Publié le 10 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 17,20-25): 

 

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit: «Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible. On ne dira pas: ‘Le voilà, il est ici!’, ou bien: ‘Il est là!’. En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous».

Et il dit aux disciples: «Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: ‘Le voilà, il est ici! il est là!’. N'y allez pas, n'y courez pas. En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération».

 

L’Application

 

Personnellement, je ne cherche pas le Royaume de Dieu, car Dieu me suffit et Il est plus grand que Son Royaume. Dès que je me tiens devant Dieu, debout et juste, je suis déjà entré dans Son Royaume, car c'est en Lui et par Lui que ce Royaume existe. C'est pourquoi Jésus nous dit dans l'évangile d'aujourd'hui : "Le voici !

Jésus nous dit que le monde cherchera le Royaume de Dieu, comme un lieu habitable et désirable. Il ne le trouvera pas. Le Royaume de Dieu n'est pas un lieu, pas un état, mais une PERSONNE, JÉSUS.


Il y a une autre vérité que le monde ne désire pas dans sa vie quotidienne : la croix. Elle fait partie intégrante du Royaume de Dieu. Sans la croix et la mort, nous ne verrons pas la résurrection. Par conséquent, pour les chrétiens, la mort n'est pas la fin, mais un nouveau départ, une nouvelle naissance, une nouvelle vie avec Dieu. La croix est donc souhaitable et un signe de victoire. La Sagesse nous révèle quel don la mort fait à chacun d'entre nous. Elle nous fait naître en Dieu, d'une manière parfaite et éternelle, nous rendant ainsi partie intégrante du Royaume de Dieu.

«Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, les pharisiens demandent à Jésus une chose qui a toujours suscité l'intérêt, la curiosité et la peur...: Quand viendra le Royaume de Dieu? Quand arrivera le jour définitif, la fin du monde, le retour du Christ pour juger les vivants et les morts lors du jugement dernier?

Jésus leur répond que cela est imprévisible. La seule chose dont nous soyons sûrs est qu'il viendra subitement, sans prévenir: il sera comme «l'éclair qui jaillit» (Lc 17,24), un événement soudain et, en même temps, plein de lumière et de gloire. Quant aux circonstances, la seconde venue de Jésus demeure enveloppée de mystère. Mais Jésus nous fournit une piste authentique et sûre: dès à présent, «le règne de Dieu est au milieu de vous» (Lc 17,21). Ou bien: «à l'intérieur de vous».

Le grand événement du dernier jour sera un fait universel, mais il advient aussi dans le petit microcosme de chaque jour. C'est là que l'on doit aller à la recherche du Royaume. C'est dans notre intérieur que se trouve le Ciel, où nous devons rencontrer Jésus.

Ce Royaume, qui commencera à l’improviste "hors de nous", peut commencer dès maintenant "en nous". Le dernier jour prend dès à présent forme à l'intérieur de chacun de nous. Si nous voulons entrer dans le Royaume le jour final, nous devons laisser entrer maintenant le Royaume à l'intérieur de nous. Si nous voulons qu'à cet instant définitif Jésus soit notre juge miséricordieux, laissons-Le être maintenant notre ami et notre hôte intérieur.

Saint Bernard, dans un sermon de l'Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s'est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C'est là que se réalisent, au niveau personnel et de l'expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n'est pas encore arrivé est dès aujourd'hui une réalité.

 

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Publié le 9 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 17,11-19): 

 

On the way to Jerusalem, Jesus was passing along the border between Samaria and Galilee, and as He entered a village, ten lepers came to meet him. Keeping their distance, they called to him, «Jesus, Master, have pity on us!». Then Jesus said to them, «Go and show yourselves to the priests». Now, as they went their way, they found they were cured.

One of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice, and throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks. This man was a Samaritan. «Was no one found to return and give praise to God but this alien?». And Jesus said to him, «Stand up and go your way; your faith has saved you».

 

The Application

 

It is not a question of thanks, rather of faith. Jesus affirms this by telling him that in your humanity through this miracle you have regained your physical health and today, by the very fact, that you find yourself once again before me after having been healed, through this gesture you are raised as a child of God and in my divinity you have found faith. And this faith had saved you. Healing is a miracle, certainly, yet to discover in Jesus, the God who saves, is a fruit of faith. Many of us would like to meet, not God who saves in Jesus, but rather the miracle worker in Jesus.

 

We need to ask ourselves a profound question. What are we looking for in our daily lives and why are we looking for Jesus? Is our faith conditioned by the graces we receive, or is it a recognition of divine love? If we recognise this love given in Jesus and received on the Cross, we will throw ourselves to the ground at Jesus' feet and give thanks to God.

 

Action of the day: Give glory to God always.

«Throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks»

 

Fr. Conrad J. MARTÍ i Martí OFM

(Valldoreix, Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus passes by close to us so that we can actually relive the above mentioned passage in the shape of so many people relegated to an outer edge by our society, and who look at us Christians as their only possibility to find Jesus' love and goodness. In the days of the Lord, lepers were totally marginalized. In fact, those ten lepers met Jesus «as He entered a village» (Lk 17:12), as they were not allowed in the villages, nor could they get any close to people («keeping their distance, they called to him»).

With some imagination, each one of us can reproduce the image of those outcasts in our own society, who also have names and surnames, like we do: immigrants, drug addicts, wrongdoers, AIDS victims, unemployed, destitute... Jesus wants to heal them, to remedy their suffering, to solve their problems; and He expects our unselfish, free, efficient collaboration... for love.

We can also assume Jesus' lesson for us. For we are sinners and in need of forgiveness, we are beggars who depend totally on him. Would we be able to say like the leper «Jesus, Master, have pity on me!» (cf. Lk 17:13)? Do we know how to turn to Jesus with a profound and confident prayer?

Do we imitate the cleansed leper that goes back to Jesus thanking him out loud? In fact, only «one of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice» (Lk 17:15). Jesus finds the other nine missing: «Were not all ten cleansed? Where are the other nine?» (Lk 17:17). St. Augustine gave the following sentence: «‘Thanks God!’: nothing shorter can be said (...) or made more efficiently than with these words». Accordingly, how do we thank God for the great gift of our life, and that of our family; for the grace of the faith, the Holy Eucharist, the forgiveness of sins...? Is it not true that quite often we do not thank him for the Eucharist, even though we may be frequently participating of it?
The Eucharist is, no doubt, our best daily experience.

 

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Publié le 9 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 17,11-19): 

 

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent: «Jésus, maître, prends pitié de nous». En les voyant, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres». En cours de route, ils furent purifiés.

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu; il n'y a que cet étranger!». Jésus lui dit: «Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé».

 

L’Application

 

Il ne s'agit pas d'une question de remerciement, mais de foi. Jésus l'affirme en lui disant que dans ton humanité, par ce miracle, tu as retrouvé ta santé physique et qu'aujourd'hui, par le fait même que tu te trouves à nouveau devant moi après avoir été guéri, par ce geste tu es élevé au rang d'enfant de Dieu et dans ma divinité tu as trouvé la foi. Et cette foi t'a sauvé. La guérison est un miracle, certes, mais découvrir en Jésus, le Dieu qui sauve, est un fruit de la foi. Beaucoup d'entre nous aimeraient rencontrer, non pas le Dieu qui sauve en Jésus, mais plutôt le faiseur de miracles en Jésus.

Nous devons nous poser une question profonde. Que cherchons-nous dans notre vie quotidienne et pourquoi cherchons-nous Jésus ? Notre foi est-elle conditionnée par les grâces que nous recevons, ou est-elle une reconnaissance de l'amour divin ? Si nous reconnaissons cet amour donné en Jésus et reçu sur la Croix, nous nous jetterons à terre aux pieds de Jésus et rendrons grâce à Dieu.

«Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce»

 

Abbé Conrad J. MARTÍ i Martí OFM

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus passe à coté de nous pour nous faire vivre la scène décrite plus haut d'une façon plus réaliste, en la personne d'un individu marginalisé, comme il en existe tellement dans nos sociétés, qui cherchent les chrétiens afin de trouver chez eux la bonté et amour de Jésus. A l'époque les lépreux faisaient partie de la classe marginalisée. En effet, les dix lépreux ont accouru à la rencontre de Jésus aux portes de la ville (cf. Lc 17,12) car ils ne pouvaient pas rentrer dans les villes et ne pouvaient s'approcher des gens non plus («ils s'arrêtèrent à distance»).

Avec un peu d'imagination, chacun d'entre nous peut reproduire l'image des marginalisés de notre société qui portent des étiquettes comme nous tous: immigrants, drogués, délinquants, malades du Sida, pauvres… Jésus veut les réhabiliter, guérir leurs souffrances, résoudre leurs problèmes, et Il demande notre coopération de manière gratuite, désintéressée, efficace… par amour.

De plus, la leçon de Jésus se fait plus présente pour chacun d'entre nous. Nous sommes pécheurs et nous avons besoin du pardon, nous sommes des pauvres qui attendent tout de Lui. Serions-nous capables de dire comme les lépreux «Jésus, maître, prends pitié de nous» (cf. Lc 17,13)? Savons-nous avoir recours à Jésus dans une prière profonde et confiante?

Imitons-nous le lépreux qui est guéri et qui revient pour dire merci? En effet, il n'y en a qu'un seul «l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix» (Lc 17,15). Jésus plaint les neufs autres: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils?» (Lc 17,17). Saint Augustin nous laisse le commentaire suivant: «‘Grâce à Dieu’: il n'y a rien qu'on puisse dire d'une manière aussi brève (…) ni faire de plus utile que ces mots». Pourtant, comment rendons-nous grâce à Jésus pour le don de la vie, la nôtre et celle de nos proches; la grâce de la foi; la Sainte Eucharistie; le pardon de nos péchés…? Ne nous arrive-t-il pas parfois de ne pas rendre grâce pour l'Eucharistie, même si nous la prenons régulièrement? Nous ne devons pas en douter, l'Eucharistie est la meilleure expérience de notre vie de tous les jours.

 

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Publié le 8 Novembre 2021

Gospel text

(Jn 2:13-22): 

 

Since the Passover of the Jews was near, Jesus went up to Jerusalem. He found in the temple area those who sold oxen, sheep, and doves, as well as the money-changers seated there. He made a whip out of cords and drove them all out of the temple area, with the sheep and oxen, and spilled the coins of the money-changers and overturned their tables, and to those who sold doves he said, “Take these out of here, and stop making my Father’s house a marketplace.” His disciples recalled the words of Scripture, Zeal for your house will consume me.

At this the Jews answered and said to him, “What sign can you show us for doing this?” Jesus answered and said to them, “Destroy this temple and in three days I will raise it up.” The Jews said, “This temple has been under construction for forty-six years, and you will raise it up in three days?” But he was speaking about the temple of his Body. Therefore, when he was raised from the dead, his disciples remembered that he had said this, and they came to believe the Scripture and the word Jesus had spoken.

 

The Application

 

The Church is a visible sign of the people of God. Each individual is a temple of the Holy Spirit, St. Paul tells us. If we put all the concepts together, we will understand our responsibility as members of this Church of the Lord, members of the Body of Christ. We are indeed Christ's envoys, Christs to the world.

 

Action of the day: be aware that you are the Christ to others.

«Destroy this temple and in three days I will raise it up»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, in this universal festivity of the Church we remember that, even though no building in this world is big enough to contain God's immensity, historically human beings have felt the need to reserve certain locations for their personal and collective meetings with God. At the beginning, the gathering places for Christians were their private homes, where communities congregated for prayer and the breaking of the Eucharistic Bread. The gathered community was —and still is today— God's Holy Temple. As time went by, these communities have been building edifices devoted to their liturgical celebrations, Word predication and prayer. And this is how, Christianity, from its initial persecutions and abuse to its final religious freedom in the Roman Empire, started to build its great basilicas. Of which, the most important one, is St. John Lateran, Rome's cathedral.

St. John Lateran is the symbol of the unity of all the Churches in the world with the Roman Church, and this is why this basilica proudly displays in its main portico the title of Mother and head of all the churches in the city and in the world (Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput). It is even more important than St. Peter's Basilica in the Vatican, the latter not being actually a cathedral, but a shrine built over St. Peter's sepulcher and the Pope's present residence, who, as Bishop of Rome, has in the Lateran Basilica, his Cathedral.

Yet, we should never lose sight of the fact that the true meeting point between man and God, his actual temple, is Jesus Christ. This is why, He was empowered to tidy up his Father's home and to say these words: “Destroy this temple and in three days I will raise it up” (Jn 2:19). Thanks to the sacrifice of his life for us, Jesus Christ has made God’s living temple from believers. This is why the Christian message reminds us that all human beings are a sacred reality, where God dwells, and that it cannot be profaned by using it as a means.

 

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Publié le 8 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

L’Application

 

L'Église est un signe visible du peuple de Dieu. Chaque individu est un temple du Saint-Esprit, nous dit saint Paul. Si nous mettons tous ces concepts ensemble, nous comprendrons notre responsabilité en tant que membres de cette Église du Seigneur, membres du Corps du Christ. Nous sommes en effet les envoyés du Christ, des Christs dans le monde.

 

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

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Publié le 7 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 17,1-6): 

 

Jesus said to his disciples, «Scandals will necessarily come and cause people to fall; but woe to the one who has brought it about. It would be better for that one to be thrown into the sea with a millstone around the neck. Truly this would be better for that person than to cause one of these little ones to fall.

»Be careful. If your brother offends you, rebuke him and if he is sorry, forgive him. And if he offends you seven times in a day but says to you seven times: ‘I'm sorry’, forgive him».

The apostles said to the Lord, «Increase our faith». And the Lord said, «If you have faith even the size of a mustard seed, you may say to this tree: ‘Be uprooted and plant yourself in the sea’, and it will obey you».

 

The Application

 

Wisdom is a gift of the Holy Spirit, a fruit of faith. Faith helps us break through the wall of visibility, of reality, and directs us to invisibility, the truth. Wisdom comes to help us to affirm all that faith has helped us to discover. So, for believers, faith is the foundation and source of all action. Action that is good and well done, is a fruit of good discernment and a good choice in life.

 

Faith and wisdom ask us to forgive our brothers and sisters, and accept them as they are. Since, Faith helps us to discover Christ in the hearts of men and wisdom helps us to discern the appropriate act and word towards others, forgiving others, will become de facto, as an act propre to our very nature. It is precisely because that the Lord asks us to discern and act according to the faith we have received and apply the wisdom in our daily actions.

 

Action of the day: Be wise in your discernment.

«If your brother offends you seven times in a day (...), forgive him»

 

Fr. Pedro-José YNARAJA i Díaz

(El Montanyà, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of three important topics. In the first place, our behavior with children. If in other occasions childhood has been praised, on this one we are warned of the evil we can cause them.

To scandalize is not to make lots of noise or going mad, as sometimes, we understand it; the Greek word which the evangelist uses is “skandalon”, meaning something which makes you stumble upon or slip, like a stone or a banana peel, to say it clearer. We must highly respect infants, and woe to the one who brings them to sin, in any way! (cf. Lk 17:1). Jesus anticipates the great punishment that waits for him and He does it with very vivid images. In the Holy Land we can still find some very old millstones; they are great round stones with a hole in the midst (they may also remind us, in a larger scale, of the cervical collars we should wear when suffering a traumatism). Putting the stone around the scandalous' neck and throwing him into the sea expresses a most terrible punishment. Jesus uses here an almost black joke sort of language. Woe to us if we cause one of these little ones to fall! And there are many ways to cause them to sin: to lie, to ambition, an unjust triumph. To devote oneself to tasks that will satisfy their vanity...

In the second place, forgiveness. Jesus asks us to forgive, as many times as needed, even in the same day, if the other is sorry, even if our soul resents it: «Be careful. If your brother offends you, rebuke him and if he is sorry, forgive him.» (Lk 17:3). Our capacity to forgive is the thermometer of our charity.

In the third place, the faith: more than mind wealth (in a strict human meaning), is a “mood”, the outcome of God's experience, is to be able to act by leaning on his confidence. «Faith is the beginning of true life», St. Ignatius of Antioch says. Who acts with faith may attain true wonders; this is how the Lord expresses it when He says: «If you have faith even the size of a mustard seed, you may say to this tree: ‘Be uprooted and plant yourself in the sea’, and it will obey you» (Lk 17:6).

 

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Publié le 7 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 17,1-6): 

 

Jésus disait à ses disciples: «Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits.

»Tenez-vous sur vos gardes! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant: ‘Je me repens’, tu lui pardonneras».

Les Apôtres dirent au Seigneur: «Augmente en nous la foi!». Le Seigneur répondit: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait».

 

L’application

 

La sagesse est un don de l'Esprit Saint, un fruit de la foi. La foi nous aide à briser le mur de la visibilité, de la réalité, et nous dirige vers l'invisibilité, la vérité. La sagesse vient nous aider à affirmer tout ce que la foi nous a permis de découvrir. Ainsi, pour les croyants, la foi est le fondement et la source de toute action. L'action qui est bonne et bien faite, est le fruit d'un bon discernement et d'un bon choix de vie.

La foi et la sagesse nous demandent de pardonner à nos frères et sœurs, et de les accepter tels qu'ils sont. Puisque la foi nous aide à découvrir le Christ dans le cœur des hommes et que la sagesse nous aide à discerner l'acte et la parole appropriés envers les autres, pardonner aux autres, deviendra de facto, comme un acte propre à notre nature. C'est précisément parce que le Seigneur nous demande de discerner et d'agir selon la foi que nous avons reçue et d'appliquer la sagesse dans nos actions quotidiennes.

«Si ton frère sept fois par jour il commet une faute contre toi (…), tu lui pardonneras»

 

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz

(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de trois sujets importants. En premier lieu, de notre attitude devant les enfants. Si, en autres occasions, on nous fait l'éloge de l'enfance, dans celle-ci on nous prévient du mal que l'on peut leur faire.

Scandaliser ne se réduit pas à faire du tapage ou à étonner, comme on peut le penser quelques fois; le langage grec utilisé par l'évangéliste fut "skandalon", qui signifie un objet qui fait trébucher ou glisser, une pierre dans le chemin, ou une peau de banane, par exemple. Il faut avoir beaucoup de respect pour l'enfant et malheureux celui qui l'entraîne de quelque manière que ce soit au péché! (cf. Lc 17,1). Jésus lui annonce un châtiment terrible et le fait à l'aide d'une image très éloquente. On trouve encore en Terre Sainte des pierres de moulin anciennes (elles ressemblent aussi, en plus grand, aux colliers que se mettent au coup les traumatisés). Mettre une pierre à celui qui cause scandale et le tirer à l'eau constitue un terrible châtiment. Jésus utilise un langage presque d'humour noir. Pauvres de nous si nous faisons du mal aux enfants! Pauvres de nous si nous les initions au péché! Et il y a de nombreuses manières de leur faire du mal: mentir, ambitionner, triompher injustement, nous dédier à des occupations qui satisferont leur vanité…

En deuxième lieu, le pardon. Jésus nous demande que nous pardonnions autant de fois qu'il soit nécessaire, même plusieurs fois par jour, si l'autre est repenti, bien que cela nous brûle de douleur l'âme: Le thermomètre de la charité est la capacité de pardonner. «Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui» (Lc 17,3).

En troisième lieu, la foi: plus qu'une richesse de la raison (dans le sens purement humain), il s'agit d'un "état d'âme", fruit de l'expérience de Dieu, de pouvoir agir, en contant sur sa confiance. «La foi est le début de la vie authentique», dit saint Ignace d'Antioche. Qui agit avec foi réussit des choses étonnantes, ainsi le dit le Seigneur: «La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici: ‘Déracine-toi et va te planter dans la mer’, et il vous obéirait» (Lc 17,6).

 

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Publié le 5 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 16,9-15): 

 

Jesus said to his disciples, «And so I tell you: use filthy money to make friends for yourselves, so that when it fails, these people may welcome you into the eternal homes. Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones. So if you have not been trustworthy in handling filthy money, who could entrust you with true wealth? And if you have not been trustworthy with things which are not really yours, who will give you the wealth which is your own? No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt. You cannot give yourself both to God and to Money».

The Pharisees, who loved money, heard all this and sneered at Jesus. He said to them, «You do your best to be considered righteous by people. But God knows the heart, and what rises high among humans is loathed by God».

 

The Application

 

Today's readings help us to live this day to the fullest, orienting us towards an interpersonal, sincere, honest and transparent relationship. God created the world and found it good. He still finds it good, so that man may use these goods and make them fruitful. God trusted us in the way  we use these means that He has given to us and invites us to trust Him and respect His will.

 

It is in this trust that all relationships are built. We know many stories where people were betrayed by their friends and relatives, including their families. Faithfulness to this trust helps us to build a healthy and constructive relationship. There we will find ourselves worthy, worthy before God, and worthy before men. It is in this dignity that we discern and prioritize.  Its here that we respect and appreciate the difference. God, who sees our heart, will give us in return his grace and blessing, in the Lord's day.  

 

Action of the day : Be faithfull

«Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones»

 

Fr. Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Spain)

 

Today, Jesus speaks again with authority: He uses the «so I tell you», that has a particular force, as if dealing with a new doctrine. «God wants everyone to be saved and to come to keep knowledge of the truth» (cf. 1Tim 2:4). God wants us saints and today He points out necessary traits which will help us to reach holiness and have the “true goods”: faithfulness to small things, authenticity and never to forget God knows our hearts.

Faithfulness to small things falls within our reach. Our days are usually formed by what we call as “very normal things”: the same job, the same people, some pious practices, our family... And it is in these ordinary realities where we must fulfill ourselves as persons and grow in holiness. «Whoever can be trusted in little things can also be trusted in great ones; whoever is dishonest in slight matters will also be dishonest in greater ones» (Lk 16:10). We must do all things well, with upright intention and a sincere desire to please God, our Father; when we do if for love, it has a greater value and prepare us for the “true goods”. How well did St. Josemaria express it!: «Have you seen how that imposing building was built? One brick upon another. Thousands. But, one by one. And bags of cement, one by one. And blocks of stone, each of them insignificant compared with the massive whole. And beams of steel. And men working, the same hours, day after day... Have you seen how that imposing building was built?... By dint of little things!».

It can help us to have the right intention to carefully make, every evening, our examination of conscience without ever forgetting that God sees everything, even the most hidden thoughts, just as we learnt with our catechism, and that the important thing is to please always our Father God, whom we have to serve with love, bearing well in mind that «No servant can serve two masters. Either he does not like the one and is fond of the other, or he regards one highly and the other with contempt» (Lk 16:13).
Don't never forget: «Only God is God» (Benedict XVI).

 

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Publié le 5 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 16,9-15): 

 

«Eh bien moi, je vous le dis: Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent».

Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet. Il leur dit alors: «Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu».

 

L’Application

 

Les lectures d'aujourd'hui nous aident à vivre pleinement cette journée, en nous orientant vers une relation interpersonnelle, sincère, honnête et transparente. Dieu a créé le monde et l'a trouvé bon. Il le trouve encore bon, afin que l'homme puisse utiliser ces biens et les rendre féconds. Dieu nous fait confiance dans la manière dont nous utilisons ces moyens qu'il nous a donnés et nous invite à lui faire confiance et à respecter sa volonté. 

C'est dans cette confiance que se construisent toutes les relations. Nous connaissons de nombreuses histoires où des personnes ont été trahies par leurs amis et leurs proches, y compris leur famille. La fidélité à cette confiance nous aide à construire une relation saine et constructive. C'est là que nous nous trouverons dignes, dignes devant Dieu, et dignes devant les hommes. C'est dans cette dignité que nous discernons et que nous établissons des priorités.  C'est là que nous respectons et apprécions la différence. Dieu, qui voit notre cœur, nous donnera en retour sa grâce et sa bénédiction, au jour du Seigneur.  

 

«Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande»

 

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro

(Cunit, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus parle de nouveau avec autorité: il use d'un «Je vous le dis» qui a une force particulière, celle d'une doctrine nouvelle. «Dieu veut que tous les hommes se sauvent et parviennent à la connaissance de la vérité» (cf. 1Tm 2,4). Dieu nous veut saints et nous montre aujourd'hui quelques points nécessaires pour atteindre la sainteté et être en possession du "vrai": la fidélité dans les petites choses, l'authenticité et le fait de ne pas perdre de vue que Dieu connaît nos cœurs.

La fidélité dans les petites choses est à notre portée. Nos journées sont réglées selon ce que nous appelons "la normalité": le même travail, les mêmes personnes, des pratiques de piété, la même famille… C'est dans ces réalités ordinaires que nous devons nous réaliser comme personnes et croître en sainteté. «Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande» (Lc 16,10). Il faut tout bien faire, avec une intention droite, avec le désir de plaire à Dieu notre Père; faire les choses par amour a une grande valeur et nous prépare à recevoir "le vrai". Comme saint Josémaria l'exprimait bien! «As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -Une brique, puis l'autre. Des milliers. Mais une à une. -Et des sacs de ciment, un par un. Et des pierres de taille: peu, par rapport à l'ensemble. -Et des morceaux de fer. -Et de ouvriers qui travaillent, jour après jour, le même nombre d'heures… As-tu vu comment ils ont construit cet édifice imposant? -À force de petites choses!».

Un bon examen de conscience chaque soir nous aidera à vivre avec droiture d'intention et à ne perdre jamais oublier que Dieu voit tout, même les pensées les plus cachées, ainsi que nous l'apprenons dans le catéchisme, et que l'important est de plaire en tout à Dieu, notre Père, que nous devons servir par amour, en tenant compte de ce que «aucun domestique ne peut servir deux maîtres: ou bien il détestera le premier, et aimera le second; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second» (Lc 16,13). Ne jamais oublier: «Dieu seul est Dieu» (Benoît XVI).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 16,1-8): 

 

At another time Jesus told his disciples, «There was a rich man whose steward was reported to him for fraudulent service. He summoned the steward and asked him: ‘What is this I hear about you? I want you to render an account of your service for it is about to be terminated’. The steward thought to himself: ‘What am I to do now? My master will surely dismiss me. I am not strong enough to do hard work, and I am ashamed to beg. I know what I will do: I must make sure that when I am dismissed, there will be some people to welcome me into their house’.

»So he called his master's debtors one by one. He asked the first who came: ‘How much do you owe my master?’. The reply was: ‘A hundred jars of oil’. The steward said: ‘Here is your bill. Sit down quickly and write there fifty’. To the second he put the same question: ‘How much do you owe?’. The answer was: ‘A thousand measures of wheat’. Then he said: ‘Take your bill and write eight hundred’.

»The master commended the dishonest steward for his astuteness. For the people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light».

 

The Application

 

The master recognised not only the unfaithfulness of his servant, but also his ability. This servant is not our model of life, because he did not have the truth. Yet the Lord invites us to look at his behaviour and how he made friends with his master's money. I think that we can use the goods of the world, precisely for the salvation of men. Jesus does not invite us to take a survey. He invites us to be sincere in our relationship with God, including interpersonal relationships, and also in the use of worldly goods.  

 

Action of the day: Be sincere.

«The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light»

 

Mgr. Salvador CRISTAU  

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel proposes a question, which, at first sight, is rather extraordinary. St. Luke's text, indeed, says: «And the master commended the dishonest steward for his astuteness» (Lk 16:8).

It goes without saying we are not being told here to be deceitful in our relationship amongst ourselves, much less, with our Lord. It is not therefore a praise to which would simply be a dishonest steward. What Jesus actually manifests in this example is a grievance for the shrewdness in dealing with the matters of this world and the lack of true wit of the sons of light in building God's Kingdom: «The people of this world are more astute in dealing with their own kind than are the people of light» (Lk 16:8).

All this, proves —once again!— that men's hearts still have the same limits and miseries they have ever had. We, now, may speak of traffic of influence, corruption, unjustified wealth, counterfeiting documents... More or less, just as in Jesus' days.

But this poses a double question: Do we actually believe we can deceive God with our appearance, while pretending to be good Christians? And, when speaking of shrewdness, we should also speak of personal interest. Are we really interested in God's Kingdom and in his justice? Is it the mediocrity of our response as sons of light so frequent? Jesus also said «For where your treasure is, there your heart will also be» (Mt 6:21).

Which is for us our life's treasure? We should rather examine our desires so that we may find out where do we keep our treasure... St. Augustine tells us: «Your continuous yearning is your continuous voice. If you stop loving, your yearning will be silent».

Maybe today, before our Lord, we have to ponder which our guile, as sons of light, should be, that is, the sincerity of our relationship with God and our brothers. «Life is truly always a choice: between honesty and dishonesty, between fidelity and infidelity, between good and evil (…). Ultimately, Jesus says, it is necessary to make a fundamental decision» (Benedict XVI).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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