Publié le 3 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

L’Application

 

Il y a deux points sur lesquels je suis personnellement inspiré par cet évangile : Le look et le sentiment qui le suit.

Le regard

Le regard de Jésus est plein d'amour et de miséricorde et ce regard se termine par une grande joie. Par contre, le regard des pharisiens et des scribes est plein de mépris, et un peu de malice et de jalousie, et il se termine dans la tristesse, la colère et le découragement. Nous devons apprendre à regarder le monde et ses habitants avec ce regard divin, un regard qui cherche la brebis perdue, un regard sans préjugés, ouvert et accueillant.

Sentiments à l'égard de la conversion

Les sentiments sont notre choix personnel, totalement conditionné par les réalités visibles et palpables, par notre propre expérience. Si nous prenons conscience de ce sentiment choisi, et si nous cherchons la raison de notre choix, nous découvrirons les éléments invisibles de ces réalités. Une vérité, même si elle est subjective, recherchée en toute sincérité, nous conduira à une vérité objective. Le discernement selon cette vérité nous accordera la sagesse humaine. Cette sagesse humaine nous donnera accès à la sagesse divine, et là nous découvrirons les œuvres divines dans les hommes et cette découverte avec la grâce de Dieu, nous aidera à faire la volonté divine, et à nous convertir. La conversion nous fera participer à sa joie.

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

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Publié le 2 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 14,25-33): 

 

One day, when large crowds were walking along with Jesus, He turned and said to them, «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple. Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple.

»Do you build a house without first sitting down to count the cost to see whether you have enough to complete it? Otherwise, if you have laid the foundation and are not able to finish it, everyone will make fun of you: ‘This fellow began to build and was not able to finish’. And when a king wages war against another king, does he go to fight without first sitting down to consider whether his ten thousand can stand against the twenty thousand of his opponent? And if not, while the other is still a long way off he sends messengers for peace talks. In the same way, none of you may become my disciple if he doesn't give up everything he has».

 

The Application

 

We would like to master everything, including the spiritual elements, God. God then looks at man and has a big smile. God tells us that man is so stupid and ignorant, that he does not desire the author of all wealth and behaves worse than a slave in seeking the little crumb of bread that falls from the Lord's table.

 

That is why He asks us to strip off the clothes of slavery and invites us to dress in the clothes of a child of God. The true cross is an undressing of our garment of slavery which we believe is a garment of luxury. Let us make a good discernment and choose love and live our lives as children of God, heirs of divine love.

 

Action of the day: Be rich in the eyes of God.

«Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple»

 

Fr. Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can contemplate Jesus on his way towards Jerusalem. There, He will offer his life for the salvation of our world. «In those days, large crowds were walking along with Jesus» (Lk 14:25): the disciples, walking with Jesus, who precedes them, must learn to become new men. This is the final purpose of the instructions the Lord, in his ascent to the “City of peace”, exposes and proposes to those following him.

Disciple means “follower”. To follow the steps of the Master, to be like Him, to think like Him, to live like Him... The disciple coexists with the Master and accompanies him. The Lord teaches with facts and words. They have certainly seen Christ's attitude before the Absolute and the relative. They have heard him saying quite often that God is the supreme value of our existence. They have admired the relation between Jesus and the celestial Father. They have seen the dignity and confidence, which Jesus displayed when praying to him. They have admired his radical poverty.

Today, the Lord speaks to us in clear-cut terms. Our Lord Jesus Christ must be loved by the true disciple with all his heart, well over all kind of ties, even the closest ones: «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple» (Lk 14:26-27). In the follower's life, He is always the first one. St. Augustine says: «Let us reply to our father and to our mother: ‘I love you in Christ, not instead of Christ’». In following Jesus even our love for life must rank as a second priority. To follow Jesus, after all, entails to embrace the Cross. Without the Cross there is no disciple.

The evangelic call exhorts to prudence, that is, the virtue dictating our adequate behavior. Who wants to build a house must first find out whether he can face the expense. The king who must fight, after figuring out his own forces, decides whether going to war or negotiating peace. He who wants to be a disciple of the Lord must first give up all his possessions.
His own denial will be his best bet!

 

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Publié le 2 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 14,25-33): 

 

De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.

»Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!’. Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple».

 

L’Application

 

Nous voudrions tout maîtriser, y compris les éléments spirituels, Dieu. Dieu regarde alors l'homme et a un grand sourire. Dieu nous dit que l'homme est tellement stupide et ignorant, qu'il ne désire pas l'auteur de toute richesse et se comporte pire qu'un esclave en cherchant la petite miette de pain qui tombe de la table du Seigneur.

C'est pourquoi il nous demande de nous dépouiller des vêtements de l'esclavage et nous invite à revêtir les vêtements d'un enfant de Dieu. La vraie croix est un déshabillage de notre vêtement d'esclavage que nous croyons être un vêtement de luxe. Faisons un bon discernement et choisissons l'amour et vivons nos vies comme des enfants de Dieu, héritiers de l'amour divin.

 

«Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple»

 

Abbé Joan GUITERAS i Vilanova

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus en route vers Jérusalem. Là-bas Il donnera sa vie pour sauver le monde. «De grandes foules faisaient route avec Jésus» (Lc 14,25): les disciples, marchant avec Jésus qui les précède, doivent apprendre à devenir des hommes nouveaux. C'est la finalité des instructions que le Seigneur exprime et propose à qui le suit dans son ascension vers la "Cité de la paix".

Disciple signifie "suiveur". Suivre les traces du Maître, être comme Lui, penser comme Lui, vivre comme Lui… Le disciple vit avec le Maître et l'accompagne. Le Seigneur enseigne par des actes et des paroles. Vous avez clairement vu l'attitude du Christ entre l'Absolu et le relatif. Vous avez entendu de sa bouche plusieurs fois que Dieu est la première valeur de l'existence. Vous avez admiré la relation entre Jésus et le Père céleste. Vous avez vu la dignité et la confiance avec laquelle il priait le Père. Vous avez admiré sa pauvreté radicale.

Aujourd'hui le Seigneur nous parle avec des termes clairs. Le disciple authentique doit aimer avec tout son cœur et toute son âme notre Seigneur Jésus-Christ, au-dessus de tout lien, y compris le plus intime: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer (…) et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26-27). Il doit occuper la première place dans la vie d'un suiveur. Saint Augustin dit: «Répondons au père et à la mère: ‘Je vous aime en Christ, non à la place du Christ’». L'acte de suivre Jésus doit même précéder l'amour pour notre propre vie. Suivre Jésus, en fin de compte, signifie embrasser sa croix. Sans croix il n'y a pas de disciple.

L'appel évangélique exhorte à la prudence, c'est-à-dire, à la vertu qui dirige le comportement adéquat. Celui qui veut construire une tour doit calculer avant son budget. Le roi qui va à la guerre doit d'abord prendre en compte le nombre de soldats dont il dispose avant de décider s'il prend les armes ou s'il demande la paix. Celui qui veut être disciple du Seigneur doit renoncer à tous ses biens. Le renoncement sera son meilleur pari!

 

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Publié le 1 Novembre 2021

Gospel text

(Lk 23:33.39-43): 

 

When they came to the place called the Skull, they crucified him and the criminals there, one on his right, the other on his left. Now one of the criminals hanging there reviled Jesus, saying, “Are you not the Messiah? Save yourself and us.” The other, however, rebuking him, said in reply, “Have you no fear of God, for you are subject to the same condemnation? And indeed, we have been condemned justly, for the sentence we received corresponds to our crimes, but this man has done nothing criminal.” Then he said, “Jesus, remember me when you come into your kingdom.” He replied to him, “Amen, I say to you, today you will be with me in Paradise.”

 

The Application

 

With several readings as an option, I would like to invite you to pray for our deceased brothers and sisters, who need our prayer. We do not pray, saying that they were good or did good, rather we pray that You came to die for him or her, when he or she sees You face to face, that he or she may discover You as the Lord of love and mercy.

 

We pray for the dead, because we believe in the resurrection. The Lord tells us that they are alive in heaven, the saints and martyrs of the Lord, like the angels. The others are waiting for their day of hope. Here our prayer finds a solid and concrete reason.

 

On this day, we say thank you to the Lord, thank you for his wonders, the wonders he has done through the men and women in our history, however weak they may be. It is in this thanksgiving that we recognise God's mercy and we offer our prayers for our deceased brothers and sisters, in his goodness and generosity. Lord, may our deceased brothers, in your mercy, rest in peace.

 

Action of the day: Be aware that your death is born on the day you were born.

«Jesus, remember me when you come into your kingdom»

 

Fr. Agustí BOADAS Llavat OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel calls forth Christianity’s most significant deed: the death and resurrection of Jesus. Today, we also make the Good Thief's plea: “Jesus, remember me” (Lk 23:42). “At the Lord's Table we do not commemorate martyrs in the same way that we do others who rest in peace so as to pray for them, but rather that they may pray for us that we may follow in their footsteps” —St. Augustine said in one of his Sermons. At least once a year, we Christians wonder which is the sense of life and which is that of our death and resurrection. It is on All Souls' day, which St. Augustine has separated from All Saints' Day.

Mankind’s sufferings are the same as those of the Church and, without any doubt, they both believe that all human suffering means somehow the loss of life. This is why the loss of a dearest one provokes such an unbearable pain that not even faith may alleviate it. Thus, men have always desired to bestow honors on their departed ones. Memory is, in fact, one way to make present those who are no longer by our side, to perpetuate their life. But time makes our remembrances of their psychological and social mechanisms fade gradually. Yet, if from a strictly human point of view this can drive us to be anguished, as Christians, thanks to the resurrection, we may have peace. The advantage of our believing in the resurrection is that it allows us to trust that, despite our oblivion, we shall meet again in the other life.

A second advantage is that, by remembering the deceased, we also pray for them. We do it from the bottom of our heart, through our intimacy with God, and each time we pray together in the Eucharist: in front of the mystery of death and life, we are not alone but we share it as members of Christ's Body. Even more so: we see the Cross, suspended between Heaven and Earth, and we know that a communion between us and our departed loved ones has been established. Hence, as St. Francis gratefully proclaimed: “Praise to You, O Lord our God, for our Sister Death.”

 

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Publié le 1 Novembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 23,33.39-43): 

 

Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche. L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: «N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!». Mais l'autre le reprenait, et disait: «Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal». Et il dit à Jésus: «Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne». Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis».

 

L’Application

 

Avec plusieurs lectures en option, je voudrais vous inviter à prier pour nos frères et sœurs défunts, qui ont besoin de notre prière. Nous ne prions pas en disant qu'ils étaient bons ou qu'ils ont fait le bien, nous prions plutôt pour que tu sois venu mourir pour lui ou elle, lorsqu'il ou elle te verra face à face, afin qu'il ou elle te découvre comme le Seigneur de l'amour et de la miséricorde.

Nous prions pour les morts, car nous croyons en la résurrection. Le Seigneur nous dit qu'ils sont vivants au ciel, les saints et les martyrs du Seigneur, comme les anges. Les autres attendent leur jour d'espérance. Notre prière trouve ici une raison solide et concrète.

En ce jour, nous disons merci au Seigneur, merci pour ses merveilles, les merveilles qu'il a faites à travers les hommes et les femmes de notre histoire, aussi faibles soient-ils. C'est dans cette action de grâce que nous reconnaissons la miséricorde de Dieu et que nous offrons nos prières pour nos frères et sœurs défunts, dans sa bonté et sa générosité. Seigneur, que nos frères défunts, dans ta miséricorde, reposent en paix.

 

«Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne»

 

Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile remémore l'événement le plus remarquable du monde chrétien: la mort et la résurrection de Jésus. Faisons donc nôtre, aujourd'hui, la prière du Bon Larron: «Jésus, souviens-toi de moi» (Lc 23,42). «L'Église ne prie pour les saints comme elle le fait pour les défunts, qui dorment dans le Seigneur, mais elle se recommande aux prières des ceux-là et prie pour ceux-ci», disait saint Augustin dans un Sermon.

Une fois par an, au moins, les chrétiens nous demandons sur le sens de notre vie et sur celui de notre mort et résurrection. C'est le jour de la commémoration de tous les fidèles défunts, sur laquelle saint Augustin nous a montré sa différenciation par rapport a la fête de la Toussaint.

Les souffrances de l'Humanité sont les mêmes que celles de l'Église et, sans doute, elles ont en commun que toute souffrance humaine renferme en quelque sorte une privation de la vie. C'est pour cela que la mort d'un être bien-aimé peut constituer une douleur si indicible que, même la foi, ne peut pas l'apaiser. Ainsi donc, les hommes ont toujours voulu vénérer les défunts.

La mémoire, en effet, c'est en peu comme si les absents pussent être présents, en perpétuant sa vie parmi nous. Mais les mécanismes psychologiques et sociaux des hommes, avec le temps, amortissent les souvenirs. Et si cela peut humainement mener vers l'angoisse, pour nous, chrétiens, grâce à la résurrection, nous amène la paix. L'avantage d'y croire c'est qu'elle nous permet de confier que, malgré l'oubli, nous allons les retrouver dans l'autre vie.

Un deuxième avantage d'y croire c'est que, en remémorant nos défunts, nous prions par eux. Nous le faisons profondément, en intimité avec Dieu, chaque fois que nous prions ensemble dans l'Eucharistie: nous ne sommes pas seuls devant le mystère de la mort et la vie, car nous le partageons comme membres du Corps du Christ. Mieux encore: en repérant la croix, suspendue entre le Ciel et la Terre, nous savons qu'on établit une communion entre nous et nos défunts. C'est pour cette raison que saint François d'Assis a proclamé reconnaissant: «Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle».

 

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Publié le 31 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 5,1-12a): 

 

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

 

L’Application

 

En ce jour de la Toussaint, je voudrais partager avec vous tous, quelques qualités communes que nous voyons dans la vie des saints que nous connaissons, dans notre vie contemporaine.

 

  • Ils ont vécu une de ces béatitudes dans sa plénitude.
  • Fidèles à Dieu et heureux à tout moment.
  • Heureux de ce que les autres font pour eux plutôt que d'être tristes de ce que les autres ne font pas pour eux.
  • Espérer en Dieu et moins attendre des autres.
  • Le bonheur ne se cherche pas, il se vit comme un voyage.
  • Faire de petites choses en grand.
  • Ils ne sont pas compliqués. Lorsque les gens les rencontrent, il n'y a rien de caché.
  • Dans le succès et l'échec, ils se sentent toujours bénis et chanceux.
  • Ils ont cherché et fait toujours la volonté divine.
  • Ils sont heureux de reconnaître leurs échecs.

 

«Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse»

 

+ Mgr. F. Xavier CIURANETA

(Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la réalité d'un très consolant mystère salvifique exprimé dans le "credo": «Je crois à la communion des saints». Tous les saints qui, depuis la Vierge Marie, sont déjà passés à la vie éternelle, forment une unité: ils sont l'Église des bienheureux, que Jésus félicite: «Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu!» (Mt 5,8). Ils sont aussi en communion avec nous. La foi et l'espérance ne peuvent nous unir car ils jouissent déjà de la vision éternelle de Dieu; mais ce qui nous rassemble, c'est l'amour «qui ne passe jamais» (1Co 13,13); cet amour qui, avec eux, nous unit au Père, au Christ Rédempteur et au Saint Esprit. Cet amour les rend solidaires et attentifs à nous. Nous ne vénérons donc pas les saints seulement pour leur exemple, mais surtout pour l'unité dans l'Esprit de toute l'Église, qui se fortifie par la pratique de l'amour fraternel.

Cette profonde unité doit nous faire sentir proches de tous les saints qui, avant nous, ont cru et espéré cela même que nous croyons et espérons et qui, surtout, ont aimé Dieu le Père et leur frère les hommes en tâchant d'imiter l'amour du Christ.

Les saints apôtres, les saints martyrs, les saints confesseurs qui ont existé tout au long de l'histoire sont donc nos frères et nos intercesseurs; en eux se sont accomplis les paroles prophétiques de Jésus: «Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux!» (Mt 5,11-12). Les trésors de leur sainteté sont des biens de famille, sur lesquels nous pouvons compter. Ce sont les trésors du ciel que Jésus nous invite à réunir (cf. Mt 6,20). Comme l'affirme le Concile Vatican II, «leur fraternelle sollicitude aide donc beaucoup notre faiblesse» (Lumen gentium, 49). Cette solennité nous apporte une réconfortante nouvelle, qui nous invite à la joie et à la fête.

 

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Publié le 31 Octobre 2021

Gospel text

(Mt 5:1-12a): 

 

When Jesus saw the crowds, he went up the mountain, and after he had sat down, his disciples came to him. He began to teach them, saying: “Blessed are the poor in spirit, for theirs is the Kingdom of heaven. Blessed are they who mourn, for they will be comforted. Blessed are the meek, for they will inherit the land. Blessed are they who hunger and thirst for righteousness, for they will be satisfied. Blessed are the merciful, for they will be shown mercy. Blessed are the clean of heart, for they will see God. Blessed are the peacemakers, for they will be called children of God. Blessed are they who are persecuted for the sake of righteousness, for theirs is the Kingdom of heaven. Blessed are you when they insult you and persecute you and utter every kind of evil against you falsely because of me. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven.”

 

The Application

 

On this all-saints day, I would like to share with you all, few common qualities that we see in the saints life that we know them, in our contemporary life.

 

  • They have lived one of these beatitudes in its fulness.
  • Faithful to God and happy at all time.
  • Happy with what others do to them than be sad with what others don’t do for them.
  • Hope in God and less expectation from others.
  • Happiness is not searched, rather lived as a journey.
  • Doing little things in big way.
  • They are not complicated. When people meet them, there is nothing hidden.
  • In success and failure, they feel always blessed and lucky.
  • They searched and did always the divine will.
  • Happy to acknowledge when they failed.

«Rejoice and be glad»

 

+ Mons. F. Xavier CIURANETA

 (Lleida, Spain)

 

Today, we celebrate the reality of the Mystery of Salvation. A reality that we evince in the “Creed” and which is very comforting: “I believe in the communion of saints.” All saints, who have already passed from death into eternal life, from the Virgin Mary on, form a unity; they represent the Church of the Blessed, whom Jesus congratulates: “Blessed are the clean of heart, for they will see God” (Mt 5:8). At the same time, they join us in communion, too. Because the saints already enjoy the eternal vision of God, they cannot be united to us through faith and hope; but, they can, instead, be united to us through charity. “So faith, hope, love remain, these three; but the greatest of these is love.” (1Cor 13:13). Charity understood as that kind of love that links us, through them, to the same Father, to the very same Christ Redeemer and to the same Holy Spirit; the kind of love that makes them supportive and solicitous with us. Therefore, it is not that we venerate the saints only because of their exemplarity. There is a stronger reason than that: to be united in Spirit with the whole Church invigorated by the practice of the fraternal charity.

Because of this deep and profound unity we must feel close to all those saints that, before us, have believed what we now believe, have waited for what we are now waiting for and, mostly, have loved God Father and their brothers, also seeking the imitation of Christ's love.

The saint apostles, the saint martyrs, the saint confessors, who have lived through history are, therefore, our brothers and our intercessors; on them, these prophetical words of Jesus have been fulfilled: “Blessed are you when they insult you and persecute you and utter every kind of evil against you falsely because of me. Rejoice and be glad, for your reward will be great in heaven.” (Mt 5:11-12). The treasures of their sanctity are like family assets, which we can rely upon. These are the treasures in heaven, which Jesus invites us to store up (cf. Mt 6:20). As the Vatican Council II asserts, “Thus by their brotherly interest our weakness is greatly strengthened.” (Lumen gentium, 49). This solemnity brings some comforting news, which invites us to joyous festivities and celebrations.

 

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Publié le 29 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 14,1.7-11): 

 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and he was carefully watched. Jesus then told a parable to the guests, for He had noticed how they tried to take the places of honor. And He said, «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat. It may happen that someone more important than you has been invited, and your host, who invited both of you, will come and say to you: ‘Please give this person your place’. What shame is yours when you take the lowest seat! Whenever you are invited, go rather to the lowest seat, so that your host may come and say to you: ‘Friend, you must come up higher’. And this will be a great honor for you in the presence of all the other guests. For whoever makes himself out to be great will be humbled, and whoever humbles himself will be raised».

 

The Application

 

Today we find Jesus again in the home of the Pharisee. As usual, Jesus observes the people, especially the guests. He takes this opportunity to give them a new teaching about humility, which is very practical and useful. We see the actions of the people, while Jesus sees their inwardness, their thinking and acting together.

 

Good advice given by Jesus and if it is received openly, will make a man free, a man right before God and pleasing to men and consequently, he will avoid humiliation. Jesus shows them his own life as an example, and let them imitate Him. In this imitation of Christ, God will raise us up.

 

Action of the day: Be humble.

«He had noticed how they tried to take the places of honor»

 

Fr. Josep FONT i Gallart

(Getafe, Spain)

 

Today, did you notice the beginning of this Gospel? «They [the Pharisees] were carefully watching him». Jesus also watched and «noticed how they tried to take the places of honor» (Lk 14:1). But... what a different way to watch!

Watching, as any other internal or external action, substantially varies depending upon the motivations that provoke it, depending upon the internal motives, upon what the observer's heart has inside. The Pharisees —as mentioned in different places of the Gospel— always observe Jesus to try to incriminate him in something wrong. And Jesus observes to help, to serve, to do well. And, as a loving mother, advises: «When you are invited to a wedding party, do not choose the best seat» (Lk 13:8).

Jesus says with words whatever He is, whatever He has in his heart: He is not looking to be honored but to honor; He does not think of his honor, but of his Father's glorification. He does not think of himself but of the other. Jesus' whole life is a revelation of who God is: “God is love”.

This is why, in Jesus, it becomes a reality —more than in anybody else— his teaching: «Rather, He emptied himself, taking the form of a slave, coming in human likeness; and found human in appearance (…) Because of this, God greatly exalted him and bestowed on him the name that is above every name» (Phil 2:7.9).

Jesus is Master in deeds and words. We, Christians, want to be his disciples. We can only assume the Master's behavior if we have inside our heart what He had, if we have his Spirit, his Spirit of love. Let us work to completely open ourselves to his Spirit and to let him get hold of us and be entirely possessed by him.

And, let us do this, without thinking of being “enhanced”, without thinking of us, but only of him. «Should there be no heaven, I would love you; should there be no hell, I would be afraid of you; just as I love you I should love you» (Author unknown).
Being only carried by love.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 14,1.7-11): 

 

Un jour de sabbat, Jésus était entré chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et on l'observait. Remarquant que les invités choisissaient les premières places, il leur dit cette parabole: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place, car on peut avoir invité quelqu'un de plus important que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendrait te dire: ‘Cède-lui ta place’, et tu irais, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t'a invité, il te dira: ‘Mon ami, avance plus haut’, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui sont à table avec toi. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

 

L’Application

 

Aujourd'hui, nous retrouvons Jésus dans la maison du pharisien. Comme d'habitude, Jésus observe les gens, en particulier les invités. Il en profite pour leur donner un nouvel enseignement sur l'humilité. Nous voyons les actions des gens, tandis que Jésus voit leur intériorité, leur façon de penser et d'agir ensemble.

Le bon conseil donné par Jésus et s'il est reçu ouvertement, rendra un homme libre, un homme droit devant Dieu et agréable aux hommes et par conséquent, il évitera l'humiliation. Jésus leur montre sa propre vie en exemple, et qu'ils l'imitent.

«Remarquant que les invités choisissaient les premières places…»

 

Abbé Josep FONT i Gallart

(Getafe, Espagne)

 

Aujourd'hui, avez-vous remarqué comment débute l'Évangile? «On [les pharisiens] l'observait». Et Jésus aussi observe: «Remarquant que les invités choisissaient les premières places» (Lc 14,1). Quelles façons tant différentes d'observer!

L'observation, comme toutes les actions internes et externes, est très différente, selon la motivation qui la provoque, selon les motifs internes, selon ce qui se trouve dans le cœur de l'observateur. Les pharisiens -comme nous dit l'Évangile dans divers passages- observent Jésus pour l'accuser. Et Jésus observe pour aider, pour servir, pour faire le bien. Et, comme une mère attentionnée, prête conseil: «Quand tu es invité à des noces, ne va pas te mettre à la première place» (Lc 13,8).

Jésus dit avec des mots ce qu'Il est et ce qu'Il porte dans son cœur: il ne cherche pas à être honorable, sinon à honorer; il ne pense pas à son honneur, sinon à l'honneur du Père. Il ne pense pas à Lui-même, sinon aux autres. Toute la vie de Jésus est une révélation de qui est Dieu: "Dieu est amour".

Pour cela, en Jésus se fait réalité -plus qu'en tout autre- son enseignement: «Il fut dépouillé de sa grandeur, prit la condition d'esclave et se fit pareil aux hommes (…). Pour cela Dieu l'exalta et lui donna le nom qui est au dessus de tout nom» (Ph 2,7.9).

Jésus est le Maître en œuvres et en paroles. Nous, chrétiens, voulons être ses disciples. Seulement pouvons nous reproduire la conduite du Maître si dans nos cœurs se trouve ce qui se trouvait dans le Sien, si nous avons son Esprit, l'Esprit de l'amour. Travaillons pour nous ouvrir totalement à son Esprit et pour nous laisser prendre et posséder complètement par Lui.

Et cela sans penser être "élevés", sans penser à nous-mêmes, sinon à Lui. «Même s'il n'y avait pas de ciel, je t'aimerais; même s'il n'y avait pas d'enfer je te craindrais; je t'aimerais de la même façon que je t'aime» (Auteur anonyme). Portés uniquement par l'amour.

 

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Publié le 28 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 14,1-6): 

 

One Sabbath Jesus had gone to eat a meal in the house of a leading Pharisee, and He was carefully watched. In front of him was a man suffering from dropsy; so Jesus asked the teachers of the Law and the Pharisees, «Is it lawful to heal on the Sabbath or not?». But no one answered. Jesus then took the man, healed him and sent him away. And he addressed them, «If your lamb or your ox falls into a well on a Sabbath day, who among you doesn't hurry to pull it out?». And they could not answer.

 

The Application

 

Jesus is in a house of a leader of the Pharisees and he is invited. A guest is honoured and also observed, because he is in an important place, surrounded by the elites of the society. Jesus' presence in this house tells us that Jesus is not biased. If we want to invite him, he will come to our house and stay there. Once he is in our house, he will help us to understand the sacred scriptures, the divine will, and how we can, with our limits, worship God in truth and in Spirit.

 

In a leader of the Pharisees, he teaches them that a Sabbath day, a day of rest, certainly deserves respect. He invites us to discover that a Sabbath day, a day of rest, has what purpose? Is it not to give glory to God, to honour the Lord? On this day of rest, of Sabbath, if my act glorifies the Lord, giving glory to God, this act deserves recognition. Jesus invites us to pay attention, and He directs our gaze, not to the acts, as they are presented, but to the intentions, the finality, especially the heart that acts in love.

 

Action of the day: Check your intentions.

«Is it lawful to heal on the Sabbath or not?»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we will center our attention on the piercing question Jesus asked the Pharisees: «Is it lawful to heal on the Sabbath or not?» (Lk 14:4), and in their very significant silence, as per St. Luke: «But no one answered» (Lk 14:4).

Many are the Gospel episodes where Our Lord reproaches their hypocrisy to the Pharisees. It is quite noteworthy how God's outstanding interest in substantiating up to which point He dislikes this sin —false appearances, deceitful actions—, which is placed at the antipodes of Christ's praise to Nathaniel: «Here is a true Israelite. There is no duplicity in him» (Jn 1:47). God loves the heart's simplicity, the spirit's naivety while, on the other hand, He rejects with energy the intricacies, the shady looks, the double standards, the hypocrisy.

That which is significant in the Lord's question and in the Pharisees' silent reply is the bad conscience they had, deep inside. There was a man suffering from dropsy who was looking forward to be healed by Jesus. The fulfillment of the Judaic Law —ludicrous concentration on the letter with total disdain of the spirit— and the empty presumption of their blameless behavior, brings them to appear shocked by the attitude of Christ who, carried away by his merciful heart, does not allow any legal formalisms to prevent him from healing he who is ailing.

The Pharisees realize that their hypocrite behavior cannot be justified and this is what keeps them silent. In this passage a very clear lesson is shining through: the need to understand that saintliness is to follow Christ —to full enamorment— and not to coldly fulfill some legal precepts. The Commandments are holly because they come all the way directly from God's infinite Wisdom, but it is quite possible to live them in a legalist and empty way, and it is then when the incongruence appears of pretending to follow God and ending up by going behind ourselves.

Let the charming simplicity of the Mother of God direct our lives.

 

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