Publié le 14 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 11,13-19): 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Cette génération……………….. ! L’homme est faible et dépend à tout ce qui est visible et palpable. Un homme sage est celui qui est capable de franchir de cette visibilité à l’invisibilité. Tout commence avec un simple regard, un regard intérieur de soi, de tout ce que nous avons, de tout ce que nous avons reçu gratuitement. Ce regard nous transforme et nous devenons les êtres heureux et joyeux.

Un homme heureux et joyeux, est aussi un homme libre. Cet homme voit partout et en tout, tout ce qui est bon et bien. Ce regard est possible, seulement si on est connecté à Dieu. Si j’arrive à l’écouter et le mettre en pratique, ce Dieu qui nous aime, agira en nous et nous en Lui.

Notre regard est le véritable miroir de notre intériorité. Veillons nos regards, veillons nos paroles et nos actes, et nous serons dans la paix et dans la joie.

«A qui vais-je comparer cette génération?»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé. 

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 13 Décembre 2017

Texte de l'Évangile (Mt 11,11-15): 

«Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!».

«Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd'hui jusqu'au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l'Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu'il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c'est pour cela que Jésus exclama: «Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer» (Mt 11,12). Les “violents” sont ceux qui se font de la violence à eux-mêmes: —Je m'efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime? Je me sacrifie pour être petit? Je m'efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père?

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: «C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». —Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

D'une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd'hui: «Le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu'il entende» (Mt 11,14-15). Qu'est ce qu'Il veut nous dire? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu'existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Décembre 2017

Gospel text

(Mt 11,28-30): 

Jesus said, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

 

The Application

 

The discipleship has its own requirements. Many of us associate this with the Cross and death. Though these elements are integral part of this discipleship, there are invisible elements which dominates all those who have become the disciple of Christ. It is precisely because the martyrs were ready to die for their faith, and for Christ. The joy they received and the inner peace which they felt were such immense effect in their life that these visible elements like death and persecutions though difficult, but have lost all their importance.

The yoke and the burden of the Lord will become light and easy to carry, if our life is filled with joy and compassion. In this sincere love and dedication, the Lord Himself carries our burdens for us and very often with us. This inner force is invisible to the non-disciples and we can’t explain this to them. We can make a theory and present a doctoral thesis on cycling, but without cycling you will never learn cycling. The faith and the fruit of the faith is exactly like this.

 

Daily Quote from the early church fathers

Grace bear us, by an anonymous early author from the Greek church

 

"'My yoke is easy and my burden light.' ... The prophet says this about the burden of sinners: 'Because my iniquities lie on top of my head, so they have also placed a heavy burden on me' (Psalm 38:4)' ...'Place my yoke upon you, and learn from me that I am gentle and humble of heart.' Oh, what a very pleasing weight that strengthens even more those who carry it! For the weight of earthly masters gradually destroys the strength of their servants, but the weight of Christ rather helps the one who bears it, because we do not bear grace; grace bears us. It is not for us to help grace, but rather grace has been given to aid us.' (excerpt from INCOMPLETE WORK ON MATTHEW, HOMILY, the Greek fathers).

 

«My yoke is good and my burden is light»

Fr. Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Today, Jesus leads us to rest in God. He certainly is a demanding Father, because He loves us and invites us to give Him everything; but He is not an executioner. When He requires something of us it is to help us grow in His love. His only commandment is to love. We can suffer for love, but we can also rejoice in love and rest in love...

Meekness toward God releases and opens up our heart. This is why, Jesus, while encouraging us to give ourselves up and take up our cross to follow him, tells us: "My yoke is good and my burden is light" (Mt 11:30). Although sometimes we may have troubles in obeying God's will, to comply with it in love just winds up in filling us with joy: "Direct me in the path of Your commands, for there I find delight” (Ps 119:35).

I would like to tell you something. Sometimes, when after a rather exhausting day I go to sleep, I perceive a slight inner feeling that tells me: -would you not come for a moment in the chapel to keep Me company? After a few instants of confusion and resistance, I end up by consenting and spend a few minutes with Jesus. Then, I go to sleep in peace and very happy, and the following morning I am not more tired than usual.

Yet, sometimes it is the other way round. Before a serious problem that concerns me, I say to myself: -Tonight I will pray for an hour in the chapel for it to be solved. And when going to the Chapel, a voice tells me at the bottom of my heart: -You know something? I would rather you would go to bed immediately and trust me; let Me look after your problem. And remembering my happy condition of "useless servant", I go to sleep in peace, leaving everything in the hands of the Lord...

All this is to say that God's will is where maximum love dwells, but not necessarily where there is maximum suffering... There is more love in resting thanks to our confidence than in letting our concern distress us!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 11,28-30):

 «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

 

L’Application

 

Beaucoup de nos contemporains et certains d’entre nous, avons peur de devenir ‘disciple’, car nous voyons la Croix et la mort. Ces sont les éléments certainement importants et visibles. Il y a aussi encore les autres éléments invisibles, comme la grâce divine, la joie d’être avec Lui, la proximité divine, etc. Ces éléments restent pourtant inaccessible et invisible, à tous ceux et celles qui ne désirent pas d’être disciple du Christ.

Si notre cœur ne brule pas avec l’amour divin, le poids de vie sera fardeau et dure. Le joug du Seigneur est facile à porter, car le Seigneur le porte pour nous, et avec nous. C’est pourquoi, les martyres ont été profondément heureux et joyeux devant la mort.

Le Seigneur ne nous invite pas à mourir, plutôt à vivre notre vie pleinement et la vivre dans la joie.

«Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger»

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui, Jésus nous conduit au repos en Dieu. Dieu est certainement un Père exigeant, parce qu’Il nous aime et nous invite à tout lui donner, mais ce n’est pas un bourreau. Quand Il exige quelque chose de nous, c’est pour nous faire grandir dans son amour. L’unique commandement est d’aimer. On peut souffrir par amour, mais l’on peut aussi se réjouir et se reposer par amour…

La docilité à Dieu libère et agrandit le cœur. C’est pourquoi Jésus, qui nous invite à renoncer à nous-mêmes pour prendre notre croix et le suivre, nous dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11,30). Même si, parfois, il nous coûte d’obéir à la volonté de Dieu, l’accomplir avec amour finit par nous remplir de joie: «Fais que je suive la trace de tes commandements, car en eux je me complais» (Sal 119,35).

J’aimerais raconter quelque chose. Parfois, après une journée plutôt épuisante, quand je vais me coucher, je perçois une légère sensation intérieure qui me dit: —Pourquoi n’entres-tu pas un moment dans la chapelle pour me tenir compagnie? Après quelques instants de surprise et de résistance, je finis par accepter et passer quelques moments avec Jésus. Après, je vais dormir en paix et très content, et le jour suivant je ne me réveille pas plus fatigué que de coutume.

Mais d’autres fois, c’est le contraire qui m’arrive. Devant un problème grave qui me préoccupe, je me dis: —Cette nuit, je prierai une heure dans la chapelle pour obtenir la solution. Et lorsque je me dirige vers cette chapelle, une voix me dit au fond du cœur: —Sais-tu? Tu me ferais bien plus plaisir si tu allais te coucher immédiatement et me faisais confiance; je m’occupe de ton problème. Et, me rappelant de mon heureuse condition de "serviteur inutile", je vais dormir en paix, abandonnant tout entre les mains du Seigneur…

Tout cela pour dire que la volonté de Dieu se trouve là où existe le plus grand amour, mais pas forcément la plus grande souffrance… Il y a plus d’amour à se reposer grâce à la confiance, qu’à s’angoisser à cause de l’inquiétude!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 11 Décembre 2017

Gospel text

 (Mt 18,12-14): 

Jesus said to his disciples, «What do you think of this? If someone has a hundred sheep and one of them strays, won't he leave the ninety-nine on the hillside, and go to look for the stray one? And I tell you: when he finally finds it, he is more pleased about it than about the ninety-nine that did not get lost. It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost».

 

The Application

 

Though there may not be great human and material logic in this approach, it is how God acts with us. We are ready to die for the good people, but God was ready to die for us, the sinners. It is in this divine mercy that we invoke God with confidence. It is in this ardent love for His people, that God is generous to forgive us and take us back and offered to us the Incarnation. Today we are called to participate in the divine joy, an eternal joy promised to the people of God.

All the readings of the day invite us to understand this love of God and profit from it, by responding to the divine call for conversion and reconciliation. These scripture words are literally consoling us, if we are broken and disappointed. Just like Jesus who put everything in the hand of the Father, it is important for us too, to put ourselves and all that we have in to the hands of divine graces.

 

Daily Quote from the early church fathers

A small seed produces a great tree, by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"Do you see in how many ways he leads us to care for our worthless brothers? Don’t therefore say, 'The fellow's a smith, a cobbler, a farmer; he's stupid,' so that you despise him. In case you suffer the same, see in how many ways the Lord urges you to be moderate and enjoins you to care for these little ones. He placed a little child in the midst and said, 'Become like children,, and, 'Whoever receives one such child, receives me.' But 'whoever causes one of these to sin' will suffer the worst fate. And he was not even satisfied with the example of the millstone, but he also added his curse and told us to cut off such people, even though they are like a hand or eye to us. And again, through the angels to whom these small brothers are handed over, he urges that we value them, as he has valued them through his own will and passion. When Jesus says, 'The Son of man came to save the lost (Luke 19:10),' he points to the cross, just as Paul also says, writing about his brother for whom Christ died (Romans 14:15). It does not please the Father that anyone is lost. The shepherd leaves the ones that have been saved and seeks the one lost. And when he finds the one that has gone astray, he rejoices greatly at its discovery and at its safety." (excerpt from the  THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 59.4)

 

«Your Father in heaven (…) doesn't want even one of these little ones to be lost»

Fr. Damien LIN Yuanheng 
(Singapore, Singapore)

Today, Jesus challenges us: «What do you think of this?» (Mt 18:12): what kind of mercy do you practice? Perhaps, we, “practicing Catholics”, having drunk copiously of God's mercy in his sacraments, could come to a point to think that we are already justified in the eyes of God. We run the danger of unconsciously becoming the pharisee who slights the tax-collector (cf. Lk 18:9-14). Though we might not speak it aloud, we might think that we are already blameless before God. Some symptoms of this pharisaical pride taking root could be impatience before the defects of others; or thinking we are already beyond reproach.

The disobedient prophet Jonah, a Jew, was adamant when God showed pity the Assyrian city of Nineveh. Yahweh reproached Jonah’s intolerance (cf. Jon 4:10-11). His human outlook set a limit to divine mercy. Do we also set limit to God's mercy? We too have to heed Jesus' lesson: «Be merciful, even as your Father is merciful» (Lk 6:36). In all likelihood, we still have a long way to go to imitate God's mercy.

How should we understand the mercy of our heavenly Father? Pope Francis said that «God does not pardon with a decree but with an embrace». God's embrace of each one of us is called “Jesus Christ”. Christ manifests God's fatherly mercy. In John chapter four, Christ did not make light of the sins of the Samaritan woman. Instead, God's mercy heals by helping the Samaritan woman come face to face with the full reality of her sin. God's mercy is fully consistent with truth. Mercy is not an excuse to cut corners. Yet, Jesus must have elicited her repentance with so much tenderness that the adulterous woman felt herself “wounded by love” (cf. Jn 8,3-11). We too have to learn how to help others come face to face with their mistakes without shaming them, with great respect for them as fellow brothers in Christ, and with tenderness. In our case, also with humility, knowing that we ourselves are “vessels of clay”.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 11 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

 (Mt 18,12-14):

 «Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L’Application

 

Les lectures du jour sont remplies d’espérance et de consolation et elles nous apportent la joie, une joie provenance de Dieu. L’incarnation est un signe de cet amour. Aujourd’hui nous sommes appelés à répondre à ce Berger qui vient nous chercher. Il ne faut pas nous cacher, en revanche, il faut oser aller vers ce Dieu d’amour et de miséricorde.

«Ce n'est pas la volonté de votre Père céleste qu'un seul de ces petits se perde»

Fr. Damien LIN Yuanheng 
(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui, Jésus nous lance un défi : "Qu'en pensez-vous ?" (Mt 18,12). Quelle sorte de miséricorde pratiques-tu ? Il est possible que nous, les "catholiques pratiquants", qui avons bénéficié de nombreuses fois de la miséricorde de Dieu dans ses sacrements, nous soyons tentés de penser que nous voilà excusés aux yeux de Dieu. Nous courons le risque de nous convertir inconsciemment en ce pharisien qui méprise le publicain (cf. Lc 18,9-14). Même si nous ne le disons pas à voix haute, nous pensons peut-être que nous sommes sans faute devant Dieu. Il y a quelques symptômes démontrant que cet orgueil pharisien prend racine en nous comme l'impatience face aux défauts des autres, ou penser que les avertissements ne sont jamais pour nous.

Le "désobéissant" prophète Jonas, un juif, resta inflexible lorsque Dieu montra qu'il avait de la peine pour les habitants de Ninive. Yahvé a reproché son intolérance à Jonas (cf. Jon 4, 10-11). Ce regard humain mettait des limites à la miséricorde divine. Et si nous aussi nous mettions des limites à la miséricorde de Dieu ? Nous devons prêter attention à la leçon de Jésus : "Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux (Lc 6,36). Il est probable qu'il nous reste beaucoup de chemin à parcourir pour imiter la miséricorde de Dieu !

Comment devrions-nous comprendre la miséricorde de notre Père céleste ? Le Pape François a dit que "Dieu ne pardonne pas par le biais d'un décret, mais en nous serrant dans ses bras". L'accolade de Dieu avec chacun d'entre nous s'appelle "Jésus-Christ". Le Christ démontre la miséricorde paternelle de Dieu. Dans le quatrième chapitre de l'Évangile de Saint Jean, le Christ n'ébruite pas les péchés de la femme samaritaine. Au contraire, la miséricorde divine guérit la Samaritaine en l'aidant à affronter pleinement la réalité de son péché. La miséricorde de Dieu est totalement cohérente avec la vérité. La miséricorde n'est pas une excuse pour réduire nos valeurs morales. Par contre, Jésus a dû provoquer son repentir avec beaucoup plus de tendresse que ce qu'a ressenti la femme adultère "blessée par l'amour" (cf. Jn 8,3-11). Nous aussi, nous devons apprendre comment aider les autres à affronter leurs erreurs sans leur faire honte, avec un grand respect pour eux en tant que frères du Christ, et avec tendresse. Dans notre cas, avec humilité aussi, en sachant que nous ne sommes nous-mêmes que des "vases en terre cuite".

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 10 Décembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 5,17-26): 

Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem; et la puissance du Seigneur était à l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit: «Tes péchés te sont pardonnés». 

Les scribes et les pharisiens se mirent à penser: «Quel est cet homme qui dit des blasphèmes? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?». Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit: «Pourquoi tenir ces raisonnements? Qu'est-ce qui est le plus facile? de dire: ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou bien de dire : ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé: lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi». A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient: «Aujourd'hui nous avons vu des choses extraordinaires!».

«Tes péchés te sont pardonnés»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui le Seigneur nous instruit et nous guérit en même temps. Aujourd'hui nous voyons le Seigneur qui enseigne aux pharisiens et aux docteurs de la loi, ceux qui à son époque se considéraient très cultivés. Quelquefois en pensant à l'époque dans laquelle nous vivons et/ou aux longues études que nous avons faites, nous pensons qu'il ne nous reste pas beaucoup de choses à apprendre. Cette logique, qui n'a rien de surnaturel, nous amène parfois à vouloir faire que les chemins de Dieu soient les nôtres et non vice-versa.

Nous voyons dans l'attitude de ceux qui souhaitent la guérison d'un ami la résolution que nous mettons pour obtenir ce que nous désirons vraiment. Leur souhait, que l'infirme marche, n'est pas mauvais en soi. Mais cela ne suffit pas. Notre Seigneur veut réaliser en nous une guérison profonde. C'est pour cela qu'il commence par ce qu'Il est venu faire au monde, la signification même de son nom: sauver le monde de tous ses péchés.

La source la plus profonde de tous nos maux est le péché: «Tes péchés sont pardonnés» (Lc 5,20). Très souvent, notre prière ou notre intérêt est purement matériel, mais le Seigneur sait ce dont nous avons le plus besoin. Comme dans ce temps là, de nos jours les cabinets de médecins sont remplis de malades. Et à l'égal de ces malades, nous avons du mal à aller là où se trouve notre guérison complète, c'est à dire: à la rencontre du Seigneur dans le sacrement de la pénitence.

La rencontre sincère avec Jésus Miséricordieux est un point essentiel dans la vie de tout chrétien. Lui, qui est riche en miséricorde, nous rappelle, dans ce temps de l'Avent, que nous avons besoin du pardon qu'Il nous donne à bras ouverts et qu'il ne faut pas le délaisser. Parfois nous aussi nous avons besoin d'“écarter les tuiles” qui nous empêchent de Le voir. Je dois aussi “écarter les tuiles” de mes préjudices, de mes conforts, de mes préoccupations, de mes méfiances, qui sont un obstacle pour Le voir.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 9 Décembre 2017

My Homily

 

The first Sunday I have proposed ‘watch and pray’ as the theme for the week. This week, I would like to propose the theme, ‘preparation with joyful hope’.

Life is filled with inner and outer movements. There are plenty of movements to be observed and our inner movements can be observed only by us. In these movements, there is the question of discernment, choice and finally engagement, both positive and negative. Thus we observe that there is fighting, to take up or not, to accept or to deny, to engage or to ignore, etc. For Christians, these movements must be animated by the Holy Spirit and our struggles are always a spiritual struggle. These movements and fights we name them as a step that helps us to prepare ourselves to welcome Christ in the infant Jesus. How can we check ourselves, if we prepare well, especially for the final arrival of the Lord? It is very simple. If we become aware of these inner movements and connect them to external movements, if we manage to listen to them and recognize their origins, I would say that we are taking the first step towards a preparation that can be justly judged as good.

Preparation is a sign of hope, and at this time of Advent it is a joyful hope. The reason and source of our preparation is in the first reading of the day, "Say to the cities of Judah, 'Here is your God! This is the Lord God! He comes with power "Our preparation is directed towards this God who is coming. This reading presents us with a shepherd's image, The Eternal Shepherd who will come to take care of his lost sheep. This divine engagement for the salvation of the humanity gives us the hope to Esperance and the joy of waiting. So, do not reduce or limit our preparation to Christmas, because it is a memory and will take us back to 2000 years. We are walking towards the heavenly Jerusalem, towards the house of God, towards this Shepherd who seeks his sheep.

While staying on the earth, we are fixing our orientation at this paradise God has promised us. Our dream is those of the psalmist. Love and truth meet, justice and peace embrace each other; truth will sprout from the earth and from heaven will look righteousness. For that, we commit ourselves together, as a faithful and fervent community, as we are, wherever may be the place we are situated or whatever may be our states of life. We pray and believe in the hope that the Lord will fulfil all that He has promised. As he was faithful to the promise made to our father Abraham, He will be faithful with us too, the poor sinners, that we are.

St. Paul and today St. Peter tells us that this promise will come into this world like a thief, without warning us. Yet for us, the children of the light, we must not worry, for God will reveal everything to us. To welcome this revelation and the Messenger in a dignified way, we must prepare ourselves, prepare ourselves for His arrival. This preparation begins with the conversion.

John the Baptist proposed a baptism of conversion, a conversion of unbelief from Thomas (I would not believe) to the obedience of Mary (here is the servant of the Lord). It is in this opening of the mind that we can convert. Every conversion is with hope and happens in joy of new life. To convert, one must listen to this message of John the Baptist, "Here comes the one who is stronger than me: I am not worthy to lower myself to undo the strap of sandals. I have baptized you with water: he will baptize you in the Holy Spirit. Without passing this baptism of personal and individual conversion, from time to time, a community conversion, we cannot participate in the Baptism of the Lord, the baptism of fire and in the Spirit.

Advent is a moment of interiorization, it is a moment of conversion. It is a time that invites us to progress in love and forgiveness. May this love make us progress more and more in the true knowledge and the perfect clairvoyance that will make us discern what is more important in everyday life. Amen.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 9 Décembre 2017

Mon Homélie

 

La vie est remplie des mouvements intérieurs et extérieurs. Il y a  des combats. Pour les chrétiens, ces mouvements doivent être animés par l’Esprit Saint et nos combats sont toujours un combat spirituel. Ces mouvements et combats nous les nommons comme une étape qui nous aide à bien nous préparer à accueillir le Christ en Jésus. Comment pouvons-nous nous  vérifier, si nous nous préparation bien, particulièrement pour l’arrivée définitive du Seigneur ? C’est très simple.  Si nous prenons conscient de ces mouvements intérieurs et les connecter aux mouvements extérieurs, si on s’arrive à les écouter et reconnaitre leurs origines, je le dirais que nous faisons le premier pas vers une préparation qui est bonne.

La préparation est un signe d’espérance, et en ce temps de l’Avent, elle est une espérance joyeuse.  La raison et la source de notre préparation se trouve dans la première lecture du jour, « Dis aux villes de Juda, « Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance»  Notre préparation s’oriente vers ce Dieu qui va venir. Cette lecture nous présente une image de berger, Le Berger éternel qui va venir s’occuper de ses brebis perdues. Donc, ne réduisons pas ou ne nous limitons pas notre préparation jusqu’au Noël, car il est un mémoire et un souvenir de 2000 ans. Nous marchons vers le Jérusalem céleste, vers la maison de Dieu, vers ce Berger qui cherche ses brebis.

En restant sur la terre, nous fixons nos regards vers ce paradis que Dieu nous a promis. Notre rêve est ceux du psalmiste. ‘Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. » Pour cela, nous nous engageons ensembles, comme une communauté fidèle et fervente, tels que nous sommes, quoi que soit nos lieux ou nos états de vie. Nous prions et croyons  dans l’espérance que le Seigneur accomplira tout ce qu’Il a promis. Comme il était fidèle à la promise faite à notre père Abraham, Il sera fidèle  encore avec nous, les pauvres infidèles, que nous sommes.  

Saint Paul nous dit que cette promesse viendra dans ce monde comme un voleur, sans nous prévenir. Pourtant, pour nous, les enfants de la lumière nous ne devons pas nous inquiéter, car Dieu nous révélera tout. Pour accueillir cette révélation et le Messager d’une manière digne, il faut nous préparer, nous préparer à son arrivée. Cette préparation commence avec la conversion.

Jean le Baptiste a proposé un baptême de conversion, une conversion d’incrédulité de Thomas (Je ne croirais pas) vers l’obéissance de Marie (voici la servante du Seigneur). C’est dans cette ouverture de l’esprit que nous pouvons nous convertir.  Pour se convertir, il faut écouter ce message de Jean le Baptiste, « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi : je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de se sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau : lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. » Sans passer ce baptême de conversion personnelle et individuelle, de temps en temps, une conversion communautaire, nous ne pouvons pas participer au Baptême du Seigneur, le baptême de feu et dans l’Esprit.

L’avent est un moment d’intériorisation, c’est un moment de  conversion. C’est un temps qui nous invite à progresser dans l’amour et dans le pardon. Que cet amour nous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance qui nous feront discerner ce qui est plus important dans la vie quotidienne. Amen.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 8 Décembre 2017

Gospel text

 (Mt 9,35-10,1.6-8): 

Jesus went around all the towns and villages, teaching in their synagogues and proclaiming the good news of the Kingdom, and he cured every sickness and disease. When he saw the crowds he was moved with pity, for they were harassed and helpless like sheep without a shepherd. Then he said to his disciples, «The harvest is abundant but the workers are only few. Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest».

Then he called his twelve disciples to him and gave them authority over the unclean spirits to drive them out and to heal every disease and sickness. «Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: The kingdom of heaven is near. Heal the sick, bring the dead back to life, cleanse the lepers, and drive out demons. You received this as a gift, so give it as a gift».

 

The application

As a faithful we are called to imitate Christ and become another Christ for our brothers and sisters. While meditating on this gospel, it is important to see Christ very closely and imitate Him the maximum possible. It is not repeating the same act, rather finding the reason and the source behind every Word and act.

The First impression is the area that Jesus has covered, all common places, the city, the village and the place of worship. Why Jesus has chosen these places and how do I choose the place and people?

The second aspect is, the message itself. We are to harvest the fruit of divine work. Am I able to identify these divine fruits (the persons, the good works, great ideas, etc.) in our surroundings and bring them all together?  Though there is an explicit mission, there is also an implicit mission: the Prayer.

Though Jesus remains the Good News par excellence, how to translate this Good News to people in their daily life? Jesus translated it by healing and preaching ministry. How am I going to translate the Good News? For us personally, what is this Good News received and going to announce? How to make the people to realise the nearness of this Kingdom? And the gratuity of divine grace?

 

Daily Quote from the early church fathers

In remembrance of heavenly life, by Bede the Venerable, 672-735 A.D.

 

"Why should the lunar reckoning be calculated from the noontide hours, seeing that the moon had not yet been placed in the heavens or gone forth over the earth? On the contrary, none of the feast days of the law began and ended at noon or in the afternoon, but all did so in the evening. Or else perchance it is because sinful Adam was reproached by the Lord 'in the cool of the afternoon' (Genesis 3:8) and thrust out from the joys of Paradise. In remembrance of that heavenly life which we changed for the tribulation of this world, the change of the moon, which imitates our toil by its everlasting waxing and waning, ought specifically to be observed at the hour in which we began our exile. In this way every day we may be reminded by the hour of the moon's changing of that verse, 'a fool changes as the moon' (Sirach 27:11) while the wise man 'shall live as long as the sun' (Psalm 72:5), and that we may sigh more ardently for that life, supremely blessed in eternal peace, when 'the light of the moon shall be as the light of the sun, and the light of the sun shall be sevenfold, as the light of seven days.' Indeed, because (as it is written) 'from the moon is the sign of the feast day' (Sirach 43:7), and just as the first light of the moon was shed upon the world at eventide, so in the law it is compulsory that every feast day begin in the evening and end in the evening (see Exodus 12:18). (excerpt from THE RECKONING OF TIME 3.43

 

 

«Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest»

Fr. Xavier PAGÉS i Castañer 
(Barcelona, Spain)

Today, a week into our preparation for the celebration of Christmas, we see that one of the virtues which we have to work on during Advent is hope. Not in a passive way, like that of someone waiting for a train, but active hope, hope which gets us ready to give all that is needed for Jesus to be born again in our hearts.

We can't be happy just thinking about what it is we are hoping for, we have to think about what it is that God hopes of us. He wants us to follow him, just like he did the apostles. He tells us through Isaiah: «This is the way, walk in it» (Is 30:21, today's first reading). God hopes of us that we will give witness, each one in his own particular situation and circumstances that «the kingdom of heaven is near» (Mt 10:7).

Today's Gospel tells of how Jesus, in front of that huge crowd, felt compassion and said «the harvest is abundant but the workers are only few. Ask the master of the harvest to send workers to gather his harvest» (Mt 9:37-38). He has always wanted to be able to count on us, he wants us, in all our diverse circumstances to become real apostles of the world in which we move and live. The mission for which God sent his son to the world depends on us for its continuation. We find in our present day a mass of desperate and disorientated souls, thirsting for the Good News of Salvation that Christ has brought us, and of which we are the messengers. It is a mission which has been entrusted to every one of us. Conscious of our weaknesses and our failings, we get the support we need from constant prayer and are happy that this way we can collaborate with the plan for redemption that Christ has revealed.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0