Publié le 12 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,15-26): 

Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. 

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. 

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

 

L’Application

 

Notre constat et jugement démontre notre intériorité. Si notre intériorité est pure et bon, nous verrons tout ce qui est bon. Si notre intériorité est mauvaise, nous verrons par tout, tout ce qui est mauvais.

«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

Abbé Josep PAUSAS i Mas 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi. 

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).

 

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Publié le 11 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,5-13):

 Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut. 

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L'Application

 

Nous ne pouvons pas réduire la  prière comme une demande. La prière est un dialogue et aussi un lieu d'écoute. Tout commence dans la foi, particulièrement en faisant confiance dans la bonté et dans la générosité divine. La perseverance dans la prière s'exprime la profondeur de la foi. 

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 11,1-4): 

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples». Il leur répondit: «Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’».

 

L’Application

 

‘Comme l’autre’ n’est pas dans le dictionnaire du Seigneur. Pourtant Il a exaucé la prière de ses disciples.  

Dans la prière il y une intimité commune, ‘notre Père’. Une soif à connaitre la volonté divine et un désir profond pour le règne de Dieu. Si dans notre prière, il n’y a pas ces éléments, nous ne pouvons pas nous avancer.

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME 
(Ikenanzizi, Nigeria)

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría). 

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin. 

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

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Publié le 9 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,38-42): 

As Jesus and his disciples were on their way, He entered a village and a woman called Martha welcomed him to her house. She had a sister named Mary who sat down at the Lord's feet to listen to his words. Martha, meanwhile, was busy with all the serving and finally she said, «Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving?». But the Lord answered, «Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed. Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her».

 

The Application

 

We should learn to live our life joyful like Jesus. An invitation by this nuclear family, creates the conflicts within the sisters. So strange that the invited is unnecessarily made part of this conflict.

Our normal approach to this gospel message may be the temptation to conclude that the Lord chooses the contemplation than action. Though it may not be totally wrong, Jesus doesn’t disapprove the demand of Martha, rather simply telling her that she can’t disturb the Lord to do your will, by depriving your sister who has chosen the best for her.

Thus, I will invite you all to look at this gospel with an eye on the discernment. Mary has chosen the best in her liberty and the Lord will never interfere in our personal freedom of choice. According to the Lord, every act should be a response to a good listening. Without discerning the divine will, it is very dangerous to associate our will as divine will. Here Martha is forcing the Lord to associate her will as His will and it is not acceptable.

Many of us are disturbed like Martha, continuously complaining because we are not able to discern the divine will in our personal life. There are many ‘I don’t have’ in our lives, thought they are not false, like the situation of Martha in this gospel. In such a situation, it is best to leave our discernment be filled with love and compassion.

A good listening without follow-up action doesn’t serve anything and a very good act without coherent with the divine will, neither produce the divine fruit, nor will give us the joy of accomplishing the divine will.

 

Daily Quote from the early church fathers

The Body of Christ needs hearers and doers  of the Word, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"'Virtue does not have a single form. In the example of Martha and Mary, there is added the busy devotion of the one and the pious attention of the other to the Word of God, which, if it agrees with faith, is preferred even to the very works, as it is written: 'Mary has chosen the good portion, which shall not be taken away from her.' So let us also strive to have what no one can take away from us, so that not careless but diligent hearing may be granted to us. For even the seeds of the heavenly Word itself are likely to be taken away if they are sowed by the wayside (Luke 8:5,12). Let the desire for wisdom lead you as it did Mary. It is a greater and more perfect work. Do not let service divert the knowledge of the heavenly Word... Nor is Martha rebuked in her good serving, but Mary is preferred because she has chosen the better part for herself, for Jesus abounds with many blessings and bestows many gifts. And therefore the wiser chooses what she perceives as foremost." (excerpt from EXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 7.83-86)

 

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed»

Fr. Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Spain)

Today, as every day, we can learn from the Gospel. Jesus, invited to Martha's home in Bethany, gives us a lesson of humanity: He, who loved people, lets people love him, for both things are equally important. It would be a serious mistake, with harmful consequences for sanctity, to refuse God's and others' affection.

Martha or Mary? But..., why opposing those who loved each other so much and loved God too? Jesus loved Martha and Mary, and their brother Lazarus, and He loves each one of us, too. 

On the path of sainthood not any two souls are exactly alike. We all try to love God, but within our own style and personality, without imitating anyone. Our models are Christ and the Mother of God. Do you resent how others treat God? Try to learn from his personal piety.

«Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving? Ask her therefore to help me» (Lk 10:40). To serve others, for the love of God, is an honor, not a burden. Do we serve with joy, as the Mother of God did with her cousin Elisabeth or at Cana's wedding, or as Jesus did when washing the Apostle's feet at the Last Supper?

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed» (Lk 10:41-42). Let us lose neither our peace nor our good humor. And to accomplish it, let us take good care of God's presence. «Know it well: There is something holy, something divine, hidden in the most ordinary situations; and it is up to each person to discover it (…); either we learn to find our Lord in ordinary, everyday life, or else we shall never find him» (St. Josemaria).

«Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her» (Lk 10:42). God wants us happy. That our Mother in Heaven helps us to feel the joy of giving.

 

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Publié le 9 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,38-42): 

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider». Le Seigneur lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée».

 

L’Application

 

Nous avons toujours une impression que le Seigneur a choisi la contemplation que l’action. Peut-être vous avez raison. Je vous invite à regarder la réponse autrement, particulièrement sur le discernement. Dieu qui est libre respecte le choix de Marthe qui s’est mis au service du Seigneur et aussi Marie qui a voulu écouter le Seigneur. Une écoute sans action ne serve rien et un acte sans écoute…………………..

Le Seigneur invite ainsi Marthe à l’écouter et à découvrir la volonté divine. Pour un exemple, si vous voulez m’inviter, ne préparer pas le riz, car je ne suis pas comme les indiens qui apprécient le riz. Sans me connaitre si vous préparer le riz, je le mangerai sans rien dire, pourtant vous le savez qu’il n’était pas le plat préféré de Terry, alors il aurait aimé découvrir un plat  français. Voilà ma proposition du jour. Un bon acte avec une très bonne volonté, sans être cohérant avec la volonté divine recevra le même accueil.

Jésus enseigne Marthe sur le discernement. Discerne l’essential de la vie. Dieu créa le monde et Il le trouva bon. Pourtant tout n’est pas bon pour tous. Le Seigneur rappelle qu’il n’est pas bon de lire une lettre amoureuse alors ton amour est devant toi.

 

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

Abbé Josep RIBOT i Margarit 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté. 

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun. 

Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle. 

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène?

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría). 

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

 

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Publié le 8 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,25-37): 

A teacher of the Law came and began putting Jesus to the test. And he said, «Master, what shall I do to receive eternal life?». Jesus replied, «What is written in the Scripture? How do you understand it?». The man answered, «It is written: You shall love the Lord your God with all your heart, with all your soul, with all your strength and with all your mind. And you shall love your neighbor as yourself». Jesus replied, «What a good answer! Do this and you shall live». 

The man wanted to keep up appearances, so he replied, «Who is my neighbour?». Jesus then said, «There was a man going down from Jerusalem to Jericho, and he fell into the hands of robbers. They stripped him, beat him and went off leaving him half-dead. It happened that a priest was going along that road and saw the man, but passed by on the other side. Likewise a Levite saw the man and passed by on the other side. But a Samaritan, too, was going that way, and when he came upon the man, he was moved with compassion. He went over to him and treated his wounds with oil and wine and wrapped them with bandages. Then he put him on his own mount and brought him to an inn where he took care of him. The next day he had to set off, but he gave two silver coins to the innkeeper and told him: ‘Take care of him and whatever you spend on him, I will repay when I come back’». Jesus then asked, «Which of these three, do you think, made himself neighbour to the man who fell into the hands of robbers?». The teacher of the Law answered, «The one who had mercy on him».
And Jesus said, «Go then and do the same».

 

The Application

 

Many of us do feel like this poor wounded man (or rather would like to be), looking for someone to come and save us, without realising that we are called to be a Good Samaritan for others. Since my preoccupation is not to explain the gospel or teach you to understand this, than helping you all to apply the message in the daily life. This daily application will in turn will make our life more missionary and evangelic.

Thus I will invite you all to look at the life of Jonas in the first reading and identify our own preoccupations and fears, which make us to act like the teacher of the law, priest or the Levite to ignore the person. It is important to ask ourselves, why are we not able to identify those neighbours who are hurt in life and in-need of us.

Just like the teacher of the law, and the young rich man who were searching for the eternal life, do I have the same thirst and what do I understand by ‘eternal life’?

It may be helpful to play the role of the persons in this gospel. Am I like this good Samaritan or like the priest? A true re-reading of our personal life may help us to identify the role that we are actually playing in our daily life. I am waiting for others to serve me or ready to serve others.

It is equally true in this story that the Samaritan too didn’t have sufficient means to fully respond to the need of this wounded person. Neither money in abundance nor the time. However, he could do with the available means, all that he could do. Am I aware of the means available for me, like the talents and gifts that God has already entrusted in me? Without identifying these means, how can I help? This Samaritan did approach other for help. Do I invite others to work with me and delegate my responsibility with others who are more qualified and able? Have a wonderful day and be a good neighbour, at least to the dear and near ones.

 

Daily Quote from the early church fathers

God desires to be our neighbor, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"God our Lord wished to be called our neighbor. The Lord Jesus Christ meant that he was the one who gave help to the man lying half-dead on the road, beaten and left by the robbers. The prophet said in prayer, 'As a neighbor and as one's own brother, so did I please' (Psalm 34:14 ). Since the divine nature is far superior and above our human nature, the command by which we are to love God is distinct from our love of our neighbor. He shows mercy to us because of his own goodness, while we show mercy to one another because of God's goodness. He has compassion on us so that we may enjoy him completely, while we have compassion on another that we may completely enjoy him. (excerpt from CHRISTIAN INSTRUCTION 33)

 

«What must I do to inherit eternal life?»

Fr. Ivan LEVYTSKYY CSsR 
(Lviv, Ukr
aine)

Today, the gospel’s message indicates the path to life: «You shall love the Lord, your God, with all your heart, (..) and your neighbor as yourself» (Lk 10:27). And since God has loved us in the first place He leads us to the union with Him. Blessed Mother Teresa of Calcutta said: «We need this intimate union with God in our daily life. And how can we achieve it? Through prayer». Being in oneness with Him we begin to experience that with Him everything is possible, even to love our neighbor.

Someone said that Christians enter the church to love God and come out to love their neighbors. Pope Benedict accentuates that the Christian’s program – the program of the Good Samaritan, Jesus program – is «a heart which can see». See and stop! In this parable there are two people who see the needy, but they don´t stop. This is why Christ has reproached the Pharisees saying: «Do you have eyes and not see?» (Mk 8:18). On the contrary, the Samaritan sees and stops, he has mercy and thus saves the life of the needy and his own.

When the famous Catalan architect Antonio Gaudí was run over by a tramway some bystanders didn’t stop to help that injured old man. He carried no documents and looked like a beggar. Had they realized who that neighbor was and surely they would have stayed in line to help him.

When we practice the good, we think we do it for our neighbor, but we really do it also for Christ: «I say to you, whatever you did for one of these least brothers of mine, you did for me» (Mt 25:40). And Benedict XVI says my neighbor is anyone who needs me and I can help. If everyone seeing his neighbors in need would stop and have mercy on them once a day or once a week the crisis would decrease and the world would become better. «Nothing resembles us so much to God as the good deeds» (St. Gregory of Nyssa).

 

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Publié le 8 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,25-37):

 Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie». 

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

 

L’Application

 

Nous connaissons tous les commentaires concernant cette parabole. Donc j’ignore sur l’enseignement. Pour l’application je vous invite à choisir une des questions qui peut vous aider à vivre cette journée selon l’évangile du jour. En nous liant avec l’histoire de Jonas, nous pouvons nous demander, qu’elle est la volonté divine aujourd’hui, y-a-t-il sur mes chemins une personne ou une communauté ou groupe, même notre propre enfant ou famille qui ont besoin de moi ? Nous verrons non seulement une seule personne blessé(e), peut-être il y aura plus. Donc, discernons devant le Seigneur, qui est mon prochain immédiat ?

La deuxième possibilité : comme d’habitude, jouons les rôles. Suis-je le ou la blessé(e) ? Comment je cris ? Suis-je le scribe ou prêtre ou lévite ou l’élu, etc., qui ignore ? Comme cette histoire raconte, ce samaritaine n’avait pas tout argent pour le soigner, ni les moyens, pourtant il a fait tout ce qu’il a pu. Suis-je capable d’identifier les moyens à ma disposition et comment vais-je les employer ?  

Ou Simplement cherche-je la Vie éternelle ?

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR 
(Lviv, Ukraine)

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne. 

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse). 

 

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Publié le 7 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 10,17-24): 

Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux». 

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler». 

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

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Publié le 6 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 10,13-16): 

Jesus said, «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida! So many miracles have been worked in you! If the same miracles had been performed in Tyre and Sidon, they would already be sitting in ashes and wearing the sackcloth of repentance. Surely for Tyre and Sidon it will be better than for you on the Judgment Day. And what of you, city of Capernaum? Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead. Whoever listens to you listens to me, and whoever rejects you rejects me; and he who rejects me, rejects the one who sent me».

 

The Application

 

Jesus seems to be sad and he expresses his disappointment on the hardheartedness of the people. Though the readings of the days apparently speak about the disappointment of the Lord, they come with lot of hope, by giving each and every one of us a chance for conversion.

This conversion is visible only the way we welcome the messengers of the Lord. They may be our brothers and sisters, or any of our friends, or even a plant or a bird, all are capable to be the messengers of the Lord. Let us be open like the small Samuel by surrendering ourselves before the Lord. Lord speak, thy servant listens.  

«Whoever listens to you listens to me»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, we contemplate Jesus addressing his speech to some towns of Galilee where He had preached and carried out the works by his Father, and that had been the cause of his preoccupation. Nowhere had He preached and made miracles as He did in Chorazin, Bethsaida and Capernaum. The sowing had been plentiful, but the harvest had been meager. Not even Jesus could persuade them...! What a mystery human freedom is! We can say “no” to God... The evangelic message is not imposed upon us by force: it is offered to me but I can refuse it; I can accept it or reject it. Our Lord's respect for my freedom is total. What a responsibility for me!

Jesus' language: «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida!» (Lk 10:13) when his apostolic mission was over, is more indicative of suffering than of condemnation. The nearness of the Kingdom of God was not a call for penance and conversion for those towns. Jesus recognizes that Tyre and Sidon would have taken more advantage of all the grace granted to the Galilees.

But Jesus' frustration is even bigger when He refers to Capernaum. «Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead» (Lk 10:15). It was there where Peter had his home and Jesus had centered his preaching. Once again, we can detect in these words a feeling of sadness rather than a threat. We could, just as well, say the same out of many cities and persons of our time. They believe they are being lifted, but in fact, they are being thrown down.

«Whoever listens to you listens to me» (Lk 10:16). These words ending today's Gospel are a call to conversion and are bearers of hope. If we listen to Jesus' voice, we still have time. Conversion happens when love banishes selfishness from our life, which is a permanent unfinished task. St. Maximus will tell us: «Nothing is more pleasant and loved by God, than men convert to him with sincere contrition».

 

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Publié le 6 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,13-16): 

«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts! Celui qui vous écoute m'écoute; celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Même si on voit en peu de culpabilité, le cœur des lectures du jour nous invitent à l’espérance. Si nous écoutons la Parole du Seigneur et mettons-la en pratique, nous retrouverons la joie promise.

«Celui qui vous écoute m'écoute»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que Jésus tourne son attention vers les cités qui avaient fait l'objet de ses soucis, là où il avait prêché et réalisé les oeuvres du Père. A aucun endroit il n'avait autant prêché et fait de miracles comme à Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm. La semence était abondante mais la récolte n'avait pas été bonne. Même Jésus lui-même n'avait pu les convaincre! Quel mystère que celui de la liberté humaine! Nous pouvons dire “non” à Dieu… le message évangélique ne s'impose pas par la force, il s'offre à nous uniquement et je peux fermer mon coeur, l'accepter ou le refuser. Le Seigneur respecte totalement ma liberté. Quelle responsabilité que la mienne!

Les paroles de Jésus: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!» (Lc 10,13) lors de la fin de sa mission apostolique, expriment davantage la souffrance que la damnation. La proximité du Royaume de Dieu n'a pas provoqué dans ces villes un appel à la conversion et à la pénitence. Jésus reconnaît qu'à Sidon et à Tyr ils auraient mieux profité de toutes les grâces dispensées aux galiléens.

La déception de Jésus est encore plus grande s'agissant de Capharnaüm. «Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts!» (Lc 10,15). C'est là où Pierre a sa maison et Jésus avait fait de cette ville le centre de sa prédication. Une fois de plus nous ressentons davantage un sentiment de tristesse qu'une menace dans ces paroles. Nous pouvons dire la même chose de certaines de nos villes et personnes de notre époque. Ils croient prospérer, quand en réalité ils s'enfoncent.

«Celui qui vous écoute m'écoute» (Lc 10,16). Ces paroles qui concluent l'Évangile sont un appel à la conversion et elles sont porteuses d'espérance. Si nous écoutons la voix de Jésus nous avons encore le temps. La conversion consiste en ce que l'amour surpasse dans notre vie progressivement l'égoïsme, ce qui est un travail qui ne s'achève jamais. Saint Maxime dira: «Il n'y a rien d'aussi agréable et aimé par Dieu que de voir que les hommes se convertissent à Lui avec un sincère repentir».

 

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