Publié le 18 Septembre 2017

Gospel text

(Lc 7,11-17): 

Jesus went to a town called Naim and many of his disciples went with him —a great number of people. As He reached the gate of the town, a dead man was being carried out. He was the only son of his mother and she was a widow; there followed a large crowd of townspeople. On seeing her, the Lord had pity on her and said, «Don't cry». Then He came up and touched the stretcher and the men who carried it stopped. Jesus then said, «Young man, awake, I tell you». And the dead man got up and began to speak, and Jesus gave him to his mother. A holy fear came over them all and they praised God saying, «A great prophet has appeared among us; God has visited his people». This news spread out in the Jewish country and the surrounding places.

 

The application

 

Jesus is well connected to the movements interior and exterior. The exterior movements will be visible to us, only if we are aware of our interior movements.  Many of us like to connect to the exterior movements, which are very much visible and fail drastically.

How it was possible for Jesus to remain connected to the exterior world, while remaining interior? Simply (in His human nature) he gets information and remained connected with the exterior world. He is not taken by the crowd surrounded, rather the people who are not there with Him. He has come just to search the lost sheep of the Father (his inner thirst).  

It is this very nature of seeking and searching the lost one, which has inspired Jesus to enquire a crowd passing by (which fail to notice His presence). Rather it is so taken back by the death of the young man, the very giver of life amidst them is ignored.

In our life too, we are taken by many external movements, allowing ourselves wandering everywhere without any direction, and we fail to identify the inner movements, which help us to live in the present.

Jesus is asking each and every one us to be awaken from our slumbering night and relive the present life filled with happiness and joy. Many of us, live like the bird on the telephone line, without being aware of immense communication pass by through the wire. Shall we be awaken and see all that wonderful events happening around us?

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The dead man who meets the Life and the Resurrection, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"The dead man was being buried, and many friends were conducting him to his tomb. Christ, the life and resurrection, meets him there. He is the Destroyer of death and of corruption. He is the One in whom we live and move and are.3 He is who has restored the nature of man to that which it originally was and has set free our death-fraught flesh from the bonds of death. He had mercy upon the woman, and that her tears might be stopped, he commanded saying, 'Weep not.' Immediately the cause of her weeping was done away." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 36)

 

«Young man, awake, I tell you»

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Spain)

Today, two groups of people cross each other's path… One group escorting the death; the other one escorting the life. A poor widow, followed by her relatives and friends, is carrying out his only son to the cemetery while, suddenly, she sees a lot of people following Jesus. The two groups of people get together and they come to a halt, while Jesus tells the mother that was going to lay to rest her son: «Don't cry» (Lk 7:13). The crowd looked at Jesus, who was not indifferent to that mother's pain and suffering, but feeling deeply sorry for her, He brings her son back to life. For, finding Jesus is to find life, as Jesus said about Himself: «I am the resurrection and the life» (Jn 11:25). St. Braulio of Saragossa writes: «Let the hope of resurrection encourage us, then, because we shall see again those whom we lose here below».

In reading this fragment of the Gospel about the resurrection of that young man of Naim, we could emphasize Jesus' divinity and stand fast on it, by saying that only God could have brought back his life to this young man; but, today, I would rather stress Jesus Humanity as, here, we do not see Jesus as a remote being, or as someone very different to us, or even somebody so important that He could not arouse in us the confidence and trust a good friend would.

We, Christians, must learn to emulate Jesus. We must ask God the grace to be like Christ for the others. How wonderful if others could see us as Jesus' very image on this earth! Those who saw St. Francis of Assissi, for instance, were also seeing Jesus' image. Saints are those that carry Jesus in their words and deeds, and imitate his way of doing things and his goodness. Our society need saints and you can be one in your environment.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 18 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 7,11-17):

 Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas». Il s'avança et toucha la civière; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi». Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple». Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici». 

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami. 

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 7,1-10): 

Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Un centurion de l'armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient: «Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation: c'est lui qui nous a construit la synagogue». 

Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion lui fit dire par des amis: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres; à l'un, je dis: ‘Va’, et il va; à l'autre: ‘Viens’, et il vient; et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». 

Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait: «Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!». De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne santé.

 

L’Application

 

Nous pouvons prendre soit l’humilité et la foi de centurion, ou soit la disponibilité du Seigneur. Nous pouvons aussi imiter le Seigneur dans sa reconnaissance de la profondeur de la foi d’un étranger. Ou simplement je vous inviterais à être un médiateur d’entre le peuple qui souffre et la personne qui est capable de l’aider. Voilà mes propositions pour la journée.

«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

Abbé John A. SISTARE 
(Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7). 

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ». 

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Septembre 2017

My Homily

 

We live in a world of vengeance, war, racism, violence and discrimination. It appears to us that the patience, non-violence and dialogue have lost their place in a world of precipitation and fast outcome. In the name of the good of the majority and of democracy, violence and war are justified.  Even charity is being denied in the name of security. The world today is witnessing the birth of the new form of terrorism and segregation. Fear has already invaded and we are looking for solutions. In today’s gospel have a wonderful solution, if we really wish to transform us and the society where we live.

Every man is called to answer this question of the Lord. Are you just before God? Just before men and just before God has a big difference. Before God, is a question of being and before men, is a matter of appearing.

The key word of the readings of the day is, forgiveness and I will add patience. 'The heart may blame us, but' God is greater than our heart ', the Bible tells us. God is neither conditioned by our actions, nor by our thoughts. As a good tree gives good fruit, He will always give us good fruit, forgiveness without any condition. If our heart is filled with anger and resentment, how can we fill it with divine mercy, asks us the first reading? God does not ask us to be divine, but He asks us to be human, purely human, like Jesus who was divinely human on earth.

This call to be human is not simply a question of holiness, but a question of belonging. We belong to the Lord. We are called  to live in God, as a visible witness of love (as Jesus loved us in Jesus Christ), and to be a living presence of divine mercy. 'Forgive them,' was the Lord's request on the Cross. My friends in Jesus Christ, let us not forget this Christian duty.

Jesus gave us the Sacrament of Reconciliation. Through this sacrament, God is there to renew his divine covenant in the grace of baptism, in the origin of our being. We find our place as children of God, our own identity. Beyond the weaknesses, God reiterates his tenderness, love and forgiveness. In this sacrament He gives us a new heart and helps us to learn to love again. The risen Christ deposits in us his Spirit which restores us in the divine brotherhood. That is why St. Paul told us, "If we live, we live for the Lord; if we die, we will die for the Lord. In our life as in our death, we belong to the Lord. "

Let us live as the children of God, let us  forgive one another in love, as God forgives us. Amen.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Septembre 2017

Mon Homélie

Nous vivons dans un monde de vengeance, de guerre, de racisme, de violence et de discrimination. Il nous semble que la patience, la non-violence et le dialogue ont perdu leur place dans un monde de fast-food. Au nom du bien  de la majorité et de la sécurité,  la violence et la guerre sont justifiées.  Le monde d’aujourd’hui prend connaissance de la naissance  de la nouvelle  forme  de terrorisme et la peur l’a déjà envahie et nous cherchons les solutions.

Les lectures du jour nous donnent, si nous voulons, la solution dont nous cherchons. Tout homme est appeler à répondre à cette question du Seigneur. Es-tu juste devant Dieu ? Juste devant les hommes et juste devant Dieu a une grande différence. Devant Dieu, est une question d’être et devant les hommes, est une question d’apparaître.

Le mot clé des lectures du jour est, le pardon.’  Dieu n’est pas conditionner par nos actes, non plus par nos pensées. Comme un arbre bon qui donne le bon fruit, Il nous donnera toujours le bon fruit, le pardon sans aucune condition. Si notre  cœur est rempli de colère et rancune, comme nous dit la première lecture, comment pouvons-nous le remplir avec la miséricorde divine? Dieu ne nous demande pas d’être divins, mais Il nous demande d’être humain, purement humain, comme Jésus qui était divinement humain sur la terre.

Cet appel à être humain non seulement est une question de sainteté, mais d’une question d’appartenance. Nous appartenons au Seigneur. Nous nous sommes appelés à être en Dieu, comme un témoin visible de l’amour divin, (comme Jésus nous a aimé en Jésus Christ), et à être une présence vivante de la miséricorde divine.  ‘Pardonne leurs’, était la demande du Seigneur sur la Croix.   Mes amis en Jésus Christ, n’oublions pas ce devoir chrétien.

Jésus nous a donné le Sacrement de la réconciliation. Par ce sacrement, Dieu est là pour nous renouveler son alliance divine dans la grâce du baptême. Grâce à ce sacrement, nous retrouvons notre place d’enfants de Dieu, notre propre identité. Par-delà les faiblesses, Dieu nous redit sa tendresse, son amour et son pardon. Dans ce sacrement Il  nous donne un cœur nouveau et nous aide à réapprendre  à s’aimer. Le Christ ressuscité dépose en nous son Esprit qui nous restaure dans la fraternité divine. C’est pourquoi saint Paul nous a dit, « Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourrons, nous mourrons pour le Seigneur. Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. »

Vivons comme les enfants de Dieu, pardonnons-nous les uns et les autres, comme Dieu nous a pardonné.  Amen.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Septembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 6,43-49): 

«Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit: on ne cueille pas des figues sur des épines; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon; et l'homme mauvais tire le mal de son coeur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur. 

»Et pourquoi m'appelez-vous en disant: ‘Seigneur! Seigneur!’ et ne faites-vous pas ce que je dis? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée; la destruction de cette maison a été complète».

 

L’application

 

Pour un chrétien, l’évangile du jour peut être la règle de la vie quotidienne. Beaucoup d’entre nous, aimerions d’être biens et de temps en temps terminons la journée misérablement. Nous choisissons nos paroles et nos gestes ou actes biens (une bonne chose), pour que tout se passe bien. Nous dépensons beaucoup d’énergie de se présenter bien et bon.

Pourtant Jésus nous rappelle une vérité que nous oublions commodément.  ‘Dieu créa le monde et le trouva bon’. Dieu nous a créé à son image et nous nous ressemblons Dieu, Lui-même. Pourquoi perdre nos temps simplement d’apparaitre ou paraître,  que d’être ?

Si nous reconnaissons notre propre identité divine et commençons vivre ainsi, nous ne bâtirons plus notre maison sur les sables, et nous donnerons le fruit au temps voulu, comme un arbre planté sur le rivage.

En écoutant la Parole de Dieu et en la mettant pratique, nous rendrons grâce au Seigneur et nous nous accomplirons la volonté divine par notre propre être, qui est la source de la joie éternelle. Par notre vie, les autres diront que nous sommes les chrétiens.

«Chaque arbre se reconnaît à son fruit»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, le Seigneur nous surprend en faisant sa propre “publicité”. Je ne veux “scandaliser” personne en disant cela. C'est notre publicité d'ici-bas qui rapetisse les choses grandes et surnaturelles. Quand, par exemple, on nous promet qu'en quelques semaines quelqu'un peut perdre au moins cinq ou six kilos en employant un produit déterminé (ou d’autres promesses de ce genre), nous sommes conduits à envisager la publicité d'un œil soupçonneux. Quand, au contraire, quelqu'un possède un “produit” cent pour cent efficace et –à l'instar de notre Seigneur– ne cherche pas à le vendre, mais demande seulement de le croire en le prenant pour guide et modèle d'un genre de vie déterminé, alors cette “publicité” ne doit pas nous surprendre; elle nous paraîtra la plus légitime du monde. Jésus n'a-t-Il pas été le plus grand “publicitaire” lorsqu'Il a dit de Lui-même «Je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14,6)?

Aujourd'hui Il affirme: «Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique» est prudent, il «ressemble à un homme qui bâtit une maison», «il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc» (Lc 6,47-48), pour obtenir une construction solide et ferme, capable d’affronter le mauvais temps. Mais si celui qui construit n'a pas cette prudence, il finira par trouver un tas de ruines et, s'il est à l’intérieur quand survient la pluie torrentielle, il y perdra et sa maison et sa vie.

Mais il ne suffit pas de s'approcher de Jésus, il faut écouter avec la plus grande attention ses enseignements et, surtout, les mettre en pratique. Car même le curieux s'approche de Lui, tout comme l'hérétique, l'historien ou le philologue. Ce n'est qu'en nous approchant, en écoutant et, surtout, en pratiquant la doctrine de Jésus, que nous bâtirons l'édifice de la sainteté chrétienne, pour l'exemple des fidèles qui cheminent en ce monde et pour la gloire de l'Église céleste.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 2,33-35):

 Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort. 

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus. 

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 14 Septembre 2017

Gospel text

(Jn 3,13-17): 

Jesus said to Nicodemus, «No one has ever gone up to heaven except the one who came from heaven, the Son of Man. As Moses lifted up the serpent in the desert, so must the Son of Man be lifted up, so that whoever believes in him may have eternal life. Yes, God so loved the world that he gave his only Son that whoever believes in him may not be lost, but may have eternal life. God did not send the Son into the world to condemn the world; instead, through him the world is to be saved».

The application

 

The exaltation of Cross has its meaning and senses, only if it is connected to the resurrection and to our salvation. God Himself will never propose the suffering and pain to us. But transforms our pains and sufferings into joy.

Jesus has taken the cross not to suffer, but to demonstrate to the sinful world, how much God loves us and to what extant God could go for our joy. It is in this love that He took the Cross.

Many of us carry lots of crosses and Jesus has asked us to carry our own crosses to have eternal life. Let us take them with courage, hoping towards the resurrection. Those who find difficult to accept certain crosses both present or past, let us surrender them to Jesus and ask Him His grace to transform them as a moment of grace.

Daily Quote from the early church fathers: 

Story of Moses and the bronze serpent, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

 

"This story is a type of the whole mystery of the incarnation. For the serpent signifies bitter and deadly sin, which was devouring the whole race on the earth... biting the Soul of man and infusing it with the venom of wickedness. And there is no way that we could have escaped being conquered by it, except by the relief that comes only from heaven. The Word of God then was made in the likeness of sinful flesh, 'that he might condemn sin in the flesh' (Romans 8:3), as it is written. In this way, he becomes the Giver of unending salvation to those who comprehend the divine doctrines and gaze on him with steadfast faith. But the serpent, being fixed upon a lofty base, signifies that Christ was clearly manifested by his passion on the cross, so that none could fail to see him." (excerpt from COMMENTARY ON THE GOSPEL OF JOHN 2.1)

 

«So that whoever believes in him may have eternal life»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel is a prophecy, that is, a glance into the mirror of reality that plunges us in its truth, far beyond what our own senses tell us: the Cross, the Holy Cross of Jesus Christ is the Saviour's Throne. That is why Jesus asserts, «the Son of man must be lifted up» (Jn 3:14).

We do know the Cross was the most ignominious and heinous torture of its time. To exalt the Holy Cross would therefore be some sort of cynical joke, was it not because the Crucified is hanging on it. The cross, without the Redeemer, is sheer cynicism; but with the Son of man the Cross is the new tree of Wisdom. By «freely submitting himself to the passion» of the Cross, Jesus Christ has opened the substance and purpose for our lives: to be lifted up with him to the Holy Cross to fling open our arms and our heart to God's heavenly gift, in an admirable exchange. Here too, we must listen to the Father's voice that came from the heavens: «You are my beloved Son; with you I am well pleased» (Mk 1:11). To be crucified with Jesus and resurrect with him: that is the reason for it all! There is hope, there is a meaning, and there is life! We are not mad when, we Christians, during the Paschal Vigil, in a most solemn way, that is, in the Easter Proclamation, sing a hymn of praise to the original sin: «O happy fault! O necessary fault of Adam, which gained for us so great a Redeemer!», who, through his pain has infused a new “significance” to pain. 

«See the tree of the cross, where the Saviour of the world was crucified: come and venerate it» (Good Friday Liturgy). If we manage to overcome the scandal and insanity of Christ crucified there is nothing else for us to do but to worship him and be grateful for his Gift. And to decidedly seek the Holy Cross in our own life, to fill us up with the certainty that, «through him, with him and in him», our donation will be transformed, in the hands of the Father, for the Holy Spirit, in eternal life: «Shed for you and for all men in the remission of sins».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 14 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Jn 3,13-17):

 «Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

 

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 6,20-26): 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. 

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres. 

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde. 

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0