Publié le 4 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 16,1-8): 

 

Jésus disait encore à ses disciples: «Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit: ‘Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires’. Le gérant pensa: ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance? Travailler la terre? Je n'ai pas la force. Mendier? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir’.

»Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier: ‘Combien dois-tu à mon maître?’. ‘Cent barils d'huile’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu; vite, assieds-toi et écris cinquante’. Puis il demanda à un autre: ‘Et toi, combien dois-tu?’. ‘Cent sacs de blé’. Le gérant lui dit: ‘Voici ton reçu, écris quatre-vingts’.

»Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière».

 

L’Application

 

Le maître a reconnu non seulement l'infidélité de son serviteur, mais aussi sa capacité. Ce serviteur n'est pas notre modèle de vie, car il ne possédait pas la vérité. Pourtant, le Seigneur nous invite à regarder son comportement et comment il s'est fait des amis avec l'argent de son maître. Je pense que nous pouvons utiliser les biens du monde, précisément pour le salut des hommes. Jésus ne nous invite pas à faire un sondage. Il nous invite à être sincères dans notre relation avec Dieu, y compris dans les relations interpersonnelles, et aussi dans l'utilisation des biens du monde.

«Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière»

 

Mgr. Salvador CRISTAU i Coll Evêque Auxiliare de Terrassa (Barcelona)(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile soulève à première vue une question surprenante. En effet, le texte de Saint Luc nous dit: «Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge: effectivement, il s'était montré habile» (Lc 16,8).

Effectivement, on n'est pas en train de nous dire d'agir de manière injuste dans nos relations, et encore moins envers le Seigneur. Il ne s'agit pas, d'un éloge de la tricherie commise par l'administrateur. Ce que Jésus exprime par cet exemple est une plainte sur l'habilité que nous mettons à solutionner les problèmes du monde et le manque d'ingéniosité de la part des fils de la lumière dans la construction du Royaume des cieux: «les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière» (Lc 16,8).

Tout cela nous démontre —une fois de plus— que le cœur de l'homme continue à avoir les mêmes limites et pauvretés de toujours. Nous entendons à l'heure actuelle parler de trafic d'influences, de corruption, d'enrichissements illicites, de falsification des documents… plus ou moins comme à l'époque de Jésus.

Mais la question qui se pose est à double tranchant: est-ce que nous pensons que nous pouvons tromper Dieu avec nos apparences, et notre médiocrité chrétienne? Et en parlant d'astuce, nous devrions aussi parler d'intérêt. Sommes-nous vraiment intéressés par le Royaume des Cieux et sa justice? Est-ce qu'en tant que Fils de la lumière nous faisons souvent de la médiocrité notre réponse? Jésus a dit également que là où il y a notre trésor sera aussi notre cœur (cf. Mt 6,21). Quel est le trésor de notre vie? Nous devons bien examiner nos aspirations pour savoir où se trouve notre trésor… Saint Augustin nous dit: «Ton désir continu est ta voix continue. Si tu cesses d'aimer ta voix se taira, ton désir se taira».

Peut-être qu'aujourd'hui devant le Seigneur, nous devrons nous demander quelle sera notre astuce en tant que Fils de la Lumière, c'est à dire notre sincérité dans nos relations avec Dieu et nos frères. «La vie est en vérité toujours un choix: entre honnêteté et malhonnêteté, entre fidélité et infidélité, entre bien et mal. En définitive, dit Jésus, il faut se décider» (Benoît XVI).

 

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Publié le 3 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 15,1-10): 

 

Tax collectors and sinners were seeking the company of Jesus, all of them eager to hear what He had to say. But the Pharisees and the scribes frowned at this, muttering. «This man welcomes sinners and eats with them».

So Jesus told them this parable: «Who among you, having a hundred sheep and losing one of them, will not leave the ninety-nine in the wilderness and seek out the lost one till he finds it? And finding it, will he not joyfully carry it home on his shoulders? Then he will call his friends and neighbours together and say: ‘Celebrate with me for I have found my lost sheep’. I tell you, just so, there will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner than over ninety-nine upright who do not need to repent.

»What woman, if she has ten silver coins and loses one, will not light a lamp and sweep the house in a thorough search till she finds the lost coin? And finding it, she will call her friends and neighbors and say: ‘Celebrate with me for I have found the silver coin I lost!’. I tell you, in the same way there is rejoicing among the angels of God over one repentant sinner».

 

The Application

 

There are two points that I am personally inspired by this gospel: The way we look at events and people and the feeling that follows it.

 

 

The look

 

 

The look of Jesus is full of love and mercy and this look ends with great joy. On the other hand, the look of the Pharisees and the scribes is full of contempt, and in a little bit of malice and jealousy, and it ends in sadness, anger and discouragement. We must learn to look at the world and its inhabitants with this divine gaze, a gaze that seeks out the lost sheep, a gaze without prejudice, open and welcoming.

 

 

 

Feelings towards conversion

 

 

 

Feelings are our personal choice, totally conditioned by visible and palpable realities, with our own experience. If we become aware of this chosen feeling, and if we seek the reason for our choice, we will discover the invisible elements of these realities. A truth, even if it is subjective, sought in all sincerity, will lead us to an objective truth. Discernment according to this truth will grant us human wisdom. This human wisdom will grant us access to divine wisdom, and there we will discover the divine works in men and this discovery with the grace of God, will help us to do the divine will, and to convert. Conversion will make us participate in His joy.

 

Action of the day: Check the way you look at people.

«There will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner»

 

Fr. Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Spain)

 

Today, the evangelist of God's mercy imparts two parables of Jesus that lighten up his divine behavior towards those sinners returning to the right path. With the human image of joy, he reveals God's goodness finding pleasure in the homecoming of those who moved away from sin. It is like coming back to the Father's home (as more distinctly will say at Lk 15:11-32). «For God sent not his Son into the world to condemn the world; but that the world through him might be saved» (Jn 3:17), and He did it while welcoming those that, full of confidence, «were seeking the company of Jesus (...), to hear what He had to say» (Lk 15:1), as He healed their soul as the doctor heals the body of the ailing (cf. Mt 9:12). While the Pharisees believed they were so righteous and felt they needed no doctor, it is actually for them —the evangelist says— that Jesus proposes the parables we read today.

If we feel spiritually sick, Jesus will tend to us and will be happy that we have gone to him. But if, on the contrary, we would think, as those proud Pharisees did, that we need not to plead forgiveness, the divine Doctor will not heal us. Each time we recite the Lord's Prayer, we must feel like sinners, as we say «and forgive us our wrongs...». And we sure must be grateful to him for doing it! As grateful we must also be, for having placed, so mercifully, at our disposal, the Sacrament of Reconciliation. Let us hope our haughtiness will not make us to look down on it. St. Augustine tells us that Jesus Christ, God and Man, gives us an example of humbleness by removing the “tumor” of our arrogance, «for, though great is the misery of a haughty man, greater is still the mercy of the humble God».

Let us further add that the lesson Jesus gives to the Pharisees is also an example for all of us; we cannot throw sinners away from us. The lord wants us to love them as He has loved us (cf. Jn 13:34) and we must rejoice to bring back home the lost sheep or to recover the lost coin.

 

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Publié le 3 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

L’Application

 

Il y a deux points sur lesquels je suis personnellement inspiré par cet évangile : Le look et le sentiment qui le suit.

Le regard

Le regard de Jésus est plein d'amour et de miséricorde et ce regard se termine par une grande joie. Par contre, le regard des pharisiens et des scribes est plein de mépris, et un peu de malice et de jalousie, et il se termine dans la tristesse, la colère et le découragement. Nous devons apprendre à regarder le monde et ses habitants avec ce regard divin, un regard qui cherche la brebis perdue, un regard sans préjugés, ouvert et accueillant.

Sentiments à l'égard de la conversion

Les sentiments sont notre choix personnel, totalement conditionné par les réalités visibles et palpables, par notre propre expérience. Si nous prenons conscience de ce sentiment choisi, et si nous cherchons la raison de notre choix, nous découvrirons les éléments invisibles de ces réalités. Une vérité, même si elle est subjective, recherchée en toute sincérité, nous conduira à une vérité objective. Le discernement selon cette vérité nous accordera la sagesse humaine. Cette sagesse humaine nous donnera accès à la sagesse divine, et là nous découvrirons les œuvres divines dans les hommes et cette découverte avec la grâce de Dieu, nous aidera à faire la volonté divine, et à nous convertir. La conversion nous fera participer à sa joie.

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

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Publié le 2 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 14,25-33): 

 

One day, when large crowds were walking along with Jesus, He turned and said to them, «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple. Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple.

»Do you build a house without first sitting down to count the cost to see whether you have enough to complete it? Otherwise, if you have laid the foundation and are not able to finish it, everyone will make fun of you: ‘This fellow began to build and was not able to finish’. And when a king wages war against another king, does he go to fight without first sitting down to consider whether his ten thousand can stand against the twenty thousand of his opponent? And if not, while the other is still a long way off he sends messengers for peace talks. In the same way, none of you may become my disciple if he doesn't give up everything he has».

 

The Application

 

We would like to master everything, including the spiritual elements, God. God then looks at man and has a big smile. God tells us that man is so stupid and ignorant, that he does not desire the author of all wealth and behaves worse than a slave in seeking the little crumb of bread that falls from the Lord's table.

 

That is why He asks us to strip off the clothes of slavery and invites us to dress in the clothes of a child of God. The true cross is an undressing of our garment of slavery which we believe is a garment of luxury. Let us make a good discernment and choose love and live our lives as children of God, heirs of divine love.

 

Action of the day: Be rich in the eyes of God.

«Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple»

 

Fr. Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can contemplate Jesus on his way towards Jerusalem. There, He will offer his life for the salvation of our world. «In those days, large crowds were walking along with Jesus» (Lk 14:25): the disciples, walking with Jesus, who precedes them, must learn to become new men. This is the final purpose of the instructions the Lord, in his ascent to the “City of peace”, exposes and proposes to those following him.

Disciple means “follower”. To follow the steps of the Master, to be like Him, to think like Him, to live like Him... The disciple coexists with the Master and accompanies him. The Lord teaches with facts and words. They have certainly seen Christ's attitude before the Absolute and the relative. They have heard him saying quite often that God is the supreme value of our existence. They have admired the relation between Jesus and the celestial Father. They have seen the dignity and confidence, which Jesus displayed when praying to him. They have admired his radical poverty.

Today, the Lord speaks to us in clear-cut terms. Our Lord Jesus Christ must be loved by the true disciple with all his heart, well over all kind of ties, even the closest ones: «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple» (Lk 14:26-27). In the follower's life, He is always the first one. St. Augustine says: «Let us reply to our father and to our mother: ‘I love you in Christ, not instead of Christ’». In following Jesus even our love for life must rank as a second priority. To follow Jesus, after all, entails to embrace the Cross. Without the Cross there is no disciple.

The evangelic call exhorts to prudence, that is, the virtue dictating our adequate behavior. Who wants to build a house must first find out whether he can face the expense. The king who must fight, after figuring out his own forces, decides whether going to war or negotiating peace. He who wants to be a disciple of the Lord must first give up all his possessions.
His own denial will be his best bet!

 

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Publié le 2 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 14,25-33): 

 

De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.

»Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!’. Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple».

 

L’Application

 

Nous voudrions tout maîtriser, y compris les éléments spirituels, Dieu. Dieu regarde alors l'homme et a un grand sourire. Dieu nous dit que l'homme est tellement stupide et ignorant, qu'il ne désire pas l'auteur de toute richesse et se comporte pire qu'un esclave en cherchant la petite miette de pain qui tombe de la table du Seigneur.

C'est pourquoi il nous demande de nous dépouiller des vêtements de l'esclavage et nous invite à revêtir les vêtements d'un enfant de Dieu. La vraie croix est un déshabillage de notre vêtement d'esclavage que nous croyons être un vêtement de luxe. Faisons un bon discernement et choisissons l'amour et vivons nos vies comme des enfants de Dieu, héritiers de l'amour divin.

 

«Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple»

 

Abbé Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus en route vers Jérusalem. Là-bas Il donnera sa vie pour sauver le monde. «De grandes foules faisaient route avec Jésus» (Lc 14,25): les disciples, marchant avec Jésus qui les précède, doivent apprendre à devenir des hommes nouveaux. C'est la finalité des instructions que le Seigneur exprime et propose à qui le suit dans son ascension vers la "Cité de la paix".

Disciple signifie "suiveur". Suivre les traces du Maître, être comme Lui, penser comme Lui, vivre comme Lui… Le disciple vit avec le Maître et l'accompagne. Le Seigneur enseigne par des actes et des paroles. Vous avez clairement vu l'attitude du Christ entre l'Absolu et le relatif. Vous avez entendu de sa bouche plusieurs fois que Dieu est la première valeur de l'existence. Vous avez admiré la relation entre Jésus et le Père céleste. Vous avez vu la dignité et la confiance avec laquelle il priait le Père. Vous avez admiré sa pauvreté radicale.

Aujourd'hui le Seigneur nous parle avec des termes clairs. Le disciple authentique doit aimer avec tout son cœur et toute son âme notre Seigneur Jésus-Christ, au-dessus de tout lien, y compris le plus intime: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer (…) et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26-27). Il doit occuper la première place dans la vie d'un suiveur. Saint Augustin dit: «Répondons au père et à la mère: ‘Je vous aime en Christ, non à la place du Christ’». L'acte de suivre Jésus doit même précéder l'amour pour notre propre vie. Suivre Jésus, en fin de compte, signifie embrasser sa croix. Sans croix il n'y a pas de disciple.

L'appel évangélique exhorte à la prudence, c'est-à-dire, à la vertu qui dirige le comportement adéquat. Celui qui veut construire une tour doit calculer avant son budget. Le roi qui va à la guerre doit d'abord prendre en compte le nombre de soldats dont il dispose avant de décider s'il prend les armes ou s'il demande la paix. Celui qui veut être disciple du Seigneur doit renoncer à tous ses biens. Le renoncement sera son meilleur pari!

 

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Publié le 1 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 23:33.39-43): 

 

When they came to the place called the Skull, they crucified him and the criminals there, one on his right, the other on his left. Now one of the criminals hanging there reviled Jesus, saying, “Are you not the Messiah? Save yourself and us.” The other, however, rebuking him, said in reply, “Have you no fear of God, for you are subject to the same condemnation? And indeed, we have been condemned justly, for the sentence we received corresponds to our crimes, but this man has done nothing criminal.” Then he said, “Jesus, remember me when you come into your kingdom.” He replied to him, “Amen, I say to you, today you will be with me in Paradise.”

 

The Application

 

With several readings as an option, I would like to invite you to pray for our deceased brothers and sisters, who need our prayer. We do not pray, saying that they were good or did good, rather we pray that You came to die for him or her, when he or she sees You face to face, that he or she may discover You as the Lord of love and mercy.

 

We pray for the dead, because we believe in the resurrection. The Lord tells us that they are alive in heaven, the saints and martyrs of the Lord, like the angels. The others are waiting for their day of hope. Here our prayer finds a solid and concrete reason.

 

On this day, we say thank you to the Lord, thank you for his wonders, the wonders he has done through the men and women in our history, however weak they may be. It is in this thanksgiving that we recognise God's mercy and we offer our prayers for our deceased brothers and sisters, in his goodness and generosity. Lord, may our deceased brothers, in your mercy, rest in peace.

 

Action of the day: Be aware that your death is born on the day you were born.

«Jesus, remember me when you come into your kingdom»

 

Fr. Agustí BOADAS Llavat OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel calls forth Christianity’s most significant deed: the death and resurrection of Jesus. Today, we also make the Good Thief's plea: “Jesus, remember me” (Lk 23:42). “At the Lord's Table we do not commemorate martyrs in the same way that we do others who rest in peace so as to pray for them, but rather that they may pray for us that we may follow in their footsteps” —St. Augustine said in one of his Sermons. At least once a year, we Christians wonder which is the sense of life and which is that of our death and resurrection. It is on All Souls' day, which St. Augustine has separated from All Saints' Day.

Mankind’s sufferings are the same as those of the Church and, without any doubt, they both believe that all human suffering means somehow the loss of life. This is why the loss of a dearest one provokes such an unbearable pain that not even faith may alleviate it. Thus, men have always desired to bestow honors on their departed ones. Memory is, in fact, one way to make present those who are no longer by our side, to perpetuate their life. But time makes our remembrances of their psychological and social mechanisms fade gradually. Yet, if from a strictly human point of view this can drive us to be anguished, as Christians, thanks to the resurrection, we may have peace. The advantage of our believing in the resurrection is that it allows us to trust that, despite our oblivion, we shall meet again in the other life.

A second advantage is that, by remembering the deceased, we also pray for them. We do it from the bottom of our heart, through our intimacy with God, and each time we pray together in the Eucharist: in front of the mystery of death and life, we are not alone but we share it as members of Christ's Body. Even more so: we see the Cross, suspended between Heaven and Earth, and we know that a communion between us and our departed loved ones has been established. Hence, as St. Francis gratefully proclaimed: “Praise to You, O Lord our God, for our Sister Death.”

 

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Publié le 1 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 23,33.39-43): 

 

Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche. L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: «N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!». Mais l'autre le reprenait, et disait: «Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal». Et il dit à Jésus: «Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne». Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis».

 

L’Application

 

Avec plusieurs lectures en option, je voudrais vous inviter à prier pour nos frères et sœurs défunts, qui ont besoin de notre prière. Nous ne prions pas en disant qu'ils étaient bons ou qu'ils ont fait le bien, nous prions plutôt pour que tu sois venu mourir pour lui ou elle, lorsqu'il ou elle te verra face à face, afin qu'il ou elle te découvre comme le Seigneur de l'amour et de la miséricorde.

Nous prions pour les morts, car nous croyons en la résurrection. Le Seigneur nous dit qu'ils sont vivants au ciel, les saints et les martyrs du Seigneur, comme les anges. Les autres attendent leur jour d'espérance. Notre prière trouve ici une raison solide et concrète.

En ce jour, nous disons merci au Seigneur, merci pour ses merveilles, les merveilles qu'il a faites à travers les hommes et les femmes de notre histoire, aussi faibles soient-ils. C'est dans cette action de grâce que nous reconnaissons la miséricorde de Dieu et que nous offrons nos prières pour nos frères et sœurs défunts, dans sa bonté et sa générosité. Seigneur, que nos frères défunts, dans ta miséricorde, reposent en paix.

 

«Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne»

 

Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile remémore l'événement le plus remarquable du monde chrétien: la mort et la résurrection de Jésus. Faisons donc nôtre, aujourd'hui, la prière du Bon Larron: «Jésus, souviens-toi de moi» (Lc 23,42). «L'Église ne prie pour les saints comme elle le fait pour les défunts, qui dorment dans le Seigneur, mais elle se recommande aux prières des ceux-là et prie pour ceux-ci», disait saint Augustin dans un Sermon.

Une fois par an, au moins, les chrétiens nous demandons sur le sens de notre vie et sur celui de notre mort et résurrection. C'est le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, sur laquelle saint Augustin nous a montré sa différenciation par rapport a la fête de la Toussaint.

Les souffrances de l'Humanité sont les mêmes que celles de l'Église et, sans doute, elles ont en commun que toute souffrance humaine renferme en quelque sorte une privation de la vie. C'est pour cela que la mort d'un être bien-aimé peut constituer une douleur si indicible que, même la foi, ne peut pas l'apaiser. Ainsi donc, les hommes ont toujours voulu vénérer les défunts.

La mémoire, en effet, c'est en peu comme si les absents pussent être présents, en perpétuant sa vie parmi nous. Mais les mécanismes psychologiques et sociaux des hommes, avec le temps, amortissent les souvenirs. Et si cela peut humainement mener vers l'angoisse, pour nous, chrétiens, grâce à la résurrection, nous amène la paix. L'avantage d'y croire c'est qu'elle nous permet de confier que, malgré l'oubli, nous allons les retrouver dans l'autre vie.

Un deuxième avantage d'y croire c'est que, en remémorant nos défunts, nous prions par eux. Nous le faisons profondément, en intimité avec Dieu, chaque fois que nous prions ensemble dans l'Eucharistie: nous ne sommes pas seuls devant le mystère de la mort et la vie, car nous le partageons comme membres du Corps du Christ. Mieux encore: en repérant la croix, suspendue entre le Ciel et la Terre, nous savons qu'on établit une communion entre nous et nos défunts. C'est pour cette raison que saint François d'Assis a proclamé reconnaissant: «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle».

 

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Publié le 31 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 5,1-12a): 

 

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

 

L’Application

 

En ce jour de la Toussaint, je voudrais partager avec vous tous, quelques qualités communes que nous voyons dans la vie des saints que nous connaissons, dans notre vie contemporaine.

 

  • Ils ont vécu une de ces béatitudes dans sa plénitude.
  • Fidèles à Dieu et heureux à tout moment.
  • Heureux de ce que les autres font pour eux plutôt que d'être tristes de ce que les autres ne font pas pour eux.
  • Espérer en Dieu et moins attendre des autres.
  • Le bonheur ne se cherche pas, il se vit comme un voyage.
  • Faire de petites choses en grand.
  • Ils ne sont pas compliqués. Lorsque les gens les rencontrent, il n'y a rien de caché.
  • Dans le succès et l'échec, ils se sentent toujours bénis et chanceux.
  • Ils ont cherché et fait toujours la volonté divine.
  • Ils sont heureux de reconnaître leurs échecs.

 

«Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse»

 

+ Mgr. F. Xavier CIURANETA

(Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la réalité d'un très consolant mystère salvifique exprimé dans le "credo": «Je crois à la communion des saints». Tous les saints qui, depuis la Vierge Marie, sont déjà passés à la vie éternelle, forment une unité: ils sont l'Église des bienheureux, que Jésus félicite: «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu!» (Mt 5,8). Ils sont aussi en communion avec nous. La foi et l'espérance ne peuvent nous unir car ils jouissent déjà de la vision éternelle de Dieu; mais ce qui nous rassemble, c'est l'amour «qui ne passe jamais» (1Co 13,13); cet amour qui, avec eux, nous unit au Père, au Christ Rédempteur et au Saint Esprit. Cet amour les rend solidaires et attentifs à nous. Nous ne vénérons donc pas les saints seulement pour leur exemple, mais surtout pour l'unité dans l'Esprit de toute l'Église, qui se fortifie par la pratique de l'amour fraternel.

Cette profonde unité doit nous faire sentir proches de tous les saints qui, avant nous, ont cru et espéré cela même que nous croyons et espérons et qui, surtout, ont aimé Dieu le Père et leur frère les hommes en tâchant d'imiter l'amour du Christ.

Les saints apôtres, les saints martyrs, les saints confesseurs qui ont existé tout au long de l'histoire sont donc nos frères et nos intercesseurs; en eux se sont accomplis les paroles prophétiques de Jésus: «Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux!» (Mt 5,11-12). Les trésors de leur sainteté sont des biens de famille, sur lesquels nous pouvons compter. Ce sont les trésors du ciel que Jésus nous invite à réunir (cf. Mt 6,20). Comme l'affirme le Concile Vatican II, «leur fraternelle sollicitude aide donc beaucoup notre faiblesse» (Lumen gentium, 49). Cette solennité nous apporte une réconfortante nouvelle, qui nous invite à la joie et à la fête.

 

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Publié le 31 Octobre 2021

Gospel text

(Mt 5:1-12a): 

 

When Jesus saw the crowds, he went up the mountain, and after he had sat down, his disciples came to him. He began to teach them, saying: “Blessed are the poor in spirit, for theirs is the Kingdom of heaven. Blessed are they who mourn, for they will be comforted. Blessed are the meek, for they will inherit the land. Blessed are they who hunger and thirst for righteousness, for they will be satisfied. Blessed are the merciful, for they will be shown mercy. Blessed are the clean of heart, for they will see God. Blessed are the peacemakers, for they will be called children of God. Blessed are they who are persecuted for the sake of righteousness, for theirs is the Kingdom of heaven. Blessed are you when they insult you and persecute you and utter every kind of evil against you falsely because of me. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven.”

 

The Application

 

On this all-saints day, I would like to share with you all, few common qualities that we see in the saints life that we know them, in our contemporary life.

 

  • They have lived one of these beatitudes in its fulness.
  • Faithful to God and happy at all time.
  • Happy with what others do to them than be sad with what others don’t do for them.
  • Hope in God and less expectation from others.
  • Happiness is not searched, rather lived as a journey.
  • Doing little things in big way.
  • They are not complicated. When people meet them, there is nothing hidden.
  • In success and failure, they feel always blessed and lucky.
  • They searched and did always the divine will.
  • Happy to acknowledge when they failed.

«Rejoice and be glad»

 

+ Mons. F. Xavier CIURANETA

 (Lleida, Spain)

 

Today, we celebrate the reality of the Mystery of Salvation. A reality that we evince in the “Creed” and which is very comforting: “I believe in the communion of saints.” All saints, who have already passed from death into eternal life, from the Virgin Mary on, form a unity; they represent the Church of the Blessed, whom Jesus congratulates: “Blessed are the clean of heart, for they will see God” (Mt 5:8). At the same time, they join us in communion, too. Because the saints already enjoy the eternal vision of God, they cannot be united to us through faith and hope; but, they can, instead, be united to us through charity. “So faith, hope, love remain, these three; but the greatest of these is love.” (1Cor 13:13). Charity understood as that kind of love that links us, through them, to the same Father, to the very same Christ Redeemer and to the same Holy Spirit; the kind of love that makes them supportive and solicitous with us. Therefore, it is not that we venerate the saints only because of their exemplarity. There is a stronger reason than that: to be united in Spirit with the whole Church invigorated by the practice of the fraternal charity.

Because of this deep and profound unity we must feel close to all those saints that, before us, have believed what we now believe, have waited for what we are now waiting for and, mostly, have loved God Father and their brothers, also seeking the imitation of Christ's love.

The saint apostles, the saint martyrs, the saint confessors, who have lived through history are, therefore, our brothers and our intercessors; on them, these prophetical words of Jesus have been fulfilled: “Blessed are you when they insult you and persecute you and utter every kind of evil against you falsely because of me. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven.” (Mt 5:11-12). The treasures of their sanctity are like family assets, which we can rely upon. These are the treasures in heaven, which Jesus invites us to store up (cf. Mt 6:20). As the Vatican Council II asserts, “Thus by their brotherly interest our weakness is greatly strengthened.” (Lumen gentium, 49). This solemnity brings some comforting news, which invites us to joyous festivities and celebrations.

 

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Publié le 29 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 14,1.7-11): 

 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and he was carefully watched. Jesus then told a parable to the guests, for He had noticed how they tried to take the places of honor. And He said, «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat. It may happen that someone more important than you has been invited, and your host, who invited both of you, will come and say to you: ‘Please give this person your place’. What shame is yours when you take the lowest seat! Whenever you are invited, go rather to the lowest seat, so that your host may come and say to you: ‘Friend, you must come up higher’. And this will be a great honor for you in the presence of all the other guests. For whoever makes himself out to be great will be humbled, and whoever humbles himself will be raised».

 

The Application

 

Today we find Jesus again in the home of the Pharisee. As usual, Jesus observes the people, especially the guests. He takes this opportunity to give them a new teaching about humility, which is very practical and useful. We see the actions of the people, while Jesus sees their inwardness, their thinking and acting together.

 

Good advice given by Jesus and if it is received openly, will make a man free, a man right before God and pleasing to men and consequently, he will avoid humiliation. Jesus shows them his own life as an example, and let them imitate Him. In this imitation of Christ, God will raise us up.

 

Action of the day: Be humble.

«He had noticed how they tried to take the places of honor»

 

Fr. Josep FONT i Gallart

(Getafe, Spain)

 

Today, did you notice the beginning of this Gospel? «They [the Pharisees] were carefully watching him». Jesus also watched and «noticed how they tried to take the places of honor» (Lk 14:1). But... what a different way to watch!

Watching, as any other internal or external action, substantially varies depending upon the motivations that provoke it, depending upon the internal motives, upon what the observer's heart has inside. The Pharisees —as mentioned in different places of the Gospel— always observe Jesus to try to incriminate him in something wrong. And Jesus observes to help, to serve, to do well. And, as a loving mother, advises: «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat» (Lk 13:8).

Jesus says with words whatever He is, whatever He has in his heart: He is not looking to be honored but to honor; He does not think of his honor, but of his Father's glorification. He does not think of himself but of the other. Jesus' whole life is a revelation of who God is: “God is love”.

This is why, in Jesus, it becomes a reality —more than in anybody else— his teaching: «Rather, He emptied himself, taking the form of a slave, coming in human likeness; and found human in appearance (…) Because of this, God greatly exalted him and bestowed on him the name that is above every name» (Phil 2:7.9).

Jesus is Master in deeds and words. We, Christians, want to be his disciples. We can only assume the Master's behavior if we have inside our heart what He had, if we have his Spirit, his Spirit of love. Let us work to completely open ourselves to his Spirit and to let him get hold of us and be entirely possessed by him.

And, let us do this, without thinking of being “enhanced”, without thinking of us, but only of him. «Should there be no heaven, I would love you; should there be no hell, I would be afraid of you; just as I love you I should love you» (Author unknown).
Being only carried by love.

 

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