Publié le 15 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 2,33-35):

 Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort. 

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus. 

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

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Publié le 14 Septembre 2017

Gospel text

(Jn 3,13-17): 

Jesus said to Nicodemus, «No one has ever gone up to heaven except the one who came from heaven, the Son of Man. As Moses lifted up the serpent in the desert, so must the Son of Man be lifted up, so that whoever believes in him may have eternal life. Yes, God so loved the world that he gave his only Son that whoever believes in him may not be lost, but may have eternal life. God did not send the Son into the world to condemn the world; instead, through him the world is to be saved».

The application

 

The exaltation of Cross has its meaning and senses, only if it is connected to the resurrection and to our salvation. God Himself will never propose the suffering and pain to us. But transforms our pains and sufferings into joy.

Jesus has taken the cross not to suffer, but to demonstrate to the sinful world, how much God loves us and to what extant God could go for our joy. It is in this love that He took the Cross.

Many of us carry lots of crosses and Jesus has asked us to carry our own crosses to have eternal life. Let us take them with courage, hoping towards the resurrection. Those who find difficult to accept certain crosses both present or past, let us surrender them to Jesus and ask Him His grace to transform them as a moment of grace.

Daily Quote from the early church fathers

Story of Moses and the bronze serpent, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

 

"This story is a type of the whole mystery of the incarnation. For the serpent signifies bitter and deadly sin, which was devouring the whole race on the earth... biting the Soul of man and infusing it with the venom of wickedness. And there is no way that we could have escaped being conquered by it, except by the relief that comes only from heaven. The Word of God then was made in the likeness of sinful flesh, 'that he might condemn sin in the flesh' (Romans 8:3), as it is written. In this way, he becomes the Giver of unending salvation to those who comprehend the divine doctrines and gaze on him with steadfast faith. But the serpent, being fixed upon a lofty base, signifies that Christ was clearly manifested by his passion on the cross, so that none could fail to see him." (excerpt from COMMENTARY ON THE GOSPEL OF JOHN 2.1)

 

«So that whoever believes in him may have eternal life»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel is a prophecy, that is, a glance into the mirror of reality that plunges us in its truth, far beyond what our own senses tell us: the Cross, the Holy Cross of Jesus Christ is the Saviour's Throne. That is why Jesus asserts, «the Son of man must be lifted up» (Jn 3:14).

We do know the Cross was the most ignominious and heinous torture of its time. To exalt the Holy Cross would therefore be some sort of cynical joke, was it not because the Crucified is hanging on it. The cross, without the Redeemer, is sheer cynicism; but with the Son of man the Cross is the new tree of Wisdom. By «freely submitting himself to the passion» of the Cross, Jesus Christ has opened the substance and purpose for our lives: to be lifted up with him to the Holy Cross to fling open our arms and our heart to God's heavenly gift, in an admirable exchange. Here too, we must listen to the Father's voice that came from the heavens: «You are my beloved Son; with you I am well pleased» (Mk 1:11). To be crucified with Jesus and resurrect with him: that is the reason for it all! There is hope, there is a meaning, and there is life! We are not mad when, we Christians, during the Paschal Vigil, in a most solemn way, that is, in the Easter Proclamation, sing a hymn of praise to the original sin: «O happy fault! O necessary fault of Adam, which gained for us so great a Redeemer!», who, through his pain has infused a new “significance” to pain. 

«See the tree of the cross, where the Saviour of the world was crucified: come and venerate it» (Good Friday Liturgy). If we manage to overcome the scandal and insanity of Christ crucified there is nothing else for us to do but to worship him and be grateful for his Gift. And to decidedly seek the Holy Cross in our own life, to fill us up with the certainty that, «through him, with him and in him», our donation will be transformed, in the hands of the Father, for the Holy Spirit, in eternal life: «Shed for you and for all men in the remission of sins».

 

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Publié le 14 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Jn 3,13-17):

 «Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

 

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».

 

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Publié le 12 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 6,20-26): 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. 

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres. 

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde. 

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

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Publié le 12 Septembre 2017

Gospel text

 (Lc 6,12-19): 

Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God. When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles: Simon, whom He named Peter, and his brother Andrew, James and John; Philip and Bartholomew; Matthew and Thomas; James son of Alpheus and Simon called the Zealot; Judas son of James, and Judas Iscariot, who would be the traitor.

Coming down the hill with them, Jesus stood on a level place. Many of his disciples were there and a large crowd of people who had come from all parts of Judea and Jerusalem and from the coastal cities of Tyre and Sidon. They gathered to hear him and be healed of their diseases; likewise people troubled by evil spirits were healed. The entire crowd tried to touch him because of the power that went out from him and healed them all.

 

The application

 

What was Jesus doing in the prayer throughout the night? It’s simply the JOY of being with the Father and listening. This dialogue and mutual respect gives lot of energy and enthusiasm. Jesus by entering in prayer insists us the importance of consulting the will of the Father, even if He was totally immerged into this will. Every thought and act of ours should follow this consultation. If we do so, we will never sin.

None of these disciples chosen by the Lord were aware what they were and why they were called. But the Lord was fully aware of their worth, which were totally invisible. It is important that we be conscious of this truth in the announce of the Good News. God knows our capacities and abilities. It is important that we put our confidence in the Lord and take up the mission, even though that seems impossible for us.

Jesus didn’t call the experts of then society, rather faithful and weak persons, filled with love and compassion. All that is demanded from us as wished by Mother Theresa of Kolkata, the faithfulness to the mission and love for God expressed in our love for the humanity.

 

Daily Quote from the early church fathers

Jesus chose fishermen and tax collectors to be apostles, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

 

"It says, 'He called his disciples, and he chose twelve of them,' whom he appointed sowers of the faith, to spread the help of human salvation throughout the world. At the same time, observe the heavenly counsel. He chose not wise men, nor rich men, nor nobles, but fishermen and tax collectors, whom he would direct, lest they seem to have seduced some by wisdom, or bought them with riches, or attracted them to their own grace with the authority of power and nobility. He did this so that the reasoning of truth, not the grace of disputation, should prevail." (excerpt from EXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 5.44)

 

«Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God»

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, I would like to center our thoughts on the first words of this Gospel: «In those days, Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God» (Lk 6:12). Introductions as this one may go unnoticed in our daily reading of the Gospel, while —in fact— they are of the maximum importance. Today, Jesus, specifically and clearly tells us that the election of the twelve apostles —central decision for our Church's future life— was preceded by a full night in prayer alone, before God, his Father.

How was the Lord's prayer? What we can deduce from his life, it must have been a prayer full of confidence in the Father, of complete surrendering to his will —«for I seek not to please myself but him who sent me» (Jn 5:30)—, of clear union to God's work of salvation. Only through this profound, long and constant prayer —supported always by the action of the Holy Spirit that, at the moment of Jesus' Incarnation, had already fallen over him in his Baptism— could the Lord receive the necessary strength and light to go on with his mission of abiding by the Father to accomplish his work of salvation for mankind. The subsequent election of the Apostles —that as St. Cyril of Alexandria says, «the same Christ affirms having given them the same mission He received from the Father»—, shows us how the rising Church was the fruit of Jesus' prayer to the Father in the Holy Spirit and, therefore, the work of the Holy Trinity. «When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles» (Lk 6:13). 

If only all our life as Christians —of disciples of God— could always be immersed in prayer and led by it.

 

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Publié le 11 Septembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 6,12-19): 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître. 

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, je voudrais centrer notre réflexion sur les premiers mots de cet Évangile: «En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12). Des introductions comme celles-là peuvent passer inaperçues dans notre lecture quotidienne de l'Évangile, mais —de fait— elles sont de la plus grande importance. Dans le cas présent, on nous dit clairement que le choix des douze Apôtres —décision centrale pour la vie future de l'Église— fut précédé par toute une nuit de prière de Jésus, dans la solitude, devant Dieu son Père.

Comment était la prière du Seigneur? Sa vie nous permet de penser que ce devait être une prière pleine de confiance dans le Père, de total abandon à sa volonté —«ce n'est pas ma propre volonté que je cherche, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé» (Jn 5,30), d'union manifeste à son œuvre de salut. Ce n'est qu'à partir de cette longue, profonde et constante prière, toujours soutenue par l'action du Saint Esprit, qui, déjà présent au moment de son Incarnation, était descendu sur Lui lors de son Baptême, que le Seigneur puit obtenir la force et la lumière nécessaires pour continuer sa mission d'obéissance au Père en vue d'accomplir son œuvre de service pour le salut des hommes. Le choix ultérieur des Apôtres, dans lequel, comme nous le rappelle saint Cyrile d'Alexandrie, «le Christ lui-même affirme leur confier la mission même qu’il avait reçu du Père», nous montre comment l'Église naissante fut le fruit de cette prière de Jésus au Père dans l'Esprit, et que, par conséquent, elle est l'œuvre de la Sainte Trinité elle-même. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13).

Que toute notre vie de chrétien —de disciples du Christ— soit toujours immergée dans la prière et prolongée par elle.

 

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Publié le 11 Septembre 2017

Gospel text

(Lc 6,6-11): 

 

On another Sabbath Jesus entered the synagogue and began teaching. There was a man with a paralyzed right hand and the teachers of the Law and the Pharisees watched him: Would Jesus heal the man on the Sabbath? If He did, they could accuse him. But Jesus knew their thoughts and said to the man, «Get up and stand in the middle». Then he spoke to them, «I want to ask you: what is allowed by the Law on the Sabbath, to do good or to do harm, to save life or destroy it?». And Jesus looked around at them all. Then He said to the man, «Stretch out your hand». He stretched it out and his hand was restored, becoming as whole as the other. But they were furious and began to discuss with one another how they could deal with Jesus.

 

The application

 

How to apply this gospel in our daily life? I would like to invite you to take the role and play the characters and see where we stand today. Are we like Jesus who see the suffering and respond to them, come what may? Are we by nature someone who desires to liberate people?

Do we have the mentality of the teachers and Pharisees who remain without doing anything, but waiting for a chance to punish people?

OR are we like the many spectators who simply watch, who neither help the sick person, nor raise the voice against these teachers of the law?

I would like to invite you all to see in Jesus as someone who desires to liberate us and make us a free person. All that is asked from us is to simply ‘stretch out’, come out our prisons and breath the free air. Are we ready?

 

Daily Quote from the early church fathers

Jesus heals to teach the Pharisees mercyby Cyril of Alexandria (376-444 AD)



     "The miracle sometimes converts to faith those who had disbelieved the word, but the Pharisees watched him to see if he would heal on the sabbath. The nature of an envious person is such that he makes the praises of others food for his own disease and is wickedly maddened by their reputation. Once more he spoke to this; 'he reveals deep and mysterious things; he knows what is in the darkness, and the light dwells with him' (Daniel 2:22). And why did he do this? Perhaps it might be to move the cruel and unpitying Pharisee to compassion. The man’s malady [his withered hand] perhaps might shame them and persuade them to dispel the flames of their envy.
    "This question is most wise indeed and a most suitable statement to meet their folly. If it is lawful to do good on the sabbath and nothing prevents the sick being pitied by God, cease picking up opportunities for fault-finding against Christ and bringing down on your own head the sentence which the Father has decreed against those who dishonor the Son. You have heard the Father where he says of the Son by the voice of David, 'I will crush his foes before him and strike down those who hate him' (Psalm 89:23). But if it is not lawful to do good on the sabbath and the law forbids the saving of life, you have made yourself an accuser of the law." (quote from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 23).

«Get up and stand in the middle (...). Stretch out your hand»

Fr. Julio César RAMOS González SDB 
(Mendoza, Argentina)

Today, Jesus provides us with an example of the freedom, which we speak so much about. But, contrary to what most claim or consider as “freedom”, Jesus' freedom, is totally associated and adhered to the Father's actions. He will say: «I tell you the truth, the Son can do nothing by himself; He can do only what he sees his Father doing, because whatever the Father does the Son also does» (Jn 5:19). And the Father only does and acts out of love.

Love cannot be imposed but forces us to act, pulls us together and largely reverts to life. Jesus' command: «Get up and stand in the middle» (Lk 6:8) has the vivifying strength of he who loves and responds to the Word. And, the last part of his order: «Stretch out your hand» (Lk 6:10), that concludes the miracle, definitely restores life and strength to what was powerless and dead. “To save” is to draw from death, and this same word translates as “healing”. By healing, Jesus is saving whatever that poor ailing man had dead, and this is a clear sign of God's fatherly love for his creatures. Thus, in the new creation, where the Son does only what He sees his Father doing, the new law that will prevail will be the law of the acting love rather than that of a “dormant” relaxation, including doing good to the brother in need.

Therefore, a conjugated freedom and love is the key for today. Freedom and love conjugated Jesus' way. Today, what St. Augustine used to say: «love and do as you please», is perfectly valid to learn to totally identify ourselves with Christ our Saviour.

 

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Publié le 10 Septembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 6,6-11): 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

 

L’application

Comment appliquer cet évangile dans notre vie quotidienne ? Regardons la manière dont Jésus a regardé, et a agis, et imitons-Le dans notre vie quotidienne. Devant Lui il y a une grande foule, une personne malade et les élites. Parmi les gens, c’était la malade qui avait besoin de Jésus. Il faut discerner qui a besoin de nous et tout ce que nous pouvons apporter pour le bien des autres.

Jésus a libéré cet homme et nous pouvons libérer les autres de leur égoïsme, de leur individualisme, etc. Avant tout, comme Jésus qui était un homme libre, nous devons nous même libérer de tout ce qui nous enferme en nous-même.

Faisons une relecture sur cet événement. Pourquoi Jésus a agis comme ça, particulièrement dans ce jour de sabbat et quel était son raisonnement ? Discernons-nous le raisonnement de son actes, avant d’agir ?

 

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

Abbé Julio César RAMOS González SDB 
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour. 

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide. 

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

 

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Publié le 8 Septembre 2017

Gospel text

(Lc 6,1-5): 

One Sabbath Jesus was going through the corn fields and his disciples began to pick heads of grain crushing them in their hands for food. Some of the Pharisees asked them, «Why do you do what is forbidden on the Sabbath?». Then Jesus spoke, «Have you never read what David did when he and his men were hungry?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread». And Jesus added, «The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath».

The application

 

We all know about this story and how Jesus establishes that He is the master of Sabbath, not the laws and regulations enacted by human being. Today I invite you all to look into this reading with a different vision. Why we should be different and shouldn’t be just like others, simply following what is proposed and traditionally accepted norms.

For me personally, we are all special people called and anointed by the Lord through our baptism. We are called to light and salt of the earth. Jesus is asking us to be leaders who to show a new path to the world according his teachings and evangelical values.

Since we are children of God, we are called to be Disciples of Christ, called to create and invent new ways so that others may follow us. It is here we are unique and special, not only to the Lord, even to the world. Jesus is proposing king David as a model for us, who has initiated a lot according to the precepts of the Lord.

We as leaders should meditate: can we be sincerely afford to be just like others or called to different? Let us not hesitate to be different and be faithful to our Master who has called us, anointed us and confined to us a special mission, His mission, the mission of His Father.

«The Son of Man is Lord and rules over the Sabbath»

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Today, responding to the Pharisees' accusation, Jesus explains the correct meaning of the Sabbath, while quoting an example from the Old Testament (cf. Deut 23:26): «Have you never read what David did (...)?. He entered the house of God, took and ate the bread of the offering and even gave some to his men, though only priests are allowed to eat that bread» (Lk 6:3-4).

David's behaviour anticipates the doctrine Christ teaches in this passage. God had already established in the Old Testament an order for the precepts of the Law, whereby those of less rank would yield to the main ones.

In the light of all this, it can be understood that a ceremonial precept (as the one we are commenting) yields to a precept of the natural law. The precept of Sabbath, likewise, is not more important than the elementary needs of subsistence.

In this passage, Christ teaches which was the meaning of the divine institution of the Sabbath: God had instituted it to man's benefit, so that he could rest and devote his time with peace and joy to the divine cult. However, the Pharisees' interpretation had transformed this day into a day of anguish and worrying because of the many directions and prohibitions. 

The Sabbath had been set up not only for man's rest, but also to glorify God: this is the actual and true meaning of the expression «The Sabbath was made for man...» (Mk 2:27).

Furthermore, by declaring himself “Lord of the Sabbath” (cf. Lk 6:5), He openly manifests that He is the very same God who gave the precept to the people of Israel, thus confirming his divinity and his universal power. For this reason, other laws can be established, just as Yahweh did in the Old Testament. Jesus can therefore be called “Lord of the Sabbath”, because He is God.

Let us beg the Virgin Mother of God to help us believing and understanding that the Sabbath belongs to God and that it is a way —adapted to our own nature— to glorify and honour the Almighty. As Saint John Paul II has written, «our rest is a “sacred”» thing and an occasion «to realize that everything is the work of God».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 8 Septembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 6,1-5): 

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains. Des pharisiens lui dirent: «Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat?». Jésus leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger». Jésus leur disait encore: «Le Fils de l'homme est maître du sabbat».

 

L’application

Pourquoi d’être diffèrent ? Ce n’est pas mieux d’être comme les autres ? Voilà la question du jour. J’ai une réponse qu’il me semble convaincante.  Un dirigeant d’une entreprise, un leader d’un groupe ne peut pas d’être comme les autres. Dieu nous a choisis comme les dirigeants de son Eglise qui accompagnent son peuple et d’être leader dans notre société qui montre le chemin de la vérité. Il nous dit que nous sommes la lumière du monde et le sel de la terre. Comment pouvons-nous nous contenter d’être simplement comme les autres ? Jésus est notre maître et soyons fidèles à Celui qui nous appelé et consacré.

«Le Fils de l'homme est maître du sabbat»

 

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, face à l'accusation des pharisiens, Jésus explique le sens correct du repos sabbatique, en prenant un exemple dans l'Ancien Testament (cf. Dt 23,26): «N'avez-vous pas lu ce que fit David (…), [qui] prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons?» (Lc 6,3-4).

La conduite de David anticipa la doctrine que le Christ enseigne dans ce passage. Dans l'Ancien Testament, Dieu avait déjà établi un ordre dans les préceptes de la Loi, pour que ceux de rang inférieur cèdent le pas aux principaux. 

L'on s'explique ainsi qu'un précepte cérémoniel comme celui que nous commentons soit écarté lorsqu'il entre en conflit avec un précepte de la loi naturelle. Le précepte du sabbat n'est pas supérieur aux nécessités élémentaires de la subsistance. 

Dans ce passage, le Christ enseigne quel est le sens de l'institution divine du sabbat: Dieu l'avait établi pour le bien de l'homme, pour qu'il puisse se reposer et se dédier dans la paix et la joie au culte divin. L'interprétation des pharisiens avait fait de ce jour une occasion d'angoisse et de préoccupation de par la foule des prescriptions et des prohibitions.

Le sabbat avait été établi non seulement pour que l'homme se reposât, mais aussi pour qu'il rendît gloire à Dieu: c'est là le sens authentique de l'expression «le sabbat a été fait pour l'homme» (Mc 2,27).

De plus, quand Il se déclare “maître du sabbat” (cf. Lc 6,5), Jésus manifeste ouvertement qu'Il est ce même Dieu qui a donné ce précepte au peuple d'Israël, affirmant ainsi sa divinité et son pouvoir universel. Aussi peut-Il établir d'autres lois, tout comme Yahvé dans l'Ancien Testament. Jésus peut bien se dire “maître du sabbat”, car Il est Dieu.

Demandons son aide à la Vierge pour croire et comprendre que le sabbat appartient à Dieu et qu'il est une manière —adaptée à la nature humaine— de rendre gloire et honneur au Tout-Puissant. Comme l'a écrit Saint Jean-Paul II, «le repos est une chose “sacrée”» et une occasion de «prendre conscience que tout est œuvre de Dieu».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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