Publié le 29 Juillet 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 13,31-35): 

Il leur proposa une autre parabole: «Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ. C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches». 

Il leur dit une autre parabole: «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé». Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète: «C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines».

 

L’Application

 

Nous ne pouvons jamais creuser la pensée divine. Pourtant grâce à l’histoire du salut, nous pouvons facilement comprendre le comportement divin : un cœur rempli d’amour et de miséricorde. C’est dans cet amour nous découvrons la grandeur de son Royaume, qui est capable de tout transformer. Comme une graine de moutarde, ou de levain, nous pouvons identifier les fruits de ce Royaume que Dieu désire pour nous.

Une personne de foi, sera capable d’identifier, malgré ses limites et ses faiblesse, combien Dieu l‘aime et il saura son devoir chrétien, ‘aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé.’ La fidélité à cet amour lui rendra heureux et joyeux. Voilà le secret d’un bonheur chrétien. Je vous souhaite une bonne journée.

«Il ne leur disait rien sans employer de paraboles»

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca 
(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente Jésus prêchant à ses disciples. Et il le fait de sa façon habituelle, à travers les paraboles, c'est-à-dire en employant des images simples et courantes pour expliquer les grands mystères cachés du Reine. De cette façon, tout le monde pouvait comprendre, depuis les gens avec un haut niveau d'éducation, jusqu'à ceux pour qui ce n'était pas le cas. 

«Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde…» (Mt 13,31). Les graines de moutarde ne sont presque pas visibles. Elles sont très petites, mais si on les soigne bien et on les arrose… elles finissent par se transformer en un arbre immense. «Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine...» (Mt 13,33). La levure ne se voit pas, mais si elle n'y était pas, la pâte ne lèverait pas. La vie chrétienne, la vie de la grâce est similaire: elle ne se voit pas depuis l'extérieur, elle ne fait pas de bruit, mais… si on la laisse s'introduire dans notre cœur, la grâce divine fait fructifier la semence et convertit les personnes de pécheresses à saintes. 

Cette grâce divine nous est donnée par la foi, à travers la prière, les sacrements et la charité. Mais cette vie de la grâce est tout d'abord un don qu'il faut attendre et souhaiter avec humilité. Un don que les sages et les connaisseurs de ce monde ne savent pas juger à sa juste valeur, mais que Dieu Notre Seigneur veut faire arriver aux humbles et aux plus simples. 

Espérons que lorsque Dieu nous cherche, il puisse nous trouver, non pas dans le groupe des orgueilleux, mais bien des humbles, qui se reconnaissent faibles et pécheurs, mais reconnaissants et confiants en la bonté du Seigneur. De cette façon, la graine de moutarde se transformera en un arbre immense; de cette façon, la levure de la Parole de Dieu travaillera en nous les fruits de la vie éternelle. Car «plus le coeur s'abaisse par humilité, plus il s'élève vers la perfection» (Saint Augustin).

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Publié le 27 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 13,18-23):

 «Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son coeur: cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment: quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un».

«Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur»

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat 
(Montserrat, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons Dieu comme le cultivateur altruiste et magnanime qui est en train d'ensemencer à pleines mains. Il ne fût point avaricieux dans la rédemption de l'homme, car Il a tout dépensé dans son propre Fils Jésus-Christ, qui à l'image de la semence enterrée (mort et sépulture) est devenu vie et résurrection grâce à sa sainte Résurrection. 

Dieu est un cultivateur patient. Le temps appartient au Père car Lui seulement connaît le jour et l'heure (cf. Mc 13,32) de la moisson et du battage. Dieu attend. Et nous aussi nous devons attendre en synchronisant l'horloge de notre espérance avec le dessein salvifique de Dieu. Saint Jacques nous dit: «Voyez le cultivateur: il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu'à ce qu'il ait fait la première et la dernière récoltes» (Jas 5,7). 

Dieu attend la moisson et la fait pousser avec sa Grâce. Et nous ne pouvons nous permettre de dormir non plus, car nous devons collaborer avec la grâce de Dieu en assurant notre coopération, sans placer des obstacles à cette action transformatrice de Dieu.

La culture de Dieu qui naît et pousse ici sur la terre est un fait bien visible par ses effets; nous pouvons le voir dans les miracles authentiques et dans les perçants exemples de sainteté de vie. Beaucoup sont ceux qui, après avoir entendu tout les mots et les bruits de ce monde, ont faim et soif d'entendre la Parole de Dieu, authentique, là où elle se trouve, vive et incarnée. Il y a des milliers de personnes qui vivent leur appartenance à Jésus-Christ et à l'Église avec le même enthousiasme qu'au commencement de l'Évangile, car la parole de Dieu «a trouvé une terre où elle peut germer et porter du fruit» (Saint Augustin); nous devons, donc, remonter notre morale et faire face au futur avec un regard de foi.

Le succès de notre moisson ne réside donc pas dans des stratégies humaines ni dans le marketing, mais dans l'initiative salvatrice de Dieu “riche en miséricorde” et dans l'efficacité du Saint-Esprit, qui peut transformer nos vies pour nous permettre de porter des fruits savoureux de charité et de joie contagieuse.

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Publié le 26 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 13,18-23):

 «Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son coeur: cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment: quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un».

«Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur»

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat 
(Montserrat, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons Dieu comme le cultivateur altruiste et magnanime qui est en train d'ensemencer à pleines mains. Il ne fût point avaricieux dans la rédemption de l'homme, car Il a tout dépensé dans son propre Fils Jésus-Christ, qui à l'image de la semence enterrée (mort et sépulture) est devenu vie et résurrection grâce à sa sainte Résurrection. 

Dieu est un cultivateur patient. Le temps appartient au Père car Lui seulement connaît le jour et l'heure (cf. Mc 13,32) de la moisson et du battage. Dieu attend. Et nous aussi nous devons attendre en synchronisant l'horloge de notre espérance avec le dessein salvifique de Dieu. Saint Jacques nous dit: «Voyez le cultivateur: il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu'à ce qu'il ait fait la première et la dernière récoltes» (Jas 5,7). 

Dieu attend la moisson et la fait pousser avec sa Grâce. Et nous ne pouvons nous permettre de dormir non plus, car nous devons collaborer avec la grâce de Dieu en assurant notre coopération, sans placer des obstacles à cette action transformatrice de Dieu.

La culture de Dieu qui naît et pousse ici sur la terre est un fait bien visible par ses effets; nous pouvons le voir dans les miracles authentiques et dans les perçants exemples de sainteté de vie. Beaucoup sont ceux qui, après avoir entendu tout les mots et les bruits de ce monde, ont faim et soif d'entendre la Parole de Dieu, authentique, là où elle se trouve, vive et incarnée. Il y a des milliers de personnes qui vivent leur appartenance à Jésus-Christ et à l'Église avec le même enthousiasme qu'au commencement de l'Évangile, car la parole de Dieu «a trouvé une terre où elle peut germer et porter du fruit» (Saint Augustin); nous devons, donc, remonter notre morale et faire face au futur avec un regard de foi.

Le succès de notre moisson ne réside donc pas dans des stratégies humaines ni dans le marketing, mais dans l'initiative salvatrice de Dieu “riche en miséricorde” et dans l'efficacité du Saint-Esprit, qui peut transformer nos vies pour nous permettre de porter des fruits savoureux de charité et de joie contagieuse.

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Publié le 24 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 20,20-28): 

Alors la mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande. Jésus lui dit: «Que veux-tu?». Elle répondit: «Voilà mes deux fils: ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume». Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire?». Ils lui dirent: «Nous le pouvons». Il leur dit: «Ma coupe, vous y boirez; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père». 

Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères. Jésus les appela et leur dit: «Vous le savez: les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi: celui qui veut devenir grand sera votre serviteur; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude».

«Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ?»

Mgr. Octavio RUIZ Arenas Secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle Evangélisation 
(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, l'épisode que nous raconte ce passage de l'Evangile nous met face à une situation qui arrive assez souvent dans les diverses communautés chrétiennes. En effet, Jean et Jacques ont fait preuve de générosité en abandonnant leur maison et leurs filets de pêche pour suivre Jésus. Ils ont entendu le message du Seigneur annonçant un Royaume et offrant la vie éternelle, mais ils n'arrivent toujours pas à comprendre la dimension de ce que propose le Seigneur et c'est pour cela que leur mère demande quelque chose de bon mais qui reste au niveau des aspirations purement humaines : "ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume". (Mt 20,21)

De la même manière, nous entendons et suivons le Seigneur, comme l'ont fait les premiers disciples, mais parfois nous n'arrivons pas à saisir l'exactitude de son message et nous nous laissons emporter par des intérêts personnels ou des ambitions à l'intérieur de l'Eglise. Nous oublions qu'en acceptant le Seigneur, nous devons nous donner à Lui entièrement et avec confiance, que nous ne pouvons pas penser à obtenir la gloire sans accepter d'abord la croix.

La réponse de Jésus met précisément l'accent sur cet aspect: pour faire partie de son Royaume, l'important c'est d'accepter de boire de la même "coupe" (cf. Mt 20,22), c'est-à-dire, être prêts à donner nos vies pour l'amour de Dieu et nous consacrer au service de nos frères, avec la même attitude miséricordieuse que Jésus. Dans sa première homélie, le pape François souligné que pour suivre le chemin de Jésus il faut porter sa croix, car " Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix, quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur."

Suivre Jésus exige, par conséquent, une grande humilité de notre part. Depuis le baptême nous avons été appelés à être ses témoins afin de transformer le monde. Mais nous ne réussirons cette transformation que si nous pouvons être les serviteurs des autres, dans un esprit de grande générosité et de dévouement, mais toujours dans la joie de suivre le Seigneur et de faire ressentir sa présence.

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Publié le 23 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 12,46-50): 

Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu'un lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler». Jésus répondit à cet homme: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?». Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère».

«Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi (…) une mère»

Abbé Pere SUÑER i Puig SJ 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile se présente, d'emblée, surprenant: «Qui est ma mère?» (Mt 12,48), Jésus demande. Il semble que le Seigneur emploie une attitude méprisante envers Marie. Certainement pas. Ce que Jésus veut laisser ici tout à fait clair c'est que devant ses yeux —les yeux de Dieu!— la valeur décisive d'une personne ne demeure pas dans le fait de la chair et du sang, mais dans la disposition spirituelle d'accueil de la volonté de Dieu: «Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: ‘Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère’» (Mt 12,49-50). 

Or, à ce moment-la, la volonté de Dieu était qu'Il plût évangéliser ceux qui l'écoutaient et que ceux-là pussent l'écouter. Ceci était plus primordial que n'importe qu'elle autre valeur, sans égard pour son importance. Pour faire la volonté du Père, Jésus-Christ avait laissé Marie et maintenant il devait prêcher loin de sa maison.

Mais, qui a été plus disposée à faire la volonté de Dieu que Marie? «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). C'est pour cela que saint Augustin dit que Marie, a d'abord reçu la parole de Dieu dans l'esprit par obéissance, et, seulement après, elle a conçu dans son sein pour l'Incarnation du Verbe.

En d'autres mots: Dieu nous aime dans la mesure de notre sainteté. Marie est très sainte et, conséquemment, elle est très aimée. Cependant, être des saints, n'est pas la raison pour laquelle Dieu nous aime. Au contraire, parce qu'Il nous aime nous pouvons devenir saints. Le Seigneur est toujours le premier à nous aimer (cf. 1Jn 4,10). Marie nous l'apprend lorsqu'elle dit: «Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,48). Aux yeux de Dieu nous sommes très peu; mais Il veut nous agrandir, nous sanctifier.

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Publié le 22 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 12,38-42): 

Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole: «Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi». Il leur répondit: «Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits; de même, le Fils de l'homme restera au coeur de la terre trois jours et trois nuits. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon».

 

«Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi»

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué 
(Manresa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile, nous contemplons des maîtres de la Loi et des pharisiens qui demandent à Jésus de leur prouver sa provenance divine par un signe prodigieux (cf. Mt 12,38). Des preuves, Il en avait déjà données, assez pour montrer non pas seulement qu'il venait de Dieu, mais pour prouver qu'Il était Dieu. Mais, malgré cela, ils n'en avaient pas assez: peu importe ce qu'Il aurait pu faire, ils ne l'auraient pas cru.

D'un ton prophétique, et profitant d'un signal prodigieux de l'Ancien Testament, Jésus annonce sa mort, sa sépulture et sa résurrection: «Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits» (Mt 12,40), en sortant de là plein de vie.

Par sa conversion et la pénitence, les habitants de Ninive, ont recouvré l'amitié de Dieu. Nous aussi, par la conversion, la pénitente et le baptême, avons été inhumés avec le Christ, et demeurons en Lui et pour Lui, maintenant et pour toujours, ayant donné un vrai pas «pascal»: pas de la mort à la vie, du péché à la grâce. Libérés de l'esclavage du démon, nous devenons les fils de Dieu. C'est “le grand prodige”, illustrant notre foi et l'espérance de vivre en aimant comme Dieu le veut, pour posséder à Dieu Amour en plénitude.

Grand prodige, que ce soit celui de la Pâque de Jésus comme celui de notre baptême. Personne ne les a vus, car Jésus est sorti du tombeau plein de vie. Et nous sommes sortis du péché, pleins de la grâce divine. Nous y croyons et nous vivons en essayant de ne pas tomber dans l'incrédulité de ceux qui veulent voir pour y croire, ou de ceux qui voudraient une Église sans l'opacité des humaines que la composons. Que le fait Pascal du Christ nous suffisse, car il répercute si profondément sur tous les humaines et sur toute la création, en étant la cause de tant de “miracles de la grâce”.

La Vierge Marie a confié dans la parole de Dieu, et elle n'a pas du courir au tombeau pour embaumer le corps de son Fils et pour vérifier que le sépulcre était vide: tout simplement elle crut et elle “vit”.

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Publié le 20 Juillet 2018

exte de l'Évangile (Mt 12,14-21): 

Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr. Jésus, l'ayant appris, quitta cet endroit; beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous. Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: «Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui j'ai mis toute ma joie. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne protestera pas, il ne criera pas,on n'entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement. Les nations païennes mettent leur espoir en son nom».

«Il les guérit tous»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous trouvons un double message. D'un côté, Jésus nous appelle avec une belle invitation à le suivre: «Beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous» (Mt 12,15). Si nous le suivons nous trouverons le remède aux difficultés du chemin, comme Il nous rappelait il n'y a pas longtemps: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt 11,28). De l'autre côté, on nous montre le courage de l'amour paisible: «Il ne protestera pas, il ne criera pas» (Mt 12,19).

Il sait que nous sommes accablés et éreintés par le poids de nos faiblesses physiques et morales... et par cette croix inattendue qui nous a rendu visite dans toute sa crudité, par les frictions, les désillusions, le chagrin. En fait, «ils se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr» (Mt 12,14) et... nous que sommes conscients que le disciple n'est pas au-dessus de son maître (cf. Mt 10,24), nous devons être aussi conscients que nous devrons également souffrir l'incompréhension et l'affront.

Tout cela constitue un fardeau qui pèse sur nos épaules, un fardeau qui nous fait fléchir. Et nous entendons alors comme la voix de Jésus qui nous dit: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos…» 

C'est curieux: Jésus nous invite à laisser notre poids, mais il nous en offre un autre: son joug, avec la promesse, ça oui, qu'il est doux et léger. Il veut nous montrer que nous ne pouvons pas aller dans ce monde sans aucun poids. Nous devons porter un fardeau ou un autre. Mais qu'il ne s'agisse pas de notre fardeau plein de matérialisme; qu'il s'agisse de son poids qui est léger…

En Afrique, les mères et les sœurs aînées amènent les plus petits accrochés sur le dos. Une fois un missionnaire vit une gamine qui y portait son petit frère... Et il lui demanda: «Ne crois-tu pas que c'est un poids trop lourd pour toi?». Elle répondit sans y penser: «Il n'est pas un poids, il est mon petit frère et je l'aime». L'amour, le joug de Jésus, n'est pas lourd, mais il nous délivre de tout ce qui nous accable.

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Publié le 20 Juillet 2018

Gospel text

(Mt 12,1-8): 

It happened that Jesus walked through the wheat fields on a Sabbath. His disciples were hungry, and began to pick some heads of wheat and crush them to eat the grain. When the Pharisees noticed this, they said to Jesus, «Look at your disciples; they are doing what is prohibited on the Sabbath!». Jesus answered, «Have you not read what David did when he and his men were hungry? He went into the house of God, and they ate the bread offered to God, although neither he nor his men had the right to eat it, but only the priests. And have you not read in the Law that on the Sabbath the priests in the Temple break the Sabbath rest, yet they are not guilty? I tell you, there is greater than the Temple here. If you really knew the meaning of the words: ‘It is mercy I want, not sacrifice’, you would not have condemned the innocent. Besides the Son of Man is Lord of the Sabbath».

 

The Application

 

What is the main subject of this gospel? Though apparently it may seems to be that Jesus is the master of Sabbath and filled with mercy and love, I see deep into this gospel, particularly for the daily application of this gospel message, it is the question of discernment.

The civil society and the family where we life have established lots of rules and regulations, and there are few customs that we follow blindly. Like listening to the  teachers, obeying the parents, are some of the value system which help us to grow in the society as a well-disciplined person. Today Jesus is asking us to discern what is important. Blindly listen to the parents or teachers, or discern the message and the intention of the people? Though for an example listening or obeying the parents may be rightly honoured and expected, when the parents are weak and lack in their capacity of discernment, should we still obey them, or politely withdraw from their proposal? (Though the society may judge us as disobedient child, for example). Looking every individual with love and mercy, will help us to choose the right way of acting with patience and compassion.

Many of us have the temptation to blindly follow the rules and regulations, to be politically correct in our approach, without being merciful and kind towards the weak person of our society. Every shifting can quite be a challenge and have the risk of being identified as displacement.  Jesus is on movement and we should learn to move from one place to the other easily and courageously. There will be always accusations and judgements, but like Jesus, we should protect the weak and abandoned with courage.

 

«It is mercy I want, not sacrifice»

Fr. Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Spain)

Today, the Lord is closing in the wheat fields of our lives, to pick the fruits of sanctity. Will He find charity, love of God and fellow man? Will Jesus, that corrects the rabbis' meticulous casuistry making the Sabbath rest law totally unbearable, have to remind us that He is only interested in our heart, in our capacity to love?

«Look at your disciples; they are doing what is prohibited on the Sabbath!» (Mt 12:2). And the unbelievable thing is they sincerely meant it. How can anyone forbid doing always a good deed? There is something reminding us no reason could exist excusing us from not helping others. True charity respects the demands for justice, by avoiding our falling into arbitrariness or whim, while preventing harshness to kill the true spirit of God's Law; for charity is nothing but a continuous invitation to loving, to give ourselves to others.

«It is mercy I want, not sacrifice» (Mt 12:7). Let us repeat it many times to engrave it on our heart: God, who is rich in mercy, wants us to be merciful. «How close God is of he who confess his mercy! Yes; God is not far from those contrite at heart» (St. Augustine). And how far away from God are we when we let our heart turn into hard stone!

Jesus Christ accused the Pharisees of condemning the innocent. That is a serious accusation. But what about us? Are we seriously interested in other people's problems? Do we consider them with affection and sympathy, as if we were judging a friend or a brother? Let us try not to lose our way, after all.

We beg you, O Mother of God, to make us merciful and to show us how to forgive. Let us be benevolent and kind. And if we discover in our life some details that do not fit at the heart of this disposition, now is a good time to rectify them, by formulating some effective purpose.

 

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Publié le 19 Juillet 2018

Texte de l'Évangile

 (Mt 12,1-8): 

En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim; ils se mirent à arracher des épis et à les manger. En voyant cela, les pharisiens lui dirent: «Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat!». Mais il leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement. Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute? Or, je vous le dis: il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat».

L’Application

Je vous invite à observer le mouvement de Jésus, particulièrement à travers les champs de blé et ce mouvement coïncide avec l’état des disciples, ils avaient faim. Jésus nous affirme que sa priorité, non pas tout ce qui est correcte ou bien, plutôt pouvoir répondre au besoin de ses disciples.  Ce comportement de Jésus nous assure que, quoique soit l’état actuel de notre vie, Dieu nous répondra positivement.

Il faut faire une relecture de notre comportement. Quelle est la priorité de notre vie ? Aider une personne en difficulté, ou comment perfectionner notre excellence ? Jésus nous dit qu’Il est maître du Sabbat. Sachant parfaitement que la maitrise de soi est un don de l’Esprit Saint, prenons-nous conscients notre manière d’agir devant un événement qui se présente ?   Sommes-nous remplis de la miséricorde divine ?

 

«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices»

Abbé Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, le Seigneur se rapproche du semis de ta vie, pour cueillir les fruits de sainteté. Trouvera-t-Il quand Il viendra de la charité, de l'amour pour Dieu et pour autrui? Jésus, qui corrige la casuistique méticuleuse des rabbis, celle qui rendait insupportable la loi du repos sabbatique: devra-t-il te rappeler qu'Il est seulement intéressé à ton cœur, à ta capacité d'aimer?

«Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat!» (Mt 12,2). Et ils l'ont dit convaincus, ce qui est incroyable! Comment interdire de faire toujours le bien? Il y a quelque chose qui te rappelle qu'il n'existe aucune motivation t'excusant de ne pas vouloir aider l'autre. 

La véritable charité consisterait à respecter les exigences de la justice, en évitant l'arbitraire ou le caprice personnel, mais en empêchant la rigidité qui tue l'esprit de la loi de Dieu, qui n'est qu'une invitation continuelle à aimer, à se donner aux autres.

«C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices» (Mt 12,7). Répète ces paroles maintes fois, afin de les graver dans ton cœur: Dieu, riche en miséricorde, nous veut miséricordieux. 

«Que ce Dieu est prochain de celui qui confesse sa miséricorde! Oui; Dieu n'est pas loin de ceux qui sont contrits de cœur» (Saint Augustin). Et que tu es loin de Dieu quand tu permets que ton cœur s'endurcisse comme la pierre!

Jésus-Christ accusa les pharisiens de condamner les innocents. Une grave accusation. Et toi? T'intéresses-tu vraiment aux choses de ton prochain? Les juges-tu avec affection, avec sympathie, comme celui qui juge un ami ou un frère? Essaie de ne pas perdre le nord de ta vie.

Demande à la Vierge de te faire miséricordieux, que tu saches pardonner. Sois bienveillant. Et si tu découvres dans ta vie quelque détail qui puisse contraster avec cette disposition de fond, maintenant c'est un bon moment pour rectifier, tout en formulant quelque propos efficace.

 

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Publié le 18 Juillet 2018

Gospel text

(Mt 11,28-30): 

Jesus spoke thus, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

The Application

 

Many of us feel that we have many problems and troubles, more than others. If we try to understand where we are, we could easily find out, it’s we ourselves have brought us to such miserable situations. Certainly there are some events which are truly beyond our control. Now with the Lord, by assuming our present responsibilities, certain past errors can be easily erased or corrected. Or at least, in the future such errors can be evited.

When Jesus invites us to carry His burden, we should never fail to understand that the real worry of the Lord is our well-being. Thus we can assure ourselves with certitude that the burden of the Lord is not really His own, rather it’s our own. The more we are ready to carry our own crosses, the more we will understand that the Lord carries our crosses more than us, even today. He is inviting us simply to cooperate with Him. The Lord will never aske us to carry the crosses of others, because, he is already carrying our crosses.  

The only desire of the Lord is that we be saved and on this earth we may live a happy life. It is for our own happiness and joy that the Lord is asking us to work. Since our happiness is dearly related to Him and to our brothers and sisters, and without the happiness of our brothers and sisters, our happiness and joy, can never be complete. For this we need to convert and cooperate with the Lord. Shall we then learn from the Lord to carry our won crosses?

«Come to me, all you who work hard»

Brother Lluís SERRA i Llançana 
(Roma, Italy)

Today, Jesus' words resound intimate and close. We are conscious that contemporary men and women suffer a considerable psychological pressure. This world keeps on turning round and round, we cannot stand up the pace anymore and have neither time nor inner peace to assimilate these changes. Quite often we move away from the evangelic simplicity by loading ourselves up with rules, commitments, planning and objectives. We feel overwhelmed and tired of continuously struggling without our effort being worth its while. Recent investigations affirm that nervous breakdowns are on their way up all the time. What are we lacking to feel actually well?

Today, at the light of the Gospel, we may review our conception of God. How do I live and feel God in my heart? What feelings uncover his presence in my life? Jesus offers us his understanding when we feel weary and want to rest: «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you» (Mt 11:28). Maybe we have fought for perfection while, deep inside, the only thing we wanted was to feel loved. In Jesus' words we find a response to our crisis of meaning. Our ego plays some dirty tricks on us by preventing us from being as good as we would like to. At times we may not see the light. St. Juliana of Norwich, English mystic of the fourteenth century, had a revelation, heard Jesus’ message, and wrote: «All will go well, everything will go well».

Jesus' proposal —«Take my yoke upon you and learn from me...» (Mt 11:29)— implies following his benevolent style of life (to wish good to everybody) and his heart’s humility (virtue referring to keep our feet on the ground for only the divine grace can make us ascend). To be a disciple demands our accepting Jesus' yoke, while remembering his yoke is «good» and his burden is «light». I do not know, however, whether we are convinced this is really so. To live as a Christian in our present context is not such an easy thing, for we have to opt for values that go upstream. Not to get carried away by money, prestige or power demands a great effort. If we want to achieve it by ourselves, it may become an impossible task.
But with Jesus everything is possible and good.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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