Publié le 10 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,5-13): 

Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. 

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L’Application

 

Il est stupide de ne pas reconnaitre l’amour divin, après avoir reconnu Jésus comme Dieu, envoyé par le Père. Que pouvons-nous chercher encore en Dieu, avoir la confiance et la foi ? La foi ou la loi ? Quelle est notre priorité ?

Le Seigneur nous demande de demander, sans donné aucune précision sur la demande. Que pouvons-nous demander, alors Dieu nous a déjà tout donné ?

Chercher ! Que cherchons-nous, et plus important où cherchons-nous ? Cherchons-nous le Seigneur en dehors de nous ou à l’intérieur de notre propre intériorité ?

Frapper à la porte………………. Quelle porte dont Jésus parle-t-il ?

Une bonne réflexion et une bonne journée.

 

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

 

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Publié le 9 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 11,1-4): 

 

One day Jesus was praying in a certain place and when He had finished, one of his disciples said to him, «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples». And Jesus said to them, «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also for-give all who do us wrong, and do not bring us to the test».

 

The Application

 

Jesus is inviting each and every one of us to enter in to a personal relationship with the Lord. When we are not able to establish a healthy relationship with God, just like a human relationship, our relationship with God may end up with disappointments. There are certainly the moments of JOB in our relationship with God, but if we have the confidence and patience with God, then God will certainly will reveal to us His plan and the wonders that He does to us, in silence and discretion.

The prayer that the Lord has taught us, it’s a personal relationship, from where we discover the will of God. This discovering of the divine will is possible, only if we are able to find out all that the Lord has done to us and if we learn to glorify God, even in our failures and pains.

This divine revelation will help us to engage ourselves to accomplish the plan of God, for us and through us, for the humanity. It’s here that we promise to God our faithfulness and perseverance.

Today, I would like to invite you all to verify our own prayers and find out, are our prayers resemble like the one that the lord has taught us!

«Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples»

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Today, we see how one of Jesus' disciples tells him: «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples» (Lk 11:1). Jesus' reply: «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also forgive all who do us wrong, and do not bring us to the test» (Lk 11:2-4), may be summarized in a single phrase: the best mental attitude for the Christian prayer is that of a child in front of his father.

We can see right away that the prayer, according to Jesus, is something like a “father-son” kinship. That is, a family matter based on a relation of closeness and love. The image of God as a father speaks to us of a relationship based on affection and intimacy, not on power and authority.

To pray as Christians means to position ourselves in a situation whereby we see God as our father and we speak to him as his sons: «You write: ‘To pray is to talk with God. But about what?’. About what? About Him, about yourself: joys, sorrows, successes and failures, noble ambitions, daily worries, weaknesses! And acts of thanksgiving and petitions: and Love and reparation. In a word: to get to know him and to get to know yourself: ‘to get acquainted!’» (St. Josemaria).

When children speak with their parents they try to transmit, through their words and body language, what they feel in their heart. We become better praying men and women when our relation with God is more intimate, as that of a father with his son. Jesus himself left with us his own example. He is the Way.

And, if you invoke the Virgin Mother of God, master of prayer, it will even be easier! In fact «the contemplation of Christ has in Mary its insurmountable model. The Son's face belongs to her in a very special way (...). Nobody has devoted himself with Mary's assiduity to the contemplation of Christ's face» (John Paul II).

 

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Publié le 9 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,1-4): 

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples». Il leur répondit: «Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’».

 

L’Application

 

Jésus a toujours résisté  à la tentation d’être  ‘comme les autres’. Pourtant aujourd’hui il écoute cette demande et apprend à ses disciples à prier.  

La prière n’est pas simplement une demande, mais une relation, une relation interpersonnelle et nous rendons gloire à Dieu pour tous les biens que nous avons reçu.

Dans cette prière, il y a le dialogue où nous découvrons la volonté divine et nous nous engageons à l’accomplir.

Notre prière est-elle à l’image de la prière que le Seigneur nous a enseignée ?

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría). 

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin. 

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

 

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Publié le 8 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 10,38-42): 

As Jesus and his disciples were on their way, He entered a village and a woman called Martha welcomed him to her house. She had a sister named Mary who sat down at the Lord's feet to listen to his words. Martha, meanwhile, was busy with all the serving and finally she said, «Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving?». But the Lord answered, «Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed. Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her».

 

The Application

 

Every personal conflict is essentially spiritual, says St. Ignace. It is spiritual, because there is our personal ego and the divine will. The more we listen to the divine will, and remain connected with this, the more we are capable of retaining the inner joy and peace. The more we remain connected to the personal ego, the more we get exhausted and the fatigue will very soon over power us.

Martha is overpowered by this fatigue and remains exhausted, because in her sincere love for the Lord, somehow she is satisfying her own personal ego than the divine will. This personal ego can never bear the other, particularly like Marie, who doesn’t share the same qualities or deed. It’s here the Lord intervenes to remind Martha that there is something wrong in your discernment and the way you look at the events.

Jesus is reminding each and every one us the importance of bon discernment and calls us to assume the responsibility.  Jesus doesn’t promote the contemplation, ignoring the service. Both are essential part of the Lord’s mission. Jesus is confronting simply the jealousy and the choice of Martha. Martha is also invited to join Mary and if there is no ego, Martha will certainly join her sister and Mary will certainly leave the place to Martha and continue the service where Martha has left.

It’s simply the question of responding the call of the Lord. Some are called to be contemplatives and others are called to service. When they don’t meet each other in our inner discernment (contemplation to service or called to service), certainly we will be exhausted, both spiritually and materially.

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed»

Fr. Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Spain)

Today, as every day, we can learn from the Gospel. Jesus, invited to Martha's home in Bethany, gives us a lesson of humanity: He, who loved people, lets people love him, for both things are equally important. It would be a serious mistake, with harmful consequences for sanctity, to refuse God's and others' affection.

Martha or Mary? But..., why opposing those who loved each other so much and loved God too? Jesus loved Martha and Mary, and their brother Lazarus, and He loves each one of us, too. 

On the path of sainthood not any two souls are exactly alike. We all try to love God, but within our own style and personality, without imitating anyone. Our models are Christ and the Mother of God. Do you resent how others treat God? Try to learn from his personal piety.

«Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving? Ask her therefore to help me» (Lk 10:40). To serve others, for the love of God, is an honor, not a burden. Do we serve with joy, as the Mother of God did with her cousin Elisabeth or at Cana's wedding, or as Jesus did when washing the Apostle's feet at the Last Supper?

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed» (Lk 10:41-42). Let us lose neither our peace nor our good humor. And to accomplish it, let us take good care of God's presence. «Know it well: There is something holy, something divine, hidden in the most ordinary situations; and it is up to each person to discover it (…); either we learn to find our Lord in ordinary, everyday life, or else we shall never find him» (St. Josemaria).

«Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her» (Lk 10:42). God wants us happy. That our Mother in Heaven helps us to feel the joy of giving.

 

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Publié le 8 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 10,38-42): 

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider». Le Seigneur lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée».

L’Application

 

Marthe et Marie sont les personnages cités très souvent pour que l’homme comprenne la préférence divine : celle qui écoute et mette la Parole en pratique. Pour cela, il y a une chose très importante que nous n’oublions jamais : le discernement. Marie a bien choisi et Dieu ne travaille jamais contre la liberté de la personne.

Marthe a choisi le service et nous pouvons bien répondre à l’appel de Dieu par ce service. La contemplation et la méditation de la Parole de Dieu, doivent nous amener vers le service de Dieu. Un service sans écouter la Parole de Dieu (la volonté divine), et la contemplation qui n’aide pas la personne à se mettre au service de l’humanité, ne serve que le désire ou la satisfaction de l’homme.

Il faut discerner, non seulement de tout ce que nous disons ou faisons, mais essentiellement d’où nous nous ressourçons pour cette Parole ou cet acte, et quelle est sa finalité.  

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Abbé Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté. 

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun. 

Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle. 

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène?

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría). 

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

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Publié le 7 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,25-37): 

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie». 

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR 
(Lviv, Ukraine)

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne. 

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse). 

 

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Publié le 6 Octobre 2018

The Christian life is a life of communion. We are not called to live alone, but to live with others in union with the people of God. Even the monks and Hermits who live their lives in silence and solitude are in union with others. In their prayer and contemplation, they pray for us and unite us in their intentions for the Church of the Lord. 

God chose conjugal union as a model of his love so that it could become a school of love and forgiveness for his people. He wanted this conjugal union that the Church celebrates in the sacrament of marriage to be a visible sign of the Trinitarian union, the divine love for men, the Father and I, we are one. It is here that we see the sign of divine love and that man is not desperate or discouraged. 

We must recognize that we are living in a difficult time when many of our contemporaries are living their married lives badly, with divorce, separation, compound and reconstituted families, etc. God looks at us with great love and mercy. He assures us that love still exists and we can hope in this love.  He recognized the hardness of our hearts and shares with us our daily suffering. 

The Church is inspired by this teaching of the Lord on the sacrament of marriage. She sees in the life of the couple, a perfect divine encounter in which God establishes a place of exchange and listening. There are the strengths in men that help us to grow and also the weaknesses that require us to watch and work hard so that this conjugal life will bear fruit and continue until eternity.

As Christians, we strongly believe in this teaching of the Lord, "that which God has united, that man should not separate it.  This union willed by the Lord, honoured by men before the people of God, requires us to recognize God's work in men. God works in us, through us and for us. We have a God faithful to his covenant and he asks us to be faithful to our commitment. 

I invite you to entrust all children of our time to the Lord. They are the first victims of separation or divorce. Let us pray for couples who are in difficulty. There are separated couples who try in their own way, with their own limits to have a good dialogue, so that their children can live a peaceful and pleasant life. Certainly, there are still others who are deeply wounded, torn, who can no longer stand up.

My friends in Christ, God needs you and me, so that marriage may remain sacred and children may  find a dignified and good home. Formed in this school of love and forgiveness, may they one day become the bearers of humanity's hope, Amen.

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Publié le 6 Octobre 2018

La vie chrétienne est une vie de communion. Nous ne sommes pas appeler à vivre seuls, mais vivre avec les autres en union du peuple de Dieu. Même les moines et Hermite qui vivent leur vie en silence et solitude sont en union avec les autres. Dans leur prière et contemplation, ils prient pour nous et ils nous unissent dans leurs intentions pour l’Eglise du Seigneur.  

Dieu a choisi l’union conjugale comme un modèle de son amour pour qu’elle devienne une école d’amour et de pardonne pour son peuple. Il a voulu que cet union conjugale que l’Eglise célèbre dans le sacrement du mariage soit un signe visible de l’union Trinitaire, l’amour divin pour les hommes, le Père et moi, nous sommes UN. C’est ici nous voyons le signe de l’amour divin et que l’homme ne soit pas désespéré ou découragé.  

Il faut reconnaitre que nous vivons dans un moment difficile ou beaucoup de nos contemporains vivent mal leur vie conjugale, avec les divorce, les séparations, les familles composée et recomposée, etc. Dieu nous regard avec beaucoup d’amour et de miséricorde. Il nous assure que l’amour existe encore et nous pouvons justement espérer dans cet amour.  Il a reconnu la dureté de notre cœur et Il partage avec nous notre souffrance quotidienne.  

L’Eglise s’inspire de cet enseignement du Seigneur sur le sacrement du mariage. Elle voit dans la vie du couple, une parfaite rencontre divine dans laquelle Dieu établie un lieu d’échange et d’écoute. Il y a les forces  chez les hommes qui nous aident à grandir et aussi les faiblesses qui nous demandent de veiller et de travailler durement pour que cette vie conjugale donne les fruits et quelle continue jusqu’à l’éternité.

En tant que chrétien nous croyons fortement à cet enseignement du Seigneur, « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.  Cette union voulue par le Seigneur, honoré par les hommes devant le peuple de Dieu, nous exige une reconnaissance de l’œuvre de Dieu chez les hommes. Dieu travaille en nous, par nous et pour nous. Nous avons un Dieu fidèle à son alliance et Il nous demande d’être fidèles à notre engagement.  

Je vous invite à confier tous les enfants au Seigneur. Ils sont les premières victimes de la séparation ou le divorce. Prions pour les couples qui sont dans les difficultés. Il y a les couples séparés essayent de leur manière, avec leur limite d’avoir un bon dialogue, pour que leurs enfants vivent une vie paisibles et agréables. Certainement, il y en a encore les autres qui sont profondément blessés, déchirés, qui n’arrivent plus à se mettre debout.

Mes amis en Christ, Dieu a besoin de vous et de moi, pour que le mariage demeure et que les enfants trouvent une demeure digne et bonne. Formé dans cet école d’amour et de pardon qu’ils deviennent un jour les porteurs de l’espérance de l’humanité, Amen.

 

 

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Publié le 5 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,17-24):

 Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux». 

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler». 

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

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Publié le 4 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 10,13-16): 

Jesus said, «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida! So many miracles have been worked in you! If the same miracles had been performed in Tyre and Sidon, they would already be sitting in ashes and wearing the sackcloth of repentance. Surely for Tyre and Sidon it will be better than for you on the Judgment Day. And what of you, city of Capernaum? Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead. Whoever listens to you listens to me, and whoever rejects you rejects me; and he who rejects me, rejects the one who sent me».

 

The Application

 

Whenever we get angry with the Lord, or get disappointed by our feelings of His absence or silence, we should read and reread the first reading of the day (Job 38:1.12-21; 40:3-5) particularly the dialogue between God and Job. This dialogue will help us to understand the deep mystery of the creation, and how much importance that God accords to us, the sinners. Even in our anger towards His perpetual silence, God keeps His patience and happily doubles His grace for us.

It’s here we are invited to understand the gospel of the day, particularly His sadness, suffering and disappointment, cause of our hard heartedness. God still remains available and willing to give us the time and the liberty, so that we may be converted and taste the earliest possible, His love and mercy.

Jesus seems to propose to us another divine mystery and His way of functioning. God works through us, though limited may we be. He continues to put all His confidence in us and loses never the hope that He has put in us. He wishes that we understand our divine representing quality and act in a dignified way. He desires that every human encounter turns into a divine encounter: God be centre of everything. Thus in every rejection that we may face in our daily life, God will take everything into Himself. And we should be aware that in every word and act of ours be of divine in character, because God acts in and through us.

«Whoever listens to you listens to me»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, we contemplate Jesus addressing his speech to some towns of Galilee where He had preached and carried out the works by his Father, and that had been the cause of his preoccupation. Nowhere had He preached and made miracles as He did in Chorazin, Bethsaida and Capernaum. The sowing had been plentiful, but the harvest had been meager. Not even Jesus could persuade them...! What a mystery human freedom is! We can say “no” to God... The evangelic message is not imposed upon us by force: it is offered to me but I can refuse it; I can accept it or reject it. Our Lord's respect for my freedom is total. What a responsibility for me!

Jesus' language: «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida!» (Lk 10:13) when his apostolic mission was over, is more indicative of suffering than of condemnation. The nearness of the Kingdom of God was not a call for penance and conversion for those towns. Jesus recognizes that Tyre and Sidon would have taken more advantage of all the grace granted to the Galilees.

But Jesus' frustration is even bigger when He refers to Capernaum. «Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead» (Lk 10:15). It was there where Peter had his home and Jesus had centered his preaching. Once again, we can detect in these words a feeling of sadness rather than a threat. We could, just as well, say the same out of many cities and persons of our time. They believe they are being lifted, but in fact, they are being thrown down.

«Whoever listens to you listens to me» (Lk 10:16). These words ending today's Gospel are a call to conversion and are bearers of hope. If we listen to Jesus' voice, we still have time. Conversion happens when love banishes selfishness from our life, which is a permanent unfinished task. St. Maximus will tell us: «Nothing is more pleasant and loved by God, than men convert to him with sincere contrition».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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