Publié le 16 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 19,13-15): 

 

Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

 

L’Application

 

L’alliance de Sichem est une tradition ancienne (la première lecture) même antérieure de celle de Josué que nous lisons aujourd’hui que le peuple d’Israël n’oubliera jamais qui sera fidèlement lié à l’alliance de Sinaï dans l’Exode. Dieu est fidèle à cette alliance qu’Il a faite avec ce peuple pauvre et petit qui sera élevé, comme Dieu l’avait promis à Abraham.  Ce lieu sera éternellement un lieu de souvenir de l’alliance avec Yahvé, comme celle de Sinaï.  

Ce Dieu sera  un Dieu de pauvre et de petit. Les enfants sont ceux de ce groupe de peuple que Dieu prend soin d’eux, car ils ont un cœur pur, ouvert, docile à la Parole de Dieu et accueille tout ce dont Dieu communique avec amour.

L’imposition des mains est un rite très important que nous la continuions encore aujourd’hui, lord de Baptême et aussi des autres sacrements.  Par ce geste Dieu nous accorde sa grâce, à travers ces ministres ordonnés ou les hommes ou les femmes consacrées.

Que cette journée soit pour vous une journée bénie de Dieu, remplie de joie, Amen.

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.

 

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Publié le 15 Août 2019

Gospel text

(Mt 19,3-12): 

 

Some Pharisees approached Jesus. They wanted to test him and asked, «Is a man allowed to divorce his wife for any reason he wants?». Jesus replied, «Have you not read that in the beginning the Creator made them male and female, and he said: ‘Man has now to leave father and mother, and be joined to his wife, and the two shall become one body’? So they are no longer two but one body; let no one separate what God has joined».

They asked him, «Then, why did Moses command us to write a bill of dismissal in order to divorce?». Jesus replied, «Moses knew your stubborn heart, so he allowed you to divorce your wives, but it was not so in the beginning. Therefore I say to you: whoever divorces his wife, unless it be for concubinage, and marries another, commits adultery».

The disciples said, «If that is the condition of a married man, it is better not to marry». Jesus said to them, «Not everybody can accept what you have just said, but only those who have received this gift. Some are born incapable of marriage. Some have been made that way by others. But there are some who have given up the possibility of marriage for the sake of the kingdom of heaven. Let the one who can accept it, accept it».

 

The Application

 

Though the finality of the question is neither for an answer nor for an enlightenment, rather to put Jesus into test, Jesus however will utilise this occasion to teach a wonderful lesson on an important problem: divorce.

The marriage and the divorce are not the question of a human desire or a natural accomplishment, rather a response to the divine will. Jesus will help us to find the answer not in the law, nor in an individual like Moses, rather in God Himself. If we apply this logic in our personal decision process, then we will find solutions for many of our daily problems, will find a concrete answer, including marriage and the nature of indissolubility of this sacrament.

In this search for the divine will, we will be able to respond positively to the divine call. It is in this discerning process of divine will, we will be saved from such unnecessary problems created by our enemies and our mind will be in peace. It is in this same search for the divine truth, we will discover the salvation history and the way God continues to protect us. Thus union of marriage is not a simple human desire, rather it is accomplishing the divine will, and fulfilling our human duties, as intended by God Himself, right from the beginning of the creation.

 

Action of the day: work for the unity

 

«Let no one separate what God has joined»

Fr. Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, United States)

Today, Jesus responds to his contemporaries questions about the true meaning of marriage by underlining its indissolubility. 

His answer, however, also provides the adequate foundation for Christians to respond to those whose stubborn hearts have made them seek to extend the definition of marriage to homosexual couples.

In taking marriage back to God's original plan, Jesus underlines four things relevant to why only one man and one woman can be joined in marriage:

1) «In the beginning, the Creator made them male and female» (Mt 19:4). Jesus teaches that there is great meaning to our masculinity and femininity in God's plan. To ignore it is to ignore who we are.

2) «Man has now to leave father and mother and be joined to his wife» (Mt 19:5). God's plan is not that a man leave his parents and cling to whomever he wishes, but to a wife.

3) «The two shall become one body» (Mt 19:5). This bodily union goes beyond the short-lived physical union that occurs in the act of making love. It points toward the lasting union that happens when man and woman, through making love, actually procreate a child who is the perduring marriage or union of their bodies. It is obvious that man and man, and woman and woman, cannot become one body in this way.

4) «Let no one separate what God has joined» (Mt 19:6). God himself has joined man and woman in marriage and whenever we try to divide what he has joined, we do so at our own and all of society's expense.

In his catecheses on Genesis, Pope John Paul II said: «In his answer to the Pharisees, Christ put forward to his interlocutors the Total vision of man, without which no adequate answer can be given to questions connected with marriage». Each of us is called to be the “echo” of this Word of God in our own day. 

 

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Publié le 15 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 19,3-12): 

 

Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».

 

L’Application

 

Ce n’est plus la question de mariage ou divorce, plutôt la capacité de reconnaitre l’amour de Dieu, son accompagnement dès le commencement de la création et de pouvoir répondre positivement à son appel, une question de vocation, une réponse à son appel.

Jésus nous apprend l’essentiel du mariage. Ce n’est plus l’accomplissement de la loi Moïse, le désire naturel de l’homme, ou la droit de la nature, mais simplement la fidélité à la volonté divine. Accomplir son devoir humain, par cela entrer dans le Royaume de Dieu. La question ne se pose pas simplement sur la Karma, l’acte, mais sur l’être.

 

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Abbé Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci. 

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels. 

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes. 

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse. 

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon. 

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société. 

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

 

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Publié le 14 Août 2019

In celebrating the feast of the Assumption, we recognize in Mary, the one who inaugurated the destiny opened to men by the resurrection of her Son and anticipates what will become the condition of the saved at the end of time. Mary's YES helped us to discover the economy of salvation, the death and resurrection of her Son, and how much God continues to love us. Her presence at the foot of the cross comforted us, at Cana gives us hope and at the end on the day of Pentecost with the Apostles, we affirm her participation in the fulfilment of the divine will. Since she was faithful to the Word of God and even in her ordinary being she was extraordinary.

The feast of the Assumption reminds us of the recognition of this great personality in Mary and in the Church life of the Lord. We, all members of this Church are called to recognize her role of intercession and her mediator in our salvation. This recognition actually comes from God. We are recognized by God when we give ourselves freely to the fulfilment of His will.

For this, we must not forget the story of salvation and associate ourselves with those wonders that God has done for us. We are still involved in this story and we believe that God continues to do these wonders today. "Happy is she who believed in the fulfilment of the words spoken to her from the Lord. "

In faith, in Mary, we find our hope. The girl who will run to her cousin Elizabeth, to lend her a helping hand, will come to us, give us the necessary support, so that we, like her, can participate in the promised salvation. Mary, who received the fruit of the Holy Spirit, even before the feast of Pentecost, affirms to us, by ordinary life, we too can by our fidelity to the Word of God, and by our positive commitment to fulfilment of the will of God, to become like her, the hope of the world.

Mary represents a saved humanity. In it our humanity will find the way to salvation. By imitating Mary, in a radical way, we can respond to the requirement of Jesus, who called us to be perfect. The fulfilment of this requirement is found in the recognition of Jesus in his Mother, "Happy are those who listen to the Word of God and keep it. "

Do we recognize in this feast a humanity raised in Mary who is able to receive the grace of God in her perfection? God raised up His humble servant and in it the whole Church will be. This elevation offered to Mary is symbolically offered to her Church, of which we are a member. With Mary and the Church of the Lord, the promise made to Abraham is a certainty for all humanity of the day. In this maternal love of Mary, let us, like her, carry Christ in our human encounter, so that all those who come to us will jump with the same joy of John the Baptist. Amen.

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Publié le 14 Août 2019

En fêtant la fête de l’assomption, nous reconnaissons en Marie, celle qui a  inauguré le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps. Le OUI de Marie nous a aidés à découvrir l’économie du salut, la mort et la résurrection de son Fils et combien Dieu continue à nous aimer. Sa présence au pied de la croix nous console, à Cana nous donne l’espérance et à la fin au jour de la Pentecôte nous affirme sa participation à l’accomplissement de la volonté divine. Puisqu’elle était une femme fidèle à la Parole de Dieu et même dans son être ordinaire qu’elle était extraordinaire.

La fête de l’Assomption nous rappelle la reconnaissance de cette grande personnalité en Marie et dans la vie d’Eglise du Seigneur. Nous, tous les membres de cette Eglise sont appelé à reconnaitre son rôle d’intercession et son de médiatrice dans notre salut.   Cette reconnaissance en fait, vient de Dieu. Nous sommes reconnus par Dieu, lorsque nous nous donnons librement à l’accomplissement de sa volonté.  

Pour cela, il ne faut pas oublier l’histoire de salut et nous associer à ces merveilles que Dieu a faites pour nous. Nous participons encore à cette histoire et nous croyons que Dieu continue à faire ces merveilles à nos jours. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des parole qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Dans la foi, en Marie, nous trouvons notre espérance. La jeune fille qui courra vers sa cousine Elizabeth,  pour lui donner en coup de main, viendra vers nous, nous apporter le soutien nécessaire, pour que nous puissions, comme elle, participer au salut promis. Marie qui a reçu le fruit de l’Esprit saint, même avant la fête de la Pentecôte, nous affirme, par une vie ordinaire, nous pouvons nous aussi par notre fidélité à la Parole de Dieu, et par nos engagement positive à l’accomplissement de la volonté de Dieu, devenir comme elle, l’espérance du monde.

Marie représente une humanité sauvée. En elle notre humanité trouvera le chemin vers le salut. En imitant Marie, d’une manière radicale, nous pouvons répondre à l’exigence de Jésus, qui nous a appelé à être parfait. L’accomplissement de cette exigence se trouve dans la reconnaissance de Jésus en sa Mère, « Heureux plutôt ceux qui écoute la Parole de Dieu et qui la gardent. »

Reconnaissons-nous dans cette fête une humanité élevée en Marie qui est capable de recevoir la grâce de  Dieu dans sa perfection ? Dieu a élevé son humble servante et en elle toute l’Eglise sera. Cette élévation offerte à Marie, est symboliquement offerte à son Eglise, dont nous sommes membre. Avec Marie et l’Eglise du Seigneur, la promesse faite à Abraham, est une certitude pour toute humanité du jour.  Dans cet amour maternel de Marie, portons comme elle, le Christ dans notre rencontre humain, pour que tous ceux et celles qui viennent vers nous tressaillissent de la même joie de Jean Baptiste. Amen.

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Publié le 13 Août 2019

Gospel text

(Mt 18,15-20): 

Jesus said to his disciples, «If your brother or sister has sinned against you, go and point out the fault when the two of you are in private, and if he listens to you, you have won your brother. If you are not listened to, take with you one or two others so that the case may be decided by the evidence of two or three witnesses. If he still refuses to listen to them, tell it to the assembled Church. But if he does not listen to the Church, then regard such a one as a pagan or a publican. I say to you: whatever you bind on earth, heaven will keep bound; and whatever you unbind on earth, heaven will keep unbound. In like manner, I say to you: if on earth two of you are united in asking for anything, it will be granted to you by my heavenly Father. For where two or three are gathered in my Name, I am there among them».

 

«If your brother or sister has sinned against you, go and point out the fault (...). Where two or three are gathered in my Name, I am there among them»

 

Fr. Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Spain)

Today, in this brief evangelic fragment, the Lord teaches us three frequently ignored but important ways to proceed.

Understanding and advice for the friend or colleague. To warn him, in discreet intimacy («the two of you in private»), clearly («point out the fault»), of his erroneous attitude so that he can revitalize his way of life. Eventually, if the first advice did not result in anything positive, to get also a friend's collaboration. But if even in this way his conversion cannot be achieved and his sin causes great scandal, we must not doubt to exert the prophetic and public act of denouncing that, today, may just be a letter to a publication's director, or a demonstration or a banner. However, this way of acting is very demanding for whoever practicing it, and frequently, ungrateful and awkward. This is why so many find it much easier to choose what we wrongly call “Christian charity”, which is nothing but pure escapism, comfort, cowardice, false tolerance. In fact, «the same punishment awaits evildoers than the complacent who tolerate them» (St. Bernard). 

Every Christian has the right to demand from us priests the forgiveness of God and his Church. At a given moment, a psychologist may appease your state of mind; a psychiatrist, through medical care, can defeat an endogenous disorder. Both can therefore be very useful though, at times, prove to be insufficient. For God only may forgive, remove, forget, smash while destroying, the personal sin. And only his Church can tie or untie demeanours, while transcending Heaven’s judgment. And, thanks to all this enjoy an internal peace and start to be happy.

In the priest's hands and words lie the privilege of taking the bread for Jesus-Eucharist to actually become immanence and food. Any disciple from the Kingdom may join another one, or better still, many more, and with fervor, Faith, courage and Hope, submerge into the world to transform it in the true body of Jesus-Mystic. And in his company go to God Father that will listen to our pleas, for his Son promised us so, «for where two or three are gathered in my Name, I am there among them» (Mt 18:20).

 

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Publié le 13 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 18,15-20): 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis: si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux».

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute (…).Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux»

 

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz 
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce bref passage de l'Évangile, le Seigneur nous enseigne trois importantes manières d'agir, souvent méconnues.

Compréhension et avertissement de l'ami ou du collègue. Lui faire voir, dans l'intimité («seul à seul»), avec clarté («montre-lui sa faute»), son erreur pour qu'il rectifie le cours de sa vie. Si cette démarche n'a pas abouti, demander l'aide d'un ami. Et si, même ainsi, l'on n'obtient pas sa conversion et que son péché est source de scandale, ne pas hésiter à le dénoncer publiquement : lettre au directeur d'un journal, manifestation, écriteau. Cette façon d'agir prend, pour qui l'exerce, la forme d'un devoir ; elle est souvent coûteuse et difficile. Il est plus facile de choisir ce que nous appelons faussement la “charité chrétienne”, qui n'est au fond que pure échappatoire, commodité, lâcheté, fausse tolérance. «La même peine est réservée à ceux qui font le mal et à ceux qui y consentent» (saint Bernard). 

Tout chrétien a le droit de solliciter des prêtres le pardon de Dieu et de son Église. Un psychologue peut parfois apaiser son âme et un psychiatre, par un acte médical, parvenir à vaincre un trouble endogène. Ces deux choses sont très utiles, mais elles sont parfois insuffisantes. Dieu seul est capable de pardonner, d'effacer, d'oublier, d'anéantir le péché personnel en le pulvérisant. Seule son Église lie et délie sur la terre comme au Ciel, pour permettre à chacun de jouir de la paix intérieure et de commencer à être heureux.

Dans les mains et les paroles du prêtre se trouve le privilège de prendre le pain, de rendre Jésus-Eucharistie réellement présent et d'en faire notre nourriture. Tout disciple du Royaume peut s'unir à un autre, mieux encore à beaucoup d'autres, pour avec ferveur, Foi, courage et Espérance, se submerger dans ce monde et le convertir en véritable corps du Jésus-Mystique. Et, en sa compagnie, accourir à Dieu le Père, qui écoutera nos suppliques car son Fils s'y est engagé: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20).

 

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Publié le 12 Août 2019

Gospel text

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

At that time the disciples came to Jesus and asked him, «Who is the greatest in the kingdom of heaven?». Then Jesus called a little child, set the child in the midst of the disciples, and said, «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of heaven. Whoever becomes lowly like this child is the greatest in the kingdom of heaven, and whoever receives such a child in my name receives me. See that you do not despise any of these little ones, for I tell you: their angels in heaven continually see the face of my heavenly Father. What do you think of this? If someone has a hundred sheep and one of them strays, won’t he leave the ninety-nine on the hillside, and go to look for the stray one? And I tell you: when he finally finds it, he is more pleased about it than about the ninety-nine that did not get lost. It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost».

«It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost»

Fr. Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Spain)

Today, once more, the Gospel reveals to us God's heart. It gives us to understand the feelings the Father in Heaven reacts with, in relation to his children. His most impassionate concern is for the small ones, those, which nobody ever pays any attention to, those who do not attain wherever the rest of the world does. We already knew that the Father, as the good Father He is, has a preference for the small children, but to day we can recognize another wish of the Father that becomes compulsory for us: «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of Heaven» (Mt 18:3). 

We, therefore, realize that what the Father values the most is not so much "being small", as "becoming lowly". «Whoever becomes lowly (...) is the greatest in the Kingdom of Heaven» (Mt 18:4). This is why we can see our responsibility in this action of becoming lowly. It is not a matter of having been created small or simple, limited or more or less capable, but of being able to keep off any eventual greatness while remaining to the level of the humbler and simpler. The actual importance of each one consists in resembling one of those small ones Jesus introduces us to. 

Last but not least, the Gospel teaches us today another lesson. There are, and closer to us than we think! some "small ones" that we may eventually have more forsaken than others: those that are like sheep gone astray; the Father looks for them and, when He finds them, He is more pleased because they come back home and do not go stray any more. Perhaps, if we should try to look at those surrounding us more as sheep sought and found by the Father than just sheep gone astray, we could also see more often and closer God's face. St. Asterius of Amasea tells us: «The parable of the lost sheep and the shepherd teaches us that we must not easily despair of those who are in danger or be slow to help them» .

 

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Publié le 12 Août 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»

Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».

 

 

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Publié le 11 Août 2019

Gospel text

(Mt 17,22-27): 

 

On day when they were together in Galilee, Jesus said to his disciples, «The Son of Man will be delivered into human hands, and they will kill him. But He will rise on the third day». The Twelve were deeply grieved. 

When they returned to Capernaum, the Temple tax collectors came to Peter and asked him, «Does your master pay the temple tax?». He answered, «Certainly». Peter then entered the house, but immediately Jesus asked him, «What do you think, Simon? Who pay taxes or tributes to the kings of the earth: their sons or the other people?». Peter replied, «The others». And Jesus told him, «The sons, then, are tax-free. But so as not to offend these people, go to the sea, throw in a hook and open the mouth of the first fish you catch. You will find a coin in it, take it and let it pay for you and for me».

 

The Application

 

Jesus is our best model for the discernment. There is something very important for Jesus; His death and resurrection. However, there is something of very less importance; paying the tax. Our human discernment will push us to choose the first and later the second.  Jesus seems to take the second. It is because of His love for the people, particularly the weak and poor, so that they may not be scandalised by this behaviour of not paying the tax. The disciples will learn the importance the people around them and the lesson received from the Lord. Everything has a time and today ‘not to scandalise others’ takes the priority.

We can also infer another important aspect of life, from this behaviour of Jesus. The civil obedience. We may not always agree with the state, its law and functioning. However, Jesus seems to propagate another important aspect of Christian life: be a person filled with love than be a revolutionary. It’s not the civil disobedience that God desires, rather a heart filled with love, particularly towards the weaker section of the society. Let’s not be a bad example to our brothers and sisters.

 

Action of the day: Be generous and filled with love and compassion.

«When they were together in Galilee»

Fr. Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Spain)

Today, the liturgy offers, for us to consider, different possibilities. Amongst these we could, perhaps, stop in something implicit throughout the text: Jesus' familiar attitude with his disciples.

St. Matthew says that Jesus and his disciples «were together in Galilee» (Mt 17:22). Though it is quite evident, the fact the Evangelist deems it necessary to mention it seems to emphasize the nearness of Jesus Christ. Shortly afterwards, Jesus opens His heart to make them aware of his Passion, Death and Resurrection, that is, of something He had been keeping inside himself but He does not want to conceal any longer from those He loves so much. Still further, the text mentions the tax payment episode, and, here too, the Evangelist shows us Jesus' demeanor with them, by placing himself at Peter's level, and counterposing the tax-free sons (Jesus and Peter) to the others, who must pay. Finally, Christ, shows Peter how to get the necessary monies to pay, not only for Him, but for both of them and, thus, avoid any scandal.

In all these traits we may discover a fundamental vision of our Christian life: Jesus' desire to remain with us. In the book of Proverbs the Lord says: «Rejoicing in his whole world and delighting in mankind» (Pr 8:31). Amazing, how this reality may change our approach to our spiritual life where, at times, we only pay attention to what we do, as if that was the most important part of it…! Our interior life must be centered in Christ, in his love for us, in his dying on the Cross for me, in his constant search of our heart. In one meeting with the youth, in Spain, saint John Paul II expressed it very well, when he said, out loud: «Look at Him!».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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