Publié le 15 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 19,3-12): 

 

Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».

 

L’Application

 

Ce n’est plus la question de mariage ou divorce, plutôt la capacité de reconnaitre l’amour de Dieu, son accompagnement dès le commencement de la création et de pouvoir répondre positivement à son appel, une question de vocation, une réponse à son appel.

Jésus nous apprend l’essentiel du mariage. Ce n’est plus l’accomplissement de la loi Moïse, le désire naturel de l’homme, ou la droit de la nature, mais simplement la fidélité à la volonté divine. Accomplir son devoir humain, par cela entrer dans le Royaume de Dieu. La question ne se pose pas simplement sur la Karma, l’acte, mais sur l’être.

 

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Abbé Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci. 

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels. 

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes. 

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse. 

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon. 

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société. 

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

 

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Publié le 14 Août 2019

In celebrating the feast of the Assumption, we recognize in Mary, the one who inaugurated the destiny opened to men by the resurrection of her Son and anticipates what will become the condition of the saved at the end of time. Mary's YES helped us to discover the economy of salvation, the death and resurrection of her Son, and how much God continues to love us. Her presence at the foot of the cross comforted us, at Cana gives us hope and at the end on the day of Pentecost with the Apostles, we affirm her participation in the fulfilment of the divine will. Since she was faithful to the Word of God and even in her ordinary being she was extraordinary.

The feast of the Assumption reminds us of the recognition of this great personality in Mary and in the Church life of the Lord. We, all members of this Church are called to recognize her role of intercession and her mediator in our salvation. This recognition actually comes from God. We are recognized by God when we give ourselves freely to the fulfilment of His will.

For this, we must not forget the story of salvation and associate ourselves with those wonders that God has done for us. We are still involved in this story and we believe that God continues to do these wonders today. "Happy is she who believed in the fulfilment of the words spoken to her from the Lord. "

In faith, in Mary, we find our hope. The girl who will run to her cousin Elizabeth, to lend her a helping hand, will come to us, give us the necessary support, so that we, like her, can participate in the promised salvation. Mary, who received the fruit of the Holy Spirit, even before the feast of Pentecost, affirms to us, by ordinary life, we too can by our fidelity to the Word of God, and by our positive commitment to fulfilment of the will of God, to become like her, the hope of the world.

Mary represents a saved humanity. In it our humanity will find the way to salvation. By imitating Mary, in a radical way, we can respond to the requirement of Jesus, who called us to be perfect. The fulfilment of this requirement is found in the recognition of Jesus in his Mother, "Happy are those who listen to the Word of God and keep it. "

Do we recognize in this feast a humanity raised in Mary who is able to receive the grace of God in her perfection? God raised up His humble servant and in it the whole Church will be. This elevation offered to Mary is symbolically offered to her Church, of which we are a member. With Mary and the Church of the Lord, the promise made to Abraham is a certainty for all humanity of the day. In this maternal love of Mary, let us, like her, carry Christ in our human encounter, so that all those who come to us will jump with the same joy of John the Baptist. Amen.

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Publié le 14 Août 2019

En fêtant la fête de l’assomption, nous reconnaissons en Marie, celle qui a  inauguré le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps. Le OUI de Marie nous a aidés à découvrir l’économie du salut, la mort et la résurrection de son Fils et combien Dieu continue à nous aimer. Sa présence au pied de la croix nous console, à Cana nous donne l’espérance et à la fin au jour de la Pentecôte nous affirme sa participation à l’accomplissement de la volonté divine. Puisqu’elle était une femme fidèle à la Parole de Dieu et même dans son être ordinaire qu’elle était extraordinaire.

La fête de l’Assomption nous rappelle la reconnaissance de cette grande personnalité en Marie et dans la vie d’Eglise du Seigneur. Nous, tous les membres de cette Eglise sont appelé à reconnaitre son rôle d’intercession et son de médiatrice dans notre salut.   Cette reconnaissance en fait, vient de Dieu. Nous sommes reconnus par Dieu, lorsque nous nous donnons librement à l’accomplissement de sa volonté.  

Pour cela, il ne faut pas oublier l’histoire de salut et nous associer à ces merveilles que Dieu a faites pour nous. Nous participons encore à cette histoire et nous croyons que Dieu continue à faire ces merveilles à nos jours. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des parole qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Dans la foi, en Marie, nous trouvons notre espérance. La jeune fille qui courra vers sa cousine Elizabeth,  pour lui donner en coup de main, viendra vers nous, nous apporter le soutien nécessaire, pour que nous puissions, comme elle, participer au salut promis. Marie qui a reçu le fruit de l’Esprit saint, même avant la fête de la Pentecôte, nous affirme, par une vie ordinaire, nous pouvons nous aussi par notre fidélité à la Parole de Dieu, et par nos engagement positive à l’accomplissement de la volonté de Dieu, devenir comme elle, l’espérance du monde.

Marie représente une humanité sauvée. En elle notre humanité trouvera le chemin vers le salut. En imitant Marie, d’une manière radicale, nous pouvons répondre à l’exigence de Jésus, qui nous a appelé à être parfait. L’accomplissement de cette exigence se trouve dans la reconnaissance de Jésus en sa Mère, « Heureux plutôt ceux qui écoute la Parole de Dieu et qui la gardent. »

Reconnaissons-nous dans cette fête une humanité élevée en Marie qui est capable de recevoir la grâce de  Dieu dans sa perfection ? Dieu a élevé son humble servante et en elle toute l’Eglise sera. Cette élévation offerte à Marie, est symboliquement offerte à son Eglise, dont nous sommes membre. Avec Marie et l’Eglise du Seigneur, la promesse faite à Abraham, est une certitude pour toute humanité du jour.  Dans cet amour maternel de Marie, portons comme elle, le Christ dans notre rencontre humain, pour que tous ceux et celles qui viennent vers nous tressaillissent de la même joie de Jean Baptiste. Amen.

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Publié le 13 Août 2019

Gospel text

(Mt 18,15-20): 

Jesus said to his disciples, «If your brother or sister has sinned against you, go and point out the fault when the two of you are in private, and if he listens to you, you have won your brother. If you are not listened to, take with you one or two others so that the case may be decided by the evidence of two or three witnesses. If he still refuses to listen to them, tell it to the assembled Church. But if he does not listen to the Church, then regard such a one as a pagan or a publican. I say to you: whatever you bind on earth, heaven will keep bound; and whatever you unbind on earth, heaven will keep unbound. In like manner, I say to you: if on earth two of you are united in asking for anything, it will be granted to you by my heavenly Father. For where two or three are gathered in my Name, I am there among them».

 

«If your brother or sister has sinned against you, go and point out the fault (...). Where two or three are gathered in my Name, I am there among them»

 

Fr. Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Spain)

Today, in this brief evangelic fragment, the Lord teaches us three frequently ignored but important ways to proceed.

Understanding and advice for the friend or colleague. To warn him, in discreet intimacy («the two of you in private»), clearly («point out the fault»), of his erroneous attitude so that he can revitalize his way of life. Eventually, if the first advice did not result in anything positive, to get also a friend's collaboration. But if even in this way his conversion cannot be achieved and his sin causes great scandal, we must not doubt to exert the prophetic and public act of denouncing that, today, may just be a letter to a publication's director, or a demonstration or a banner. However, this way of acting is very demanding for whoever practicing it, and frequently, ungrateful and awkward. This is why so many find it much easier to choose what we wrongly call “Christian charity”, which is nothing but pure escapism, comfort, cowardice, false tolerance. In fact, «the same punishment awaits evildoers than the complacent who tolerate them» (St. Bernard). 

Every Christian has the right to demand from us priests the forgiveness of God and his Church. At a given moment, a psychologist may appease your state of mind; a psychiatrist, through medical care, can defeat an endogenous disorder. Both can therefore be very useful though, at times, prove to be insufficient. For God only may forgive, remove, forget, smash while destroying, the personal sin. And only his Church can tie or untie demeanours, while transcending Heaven’s judgment. And, thanks to all this enjoy an internal peace and start to be happy.

In the priest's hands and words lie the privilege of taking the bread for Jesus-Eucharist to actually become immanence and food. Any disciple from the Kingdom may join another one, or better still, many more, and with fervor, Faith, courage and Hope, submerge into the world to transform it in the true body of Jesus-Mystic. And in his company go to God Father that will listen to our pleas, for his Son promised us so, «for where two or three are gathered in my Name, I am there among them» (Mt 18:20).

 

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Publié le 13 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 18,15-20): 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis: si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux».

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute (…).Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux»

 

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce bref passage de l'Évangile, le Seigneur nous enseigne trois importantes manières d'agir, souvent méconnues.

Compréhension et avertissement de l'ami ou du collègue. Lui faire voir, dans l'intimité («seul à seul»), avec clarté («montre-lui sa faute»), son erreur pour qu'il rectifie le cours de sa vie. Si cette démarche n'a pas abouti, demander l'aide d'un ami. Et si, même ainsi, l'on n'obtient pas sa conversion et que son péché est source de scandale, ne pas hésiter à le dénoncer publiquement : lettre au directeur d'un journal, manifestation, écriteau. Cette façon d'agir prend, pour qui l'exerce, la forme d'un devoir ; elle est souvent coûteuse et difficile. Il est plus facile de choisir ce que nous appelons faussement la “charité chrétienne”, qui n'est au fond que pure échappatoire, commodité, lâcheté, fausse tolérance. «La même peine est réservée à ceux qui font le mal et à ceux qui y consentent» (saint Bernard). 

Tout chrétien a le droit de solliciter des prêtres le pardon de Dieu et de son Église. Un psychologue peut parfois apaiser son âme et un psychiatre, par un acte médical, parvenir à vaincre un trouble endogène. Ces deux choses sont très utiles, mais elles sont parfois insuffisantes. Dieu seul est capable de pardonner, d'effacer, d'oublier, d'anéantir le péché personnel en le pulvérisant. Seule son Église lie et délie sur la terre comme au Ciel, pour permettre à chacun de jouir de la paix intérieure et de commencer à être heureux.

Dans les mains et les paroles du prêtre se trouve le privilège de prendre le pain, de rendre Jésus-Eucharistie réellement présent et d'en faire notre nourriture. Tout disciple du Royaume peut s'unir à un autre, mieux encore à beaucoup d'autres, pour avec ferveur, Foi, courage et Espérance, se submerger dans ce monde et le convertir en véritable corps du Jésus-Mystique. Et, en sa compagnie, accourir à Dieu le Père, qui écoutera nos suppliques car son Fils s'y est engagé: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20).

 

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Publié le 12 Août 2019

Gospel text

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

At that time the disciples came to Jesus and asked him, «Who is the greatest in the kingdom of heaven?». Then Jesus called a little child, set the child in the midst of the disciples, and said, «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of heaven. Whoever becomes lowly like this child is the greatest in the kingdom of heaven, and whoever receives such a child in my name receives me. See that you do not despise any of these little ones, for I tell you: their angels in heaven continually see the face of my heavenly Father. What do you think of this? If someone has a hundred sheep and one of them strays, won’t he leave the ninety-nine on the hillside, and go to look for the stray one? And I tell you: when he finally finds it, he is more pleased about it than about the ninety-nine that did not get lost. It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost».

«It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost»

Fr. Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Spain)

Today, once more, the Gospel reveals to us God's heart. It gives us to understand the feelings the Father in Heaven reacts with, in relation to his children. His most impassionate concern is for the small ones, those, which nobody ever pays any attention to, those who do not attain wherever the rest of the world does. We already knew that the Father, as the good Father He is, has a preference for the small children, but to day we can recognize another wish of the Father that becomes compulsory for us: «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of Heaven» (Mt 18:3). 

We, therefore, realize that what the Father values the most is not so much "being small", as "becoming lowly". «Whoever becomes lowly (...) is the greatest in the Kingdom of Heaven» (Mt 18:4). This is why we can see our responsibility in this action of becoming lowly. It is not a matter of having been created small or simple, limited or more or less capable, but of being able to keep off any eventual greatness while remaining to the level of the humbler and simpler. The actual importance of each one consists in resembling one of those small ones Jesus introduces us to. 

Last but not least, the Gospel teaches us today another lesson. There are, and closer to us than we think! some "small ones" that we may eventually have more forsaken than others: those that are like sheep gone astray; the Father looks for them and, when He finds them, He is more pleased because they come back home and do not go stray any more. Perhaps, if we should try to look at those surrounding us more as sheep sought and found by the Father than just sheep gone astray, we could also see more often and closer God's face. St. Asterius of Amasea tells us: «The parable of the lost sheep and the shepherd teaches us that we must not easily despair of those who are in danger or be slow to help them» .

 

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Publié le 12 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»

Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».

 

 

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Publié le 11 Août 2019

Gospel text

(Mt 17,22-27): 

 

On day when they were together in Galilee, Jesus said to his disciples, «The Son of Man will be delivered into human hands, and they will kill him. But He will rise on the third day». The Twelve were deeply grieved. 

When they returned to Capernaum, the Temple tax collectors came to Peter and asked him, «Does your master pay the temple tax?». He answered, «Certainly». Peter then entered the house, but immediately Jesus asked him, «What do you think, Simon? Who pay taxes or tributes to the kings of the earth: their sons or the other people?». Peter replied, «The others». And Jesus told him, «The sons, then, are tax-free. But so as not to offend these people, go to the sea, throw in a hook and open the mouth of the first fish you catch. You will find a coin in it, take it and let it pay for you and for me».

 

The Application

 

Jesus is our best model for the discernment. There is something very important for Jesus; His death and resurrection. However, there is something of very less importance; paying the tax. Our human discernment will push us to choose the first and later the second.  Jesus seems to take the second. It is because of His love for the people, particularly the weak and poor, so that they may not be scandalised by this behaviour of not paying the tax. The disciples will learn the importance the people around them and the lesson received from the Lord. Everything has a time and today ‘not to scandalise others’ takes the priority.

We can also infer another important aspect of life, from this behaviour of Jesus. The civil obedience. We may not always agree with the state, its law and functioning. However, Jesus seems to propagate another important aspect of Christian life: be a person filled with love than be a revolutionary. It’s not the civil disobedience that God desires, rather a heart filled with love, particularly towards the weaker section of the society. Let’s not be a bad example to our brothers and sisters.

 

Action of the day: Be generous and filled with love and compassion.

«When they were together in Galilee»

Fr. Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Spain)

Today, the liturgy offers, for us to consider, different possibilities. Amongst these we could, perhaps, stop in something implicit throughout the text: Jesus' familiar attitude with his disciples.

St. Matthew says that Jesus and his disciples «were together in Galilee» (Mt 17:22). Though it is quite evident, the fact the Evangelist deems it necessary to mention it seems to emphasize the nearness of Jesus Christ. Shortly afterwards, Jesus opens His heart to make them aware of his Passion, Death and Resurrection, that is, of something He had been keeping inside himself but He does not want to conceal any longer from those He loves so much. Still further, the text mentions the tax payment episode, and, here too, the Evangelist shows us Jesus' demeanor with them, by placing himself at Peter's level, and counterposing the tax-free sons (Jesus and Peter) to the others, who must pay. Finally, Christ, shows Peter how to get the necessary monies to pay, not only for Him, but for both of them and, thus, avoid any scandal.

In all these traits we may discover a fundamental vision of our Christian life: Jesus' desire to remain with us. In the book of Proverbs the Lord says: «Rejoicing in his whole world and delighting in mankind» (Pr 8:31). Amazing, how this reality may change our approach to our spiritual life where, at times, we only pay attention to what we do, as if that was the most important part of it…! Our interior life must be centered in Christ, in his love for us, in his dying on the Cross for me, in his constant search of our heart. In one meeting with the youth, in Spain, saint John Paul II expressed it very well, when he said, out loud: «Look at Him!».

 

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Publié le 11 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 17,22-27): 

 

Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés. 

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent: «Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas?». Il répondit: «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier: «Simon, quel est ton avis? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes?». Pierre lui répondit: «Sur les autres». Et Jésus reprit: «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute: va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi».

 

L’Application

 

Il y a un grand enseignement sur l’avenir qui est totalement ignoré par les disciples à cause de souci du monde : « votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Dans cette distraction, il faut regarder le comportement du Seigneur. Grâce à sa patience avec ses disciples et à son bien vaillance, Il  va profiter ce moment qui se présente, comme une distraction, pour faire un autre enseignement : « il faut éviter d’être pour les gens une occasion de chutes. »

Puisque Jésus est rempli d’amour, Il n’a pas voulu déranger les autres, particulièrement les pauvres et faibles.  Il prépare ses disciples à être les hommes d’amour que les révolutionnaires. Jésus nous apprend à avoir un très bon équilibre d’entre l’état et la conscience. Obéissance à la loi qui est légalement établie, celle qui n’est pas contre l’amour divin, est un comportement exigé par le Seigneur, pour n’est pas scandaliser les autres et aussi pour collaborer au bon fonctionnement de l’état.

«Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre des possibilités nouvelles de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte: la relation éminemment familière de Jésus avec les siens. 

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu'ils étaient ensemble nous montre comme l'évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c'est-à-dire, ce sentiment qu'Il porte au fond de son cœur et qu'Il ne veut pas que, ceux qu'Il aime tant, puissent ignorer. Après, le texte signale l'épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l'évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l'argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale. 

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s'agit de l'ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l'accent sur ce que nous faisons, comme si c'était cela le plus important! La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu'à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l'a très bien exprimé lors d'une visite en Espagne, lorsqu'il a dit aux jeunes d'une voix forte: «Regardez-Le!».

 

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Publié le 11 Août 2019

We belong to a chosen people and chosen by God. The Passover feast of the Old Testament helps us to understand the election of the Hebrews and how God accompanied them. Today we celebrate  not only the Passover of OT but the Easter of the Lord who has united us as one people, people of God, a people of the Eucharist. This is why the Christian life becomes a life of eternal renewal. We celebrate and remember, the death and resurrection of the Lord and the baptism that made us  worthy to participate in the eschatological event, the promised salvation, a divine acknowledgment on our final day. Every morning we renew our baptismal commitment: to hear the Word of God regularly, to meditate on this Word in our heart and to put it into practice.

We are the servants who are faithful to our Master who loves us. It is in this love that we serve the Lord in the service of the people. What service does Jesus speak of today? Keep your lights on. We must be the light of the world, which lights up all the time. A light of hope and truth. Looking at our lives, let others discover how to love and forgive each other.

We must be like that good Samaritan who knew how to take a break from his journey. He was able to share everything he could, including his time, presence, and possessions. He was the light of hope. To be ready is not a static state, but a vigilant state, like the shepherds of Bethlehem. It is in this good courage, in our awareness, ready to give everything, we hear not only the cries of our brothers and sisters, but also the good news of the angels of the Lord. We will recognize the divine presence in our life, His unconditional love and how much God needs us.

To be ready does not only invite oneself to the service of the people, but also to prayer, to be connected to the divine will. Recognize the presence of the Master, even if He is not visible before us. For the Lord tells us that the thief is vigilant. Let's never forget our daily prayers. Let's always stay connected to God, like a branch of the vine. Disconnected, we will not have life and we can never give the fruit.

To be ready, tells us that we are a people of God, a people of faith. The history of salvation tells us all the time of the liberating events in the insecurity of the desert where the people under the guidance of Moses, acceded to the order of faith. Forty years of walking was filled with events of encounters with God, a recognition of divine works in their difficult and tested times. Let us not be discouraged and feel abandoned, for our God does not sleep.

My friends, I invite you to look at the Gospel of the day and to draw from it the words that can nourish our hope. Do not be afraid, 'Watch' 'Get ready' and 'Stay in service' keeping our lights on. May this Word radiate our Christian life and guide and animate us. Amen.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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