Publié le 7 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 10,17-24): 

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux». 

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler». 

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

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Publié le 6 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,13-16): 

Jesus said, «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida! So many miracles have been worked in you! If the same miracles had been performed in Tyre and Sidon, they would already be sitting in ashes and wearing the sackcloth of repentance. Surely for Tyre and Sidon it will be better than for you on the Judgment Day. And what of you, city of Capernaum? Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead. Whoever listens to you listens to me, and whoever rejects you rejects me; and he who rejects me, rejects the one who sent me».

 

The Application

 

Jesus seems to be sad and he expresses his disappointment on the hardheartedness of the people. Though the readings of the days apparently speak about the disappointment of the Lord, they come with lot of hope, by giving each and every one of us a chance for conversion.

This conversion is visible only the way we welcome the messengers of the Lord. They may be our brothers and sisters, or any of our friends, or even a plant or a bird, all are capable to be the messengers of the Lord. Let us be open like the small Samuel by surrendering ourselves before the Lord. Lord speak, thy servant listens.  

«Whoever listens to you listens to me»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, we contemplate Jesus addressing his speech to some towns of Galilee where He had preached and carried out the works by his Father, and that had been the cause of his preoccupation. Nowhere had He preached and made miracles as He did in Chorazin, Bethsaida and Capernaum. The sowing had been plentiful, but the harvest had been meager. Not even Jesus could persuade them...! What a mystery human freedom is! We can say “no” to God... The evangelic message is not imposed upon us by force: it is offered to me but I can refuse it; I can accept it or reject it. Our Lord's respect for my freedom is total. What a responsibility for me!

Jesus' language: «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida!» (Lk 10:13) when his apostolic mission was over, is more indicative of suffering than of condemnation. The nearness of the Kingdom of God was not a call for penance and conversion for those towns. Jesus recognizes that Tyre and Sidon would have taken more advantage of all the grace granted to the Galilees.

But Jesus' frustration is even bigger when He refers to Capernaum. «Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead» (Lk 10:15). It was there where Peter had his home and Jesus had centered his preaching. Once again, we can detect in these words a feeling of sadness rather than a threat. We could, just as well, say the same out of many cities and persons of our time. They believe they are being lifted, but in fact, they are being thrown down.

«Whoever listens to you listens to me» (Lk 10:16). These words ending today's Gospel are a call to conversion and are bearers of hope. If we listen to Jesus' voice, we still have time. Conversion happens when love banishes selfishness from our life, which is a permanent unfinished task. St. Maximus will tell us: «Nothing is more pleasant and loved by God, than men convert to him with sincere contrition».

 

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Publié le 6 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,13-16): 

«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts! Celui qui vous écoute m'écoute; celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Même si on voit en peu de culpabilité, le cœur des lectures du jour nous invitent à l’espérance. Si nous écoutons la Parole du Seigneur et mettons-la en pratique, nous retrouverons la joie promise.

«Celui qui vous écoute m'écoute»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que Jésus tourne son attention vers les cités qui avaient fait l'objet de ses soucis, là où il avait prêché et réalisé les oeuvres du Père. A aucun endroit il n'avait autant prêché et fait de miracles comme à Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm. La semence était abondante mais la récolte n'avait pas été bonne. Même Jésus lui-même n'avait pu les convaincre! Quel mystère que celui de la liberté humaine! Nous pouvons dire “non” à Dieu… le message évangélique ne s'impose pas par la force, il s'offre à nous uniquement et je peux fermer mon coeur, l'accepter ou le refuser. Le Seigneur respecte totalement ma liberté. Quelle responsabilité que la mienne!

Les paroles de Jésus: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!» (Lc 10,13) lors de la fin de sa mission apostolique, expriment davantage la souffrance que la damnation. La proximité du Royaume de Dieu n'a pas provoqué dans ces villes un appel à la conversion et à la pénitence. Jésus reconnaît qu'à Sidon et à Tyr ils auraient mieux profité de toutes les grâces dispensées aux galiléens.

La déception de Jésus est encore plus grande s'agissant de Capharnaüm. «Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts!» (Lc 10,15). C'est là où Pierre a sa maison et Jésus avait fait de cette ville le centre de sa prédication. Une fois de plus nous ressentons davantage un sentiment de tristesse qu'une menace dans ces paroles. Nous pouvons dire la même chose de certaines de nos villes et personnes de notre époque. Ils croient prospérer, quand en réalité ils s'enfoncent.

«Celui qui vous écoute m'écoute» (Lc 10,16). Ces paroles qui concluent l'Évangile sont un appel à la conversion et elles sont porteuses d'espérance. Si nous écoutons la voix de Jésus nous avons encore le temps. La conversion consiste en ce que l'amour surpasse dans notre vie progressivement l'égoïsme, ce qui est un travail qui ne s'achève jamais. Saint Maxime dira: «Il n'y a rien d'aussi agréable et aimé par Dieu que de voir que les hommes se convertissent à Lui avec un sincère repentir».

 

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Publié le 4 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,1-12): 

 

The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where he himself was to go. And He said to them, «The harvest is rich, but the workers are few. So you must ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest. Courage! I am sending you like lambs among wolves. Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know.

»Whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you. Stay in that house eating and drinking at their table, for the worker deserves to be paid. Do not move from house to house. 

»When they welcome you in any town, eat what they offer you. Heal the sick who are there and say to them: ‘The kingdom of God has drawn near to you’. But in any town where you are not welcome, go to the marketplace and proclaim: ‘Even the dust of your town that clings to our feet, we wipe off and leave with you. But know and be sure that the kingdom of God had come to you’. I tell you that on the Judgment Day it will be better for Sodom than for this town».

 

The Application

 

How to apply this gospel in our daily life? It can be taken as an invitation to be a missionary life, not necessarily as we understood in the olden time, rather be a missionary where we are.

This gospel gives us the priorities and models. The most important is that we are called to pray. Pray to the Father that He may send the missionaries.

The second important aspect is that we are called not simply to announce the Word of God, rather to harvest what the Lord has already worked. This means to identify the fruits and signs of divine presence in this world. The other aspect of the mission is, to establish the PEACE in the world. Not the peace that the world search now, rather the PEACE that God desires in this world.

Jesus does reminds us however that we are like the lambs among wolves. That need not be translated that the world is like the wolves, rather we are weak and fragile. We should understand this human fragility and depend upon God for our energy. He is assuring us that in this mission we are not alone, He is marching with us. Though the Lord is with us, he is warning us that there will be oppositions and we should learn to face them. He is asking us not to stand against them, rather ignore and continue the good work that the Lord has entrusted to us and initiated in us.    

Daily Quote from the early church fathers: 

Jesus the Good Shepherd changes wolves into sheep, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"How then does [Jesus] command the holy apostles, who are innocent men and 'sheep,' to seek the company of wolves, and go to them of their own will? Is not the danger apparent? Are they not set up as ready prey for their attacks? How can a sheep prevail over a wolf? How can one so peaceful conquer the savageness of beasts of prey? 'Yes,' he says, 'for they all have me as their Shepherd: small and great, people and princes, teachers and students. I will be with you, help you, and deliver you from all evil. I will tame the savage beasts. I will change wolves into sheep, and I will make the persecutors become the helpers of the persecuted. I will make those who wrong my ministers to be sharers in their pious designs. I make and unmake all things, and nothing can resist my will.'" (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 61)

«Ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest»

Fr. Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

Today, Jesus speaks to us of his apostolic mission. Though «He appointed seventy-two other disciples and sent them» (Lk 10:1), the Gospel's proclamation is a task that «cannot be delegated to a few “specialists”» (John Paul II): we have all been called and we all have got to feel responsible. Each one from his own place and condition. The day of our Baptism we were told: «You are Priest, Prophet and King and you will receive eternal life». Today, more than ever before, our world needs the testimony of the Christ's followers.

«The harvest is rich, but the workers are few» (Lk 10:2): this positive interpretation of the mission is interesting. The text does not say, «there is a lot to sow and a few workers». Maybe today, we might have to speak like that, in view of the great ignorance of our society about Jesus Christ and his Church. A hopeful glance at the mission may engender optimism and illusion. Let us not be discouraged by pessimism or despair. 

To start with, the mission waiting for us is, at the same time, exciting and difficult. Our mission neither can nor must pretend to force adhesion to the announcement of the Truth and of Life, but simply to hint a free attachment. Our Pope reminds us that the ideas are to be proposed not imposed.

«Set off without purse or bag or sandals...» (Lk 10:4): the only missionary's strength must be Christ. And, so that Christ may fill his life, the evangelizer must disembarrass of whatever is not Christ. Evangelic poverty is the great requisite and, at the same time, the most believable testimony the Apostle may offer while only this unselfishness can make us free.

The missionary announces peace. He is a bearer of peace because Christ, is the “Prince of Peace”. This is why, «whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you» (Lk 10:5-6). Our world, our families, our personal ego, they all need Peace. This is why our mission is so urgent and exciting.

 

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Publié le 4 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,1-12): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

»Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville».

 

L’Application

Les envoya deux en deux : une mission communautaire. Je travaille seul ou avec les autres ?

Devant Lui où Lui-même devait aller: prenons conscience que nous représentons Dieu de miséricorde et d’amour dans notre engagement ?

La mission commence d’abord avec une prière, prière de vocation.

Des agneaux au milieu des loups : ce n’est dit pas que le monde est mauvais, mais il nous affirme que nous sommes fragiles et Dieu nous accompagne.

Ne vous attardez pas : ne perdez pas le temps dans la plaisanterie, que le temps soit bien utiliser dans sa perfection. Il y a une urgence.

La mission : Apporter la Paix du Seigneur. Nous ne sommes pas pour apporter la paix que le monde désire, mais la Paix que Dieu nous accorde.

Dans l’accomplissement de la volonté de Dieu, soyez humbles et recevez tout ce qu’on vous offre.

Nous ne sommes pas appelés à êtres les révolutionnaires, seulement annonceurs de la Parole de Dieu, jusqu’au bout du monde.

 

 

«Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle de la mission apostolique. Même «s'il en désigna encore soixante-douze, et il les envoya» (Lc 10,1), la proclamation de l'Évangile est une tâche «qui ne pourrait être déléguée qu'à quelques “spécialistes”» (Jean-Paul II): nous sommes tous appelés à cette tâche et nous devons tous nous sentir responsables de celle-ci. Chacun là où il se trouve, en son lieu et dans sa condition. Le jour du Baptême on nous a dit: «Tu es Prêtre, Prophète et Roi pour la vie éternelle». Aujourd'hui, plus que jamais, notre monde a besoin du témoignage des disciples du Christ.

«La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux» (Lc 10,2): c'est intéressant ce sentiment positif de la mission, en effet le texte nous dit «il y a beaucoup à semer et peu d'ouvriers». Peut-être qu'aujourd'hui nous devrions parler en ces termes, étant donné la grande ignorance de Jesús-Christ et de son Église dans notre société. Un regard d'espérance sur cette mission engendre de l'optimisme et de l'illusion. Ne nous laissons pas abattre par le pessimisme et le désespoir.

De fait, la mission qui nous attend est, à la fois, passionnante et difficile. Notre mission, l'annonce de la Vérité et de la Vie, ne peut pas et ne doit pas prétendre forcer l'adhésion, mais susciter une adhésion libre. Le Pape nous rappelle que les idées se proposent, elles ne s'imposent pas.

«N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales…» (Lc 10,4): la seule force du missionnaire doit être le Christ. Et pour qu'Il remplisse toute sa vie, il est nécessaire que l'évangéliste se libère totalement de ce qui n'est pas le Christ. La pauvreté évangélique est la grande condition requise et, est à la fois le témoignage le plus crédible que l'apôtre peut donner, mis à part le fait que la seule chose qui peut nous rendre libres c'est ce détachement total. 

Le missionnaire annonce la paix. Il est porteur de paix car il porte le Christ, le “Prince de la Paix”. C'est pour cela, que «dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous» (Lc 10,5-6). Notre monde, nos familles, notre moi, a besoin de Paix. Notre mission est urgente et passionnante.

 

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Publié le 3 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,57-62): 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

«Suis-moi»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

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Publié le 1 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,51-56): 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

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Publié le 1 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 9,46-50): 

Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand». 

Jean, l'un des Douze, dit à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre». Jésus lui répondit: «Ne l'empêchez pas: celui qui n'est pas contre vous est pour vous».

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

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Publié le 30 Septembre 2017

My Sunday Homily

 

Last Sunday we mediated on the divine mercy and how God is just while remaining merciful. Continuing with the same spirit, realizing the divine mercy, the Gospel of the day invites us to convert and follow the law of love. Once again God takes pain to remind us of His mercy and justice. He assures us that He does not look at the sins of our fathers, not our past. Yet personal responsibility is highly demanded. He is asking us to discern and choose according to the divine will. If our choice was not good, we can always come back, for our God is merciful.

If the wicked turn away from his wickedness

to practice law and justice,

he will save his life.

As the prophet Ezekiel has told us, 'He will put in every man a new heart and spirit,' and He will open this alliance broadly to the just as well as to the sinners. For God desires neither death nor punishment. All are invited to work in his vineyard.

In fact, through dramatic experiences, cries of anguish and revolt that men gradually discover the importance of their freedom, and the necessity to apply the intelligence and the heart in his personal and social discernment. Both sons are invited to work and the master will leave them free without making any comments.

The man who is free, makes his own choice, for God created him in his image, a free man. Very often in his ignorance and from time to time savagely, he does it without looking at the others around him, he even forgets God. This natural and purely human behaviour provokes the division and opposition that threaten the social equilibrium in our society.

One is faithful and the other unfaithful, one is the oppressor and the other a victim. How can both live together? In the second reading Paul invites the people of Philippi to imitate and see Christ in the faces of brothers and sisters. In the Spirit they are called to live in communion that comes from God, founded on brotherly love. May we be humble before God (in front of men).

The parable of two sons is addressed to those who close themselves to the Good News in the name of their justice. God looks not good words and good intentions, but positive acts and commitments. The prodigal son (the eldest son), the envoys to the vine-growers of the vineyard or the invited ones of the wedding, already show us the refusal of the chosen people. We must evaluate our own behaviour and our positive commitment to the Christian vocation. How did we receive the messengers of the Father? It should never be forgotten that the doctors of the law, the Pharisees, or the Jewish authorities are not excluded from salvation. If we want, our 'no' to the divine will before ignorance can always change into a great YES, before wisdom.

"My son, go and work today at my vineyard! "This vineyard is the Kingdom of love, justice and peace. It is also in a way an invitation to participate in the work of God that brings us together around the Eucharist. We can well reduce a simple message of this gospel: To convert. Conversion is a process of re-establishing a divine alliance, unconditional love, unlimited forgiveness, openness to Divine mercy. On this Sunday I wish that we take the invitation of the Lord as a personal and salutary call. "Change your hearts, believe in the Good News! Change your life, believe that God loves you, Amen

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 30 Septembre 2017

Mon Homélie

L'Évangile du jour nous invite à se convertir et suivre la loi de l’amour. Dieu nous rappelle sa miséricorde et sa justice. Il nous affirme qu’Il ne regarde pas les péchés de nos pères, non plus notre passé. Pourtant la responsabilité personnelle est fortement exigée. Discernons et choisissons selon la volonté divine. Si notre choix n’était pas bon, nous pouvons toujours revenir, car notre Dieu est miséricordieux.

Si le méchant se détourne de sa méchanceté
pour pratiquer le droit et la justice,
il sauvera sa vie.

Comme le prophète Ézéchiel nous a dit, ‘Il mettra en chaque homme un cœur et un esprit nouveaux,’ et Il ouvrira largement cette alliance aux justes comme aux pécheurs. Car Dieu ne désire ni la mort ni le châtiment.  Tous sont invités à travailler dans sa vigne, librement.

De fait, à travers des expériences dramatiques, des cris d’angoisse et de révolte que les hommes découvrent progressivement l’enjeu de leur liberté.  Tous les deux fils sont invités à travailler et le maître les laissera libre sans faire aucun commentaire.

L’homme qui est libre, fait son propre choix, car Dieu le créa à son image, un homme Libre. Très souvent dans son ignorance et de temps en temps sauvagement, il le fait sans regarder les autres qui l’entourent, il oublie même Dieu. Ce comportement naturel et purement humain provoque la division et opposition qui menacent notre société.

Un est fidèle et l’autre infidèle, l’un est l’oppresseur et l’autre une victime. Comment tous les deux peuvent vivre ensembles ? Dans la deuxième lecture Paul invite le peuple de Philippes à imiter et à voir le Christ dans les visages des frères et sœurs. Dans l’Esprit ils sont appelés à vivre en communion qui vient de Dieu, fondé à l’amour fraternel.  Que nous soyons humbles en face de Dieu (en face des hommes).

La parabole de deux fils s’adresse à ceux qui se ferment à la Bonne Nouvelle au nom même de leur justice. Dieu regarde non pas les bonnes paroles et les intentions bonnes, mais les actes et les engagements positifs. Le fils prodigue (le fils aîné), les envoyés aux vignerons de la vigne ou aux invités de la noce, nous montrent déjà le refus du peuple élu. Il faut faire une relecture de notre propre comportement et notre engagement positif à la vocation chrétienne. Comment accueillions-nous les envoyés du Père ? Il ne faut jamais oublier que les Scirpes, les Pharisiens ou

les autorités juives ne sont pas exclus du salut. Si nous voulons, notre ‘non’ à la volonté divine dans l’ignorance peut toujours changer en un grand OUI, devant la sagesse.

« Mon fils, va travailler aujourd’hui à ma vigne ! » cette vigne, c’est le Royaume d’amour, de justice et de paix. C’est aussi participer à l’œuvre de Dieu qui nous rassemble autour l’Eucharistie. Nous pouvons bien réduire un message simple de cet évangile : Se convertir. Se convertir est un processus de rétablir une alliance divine, un amour inconditionnel, un pardon sans limite, une ouverture à la miséricorde Divine. En ce dimanche prenons l’invitation du Seigneur comme un appel personnel et salutaire. « Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle ! Changez de vie, croyez que Dieu vous aime, Amen.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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