Publié le 17 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 21,15-19): 

Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre: «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?». Il lui répond: «Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais». Jésus lui dit: «Sois le berger de mes agneaux». Il lui dit une deuxième fois: «Simon, fils de Jean, m'aimes-tu?». Il lui répond: «Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais». Jésus lui dit: «Sois le pasteur de mes brebis». 

Il lui dit, pour la troisième fois: «Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes?». Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait: «Est-ce que tu m'aimes?» et il répondit: «Seigneur, tu sais tout: tu sais bien que je t'aime». Jésus lui dit: «Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis: quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller». Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore: «Suis-moi».

«‘Seigneur, tu sais tout: tu sais bien que je t'aime’. Jésus lui dit: ‘Sois le berger de mes brebis’»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous devons remercier saint Jean de nous avoir légué le récit de cette conversation intime entre Jésus et Pierre: «‘Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?’. Il lui répond: ‘Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais’. Jésus lui dit: ‘Sois le berger de mes agneaux’» (Jn 21,15). —Sur les plus petits, nouveau-nés à la vie de Grâce... tu dois veiller comme si tu étais Moi... La deuxième fois, quand «Jésus lui dit: sois le pasteur de mes brebis», Il suggère à Simon Pierre: —Tu vas présider en mon Amour à tous ceux qui me suivront et t'assurer qu'ils agissent bien selon une charité ordonnée. Ainsi, tous sauront qu'à travers toi, c'est Moi qu'ils suivent; car telle est ma volonté: que tu marches toujours au-devant, en dispensant les mérites que J'ai gagnés pour chacun d'eux.

«Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait: ‘Est-ce que tu m'aimes?’ et il répondit: ‘Seigneur, tu sais tout: tu sais bien que je t'aime’» (Jn 21,17). Jésus lui fait rectifier son triple reniement et, à son seul souvenir, Pierre est tout peiné. —Je t'aime totalement, même si je t'ai renié..., tu sais déjà comment j'ai pleuré ma trahison, tu sais que je n'ai trouvé de consolation qu’auprès de ta Mère et nos frères.

Nous sommes consolés quand nous nous rappelons que le Seigneur a établi le pouvoir d'effacer le péché qui, peu ou prou, nous sépare de son Amour et de l'amour pour nos frères. —Je trouve ma consolation lorsque je reconnais que je suis éloigné de Toi et que j'écoute de tes lèvres sacerdotales le «Je t'absous» “en forme de jugement”.

Nous trouvons notre consolation dans ce pouvoir des clés que Jésus-Christ accorde à tous ses prêtres —administrateurs de l'ouverture des portes de Son amitié. —Seigneur, je vois qu'un manque d'amour se guérit grâce à un acte d'amour immense. Tout cela, nous conduit à mieux apprécier l'immense trésor du sacrement du pardon pour confesser nos péchés qui, réellement, sont une “dés-affection”.

 

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Publié le 17 Mai 2018

Gospel text

(Jn 17,20-26): 

Jesus said, «I pray not only for these but also for those who through their word will believe in me. May they all be one as you Father are in me and I am in you. May they be one in us; so the world may believe that you have sent me. I have given them the Glory you have given me, that they may be one as we are one: I in them and you in me. Thus they shall reach perfection in unity and the world shall know that you have sent me and that I have loved them just as you loved me. 

»Father, since you have given them to me, I want them to be with me where I am and see the Glory you gave me, for you loved me before the foundation of the world. Righteous Father, the world has not known you but I have known you, and these have known that you have sent me. As I revealed your Name to them, so will I continue to reveal it, so that the love with which you loved me may be in them and I also may be in them».

 

The Application

 

The gospel of John is a pleasure to read and contemplate. Many of us do appreciate the chapters 15 and 17 in our search to understand the divine love. It is  the will of the Father that we know Him through his son and it is the will of the son that we know His Father through Him.

The finality of knowing the Father is, to know His love for us and how much He loved us and loves us still through His son. Knowing and living this love has its own finality. Jesus precise it by telling us that just like the JOY he has in the Father, that our joy may be also perfect and complete. There is a deep desire for the Lord that this joy habits in us.

It is possible only if we remain united with the Father, just like the vine and the branch. Today for the humanity, this union is accessible only through the humanity of Jesus, in which He has made us in a dignified way, to participle in the divinity of the Father.

This union has its own finality: that all be united with the Father. It is our vocation baptismal that we announce this good news to the whole world and unite them, as Jesus has united with the Father. That is to say, unite them with us that they may taste the joy in us, and through us Jesus Christ and through Jesus Christ, the Father.  This is a herculous task and impossible for us to achieve. Jesus is sending us the Holy Spirit and He will do everything in us and through us.

«I pray not only for these but also for those who through their word will believe in me»

Fr. Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Spain)

Today, we find a solid basis for trust in the Gospel: «Holy Father, I pray not only for these but also for those who through their word will believe in me...» (Jn 17:20). It is Jesus' heart, which, in the intimacy of Jesus with his disciples, opens up the inexhaustible treasures of His Love. He wants to strengthen their hearts overwhelmed by the sense of farewell that, during the Last Supper, the Master's words and gestures have left them with. It is Jesus' unfailing prayer that goes up to the Father, pleading for them. What a confidence and strength will they find in this prayer throughout their apostolic mission! Amidst all the difficulties and dangers they have to face, this prayer will go all the way with them to become the source where they will find the strength and courage to give the final testimony of their faith with the offering of their own life.

We should let the reality of Jesus' prayer for his disciples to reach our lives, too: «I pray not only for these but also for those who will believe in me...». These words travel through time and centuries to attain, with the same intensity they were once said, the hearts of every true believer.

In the living memory of His Holiness John Paul II's last visit to Spain, we find in his words the echo of Jesus' prayer for his disciples: «With my open arms, in my heart I carry you all —said the Pontiff before more than a million persons—. The memory of these days will become a prayer, we shall beg the peace for you in fraternal coexistence, encouraged by the Christian hope that never loses heart». An another Pontiff, not so close in time, also made an exhortation that, after many centuries, have reached our heart, too: «There is no ailing one whom the victory of the cross be denied to, nor there is anyone whom Christ's prayer does not help to. For, if it was so profitable for those who treated him so cruelly, how much more will it not be for those who are converted unto him» (St. Leo the Great).

 

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Publié le 16 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 17,20-26):

 «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un: moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. 

»Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux».

«Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous trouvons dans l'Évangile une solide source d'où puiser la confiance: «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui (…) croiront en moi» (Jn 17,20). C'est le Cœur de Jésus qui, dans l'intimité des siens, leurs ouvre les trésors inépuisables de son Amour. Il veut consolider leurs cœurs attristés par l'air d'«au revoir» qu'ont les gestes et paroles du Maître durant la Dernière Cène. C'est la prière indéfectible de Jésus qui monte vers le Père en intercédant pour eux. Quelle sécurité et quelle force trouveront-ils par la suite dans cette prière tout au long de leur mission apostolique! Au milieu des difficultés et des dangers qu'ils ont dû affronter, cette prière les accompagnera et sera la source de laquelle ils trouveront la force et le courage pour être témoins de leur foi à travers du renoncement à leur propre vie.

La contemplation de cette réalité, de cette prière de Jésus pour les siens, doit toucher nos vies: «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui (…) croiront en moi…». Ces paroles transcendent les siècles et arrivent, avec la même intensité avec laquelle ils étaient prononcés, jusqu'au cœur de tous et chacun des croyants.

Si nous nous souvenons de la dernière visite de Jean-Paul II en Espagne, nous retrouvons dans les paroles du Pape l'écho de cette prière de Jésus pour les siens: «À bras ouverts je vous porte tous dans mon cœur —dit le Pontife devant plus d'un million de personnes. Le souvenir de ce séjour se fera prière demandant pour vous la paix en coexistence fraternelle, encouragés par l'espérance chrétienne qui ne trahit jamais». Et un peu plus loin dans le temps, un autre pape prononçait des paroles qui nous touchent le cœur après plusieurs siècles: «Il n'existe aucun malade à qui l'on nie la victoire de la croix, il n'existe personne à qui ne l'aide pas la prière du Christ. Si ce fut vrai pour ceux qui ont appris de Lui, ne sera-t-il pas d'autant plus vrai pour ceux qui se convertissent à Lui?» (Saint Léon Le Grand).

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Publié le 15 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 17,11b-19): 

Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. 

Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.».

«Qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés»

Abbé Thomas LANE 
(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous habitons un monde où l'on ne sait plus que faire pour être vraiment heureux de la joie de Jésus, un monde où l'on cherche cette joie partout où elle n'est pas et d'une façon aussi erronée que possible. Chercher cette joie sans Jésus ne peut que conduire à une tristesse plus profonde encore. Il suffit de regarder les feuilletons à la télé: il s'agit toujours de quelqu'un qui a des problèmes…. Ces feuilletons télévisés nous montrent les misères de la vie sans Dieu.

Mais, aujourd'hui, nous voulons vivre avec la joie de Jésus. Dans l'Évangile, Jésus prie son Père «je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés» (Jn 17,13). Notons bien que Jésus veut que nous soyons comblés par sa joie. Il veut que notre joie soit complète. Ce qui ne veut pas dire que nous ne portions pas notre croix, car «le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde» (Jn 17,14). Mais Jésus attend de nous que nous sachions vivre avec sa joie sans que nous importe ce que le reste du monde pense de nous. La joie de Jésus doit nous imprégner jusqu'au plus profond de nous-mêmes sans que la clameur superficielle d'un monde sans Dieu puisse nous pénétrer.

Vivons, donc, aujourd'hui, avec la joie de Jésus. Et comment pouvons-nous parvenir à l'augmenter? Certainement par Jésus lui-même. Lui seul qui peut nous donner la véritable joie qui manque dans le monde, comme en témoignent ces feuilletons de la télé. Jésus dit, «Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez» (Jn 15,7). Consacrons, donc, chaque jour un peu de notre temps à prier avec les paroles de Jésus dans les Écritures; nourrissons-nous d'elles, pénétrons-nous en; qu'elles soient pour nous la nourriture qui rassasie de la joie de Jésus: «À l'origine du fait d'être chrétien, il n'y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive» (Benoît XVI).

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Publié le 14 Mai 2018

Gospel text

(Jn 17,1-11a): 

Jesus lifted up his eyes to heaven and said, «Father, the hour has come; give glory to your Son, that the Son may give glory to you. You have given him power over all mortals, and you want him to bring eternal life to all you have entrusted to him. For this is eternal life: to know you, the only true God, and the One you sent, Jesus Christ. I have glorified you on earth and finished the work that you gave me to do. 

»Now, Father, give me in your presence the same Glory I had with you before the world began. I have made your name known to those you gave me from the world. They were yours and you gave them to me, and they kept your word. And now they know that all you have given me comes indeed from you. I have given them the teaching I received from you, and they received it and know in truth that I came from you; and they believe that you have sent me.

»I pray for them; I do not pray for the world but for those who belong to you and whom you have given to me —indeed all I have is yours and all you have is mine— and now they are my glory. I am no longer in the world, but they are in the world whereas I am going to you. Holy Father, keep them in your Name (that you have given me,) so that they may be one, just as we are».

 

The Application

 

The Christian living is a response to the divine call. Thus our baptismal life itself is a vocation and God accompanies us in this mission so that we may accomplish this and go courageously till the end of this march. Even the life of Jesus was a response to the mission that His Father has entrusted to Him. Jesus is revealing to His disciples the mission entrusted to Him and through this prayers He gives account to His Father.

If we look deep in to this prayer we find the deep Trinitarian relationship that they entertain themselves, the deep passion of Jesus not only to accomplish the Father’s mission (the revelation of the Father to the nation), but also His boundless love for his disciples. Knowing in advance the immediate persecutions that His disciples have to suffer, Jesus present these disciples and all the member of His CHURCH to the Father. There is a deep common belonging, all are part of one single unity, unity of the creation with the Trinity.

Do we in our daily life sense the same intense feeling of ‘belonging’? If so, what is the mission received? And what is our prayer? Do we realize the inner movements which are pushing us to engage positively to our baptismal vocation? Have a wonderful day.

«Father, the hour has come»

Fr. Pere OLIVA i March 
(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Spain)

Today, St. John's Gospel —that we have been reading for days now— begins by speaking of “the hour”: «Father, the hour has come» (Jn 17:1). The crowning moment, the clarification of everything, the utmost donation of Christ who delivers himself to all... But “the hour” still is a hidden reality to men; it will be revealed as the scheme of Jesus' life will open the perspective of the Cross.

Has the hour come? What hour? Well, the hour when men will recognize God's name, that is, his actions, his way to address Mankind, his way to speak to us; in the Son, in the Christ He loves.

Now a day, men and women know God through Jesus («I have given them the teaching I received from you»: Jn 17:8), we become witnesses of life, of the divine life developing inside us thanks to the Baptism. In him, we live, we move, we are; in him, we find words that feed us and make us grow; in him, we discover what God wants out of us: our plenitude, our human realization, an existence that does not live out of personal vainglory but out of an existential attitude that becomes strong through the same God and his Glory. As St. Irineus remind us, «The Glory of God is living man». Let us exalt and praise God and his glory so that we, human beings, can reach our plenitude!

The Gospel of Jesus Christ marks us; we work for the glory of God, a task that translates in a better service for today's men and women's lives. This means working for true human communication, true happiness of the person, to increase the joy of the sad ones, to exert compassion on the needing... In short: open to Life (with capital letters).

For the Spirit, God works inside every human being and lives in the deepest part of the person constantly incentivating everybody to live as per the Gospel values. The Good News is the expression of the liberating happiness He wants to give us.

 

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Publié le 14 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 17,1-11a): 

Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi: «Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyée, Jésus Christ. Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'oeuvre que tu m'avais confiée. 

»Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi: donne-moi la gloire que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde. J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données: ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé. 

»Je prie pour eux; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m'as donnés: ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes».

 

L’Application

 

Sans entrer dans les détails de cette prière, je voudrais vous inviter à regarder la voix intérieure du Seigneur, son amour pour ses disciples, son unions avec son Père et à la fin con compte rendu de sa mission confiée par son Père. Jésus voit déjà les persécutions et Il prie pour ses disciples.

A sa place quelle sera notre prière ? Quelle est la mission que nous avons reçue du Seigneur et qu’avons-nous faite avec cette mission confiée? Quels sont les mouvements intérieurs qui nous poussent aujourd’hui et comment-nous leurs répondons? Une bonne journée.

«Père, l'heure est venue»

Abbé Pere OLIVA i March 
(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile de Saint Jean —que nous lisons depuis quelques jours— débute en nous parlant de “l'heure”: «Père, l'heure est venue» (Jn 17,1). Le moment culminant, la glorification de toute chose, l'offrande ultime de Christ qui se livre pour nous… “L'heure” est une réalité invisible aux yeux de l'Homme; qui se révèlera au fur et à mesure que la vie de Jésus nous laissera entrevoir la perspective de la croix. 

L'heure est venue? L'heure de quoi? L'heure est venue de connaître le nom de Dieu, c'est-à-dire son action, la façon avec laquelle il se dirige à l'Humanité, sa façon de nous parler à travers de son Fils, Christ, qu'il aime.

Les hommes et les femmes d'aujourd'hui, ceux qui connaissent Dieux à travers de Jésus («Je leur ai donné les paroles que tu m'avais données»: Jn 17,8), sommes témoins de la vie, de la vie divine qui grandit en nous en vertu du sacrement baptismal. En Lui nous vivons, nous agissons et nous sommes; en Lui nous trouvons les paroles qui nous nourrissent et nous font grandir; en Lui nous découvrons ce que Dieu veut de nous: la plénitude, la réalisation humaine, une existence qui ne vit pas de vaine gloire personnelle, mais sinon d'une attitude existentielle qui s'appuie en Dieu lui-même et en sa gloire. Comme nous rappelle Saint Irène, «la gloire de Dieu est que l'homme vive». Rendons gloire à Dieux afin que la personne humaine arrive à sa plénitude!

Nous sommes marqués par l'Évangile de Jésus-Christ; travaillons sans cesse pour la gloire de Dieux, travail qui représente se mettre au service de la vie des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Ce qui veut dire: travailler pour une authentique communication humaine, l'authentique bonheur de la personne, encourager la joie chez les tristes, ressentir la compassion pour les faibles… En résumé: être ouverts à la Vie (en majuscule).

À travers de l'esprit, Dieux travaille à l'intérieur de chaque être humain et habite au plus profond de la personne et ne cesse pas de nous encourager à puiser des valeurs de l'Évangile. La Bonne Nouvelle est l'expression du bonheur libérateur qu'Il veut nous donner.

 

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Publié le 13 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 15,9-17): 

«Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. 

»Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. Mon commandement, le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître. 

»Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera. Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres».

«Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église nous rappelle le jour où les Apôtres choisirent ce disciple de Jésus qui devait remplacer Judas Iscariote. Comme Saint Jean Chrysostome nous le dit avec justesse dans l'une de ses homélies, lorsqu'il s'agit de choisir des personnes qui doivent assumer une certaine responsabilité il se peut que nous devions faire face a des rivalités ou à des discussions. C'est la raison pour laquelle Saint Pierre «se désintéressant de possibles jalousies», abandonne l'affaire au sort et à l'inspiration divine. Et ce Père de l'Église ajoute: «Car les décisions importantes engendrent trop souvent les rancoeurs».

Dans l'Évangile de ce jour, le Seigneur parle aux Apôtres de la joie qui doit être la leur: «que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie» (Jn 15,11). En effet, le chrétien, comme Mathias, vivra heureux et avec une joie sereine s'il assume les différents événements de la vie à partir de la grâce de la filiation divine. Autrement, il finira par se laisser emporter par les fausses rancoeurs, d'absurdes jalousies ou toute autre sorte de préjugés. La joie et la paix sont toujours les fruits de l'exubérance du dévouement apostolique et de notre lutte pour parvenir à la sainteté. Elles sont le résultât logique et surnaturel de l'amour de Dieu et de l’esprit de service au prochain.

Romano Guardini écrivait: «La source de la joie est une source qui jaillit au plus profond de nous-mêmes. (...). C'est là où demeure Dieu. Alors la joie se déploie en nous rendant lumineux. Et tout ce qui est beau est perçu dans toute sa splendeur». Quand nous ne sommes pas heureux nous devons prier comme le faisait Saint Thomas More: «Seigneur, donne-moi le sens de l'humour pour que je tire quelque bonheur de la vie et que j'en fasse part aux autres». N'oublions pas non plus ce que Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus disait aussi: «Dieu, écartez moi des saints au visage triste, car un saint triste est un triste saint».

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Publié le 11 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 16, 23-28): 

«En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis: si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom; demandez, et vous recevrez: ainsi vous serez comblés de joie. J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père. En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père».

«Je suis sorti du Père (…). Maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile nous laisse entendre des paroles d'adieu tendres de la part de Jésus. Il nous fait part de son mystère le plus précieux, Dieu Père est à la fois son origine et son destin: «Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père» (Jn 16,28).

Cette vérité concernant la Deuxième Personne de la Trinité ne devrait jamais cesser de résonner dans nos cœurs: vraiment, Jésus est le Fils de Dieu, le Père Divin est son commencement et en même temps sa fin.

Pour tous ceux qui croient tout savoir sur Dieu, mais qui mettent en doute la filiation divine de Jésus, l'Évangile d'aujourd'hui a quelque chose d'important à leur dire: “Celui” que les juifs appellent Dieu est celui qui a envoyé Jésus, et Il est donc par conséquent, le Père des chrétiens. Ces paroles nous disent clairement que nous ne pouvons vraiment connaître Dieu que si nous acceptons cette vérité: que ce même Dieu est le Père de Jésus.

Cette filiation divine de Jésus nous rappelle un autre aspect fondamental de notre vie: nous, les baptisés, nous sommes des fils de Dieu dans le Christ par l'Esprit Saint. Cela renferme un des plus beaux mystères pour nous tous: cette paternité adoptive de Dieu envers les hommes se distingue de l'adoption humaine en ce qu'elle a un fondement réel dans chacun de nous, puisqu'elle entraîne une nouvelle naissance. Par conséquent, celui qui a été introduit dans la grande famille divine ne sera plus jamais un inconnu.

C'est pour cela, que le jour de l'Ascension la messe nous rappelle, lors de la prière commune que nous tous, les fils, nous avons tous suivis les pas de Jésus: «Dieu qui élève le Christ au-dessus de tout, ouvre-nous à la joie et à l'action de grâce, car l'Ascension de ton Fils est déjà notre victoire: nous sommes les membres de son corps, il nous a précédés dans la gloire auprès de toi, et c'est là que nous vivons en espérance». Enfin, aucun chrétien devrait ne se “décrocher” de ce corps, puisque tout ceci est plus important que n'importe quel marathon ou n'importe quelle course, car la ligne d'arrivée n'est autre que le ciel c'est à dire Dieu lui-même!

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Publié le 10 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 16,20-23a): 

«Amen, amen, je vous le dis: vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie. La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre coeur se réjouira; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera. En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis: si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera».

«Votre peine se changera en joie»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous commençons les Dix jours du Saint-Esprit. En revivant le Cénacle, nous voyons la Mère de Jésus, Mère du Bon Conseil, converser avec les Apôtres. Conversation cordiale et riche! Ils se rappellent toutes les joies partagées avec le Maître. Les journées pascales, l'Ascension et les promesses de Jésus. Les souffrances des jours de la Passion sont devenues joie. Quelle chaleureuse ambiance dans ce Cénacle! Et celle qui les attend, selon ce que Jésus leur a dit!

Nous, nous savons que Marie, Reine des Apôtres, Épouse du Saint-Esprit, Mère de l'Église naissante, nous guide pour recevoir les dons et les fruits du Saint-Esprit. Les dons, c'est la voile du bateau quand elle se déploie et que le vent -symbole de la grâce- lui est propice: que le chemin est facile et rapide! 

À nous aussi le Seigneur promet de convertir en joie nos fatigues: «Votre joie, personne ne vous l'enlèvera» (Jn 16,22), «votre joie sera parfaite» (Jn 16,24). Au Psaume 126,6: «il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence; il s'en vient, il s'en vient en chantant, il rapporte les gerbes».

Toute cette semaine, la liturgie nous parlera de rajeunissement, d'exultation (sauts de joie), de félicité sûre et perpétuelle. Tout nous portera à vivre d'oraison. Saint Josémaria nous dit: «Je veux que tu sois toujours content, car la joie fait partie intégrante de ton chemin. -Demande pour tous cette même joie surnaturelle».

Pour sa santé physique et surnaturelle, l'être humain a besoin de rire. L'humour de bon aloi apprend à vivre. Saint Paul dira: «Nous savons que Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l'aiment» (Rom 8,28). Voilà une bonne oraison jaculatoire: «Tout est pour le bien!»; «Omnia in bonum!».

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Mai 2018

The universal Church today celebrates the Feast of Ascension and invites us to meditate on this gospel. I would like to draw your attention to two important elements: mission received the apostles of the Lord and their certitude of divine accompaniment. "Go to the whole world and announce the Good News", this is the mission received and transmitted to us by the Apostles. In Baptism this mission is reconfirmed when the priest asks us to keep the light of the Risen always on. Through this mission and through our positive engagement, we participate in the universal mission in a personal and particular way, yet a universal and common mission, because we work together with the other baptized.

In this mission, we are well accompanied and guided by the Holy Spirit. The Apostles are also accompanied by the signs. Since our God is a free God, he will not only leave us free, even our hearers who hear our words will be as free as we are. He who believes will be saved. The salvation is now open to everyone and all invited to free themselves from sin towards holiness. There are no longer pagans and Jews, Greek or Roman, for we are all children of the same God. Our divine origin is re-established not only on the earth, but also in heaven. Thus we are no more a people of this earth, our heavenly home is the real house, prepared by Jesus himself.

The Feast of Ascension assures us of the resurrection and reaffirms life after death, a life with God. With Jesus the whole of humanity is raised to heaven. We have a God who has participated in our humanity, who understands not only our joy, but also our pain and suffering. This humanity of Jesus is united in the divinity of His Father, elevates us to His divinity and makes us worthily participants in this divinity as the heirs. This status of life once lost in sin, is re-established by Jesus and gives the hope to all those who believe in this divine project of God, stated in Jesus, which will find its accomplishment when Jesus comes back for the final judgement.

Certainly, we must wait for the Holy Spirit to come down on us, so that we understand all the divine realities that God put in to our spiritual being by our baptism. Without the support of the Holy Spirit, we can understand nothing and cannot do anything. With the Holy Spirit we can do everything, because God will accompany us with the signs that will bear witness to our belonging and through which He will reveal to the whole world the Good News of Jesus Christ, the Risen Lord. The same Holy Spirit who accompanied Jesus, will certainly accompany us till the end of the world.

In ten days we are going to celebrate a big feast: Pentecost. This event has totally transformed the behaviour of the Apostle of the Lord and they felt in them the true divine presence. Full of courage, they began to address the people and announce the conversion and baptism of the water and the Spirit. They have proclaimed the good news, a news of hope and also of joy, which accompanies us all our lives. We know that on this day, particularly in Europe many children will celebrate the sacrament of confirmation with others who are preparing to participate. Do not forget them in our daily prayer. Let us prepare ourselves to receive this Spirit of the Lord and to renew our baptismal commitment. Let us remember this word of hope, "Galileans, why are you standing there looking up to heaven? This Jesus who was taken up from you, from heaven will come in the same way that you saw him go to heaven. Amen.

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