son cœur et méditer. Dans cette méditation, elle s'est approchée de Jésus, son Fils. Nous le voyons déjà dans la première lecture du jour. Tout est perdu, pas de bonheur, pas de joie, pas de danse, etc. Dieu vient vers son peuple avec assurance et promesse.  Jésus va nous apporter ce vin nouveau, une nouvelle espérance, l'eau de la vie, aux gens qui en ont soif.  
Tout commence par un regard sur les détails, un regard sur les autres, une observation très particulière, qui sauve tout l'événement, y compris l'honneur de tous. Chers paroissiens, en ce dimanche, je vous invite à observer tout ce qui se passe en vous, dans notre intériorité, les personnes que vous rencontrez chaque jour, y compris leurs sentiments et leurs émotions, une petite pause dans notre égoïsme, dans nos intérêts personnels, peut sauver le monde entier. Reconnaissons, comme Marie, le manque essentiel de notre vie : l'amour et la charité. 
Il nous semble étrange et pourtant normal, dans l'amour et dans la charité, de ressentir comme les disciples d'Emmaüs : "Reste avec nous, il est tard". Une invitation orientée vers le bien des autres, avec une ouverture exceptionnelle, un étranger est invité à la table, à partager sa vie intime, en lui ouvrant ses soucis et ses angoisses, son désespoir, etc. Il n'y a rien qui les sépare l'un de l'autre. Il n'y a rien qui les sépare. L'évangile d'aujourd'hui nous demande d'inviter Jésus, qui est présent dans le cœur des immigrants et des personnes handicapées, des étudiants, dans notre intimité, afin qu'il y reste et nous transforme. 
Nous ne devons pas oublier le changement de langage, de la mère à la femme. Nous avions l'impression que Marie s'adressait à son fils. La réponse de Jésus nous fait comprendre sa représentation de l'humanité. C'est l'humanité en Marie, la mère de Jésus, qui ne s'adresse pas à Jésus, le fils de Joseph, comme nous le disent les Nazaréens, mais à notre sauveur, l'envoyé du Père.   Femme, mon heure n'est pas encore venue, répond-il. L'heure de la passion et aussi l'heure de la glorification finale du Messie. Marie la précipite, son fils l'accepte. Cependant, ce n'est pas elle qui décide de l'heure du Seigneur. Elle apprend de son fils à accepter la volonté divine. Elle servira de relais, ordonnant aux serviteurs de suivre les instructions que Jésus le Sauveur leur donnera. " Faites tout ce qu'il vous dira ", l'invitation est toujours valable et actuelle. 
En nous dirigeant vers le Fils de Dieu, Marie s'éloigne du centre de cet événement, comme Jean le Baptiste, et Jésus prend sa place et poursuit sa mission. Jésus ne veut jamais occuper le devant de la scène dans notre vie quotidienne. Il se contente d'être là, de marcher avec nous, de participer activement à nos peines et à nos joies. Une fois le miracle accompli, il laissera le marié et l'hôte se débrouiller avec tout, y compris l'incompréhension. Dieu nous accorde la liberté, à chacun d'entre nous, de tirer la meilleure leçon de notre expérience personnelle.  
Le dialogue entre Marie et Jésus ne révèle pas beaucoup d'autres détails ; pourtant, humainement parlant, nous pouvons facilement imaginer le regard échangé, les disciples du Seigneur présents par leur participation silencieuse, observant tout ce qui s'est passé. Ils sont invités.  Il est important que nous soyons là avec le Seigneur, en silence, en observant simplement ses gestes et ses paroles. Nous découvrirons les véritables noces du Seigneur, où il transformera le pain en sa chair et le vin en son sang, nous les donnant à manger et à boire.  Le voyage du Seigneur se poursuivra avec la Samaritaine devant le puits de Jacob, lui offrant l'eau de la vie, invitant Nicodème à renaître et se poursuivra avec la multiplication des pains, demandant à ses disciples de donner eux-mêmes le pain.  Elle se terminera sur la croix, où il se donnera pleinement au Père, pour notre salut.
 

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Publié le 15 Janvier 2022

Jesus is invited with his disciples to participate in a moment of joy.  It will be a divine event, marking his presence and importance in salvation history. It seems to us that nothing was foreseen or an imposing feature, yet an event is imposed with a particular need, there was a lack of wine. This lack is perceived by the maternal love of Mary, who kept everything in her heart and meditated. In this meditation she came closer to Jesus, her Son. We see this already in the first reading of the day. All is lost, no happiness, no joy, no dancing, etc. God comes to his people with assurance and promise.  Jesus is going to bring us this new wine, a new hope, the water of life, to people who are thirsty for it.

It all begins with a look at the details, a look at others, a very special observation, which saves the whole event, including the honour of all. Dear parishioners, on this Sunday I invite you to observe everything that happens within you, within our interiority, the people you meet every day, including their feelings and emotions, a little break in our selfishness, in our personal interests, can save the whole world. Let us recognise, like Mary, the essential lack in our lives: love and charity.

It seems strange and yet normal to us, in love and charity, to feel like the disciples of Emmaus: "Stay with us, it is late". An invitation directed towards the good of others, with an exceptional openness, a stranger is invited to the table, to share his intimate life, opening up his worries and anxieties, his despair, etc. There is nothing that separates them from each other. Today's Gospel asks us to invite Jesus, who is present in the hearts of immigrants and disabled people, students, into our intimacy, so that he may remain there and transform us.

We must not forget the change of language, from mother to woman. We had the impression that Mary was addressing her son. Jesus' response makes us understand his representation of humanity. It is the humanity in Mary, the mother of Jesus, who is not addressing Jesus, the son of Joseph, as the Nazarenes tell us, but our saviour, the one sent by the Father.   Woman, my hour has not yet come, he replies. The hour of the passion and also the hour of the final glorification of the Messiah. Mary precipitates it, her son accepts it. However, it is not she who decides the hour of the Lord. She learns from her son to accept the divine will. She will serve as a relay, ordering the servants to follow the instructions that Jesus the Saviour will give them. "Do whatever he tells you," the invitation is still valid and relevant.

In directing us to the Son of God, Mary moves away from the centre of this event, like John the Baptist, and Jesus takes his place and continues his mission. Jesus never wants to take centre stage in our daily lives. He wishes that he be invited.  He is content to be there, to walk with us, to actively participate in our sorrows and joys. Once the miracle has been performed, he will leave the groom and the host to deal with everything, including misunderstanding and surprise. God gives each of us the freedom to learn the best lesson from our personal experience. 

The dialogue between Mary and Jesus does not reveal many other details than the humanity in need of divine intervention and God’s readiness to help us; yet, humanly speaking, we can easily imagine the gaze exchanged, the disciples of the Lord present by their silent participation, observing all that has happened. They are invited.  It is important that we are there with the Lord, in silence, simply observing his gestures and words. We too are invited to discover the true wedding of the Lord, where he will transform the bread into his flesh and the wine into his blood, giving them to us to eat and drink.  The Lord's journey will continue with the Samaritan woman at Jacob's well, offering her the water of life, inviting Nicodemus to be born again and will continue with the multiplication of the loaves, asking his disciples to give the bread themselves.  It will end on the cross, where he gives himself fully to the Father for our salvation.

 

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Publié le 14 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 2:13-17): 

 

Jesus went out along the sea. All the crowd came to him and he taught them. As he passed by, he saw Levi, son of Alphaeus, sitting at the customs post. Jesus said to him, “Follow me.” And he got up and followed Jesus. While he was at table in his house, many tax collectors and sinners sat with Jesus and his disciples; for there were many who followed him. Some scribes who were Pharisees saw that Jesus was eating with sinners and tax collectors and said to his disciples, “Why does he eat with tax collectors and sinners?” Jesus heard this and said to them, “Those who are well do not need a physician, but the sick do. I did not come to call the righteous but sinners.”

 

The Application

 

Each and every one of us is asked to take side, precise our own priorities and assume our responsibilities. Jesus has taught us, how make these priorities according to the divine will, and how to assume it, when it is challenged by the people, particularly the elites and intellectuals of the contemporary world. Following Jesus and holding his priorities as ours, is a real challenge today. Are we ready for it?

 

 

 

Action of the day: Follow Jesus and be his disciple.

“I did not come to call the righteous but sinners”

 

+ Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart

(Tarragona, Spain)

 

Today, Saint Mark tells us how Jesus taught and how the crowd came to Him. In those days, they were as hungry of doctrine as we are today, ignorance being always our worst enemy. Let us not forget the expression: “They will hate no more when they ignore no more”...

As He walked along, Jesus sees Levi, son of Alpheus, sitting in his office and, says to him: “Follow me” (Mk 2:14), and Levi leaves everything and follows Him. With his promptitude and generosity Levi scored his biggest “business”. Not only the “business of the century”, but the business of Eternity, too.

It would be worth our mulling over Roman tax collectors, who ceased to exist a long while ago, while Levi —better known today as Matthew— keeps piling up profits with his writings, as one of the twelve pillars of the Church. This is what happens when we promptly follow our Lord. He said: “And everyone who has left houses or brothers or sisters or father or mother or children or fields for my sake will receive a hundred times as much and will inherit eternal life” (Mat 19:29).

Jesus accepted the banquet Matthew offered Him and His apostles at home, together with other tax collectors and sinners. The Pharisees —who always seemed to prefer witnessing how others worked— felt like informing His disciples that their Master was eating with people they considered as sinners. The Lord hears them and, in self-defense, He answers: “I did not come to call the righteous but sinners” (Mk 2:17). Mankind is in hard need of that divine Healer. We are all sinners and, as Saint Paul says, “all have sinned and are deprived of the glory of God” (Rom 3:23).

Let us always answer as quickly as Mary used to do when responding to Her vocation as co-redeemer.

 

 

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Publié le 14 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 2,13-17): 

 

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

+ Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

 

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Publié le 13 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 2:1-12): 

 

When Jesus returned to Capernaum after some days, it became known that he was at home. Many gathered together so that there was no longer room for them, not even around the door, and he preached the word to them.

They came bringing to him a paralytic carried by four men. Unable to get near Jesus because of the crowd, they opened up the roof above him. After they had broken through, they let down the mat on which the paralytic was lying. When Jesus saw their faith, he said to the paralytic, “Child, your sins are forgiven.”

Now some of the scribes were sitting there asking themselves, “Why does this man speak that way? He is blaspheming. Who but God alone can forgive sins?”

Jesus immediately knew in his mind what they were thinking to themselves, so he said, “Why are you thinking such things in your hearts? Which is easier, to say to the paralytic, ‘Your sins are forgiven,’ or to say, ‘Rise, pick up your mat and walk’? But that you may know that the Son of Man has authority to forgive sins on earth”— he said to the paralytic, “I say to you, rise, pick up your mat, and go home.”

He rose, picked up his mat at once, and went away in the sight of everyone. They were all astounded and glorified God, saying, “We have never seen anything like this.”

 

Action of the day: Look everything with an eye of faith.

“Child, your sins are forgiven.” (...) “I say to you, rise, pick up your mat, and go home.”

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we see the Lord surrounded once more by crowds: “Many gathered together so that there was no longer room for them, not even around the door” (Mk 2:2). His heart is melted by people's needs and provides them as much relief as possible; by forgiving, teaching and healing them at the same time. He certainly offers them physical help (as in today's parable, by curing the paralytic), but —actually— He is intent on getting the very best for each one of us: the well-being of our soul.

Jesus, our Savior, wants to give us a true hope of salvation. He even forgives our sins and sympathizes with our moral feebleness. Before anything else, He most emphatically says: “Child, your sins are forgiven.” (Mk 2:5). Later on, we are given to see him connecting the remission of our sins —which He generously and tirelessly grants— to a most extraordinary miracle, seen by our very eyes. After forgiving the paralytic sins he cures his paralysis, as a kind of external guarantee to open our eyes of faith: “’I say to you, rise, pick up your mat, and go home.’ He rose, picked up his mat at once, and went away in the sight of everyone” (Mk 2:11-12).

We can revive this miracle quite often through Confession. With the words of forgiveness said by the minister of God (“I absolve you from your sins in the name of the Father, and of the Son and of the Holy Spirit”) Jesus discreetly offers us the external guarantee of remission of our sins once more, a guarantee that is tantamount to the spectacular cure of the paralytic of Capernaum.

We are now beginning a new ordinary time. And, we believers are now reminded of the urgent need we have of a sincere and personal encounter with Jesus Christ, the All-Merciful Lord. In this liturgical time, He urges us neither to slacken our pace nor to neglect the necessary forgiveness He offers all of us in his dwelling, the Church.

 

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Publié le 13 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 2,1-12): 

 

Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte.

Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés».

Or, il y avait dans l'assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?».

Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi».

L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil».

«‘Mon fils, tes péchés sont pardonnés’ (…). ‘Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi’»

 

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido

(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons encore le Seigneur entouré d'une foule: «Tant de monde se rassembla qu'il n'y avait plus de place, même devant la porte» (Mc 2,2). Son coeur se dilate devant les besoins des autres et Il leur fait tout le bien possible: Il pardonne, enseigne et guérit tout à la fois. Il offre son aide au plan matériel (aujourd'hui en guérissant une paralysie), mais -dans le fond- Il cherche ce qu'il y a de mieux, ce qui est le plus important pour chacun d'entre nous: le bien de l'âme.

Jésus-Sauveur veut nous laisser une espérance certaine de salut: Il est même capable de pardonner les péchés et de compatir à notre faiblesse morale. Avant tout, il affirme: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mc 2,5). Puis nous le voyons associer le pardon des péchés -qu'il dispense généreusement et infatigablement- à un miracle extraordinaire, "palpable" à l'oeil nu. Comme une sorte de garantie extérieure, pour ouvrir nos yeux à la foi, après avoir déclaré au paralytique le pardon de ses péchés, il guérit sa paralysie: «Je te l'ordonne, dit-il au paralysé: Lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi. L'homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde» (Mc 2,11-12).

Ce miracle, nous pouvons le revivre fréquemment dans la Confession. Dans les paroles de l'absolution que prononce le ministre de Dieu («Je te pardonne au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»), Jésus nous offre de nouveau -discrètement- la garantie externe du pardon de nos péchés, garantie équivalente à la guérison spectaculaire du paralytique de Capharnaüm.

Voici que nous entamons un nouveau temps ordinaire. Et l'on rappelle aux croyants l'urgente nécessité d'une rencontre sincère et personnelle avec Jésus-Christ miséricordieux. Celui-ci nous invite à ne rien brader, à ne pas négliger le nécessaire pardon qu'Il nous offre dans son giron, l'Église.

 

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Publié le 12 Janvier 2022

Gospel text

(Mk 1,40-45): 

 

A leper came to him [and kneeling down] begged him and said, “If you wish, you can make me clean.” Moved with pity, he stretched out his hand, touched him, and said to him, “I do will it. Be made clean.” The leprosy left him immediately, and he was made clean. Then, warning him sternly, he dismissed him at once. Then he said to him, “See that you tell no one anything, but go, show yourself to the priest and offer for your cleansing what Moses prescribed; that will be proof for them.”

The man went away and began to publicize the whole matter. He spread the report abroad so that it was impossible for Jesus to enter a town openly. He remained outside in deserted places, and people kept coming to him from everywhere.

 

The Application

 

The Ark of the Lord could not save Israelite (first reading of the day) and the presence of the Lord could not heal all the lepers of his time. God can in his mercy make himself visible to us all. However, if we are not worthy to welcome him, his presence cannot bring us anything. If we close our eyes, even in the hot sun, we will only see darkness, the darkness that dwells within us.

 

"If you want, you can cleanse me" is a statement of faith and trust in Jesus. He hands over everything to the divine will, expressing his own desire to be healed and be saved. What a joy to hear his profession of faith. Of course, the Gospel does not tell us about his inner journey or his courage to go before the Lord, a great risk. If we place ourselves in the situation of Jesus' time, we can easily deduce the process of his inner pilgrimage from darkness, isolation and slavery to Jesus, a path to liberation, the promised salvation.

 

To all who seek the Lord, we have this assurance, "I will, be cleansed”. God is always there to save us and set us free. Like the leper, we are invited to take risk in life and to bear witness to all that God gives us daily. May our contemporaries, through our lives of witness, discover this God of love and mercy, who leads us on the right path, the path of holiness, Amen.

 

Action of the day: Learn to take risk.

 

“If you wish, you can make me clean (...) I do will it. Be made clean.”

 

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Spain)

 

Today, in the first reading we read: “Therefore, as the holy Spirit says: 'Oh, that today you would hear his voice, "Harden not your hearts as at the rebellion in the day of testing in the desert…"’” (Heb 3:7-8). And we constantly repeat it in the response to Psalm 94. In this brief quote, two points are raised: a longing and a warning. Both should never be forgotten.

During our daily prayer we long for and hope to hear our Lord's voice. But, perhaps more often than not, we fill it with our own words without allowing us time to listen to what the Lord may wish to tell us. Let us, therefore, take care of our inner silence, which —by avoiding distractions and centering our attention— opens up a space to receive the affections and inspirations our Lord, most certainly, wants to impregnate within our hearts.

A risk we must never forget is the risk that dwelling on our old sins may harden our hearts. Life's hazards, at times, may make us —even without our realizing it— more leery, insensible, disheartened, forlorn…! We must beg our Lord to make us more conscious of this inner downgrading. Our prayer offers us the opportunity to look serenely at our own life and to all circumstances surrounding it. We must meditate over the different events in the Light of the Gospel, to discover where we are in need of an authentic change.

If only we could hope for our conversion with the same degree of faith and confidence as the leper showed to Jesus! He “begged him and said, ‘If you wish, you can make me clean’” (Mk 1:40). He is the only one to make possible what for us is simply impossible. Therefore, let God act through His Grace upon us, so that our hearts can be purified, and meek to His influence may become more like Jesus' own heart, with each passing day. He is telling us, in confidence: “I do will it.
Be made clean” (Mk 1:41).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 12 Janvier 2022

Texte de l'Évangile

(Mc 1,40-45): 

 

Un lépreux vient trouver Jésus; il tombe à ses genoux et le supplie: «Si tu le veux, tu peux me purifier». Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié. Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

L’Application

 

L'Arche du Seigneur n'a pas pu sauver les Israélites (première lecture du jour) et la présence du Seigneur n'a pas pu guérir tous les lépreux de son époque. Dans sa miséricorde, Dieu peut se rendre visible et disponible pour nous tous. Cependant, si nous ne sommes pas dignes de l'accueillir, sa présence ne peut rien nous apporter. Si nous fermons les yeux, même sous un soleil de plomb, nous ne verrons que les ténèbres, celles qui nous habitent.

" Si tu veux, tu peux me purifier " est une déclaration de foi et de confiance en Jésus. Il remet tout à la volonté divine, en exprimant sa propre volonté. Quelle joie d'entendre sa profession de foi. Bien sûr, l'Évangile ne nous parle pas de son cheminement intérieur ni de son courage pour aller devant le Seigneur, un grand risque. Si nous nous plaçons dans la situation de l'époque de Jésus, nous pouvons facilement déduire le processus de son pèlerinage intérieur depuis les ténèbres, l'isolement et l'esclavage jusqu'à Jésus, un chemin de libération, le salut promis.

À tous ceux qui cherchent le Seigneur, nous avons cette assurance : "Je veux, sois purifié. Dieu est toujours là pour nous sauver et nous libérer. Comme le lépreux, nous sommes invités à témoigner de tout ce que Dieu nous donne au quotidien. Que nos contemporains, par nos vies de témoignage, découvrent ce Dieu d'amour et de miséricorde, qui nous conduit sur le bon chemin, le chemin de la sainteté, Amen.

 

«‘Si tu le veux, tu peux me purifier’ (…). ‘Je le veux, sois purifié’»

 

Abbé Xavier PAGÉS i Castañer

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, dans la première lecture, nous lisons «Si seulement vous pouviez entendre la voix du Seigneur: ‘N'endurcissez pas vos cœurs’!» (Heb 3,7-8). Et nous le répétons avec insistance dans la réponse au Psaume 94. On trouve deux choses dans cette brève citation: un désir et un avertissement. Il ne faut jamais oublier ni l'un ni l'autre.

Pendant le temps que nous consacrons quotidiennement à la prière, nous souhaitons et nous demandons d'entendre la voix du Seigneur. Mais nous nous préoccupons peut-être trop souvent de remplir ce temps avec des paroles que nous voulons lui dire, et nous ne laissons pas de temps pour écouter ce que le Bon Dieu veut nous transmettre. Veillons par conséquent à prêter attention au silence intérieur qui —en évitant les distractions et en nous concentrant— nous ouvre un espace pour accueillir l'affection, l'inspiration… que le Seigneur veut certainement susciter dans nos cœurs.

Il y a un risque que nous ne pouvons pas oublier: c'est le danger, qu'au fil du temps, notre cœur s'endurcisse. Parfois, les coups de la vie peuvent nous faire devenir, y compris sans que nous nous en rendions compte, une personne plus méfiante, insensible, pessimiste, désespérée… Nous devons demander au Seigneur de nous rendre conscients de cette possible détérioration intérieure. La prière est l'occasion de regarder sereinement notre vie et toutes les circonstances qui l'entourent. Nous devons lire les différents événements à la lueur de l'Evangile, pour découvrir dans quels aspects nous avons besoin d'une authentique conversion.

Si seulement nous pouvions demander notre conversion avec la même foi et la même confiance que le lépreux qui s'est présenté devant Jésus: «A genoux, il dit: ‘Si tu le veux, tu peux me purifier’» (Mc, 1,40). Il est le seul à pouvoir rendre possible ce qui pour nous serait impossible. Laissons Dieu agir sur nous avec sa grâce pour que notre cœur soit purifié et, qu'obéissant à son action, il puisse ressembler davantage de jour en jour au cœur de Jésus. Lui nous dit avec confiance: «Je le veux: sois purifié» (Mc 1,41).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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