Publié le 1 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,51-56): 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

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Publié le 1 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,46-50): 

Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand». 

Jean, l'un des Douze, dit à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre». Jésus lui répondit: «Ne l'empêchez pas: celui qui n'est pas contre vous est pour vous».

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

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Publié le 30 Septembre 2017

My Sunday Homily

 

Last Sunday we mediated on the divine mercy and how God is just while remaining merciful. Continuing with the same spirit, realizing the divine mercy, the Gospel of the day invites us to convert and follow the law of love. Once again God takes pain to remind us of His mercy and justice. He assures us that He does not look at the sins of our fathers, not our past. Yet personal responsibility is highly demanded. He is asking us to discern and choose according to the divine will. If our choice was not good, we can always come back, for our God is merciful.

If the wicked turn away from his wickedness

to practice law and justice,

he will save his life.

As the prophet Ezekiel has told us, 'He will put in every man a new heart and spirit,' and He will open this alliance broadly to the just as well as to the sinners. For God desires neither death nor punishment. All are invited to work in his vineyard.

In fact, through dramatic experiences, cries of anguish and revolt that men gradually discover the importance of their freedom, and the necessity to apply the intelligence and the heart in his personal and social discernment. Both sons are invited to work and the master will leave them free without making any comments.

The man who is free, makes his own choice, for God created him in his image, a free man. Very often in his ignorance and from time to time savagely, he does it without looking at the others around him, he even forgets God. This natural and purely human behaviour provokes the division and opposition that threaten the social equilibrium in our society.

One is faithful and the other unfaithful, one is the oppressor and the other a victim. How can both live together? In the second reading Paul invites the people of Philippi to imitate and see Christ in the faces of brothers and sisters. In the Spirit they are called to live in communion that comes from God, founded on brotherly love. May we be humble before God (in front of men).

The parable of two sons is addressed to those who close themselves to the Good News in the name of their justice. God looks not good words and good intentions, but positive acts and commitments. The prodigal son (the eldest son), the envoys to the vine-growers of the vineyard or the invited ones of the wedding, already show us the refusal of the chosen people. We must evaluate our own behaviour and our positive commitment to the Christian vocation. How did we receive the messengers of the Father? It should never be forgotten that the doctors of the law, the Pharisees, or the Jewish authorities are not excluded from salvation. If we want, our 'no' to the divine will before ignorance can always change into a great YES, before wisdom.

"My son, go and work today at my vineyard! "This vineyard is the Kingdom of love, justice and peace. It is also in a way an invitation to participate in the work of God that brings us together around the Eucharist. We can well reduce a simple message of this gospel: To convert. Conversion is a process of re-establishing a divine alliance, unconditional love, unlimited forgiveness, openness to Divine mercy. On this Sunday I wish that we take the invitation of the Lord as a personal and salutary call. "Change your hearts, believe in the Good News! Change your life, believe that God loves you, Amen

 

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Publié le 30 Septembre 2017

Mon Homélie

L'Évangile du jour nous invite à se convertir et suivre la loi de l’amour. Dieu nous rappelle sa miséricorde et sa justice. Il nous affirme qu’Il ne regarde pas les péchés de nos pères, non plus notre passé. Pourtant la responsabilité personnelle est fortement exigée. Discernons et choisissons selon la volonté divine. Si notre choix n’était pas bon, nous pouvons toujours revenir, car notre Dieu est miséricordieux.

Si le méchant se détourne de sa méchanceté
pour pratiquer le droit et la justice,
il sauvera sa vie.

Comme le prophète Ézéchiel nous a dit, ‘Il mettra en chaque homme un cœur et un esprit nouveaux,’ et Il ouvrira largement cette alliance aux justes comme aux pécheurs. Car Dieu ne désire ni la mort ni le châtiment.  Tous sont invités à travailler dans sa vigne, librement.

De fait, à travers des expériences dramatiques, des cris d’angoisse et de révolte que les hommes découvrent progressivement l’enjeu de leur liberté.  Tous les deux fils sont invités à travailler et le maître les laissera libre sans faire aucun commentaire.

L’homme qui est libre, fait son propre choix, car Dieu le créa à son image, un homme Libre. Très souvent dans son ignorance et de temps en temps sauvagement, il le fait sans regarder les autres qui l’entourent, il oublie même Dieu. Ce comportement naturel et purement humain provoque la division et opposition qui menacent notre société.

Un est fidèle et l’autre infidèle, l’un est l’oppresseur et l’autre une victime. Comment tous les deux peuvent vivre ensembles ? Dans la deuxième lecture Paul invite le peuple de Philippes à imiter et à voir le Christ dans les visages des frères et sœurs. Dans l’Esprit ils sont appelés à vivre en communion qui vient de Dieu, fondé à l’amour fraternel.  Que nous soyons humbles en face de Dieu (en face des hommes).

La parabole de deux fils s’adresse à ceux qui se ferment à la Bonne Nouvelle au nom même de leur justice. Dieu regarde non pas les bonnes paroles et les intentions bonnes, mais les actes et les engagements positifs. Le fils prodigue (le fils aîné), les envoyés aux vignerons de la vigne ou aux invités de la noce, nous montrent déjà le refus du peuple élu. Il faut faire une relecture de notre propre comportement et notre engagement positif à la vocation chrétienne. Comment accueillions-nous les envoyés du Père ? Il ne faut jamais oublier que les Scirpes, les Pharisiens ou

les autorités juives ne sont pas exclus du salut. Si nous voulons, notre ‘non’ à la volonté divine dans l’ignorance peut toujours changer en un grand OUI, devant la sagesse.

« Mon fils, va travailler aujourd’hui à ma vigne ! » cette vigne, c’est le Royaume d’amour, de justice et de paix. C’est aussi participer à l’œuvre de Dieu qui nous rassemble autour l’Eucharistie. Nous pouvons bien réduire un message simple de cet évangile : Se convertir. Se convertir est un processus de rétablir une alliance divine, un amour inconditionnel, un pardon sans limite, une ouverture à la miséricorde Divine. En ce dimanche prenons l’invitation du Seigneur comme un appel personnel et salutaire. « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle ! Changez de vie, croyez que Dieu vous aime, Amen.

 

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Publié le 29 Septembre 2017

Gospel text (Lc 9,43b-45): 

While all were amazed at everything Jesus did, He said to his disciples, «Listen and remember what I tell you now: The Son of Man will be delivered into human hands». But the disciples didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it.

 

The Application

 

We need the grace, even to receive the grace. Without this grace, even if a great mystery is revealed, we may not understand. It is thus wrong to say that God doesn’t communicate, but we fail to understand.

Today Jesus is inviting us not to be led by the appearance and human glory, rather get connected to the divine will and listen to what is communicated.

Lord help me to understand you and listen you with my heart and intelligence and do give me the grace and the courage to put into practice, all that you have communicated to me.

 

Daily Quote from the early church fathers

The scapegoat foreshadowed Christ's passion, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"The mystery of the passion may be seen also in another instance. According to the Mosaic law, two goats were offered. They were not different in any way from one another (Leviticus 16:7-8), but they were alike in size and appearance. Of these, one was called 'the lord,' and the other was called 'sent-away.' When the lot was cast for the one called 'lord,' it was sacrificed. The other one was sent away from the sacrifice, and therefore had the name of 'sent-away.' Who was signified by this? The Word, though he was God, was in our likeness and took the form of us sinners, as far as the nature of the flesh was concerned. The male or female goat was sacrificed for sins. Death was our desert, for we had fallen under the divine curse because of sin. When the Savior of all undertook the responsibility, he transferred to himself what was due to us and laid down his life, that we might be sent away from death and destruction." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 53)

«The Son of Man will be delivered into human hands»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, that the Creator of all Life announces his own delivery into the hands of those whom He has come to save in exchange of his own life, is quite a provocation. It can be said that it was not necessary, that it was an exaggeration. But we keep on forgetting the heavy load overwhelming Christ's heart, our sin, the most radical evil, cause and effect of our placing ourselves in the place of God. Even more so, of our not letting God love us, while insisting on remaining within the limits of our own shortcomings and most immediate present life. It is so important for us to assume we are sinners as it is for us to recognize that God loves us in the person of his Son Jesus Christ. For, after all, we are like his disciples, «But they didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it» (Lk 9:45).

To put it in images: in Heaven we shall find all sins and all vices, except arrogance, as arrogants never admit their own sins and do not let God forgive them, a God that loves us so much to the point of dying for us. And, in Hell, we shall be able to find all virtues, except humility, as the humble one knows himself quite well and fully realizes that without God's grace, he cannot stop offending him nor can he reciprocate God's Goodness.

One of the keys of Christian wisdom is the acknowledgment of the greatness and immensity of God's Love, while we also acknowledge our smallness and the vileness of our sin. How slow we can be to grasp it! When the day will come we shall discover we have at our disposal God's Love, and we shall say along with St. Augustine, with tears of Love: «It took me so long to love you, O God!». And that day can be today. It can be today.
It certainly can.

 

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Publié le 29 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,43b-45): 

Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: «Pour vous, écoutez bien ceci: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes». Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.

 

L’Application

 

Comment écouter le Seigneur ? Pour les autres est une question de l’admiration, comme un grand prophète parmi nous, et pour les Apôtres, est une question du mystère, une grande vérité révélée, pourtant reste inaccessible.

En ce jour, je prie Seigneur, donne-moi la grâce de pouvoir te comprendre et le courage de la mettre en pratique.

«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

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Publié le 28 Septembre 2017

Gospel text (Jn 1,47-51): 

When Jesus saw Nathanael coming, He said of him, «Here comes an Israelite, a true one; there is nothing false in him». Nathanael asked him, «How do you know me?». And Jesus said to him, «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you». Nathanael answered, «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!». But Jesus replied, «You believe because I said: ‘I saw you under the fig tree’. But you will see greater things than that. Truly, I say to you, you will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man».

 

The Application

 

The Angels have being the messengers and executers of the will of the Father. They play an important role in mediating between God and the humanity. Though I haven’t seen or witnessed, I simply believe, since it is biblical.

Daily Quote from the early church fathers

The Lord of Angels, by John Chrysostom (347-407 AD)

"Do you see how he [Jesus] leads him [Nathanael] up little by little from the earth and causes him no longer to imagine him as merely a man? For one to whom angels minister and on whom angels ascend and descend, how could he be a man? This is why he said, 'You shall see greater things than these.' And to prove this, he introduces the ministry of angels. What he means is something like this: Does this, O Nathanael, seem to you a great matter, and have you for this confessed me to be King of Israel? What then will you say when you see 'angels ascending and descending on me'? He persuades him by these words to receive him as Lord also of the angels. For on him as on the king's own son, the royal ministers ascended and descended, once at the season of the crucifixion, again at the time of the resurrection and the ascension, and before this also, when they 'came and ministered to him' (Matthew 4:11). They also ascended and descended when they proclaimed the good news of his birth and cried, 'Glory to God in the highest, and on earth peace' (Luke 2:14), when they came to Mary and also when they came to Joseph... Our Lord made the present a proof of the future. After the powers he had already shown, Nathanael would readily believe that much more would follow." (excerpt from the Homilies On the Gospel of John 21.1)

«You will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man»

+ Cardinal Jorge MEJÍA Archivist and Librarian of Holy Roman Church 
(Città del Vaticano, Vatican)

Today, in the feast of the Saints Archangels, Jesus manifests to his Apostles and to everybody else, the presence of his angels and their relation with him. They are in the Lord's celestial glory, where they perennially exalt the Son of man, who is the Son of God. They surround him and are at his service.

This «Ascending and descending» reminds us of the episode of the Patriarch Jacob, who, while sleeping over a stone, on his trip to the dwelling land of his ancestors (Mesopotamia), he had the vision of the angels “descending and ascending” by a mysterious ladder which reached from earth to heaven, and of Yahweh renewing to him the glorious promises which He had made to Abraham and Isaac. We should notice the relation between the divine communication and the active presence of the angels.

Gabriel, Michael and Raphael appear, thus, in the Bible witnessing men's earthly vicissitudes and bringing them —as St. Gregory the Great tells us— with their presence and their own deeds, those communications that can definitely change our lives. They are precisely named “archangels”, that is, princes of the angels, because they are sent to the greatest missions.

Gabriel is sent to announce to the Blessed Virgin Mary the virginal conception of the Son of God (cf. Lk 1:28-30). Michael fights against the rebel angels who are cast out from Heaven (cf. Rev 12). He announces, thus, the mystery of his divine justice, which is also exerted against those rebelling angels, while assuring us of his victory —and ours too— over the Evil. Raphael accompanies the young Tobias, protects and advises him, and, finally, heals his father (cf. Tob). This way, we are told of the presence of angels beside each one of us: the angel we name the Guardian angel.

Let us learn from this celebration of the archangels “ascending and descending” upon the Son of man, that they serve God, but they serve him for our sake. They glorify the Holy Trinity, and they do it while serving us. And, consequently, we realize how much devotion we owe them and how grateful we should also be to the Father who sends them for our own good.

 

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Publié le 28 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Jn 1,47-51): 

Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».

L’Application

 

En ce jour de la fête, je vous invite à méditer sur la présence divine dans notre vie et le rôle des Anges dans l’accomplissement de la volonté divine.

«Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme»

+ Cardinal Jorge MEJÍA Archiviste et Bibliothécaire de la S.R.I. 
(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

 

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Publié le 27 Septembre 2017

Gospel text (Lc 9,7-9): 

King Herod heard of all that Jesus was doing and did not know what to think, for people said, «This is John, raised from the dead». Others believed that Elijah or one of the ancient prophets had come back to life. As for Herod, he said, «I had John beheaded; who is this man about whom I hear such wonders?». And he was anxious to see him.

«And he was anxious to see him»

Fr. Jorge R. BURGOS Rivera SBD 
(Cataño, Puerto Rico)

Today, the Gospel tells us how Herod was anxious to see Jesus (cf. Lk 9:9). Such urge to see Jesus was born out of curiosity. A lot was being said about Jesus because of the miracles which He was performing. Many spoke about Him. And Jesus’ behavior was bringing to the minds of a lot of people the names of several prophets: Elijah, John the Baptist etc. But, being just a matter of curiosity, Herod's whims do not transcend. To the extent that when Herod meets Jesus he treats Him contemptuously and mocks Him (cf. Lk 23:8-11). Herod's caprice to meet Jesus vanishes when facing Him at last for Jesus refuses to answer his many questions. The Silence of Jesus denounces Herod as corrupt and depraved.

Sometimes, as in the case of Herod, we may have felt like “seeing” Jesus, too. But Jesus in flesh and bones, as in Herod's time, is no longer available to us; although there are other ways for us to meet Jesus. Let me draw your attention to just two of them. 

In the first place, the Church's tradition has made Thursday an excellent day to “see” Jesus in the Eucharist. There are many places where, on a Thursday like today, Jesus-Eucharist is exposed. «Eucharistic adoration means entering the depths of our hearts in communion with the Lord, who makes himself bodily present in the Eucharist. In the Sacred Monstrance, he always entrusts himself to us and asks us to be united with his Presence, with his risen Body» (Benedict XVI). —Come over, so you may be bedazzled by His presence. 

In the second place we may refer to a popular song that goes: «He is with us and we do not know him». For Jesus dwells in many of our brothers and sisters who are outcast of society, who suffer and have nobody “who wants to meet them”. In his Encyclical God is Love, Benedict XVI says: «Love of neighbor, grounded in the love of God, is first and foremost a responsibility for each individual member of the faithful, but it is also a responsibility for the entire ecclesial community at every level». Hence, as Jesus is waiting for you, in both cases He will welcome you with open arms. So do come over!

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Publié le 27 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,7-9): 

 

Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

 

 

«Et il cherchait à le voir»

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD 
(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé. 

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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