Publié le 12 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Jésus nous oriente vers l’invisibilité, la vérité. Tout ce qui est visible à nous ce que Marie la mère de Jésus est une femme heureuse. Cette joie n’est pas née de la naissance de son Fils, plutôt de pouvoir répondre positivement à l’appel de Dieu. « Heureuse celle qui a écouté la demande et a dit OUI à son appel. » Jésus nous dévoile la source de la joie de sa mère.

Très souvent nous perdons beaucoup de temps par les mots et nous n’entendons pas la Parole de Dieu. Dieu se communique mieux dans le SILENCE. Pour répondre, il faut l’entendre. Avons-nous les oreilles pour l’entendre ?

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Publié le 11 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 11,15-26): 

Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. 

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. 

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

Abbé Josep PAUSAS i Mas 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi. 

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).

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Publié le 10 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 11,5-13): 

Jesus said to his disciples, «Suppose one of you has a friend and goes to his house in the middle of the night and says: ‘Friend, lend me three loaves, for a friend of mine who is traveling has just arrived and I have nothing to offer him’. Maybe your friend will answer from inside: ‘Don't bother me now; the door is locked and my children and I are in bed, so I can't get up and give you anything’. But I tell you, even though he will not get up and attend to you because you are a friend, yet he will get up because you are a bother to him, and he will give you all you need.

»And so I say to you, Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you. For the one who asks receives, and the one who searches finds, and to him who knocks the door will be opened. If your child asks for a fish, will you give a snake instead? And if your child asks for an egg, will you give a scorpion? Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!».

 

The Application

 

Many of us are very often disappointed with our faith and prayer, because we feel that many of our just demands are not answered. We are so stupid that we still demand for sandwich, after having a great banquet. We reduce our life with logic and laws, remaining believers, and refuse to get the message communicated to us through the faith, says St. Paul.

For our reflexion, I would like to invite you all to mediate on these few words of the gospel.

Demand (ask): what to demand and why to demand.

Knock: where to knock and how to knock?

Search: what to search and where to search?

Door: what is the symbolic representation of ‘door’ for you personally?

 

Daily Quote from the early church fathers

Ask by praying, seek by proper living, knock by persevering, 

by Bede the Venerable, 672-735 A.D.

"Desiring that we arrive at the joys of the heavenly kingdom, our Lord and Savior taught us to ask these joys of him and promised that he would give them to us if we asked for them. 'Ask,' he said, 'and it will be given to you, seek and you will find, knock and it will be opened to you.' Dearly beloved..., we earnestly and with our whole heart must ponder these words of our Lord. He bears witness that the kingdom of heaven is not given to, found by and opened to those who are idle and unoccupied but to those who ask for it, seek after it and knock at its gates. The gate of the kingdom must be asked for by praying. It must be sought after by living properly. It must be knocked at by persevering." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPEL OF LUKE 2.51.20)

«How much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel is a catechesis by Jesus on prayer. He solemnly asserts that the Father always listens to him: «Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you» (Lk 11:9).

At times, we may think reality indicates that it is not always the case, that it does not actually “works” in such a way. This is because we must want to pray with an attitude adequate to an effective prayer!

The first premise is dedication and perseverance. We must pray avoiding feeling disheartened, even if we think our prayer is being ignored, or is not given heed to, right away. This is the attitude of that inappropriate man calling on his friend's home, in the middle of the night, to request a favor. With his doggedness he will get the loaves he needs. God is the friend who listens from within to whom is persistent enough. We must believe that He will end up by giving us what we are asking, because in addition to being a friend, He is also our Father.

The second stipulation Jesus teaches us is confidence and filial love. God's paternity goes far beyond man's paternity, which is limited and imperfect: «Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in Heaven…!» (Lk 11:13).

The Third one: above all we must ask for the Holy Spirit and not only for material things. Jesus encourages us to invoke him, assuring us we shall receive it: «...much more then will Father in heaven give Holy Spirit to those who ask him!» (Lk 11:13). This petition is always listened to. It is very much like asking the grace of the prayer, as the Holy Spirit is its source and its origin.

The blessed fra Giles of Assisi, one of St. Francis' friars and friends, summarizes the idea of this Gospel when he says: «Pray faithfully and devotedly, because a grace God has not granted you once, He may grant to you some other time. On your hand, humbly place your whole mind in God, and God will place his grace in you, as and when He pleases».

 

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Publié le 10 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,5-13): 

Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. 

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L’Application

 

Il est stupide de ne pas reconnaitre l’amour divin, après avoir reconnu Jésus comme Dieu, envoyé par le Père. Que pouvons-nous chercher encore en Dieu, avoir la confiance et la foi ? La foi ou la loi ? Quelle est notre priorité ?

Le Seigneur nous demande de demander, sans donné aucune précision sur la demande. Que pouvons-nous demander, alors Dieu nous a déjà tout donné ?

Chercher ! Que cherchons-nous, et plus important où cherchons-nous ? Cherchons-nous le Seigneur en dehors de nous ou à l’intérieur de notre propre intériorité ?

Frapper à la porte………………. Quelle porte dont Jésus parle-t-il ?

Une bonne réflexion et une bonne journée.

 

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

 

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Publié le 9 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 11,1-4): 

 

One day Jesus was praying in a certain place and when He had finished, one of his disciples said to him, «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples». And Jesus said to them, «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also for-give all who do us wrong, and do not bring us to the test».

 

The Application

 

Jesus is inviting each and every one of us to enter in to a personal relationship with the Lord. When we are not able to establish a healthy relationship with God, just like a human relationship, our relationship with God may end up with disappointments. There are certainly the moments of JOB in our relationship with God, but if we have the confidence and patience with God, then God will certainly will reveal to us His plan and the wonders that He does to us, in silence and discretion.

The prayer that the Lord has taught us, it’s a personal relationship, from where we discover the will of God. This discovering of the divine will is possible, only if we are able to find out all that the Lord has done to us and if we learn to glorify God, even in our failures and pains.

This divine revelation will help us to engage ourselves to accomplish the plan of God, for us and through us, for the humanity. It’s here that we promise to God our faithfulness and perseverance.

Today, I would like to invite you all to verify our own prayers and find out, are our prayers resemble like the one that the lord has taught us!

«Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples»

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Today, we see how one of Jesus' disciples tells him: «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples» (Lk 11:1). Jesus' reply: «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also forgive all who do us wrong, and do not bring us to the test» (Lk 11:2-4), may be summarized in a single phrase: the best mental attitude for the Christian prayer is that of a child in front of his father.

We can see right away that the prayer, according to Jesus, is something like a “father-son” kinship. That is, a family matter based on a relation of closeness and love. The image of God as a father speaks to us of a relationship based on affection and intimacy, not on power and authority.

To pray as Christians means to position ourselves in a situation whereby we see God as our father and we speak to him as his sons: «You write: ‘To pray is to talk with God. But about what?’. About what? About Him, about yourself: joys, sorrows, successes and failures, noble ambitions, daily worries, weaknesses! And acts of thanksgiving and petitions: and Love and reparation. In a word: to get to know him and to get to know yourself: ‘to get acquainted!’» (St. Josemaria).

When children speak with their parents they try to transmit, through their words and body language, what they feel in their heart. We become better praying men and women when our relation with God is more intimate, as that of a father with his son. Jesus himself left with us his own example. He is the Way.

And, if you invoke the Virgin Mother of God, master of prayer, it will even be easier! In fact «the contemplation of Christ has in Mary its insurmountable model. The Son's face belongs to her in a very special way (...). Nobody has devoted himself with Mary's assiduity to the contemplation of Christ's face» (John Paul II).

 

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Publié le 9 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,1-4): 

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples». Il leur répondit: «Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’».

 

L’Application

 

Jésus a toujours résisté  à la tentation d’être  ‘comme les autres’. Pourtant aujourd’hui il écoute cette demande et apprend à ses disciples à prier.  

La prière n’est pas simplement une demande, mais une relation, une relation interpersonnelle et nous rendons gloire à Dieu pour tous les biens que nous avons reçu.

Dans cette prière, il y a le dialogue où nous découvrons la volonté divine et nous nous engageons à l’accomplir.

Notre prière est-elle à l’image de la prière que le Seigneur nous a enseignée ?

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría). 

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin. 

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

 

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Publié le 8 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 10,38-42): 

As Jesus and his disciples were on their way, He entered a village and a woman called Martha welcomed him to her house. She had a sister named Mary who sat down at the Lord's feet to listen to his words. Martha, meanwhile, was busy with all the serving and finally she said, «Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving?». But the Lord answered, «Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed. Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her».

 

The Application

 

Every personal conflict is essentially spiritual, says St. Ignace. It is spiritual, because there is our personal ego and the divine will. The more we listen to the divine will, and remain connected with this, the more we are capable of retaining the inner joy and peace. The more we remain connected to the personal ego, the more we get exhausted and the fatigue will very soon over power us.

Martha is overpowered by this fatigue and remains exhausted, because in her sincere love for the Lord, somehow she is satisfying her own personal ego than the divine will. This personal ego can never bear the other, particularly like Marie, who doesn’t share the same qualities or deed. It’s here the Lord intervenes to remind Martha that there is something wrong in your discernment and the way you look at the events.

Jesus is reminding each and every one us the importance of bon discernment and calls us to assume the responsibility.  Jesus doesn’t promote the contemplation, ignoring the service. Both are essential part of the Lord’s mission. Jesus is confronting simply the jealousy and the choice of Martha. Martha is also invited to join Mary and if there is no ego, Martha will certainly join her sister and Mary will certainly leave the place to Martha and continue the service where Martha has left.

It’s simply the question of responding the call of the Lord. Some are called to be contemplatives and others are called to service. When they don’t meet each other in our inner discernment (contemplation to service or called to service), certainly we will be exhausted, both spiritually and materially.

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed»

Fr. Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Spain)

Today, as every day, we can learn from the Gospel. Jesus, invited to Martha's home in Bethany, gives us a lesson of humanity: He, who loved people, lets people love him, for both things are equally important. It would be a serious mistake, with harmful consequences for sanctity, to refuse God's and others' affection.

Martha or Mary? But..., why opposing those who loved each other so much and loved God too? Jesus loved Martha and Mary, and their brother Lazarus, and He loves each one of us, too. 

On the path of sainthood not any two souls are exactly alike. We all try to love God, but within our own style and personality, without imitating anyone. Our models are Christ and the Mother of God. Do you resent how others treat God? Try to learn from his personal piety.

«Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving? Ask her therefore to help me» (Lk 10:40). To serve others, for the love of God, is an honor, not a burden. Do we serve with joy, as the Mother of God did with her cousin Elisabeth or at Cana's wedding, or as Jesus did when washing the Apostle's feet at the Last Supper?

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed» (Lk 10:41-42). Let us lose neither our peace nor our good humor. And to accomplish it, let us take good care of God's presence. «Know it well: There is something holy, something divine, hidden in the most ordinary situations; and it is up to each person to discover it (…); either we learn to find our Lord in ordinary, everyday life, or else we shall never find him» (St. Josemaria).

«Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her» (Lk 10:42). God wants us happy. That our Mother in Heaven helps us to feel the joy of giving.

 

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Publié le 8 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 10,38-42): 

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider». Le Seigneur lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée».

L’Application

 

Marthe et Marie sont les personnages cités très souvent pour que l’homme comprenne la préférence divine : celle qui écoute et mette la Parole en pratique. Pour cela, il y a une chose très importante que nous n’oublions jamais : le discernement. Marie a bien choisi et Dieu ne travaille jamais contre la liberté de la personne.

Marthe a choisi le service et nous pouvons bien répondre à l’appel de Dieu par ce service. La contemplation et la méditation de la Parole de Dieu, doivent nous amener vers le service de Dieu. Un service sans écouter la Parole de Dieu (la volonté divine), et la contemplation qui n’aide pas la personne à se mettre au service de l’humanité, ne serve que le désire ou la satisfaction de l’homme.

Il faut discerner, non seulement de tout ce que nous disons ou faisons, mais essentiellement d’où nous nous ressourçons pour cette Parole ou cet acte, et quelle est sa finalité.  

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Abbé Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté. 

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun. 

Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle. 

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène?

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría). 

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

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Publié le 7 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,25-37): 

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie». 

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR 
(Lviv, Ukraine)

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne. 

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse). 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2018

The Christian life is a life of communion. We are not called to live alone, but to live with others in union with the people of God. Even the monks and Hermits who live their lives in silence and solitude are in union with others. In their prayer and contemplation, they pray for us and unite us in their intentions for the Church of the Lord. 

God chose conjugal union as a model of his love so that it could become a school of love and forgiveness for his people. He wanted this conjugal union that the Church celebrates in the sacrament of marriage to be a visible sign of the Trinitarian union, the divine love for men, the Father and I, we are one. It is here that we see the sign of divine love and that man is not desperate or discouraged. 

We must recognize that we are living in a difficult time when many of our contemporaries are living their married lives badly, with divorce, separation, compound and reconstituted families, etc. God looks at us with great love and mercy. He assures us that love still exists and we can hope in this love.  He recognized the hardness of our hearts and shares with us our daily suffering. 

The Church is inspired by this teaching of the Lord on the sacrament of marriage. She sees in the life of the couple, a perfect divine encounter in which God establishes a place of exchange and listening. There are the strengths in men that help us to grow and also the weaknesses that require us to watch and work hard so that this conjugal life will bear fruit and continue until eternity.

As Christians, we strongly believe in this teaching of the Lord, "that which God has united, that man should not separate it.  This union willed by the Lord, honoured by men before the people of God, requires us to recognize God's work in men. God works in us, through us and for us. We have a God faithful to his covenant and he asks us to be faithful to our commitment. 

I invite you to entrust all children of our time to the Lord. They are the first victims of separation or divorce. Let us pray for couples who are in difficulty. There are separated couples who try in their own way, with their own limits to have a good dialogue, so that their children can live a peaceful and pleasant life. Certainly, there are still others who are deeply wounded, torn, who can no longer stand up.

My friends in Christ, God needs you and me, so that marriage may remain sacred and children may  find a dignified and good home. Formed in this school of love and forgiveness, may they one day become the bearers of humanity's hope, Amen.

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