Publié le 26 Février 2018

Gospel text

(Mt 23,1-12): 

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called "Master" by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The Application

 

The life of a baptised person is expected to be as something resemblance to the name he/she carries. Many of us fail to identify ourselves with this divine resemblance and origin. Thus we have the temptation to say that being human as a sign of weakness and prone to sin, than reclaiming our divine identity as our way of life. Once we realise the inheritance of this divine identity by our baptism, we have this obligation of living this in dignity and pride, with a humble heart, which searches the Lord of Lords, for an eternity.

Jesus is reminding us this identity and invites us to associate ourselves with His Father and hold on to Him throughout our lives. Thus we are by our divine nature called to follow His Father who is the source of our existence. Our configuration to Christ is the de facto consequence of our engagement towards the perfection of the Holiness of the Father, in which we participate by our Baptism. Par consequence, Jesus becomes our guide and director, the only person who can direct us towards His Father, who is capable of making us to participate in His Holiness.

Here by we realise that our humility is not to achieve something, rather an expression of our cognisance of the truth of our reality. To say it another way, before this loving and merciful Father, we can’t be otherwise than to be humble.

 

A Daily Quote for Lent

Who are the proud? by Augustine, Bishop of Hippo, 354-430 A.D.

"Who are the proud? Those who do not perform penance and confess their sins in order to be healed through humility. Who are the proud? Those who attribute to themselves the few good qualities they seem to possess and endeavor to diminish the mercy of God. Who are the proud? Those who, while attributing to God the good they accomplish, insult others for not performing such works and raise themselves above them."  (Commentary on Psalm 93, 15)

 

«You have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you»

Fr. Gerardo GÓMEZ 
(Merlo, Buenos Aires, Argentina)

Today, more than ever before, we have to work for our personal and collective salvation, as Saint Paul states, with regard and significance, for «now is the day of salvation» (2Co 6:2). Lent offers us a sacred chance, granted by our Father, so that with an attitude of profound conversion, we may invigorate our personal values, become conscious of our own blunders and repent from our sins, with the intention that our life becomes —through the action of the Holy Spirit— a fuller and riper life.

For our behavior to fit with that of our Lord Jesus, a gesture of humility is fundamental, as our Pope Benedict says: «I recognize myself for what I am, a frail creature, made of earth and destined to the earth, but also made in the image of God and destined to him».

In Jesus’ times there were many “models” that prayed and behaved just to be seen, to be revered: sheer fancy, gloomy characters, which could not stimulate either the growth or the development of their neighbors. Their attitude and behavior did not evidence the pathway to God: «Do not do as they do, for they do not do what they say» (Mt 23:3).

Modern society also displays an infinite amount of behavior models that lead to a vertiginous and wild sort of life that weakens our awareness of transcendence. Let us not allow these fake referents to make us lose sight of the true Master: «you have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you» (Mt 23:8-9-10).

Let us, therefore, take advantage of Lent to invigorate our own convictions as Jesus’ disciples. Let us try to have some sacred “desert” moments, when we may rediscover ourselves and we may meet the true Model and Master. And in front of those specific situations when we wonder how to react, let us ask ourselves: what would Jesus say?
How would Jesus behave?

 

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Publié le 26 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes "Rabbi". 

»Mais vous, ne vous faites pas appeler "Rabbi"; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre "père"; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s`abaissera sera élevé».

 

L’Application

 

Si la conversion était le cœur en ce temps de Carême, agir comme un enfant de Dieu est la règle de la vie. La conversion est un signe de reconnaissance de notre identité divine et d’un engagement positif envers cette reconnaissance. Puisque Dieu ne réagit pas, nous ses enfants nous ne pouvons non plus réagir. Il faut savoir agir, agir dignement, selon notre propre identité que nous avons hérité par notre Baptême.  

C’est pour cela, Jésus nous invite à imité son propre comportement et à regarder son Père, comme notre Père. C’est dans cette paternité (ou maternité si vous voulez) que nos actes et nos paroles doivent naître. Tout soit cohérant avec ce lien que Jésus a tissé pour nous avec son Père, la source de notre existence. C’est ainsi Jésus par son droit, devient notre maître, notre guide et notre directeur.

«Un seul est votre Maître; un seul est votre Père; un seul est votre Directeur, le Christ»

Abbé Gerardo GÓMEZ 
(Merlo, Buenos Aires, Argentine)

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons travailler pour notre salut personnel et communautaire car, comme Saint Paul nous dit, avec respect et conviction, c'est maintenant le jour du salut (2Co 6,2). Le temps du Carême est une occasion sacrée donnée par notre Père afin que, dans une attitude de profonde conversion, nous puissions revitaliser nos valeurs personnelles, reconnaitre nos erreurs et nous repentir de nos péchés, de façon à transformer notre vie par l'action du Saint Esprit en une vie plus pleine et mature. 

Pour adapter notre conduite à celle du Seigneur Jésus il est fondamental d'avoir un geste d'humilité, comme lorsque Benoit XVI nous dit: «Je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et qui lui est destinée».

A l'époque de Jésus, il y avait beaucoup de "modèles" qui priaient et agissaient pour être vus, pour être révérés: de la pure fantaisie, des personnages en carton, qui ne pouvaient encourager la croissance et la maturité de leurs voisins. Leurs attitudes et comportements ne montraient pas le chemin qui conduit à Dieu: «N'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas» (Mt 23,3). 

La société actuelle nous présente aussi une variété infinie de modèles de contenance qui nous mènent une existence vertigineuse, folle, qui affaiblit les sens de la transcendance. Ne laissons pas que ces faux référents nous fassent perdre de vue le vrai Maître: «Un seul est votre Maître; (…) un seul est votre Pere; (…) un seul est votre Directeur, le Christ (Mt 23,8.9.10).

Servons-nous du Carême pour renforcer nos convictions comme disciples de Jésus-Christ. Cherchons-nous avoir des moments sacrés de désert o nous retrouver avec nous-mêmes et avec le vrai modèle et Maître. Et face aux situations concrètes, où souvent nous ne savons pas comment réagir, nous pourrions nous demander: qu'est-ce que Jésus en penserait?, comment agirait Jésus?

 

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Publié le 25 Février 2018

Texte de l'Évangile (Lc 6,36-38):

 «Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis».

«Donnez, et il vous sera donné»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile de Luc proclame un message plus dense que bref, et pourtant il est bref! Il peut être réduit à deux considérations: un encadrement de miséricorde et un contenu de justice.

En premier lieu, un encadrement de miséricorde. En effet, la consigne de Jésus s'affirme comme une norme et resplendit comme un astre. Norme absolue: si notre Père qui est au ciel est miséricordieux, nous, qui sommes ses fils, devons l'être aussi. Et le Père est si miséricordieux! Le verset antérieur affirme: «(...) et vous serez les fils du Très-Haut, car Il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants» (Lc 6,35).

En deuxième lieu, un contenu de justice. En effet, nous nous trouvons confrontés à une sorte de “loi du talion”, aux antipodes de celle qui a été rejeté par Jésus («oeil pour oeil, dent pour dent»). En quatre étapes successives, le divin Maître nous instruit, d'abord, avec deux négations, ensuite, avec deux affirmations. Négations: «Ne jugez point, et vous ne serez point jugés»; «ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés». Affirmations: «absolvez, et vous serez absous»; «Donnez, et il vous sera donné».

Appliquons cela brièvement à notre vie quotidienne, en nous arrêtant spécialement à la quatrième consigne, comme le fait Jésus. Examinons notre conscience avec courage et clarté: si en matière familial, culturelle, économique et politique le Seigneur devait juger et condamner notre monde comme le monde juge et condamne, qui pourrait affronter son tribunal? (Songeons simplement au monde de la vie politique, en rentrant à la maison, en lissant le journal ou en écoutant les nouvelles). Si le Seigneur nous pardonnait comme le font d'habitude les hommes, combien de personnes et institutions parviendraient à la pleine réconciliation?

Mais la quatrième consigne mérite une réflexion particulière. En elle, la bonne loi du talion que nous sommes en train de considérer est en quelque sorte dépassée. En effet, si nous donnons, nous sera-t-il donné proportionnellement? Certainement pas! Si nous donnons, nous recevrons —notons-le bien— «une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde» (Lc 6,38). Car, c'est à la lumière de cette disproportion bénie que nous sommes exhortés de donner au préalable. Demandons-nous, donc: quand je donne, est-ce que je donne bien, le meilleure de moi-même, est-ce que je donne pleinement?

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Publié le 25 Février 2018

L’homme est un mystère et cet homme que nous sommes est incapable de découvrir lui-même,  tant qu’il ne soit poussé par l’Esprit, monté sur une haute montagne, d’une extrémité, comme nous avons entendus dans la première lecture et aussi dans l’évangile du jour. Grâce à cette épreuve bouleversante, Abraham va découvrir la profondeur de sa foi, son amour et son obéissance. Ecouter ce Dieu, n’est pas toujours facile et de temps en temps son exigence est terrible. Pourtant Abraham nous apprend à écouter ce Dieu en toute circonstance. Mes amis, les épreuves que nous côtoyons quotidiennement  peuvent être une grâce à découvrir nous-mêmes notre propre capacités d’agir et de faiblesse. Très souvent dans ces épreuves nous découvrons combien Dieu nous aime et combien Il nous accompagne.  

Le temps de Carême est un moment de grâce, pour que nous découvrions non seulement l’amour et le pardon divin, mais aussi ce Dieu qui nous aime en Jésus et découvrir la divinité de Jésus dans son humanité. Découvrir Dieu de Gloire en Jésus Christ. Transfiguration se passe dans une haute montagne. Monter sur une haute montagne, c’est monter vers la Pâques du Seigneur, vers l’accomplissement de la promesse faite à notre père Abraham. Aujourd’hui nous sommes invités à découvrir ce Dieu dans le cœur des hommes. Pour cela, Jésus nous invite à Le joindre avec ses disciples.  

Si nous disons ’OUI’ à cet appel de Dieu, comme Marie, nous ressentirons dans les épreuves l’accompagnement divin et Dieu nous fera voir ses merveilles.  Dans notre ‘oui’ et obéissance nous verrons comme Abraham ce Dieu qui est fidèle à sa promesse et qui nous aime. Pour découvrir ce Dieu, il faut monter avec Jésus sur une haute montagne, la demeure de Dieu, où nous serons face-à-face avec Dieu, Dieu seul avec nous. Nous avons besoin de courage de laisser dernier nous, nos occupations, nos inquiétudes, nos soucis, et savoir  nous lever vers ce Dieu qui nous cherche. 

Un silence intérieur et un isolement de l’extérieur est nécessaire pour mieux écouter le Seigneur. C’est pourquoi Jésus a pris avec Lui, trois de ses disciples qui l’aimaient. C’est dans cet amour ils sont invités à découvrir ce mystère de la transfiguration, la Trinité ensembles aves les hommes. Ils sont les privilégiés de ce mystère de la transfiguration. Le message de la transfiguration est, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Le Carême nous invite non seulement à savourer tout ce que Dieu nous offre, mais essentiellement écouter tout ce que Dieu nous dit et  mettre sa Parole en pratique. 

Il est bon ‘d’être ici’. Pourtant la finalité d’un bateau, n’est pas d’être au port, plutôt au large.   Notre Saint Père nous demande de sortir, sortir vers les périphéries de notre société. Non pas comme un expert, mais rempli d’amour et de fraternité.  Comme les disciples qui  n’ont pas compris ni ce mystère de la transfiguration, non plus le mystère de la mort et la résurrection, nous nous avançons avec les autres.  Que ce temps de Carême nous interpelle et écoutons fidèlement tout ce que le Seigneur nous révèle et rendons témoignage à ce don de l’Esprit Saint.  N’oublions jamais que Dieu n’a pas hésité de faire mourir son Fils pour nous. Quelle est notre réponse à cet amour ?

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Publié le 25 Février 2018

Man is a mystery and this man that we are is unable to discover himself, as long as he is pushed by the Spirit, mounted on a high mountain, pushed and forced to travel to some extreme situation, as we heard in the first reading and also in the gospel of the day. It is here he will see the Glory of God, God in Jesus and Jesus with the humanity in the transfiguration. Through the overwhelming trial of offering the only begotten son, the sole hope of the generation, Abraham will discover not only the depth of his faith, his love and his obedience, but also the divine proximity. To listen to this God is not always easy and from time to time his demand is terrible. Yet Abraham teaches us to listen to this God in all circumstances. My friends, the hardships we face daily can be a grace to discover ourselves, our own abilities to act and our human weakness. Very often in these trials we discover how much God loves us and how much He accompanies us. It is here we learn to listen and obey God.

The time of Lent is a moment of grace, so that we discover not only the love and the divine forgiveness, but also this God who loves us in Jesus and discover the divinity of Jesus in his humanity. Transfiguration happens in a high mountain. To ascend on a high mountain is to ascend to the Easter of the Lord, to the fulfilment of the promise made to our father Abraham. The accomplishment of the LAW (Moses) and the prophets (Elijah). Today we are invited to discover this God in the hearts of men. For this, Jesus invites us to listen to Him and join him with his disciples.

If we say 'YES' to this call of God, like Mary, we will feel in the midst of trials the divine accompaniment and God will show us his wonders. In our 'yes' and obedience we will see as Abraham that God who is faithful to his promise and who loves us. To discover this God, we must go up with Jesus on a high mountain, the dwelling place of God, where we will be face to face with God, God alone with us. We need courage to leave our last, our occupations, our worries, our everything behind, and to know how to rise us towards this God who seeks us.

An inner silence and isolation from the outside is necessary to better listen to the Lord. That is why Jesus took with Him, three of his disciples who loved him. It is in this love they are invited to discover this mystery of the transfiguration, the Trinity together with men. They are the privileged ones of this mystery of the transfiguration. The message of the transfiguration is, "This is my beloved Son: listen to him! Lent invites us not only to taste all that God offers us, but essentially to listen to all that God tells us and to put His Word into practice.

It's good to be here. Yet the purpose of a boat, is not to be in port, rather off. Our Holy Father asks us to go out, to go out to the peripheries of our society. Not as an expert but filled with love and fraternity. Like the disciples who have not understood neither the mystery of the transfiguration, nor the mystery of death and the resurrection, we are moving forward with others, by putting all our hope in the divine revelation. May this time of Lent challenges us and helps us to listen faithfully to all that the Lord reveals to us and bear witness to this gift of the Holy Spirit. Let us never forget that God did not hesitate to kill his Son for us. Have a wonderful Sunday.

 

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Publié le 23 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mt 5,43-48): «Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi’. Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains aussi n'agissent-ils pas de même? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait».

«Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous exhorte à l'amour le plus parfait. Aimer c'est vouloir le bien de l'autre et notre épanouissement personnel est fondé sur cela. Nous n'aimons pas pour notre propre bien-être, mais pour le bien de la personne aimée, et ce faisant, nous grandissons comme personnes. L'être humaine, affirma le Concile Vatican II, «ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même». Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus se référait à cela quand elle demandait de faire de notre vie un holocauste. L'amour est la vocation de l'homme. Tout notre comportement, pour être véritablement humain, doit manifester la réalité de notre être, en réalisant sa vocation à l'amour. Comme Jean Paul II l'a écrit, «l'homme ne peut vivre sans amour et vu qu'il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est vide de sens s'il ne reçoit pas la révélation de l'amour, s'il n'en fait pas l'expérience, s'il ne rencontre pas l'amour, s'il ne le fait pas sien, s'il n'y participe pas fortement». 

L'amour a son fondement et sa plénitude dans l'amour de Dieu dans le Christ. La personne est invitée au dialogue avec Dieu. Nous existons par l'amour de Dieu qui nous a créé, et par l'amour de Dieu qui nous conserve, «et on peut dire seulement que l'homme ne vit pleinement selon la vérité que s'il reconnaît librement cet amour et s'abandonne à son Créateur» (Concile Vatican II): telle est la plus haute raison de sa dignité. L'amour humain, en conséquence, doit être baigné d'Amour Divine qui est sa seule source, où il trouve son modèle et qui le mène à sa plénitude. C'est pourquoi l'amour, quand il est vraiment humain, aime avec le coeur de Dieu et s'étend même ses ennemis. Autrement, on n'aime pas pour de bon. C'est pourquoi l'exigence du don sincère de soi-même est un précepte divine: «Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait» (Mt 5,48).

 

 

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Publié le 22 Février 2018

Gospel text

(Mt 5,20-26): 

Jesus said to his disciples, «I tell you, then, that if you are not righteous in a much broader way than the teachers of the Law and the Pharisees, you cannot enter the kingdom of heaven. You have heard that it was said to our people in the past: ‘Do not commit murder; anyone who does kill will have to face trial’. But now I tell you: whoever gets angry with a brother or sister will have to face trial. Whoever insults a brother or sister deserves to be brought before the council; whoever calls a brother or a sister "Fool" deserves to be thrown into the fire of hell. 

»So, if you are about to offer your gift at the altar and you remember that your brother has something against you, leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him, and then come back and offer your gift to God. Don't forget this: be reconciled with your opponent quickly when you are together on the way to court. Otherwise he will turn you over to the judge, who will hand you over to the police, who will put you in jail. There you will stay, until you have paid the last penny».

 

The Application

 

We as Christians can’t afford to be mediocratic or simply be politically correct. Many of us would like to do good and follow all the rules and regulations. Today Jesus breaks all these social obligations and regulations. At the same breath, He proposes another rule of life, a life of faith and certitude, with a perfect configuration with Him, so that we may be able to imitate the perfection of His Father. It is in this perfection, our own humanity is transformed in to divinity. Man in his perfection will have a perfect resemblance to the Father.

This process of perfection begins with our human love, expressed in our sincere desire to get reconciled with God, and this reconciliation is done through human reconciliation. God doesn’t desire our cult or our sacrifices. All that He desires is that we act in a dignified way, not simply as a perfect human being, rather as a Child of God, God himself. Let our being be a perfect manifestation of divine presence in this world. Thus like Mary, the mother of God, we too will be able to listen to the Father and say YES to Him.

 

A Daily Quote for Lent

Are you ashamed to ask pardon? by Augustine, Bishop of Hippo, 354-430 A.D.

"How many there are who know that they have sinned against their brothers or sisters and yet are unwilling to say: 'Forgive me.' They were not ashamed to sin, but they are ashamed to ask pardon. They were not ashamed of their evil act, but they blush where humility is concerned." (excerpt from Sermon 211,4)

 

«Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him [your brother]»

Fr. Thomas LANE 
(Emmitsburg, Maryland, United States)

Today, the Lord challenges us to convert as He speaks about what goes on in our hearts. The commandment says «Do not commit murder» (Mt 5:21), but Jesus reminds us that there are other ways of killing life in others. We can kill life in others by harboring excessive anger towards them in our hearts or not treating them respectfully and calling them “Fool” (cf. Mt 5:22).

The Lord calls us to be people of integrity: «Leave your gift there in front of the altar, go at once and make peace with him» (Mt 5:24), i.e. the faith we profess in our celebration of the Liturgy should flow over into our daily lives and affect how we live. So Jesus asks us to be reconciled with our enemies. A first step along the road to reconciliation is to pray for our enemies as Jesus requested. If we find this difficult it is good to remember and picture in our minds Jesus dying for those whom we dislike. If we have been seriously hurt by others let us pray for healing of painful memories and the grace to forgive. As you pray, ask the Lord to walk back in time with you to the time and place of the hurt and replace your hurt with his love so that you may be free to forgive.

As Pope Benedict XVI wrote, «we cannot communicate with the Lord if we do not communicate with one another. If we want to present ourselves to him, we must also take a step towards meeting one another. To do this we must learn the great lesson of forgiveness: we must not let the gnawings of resentment work in our soul, but must open our hearts to the magnanimity of listening to others, open our hearts to understanding them, eventually to accepting their apologies, to generously offering our own».

 

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Publié le 22 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 5,20-26): 

«Je vous le dis en effet: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre’, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. 

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

 

L’Application

Le temps de Carême n’est pas simplement un temps d’examen, il est proposé aux fidèles, pour qu’elles montent vers la perfection de la sainteté. Notre modèle de la perfection n’est pas un être humain, mais Dieu Lui-même. Pourquoi cette exigence ? La réponse se trouve dans notre identité divine, ‘l’enfant de Dieu.’ Nous ne pouvons d’être autrement.

«Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère»

Abbé Thomas LANE 
(Emmitsburg, Maryland, Etats-Unis)

Aujourd'hui, le Seigneur, qui parle de ce qui se passe dans nos cœurs, nous incite à la conversion. Le commandement dit «Tu ne commettras pas de meurtre» (Mt 5,21); mais Jésus nous rappelle qu'il y a plusieurs façons de tuer les autres. Nous pouvons détruire la vie des autres si nous nourrissons une colère excessive dans nos cœurs envers eux ou si nous les insultons (cf. Mt 5,22).

Le Seigneur nous appelle à être des gens intègres: «Laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère» (Mt 5,24). La foi que nous pratiquons dans la célébration de la Liturgie devrait s'écouler dans nos vies quotidiennes et affecter notre façon de vivre. C'est pourquoi Jésus nous demande de nous réconcilier avec nos ennemis. Un premier pas sur ce chemin de réconciliation est de prier pour nos ennemis comme Jésus nous l'a demandé. Et si nous trouvons cela difficile il serait bon d'évoquer en nous l'image de Jésus mourant pour tous ceux qui nous sont antipathiques. Si nous avons été sérieusement blessés par d'autres prions le Seigneur de cicatriser ces souvenirs douloureux et d'obtenir la grâce de pouvoir pardonner. Et, lorsque nous prions, demandons au Seigneur de revenir avec nous au temps et au lieu de l'offense et d'y mettre son amour, pour que nous puissions être libres de pardonner. 

Comme le Pape Benoît XVI a écrit: «Nous ne pouvons pas communiquer avec le Seigneur, si nous ne communiquons pas entre nous. Si nous voulons nous présenter à Lui, nous devons également nous mettre en mouvement pour aller les uns à la rencontre des autres. C'est pourquoi il faut apprendre la grande leçon du pardon: ne pas laisser notre âme être rongée par le ressentiment, mais ouvrir notre coeur à la magnanimité de l'écoute de l'autre, ouvrir notre coeur à la compréhension à son égard, à l'éventuelle acceptation de ses excuses, au don généreux des nôtres».

 

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Publié le 21 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mt 16,13-19): 

Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: «Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme?». Ils répondirent: «Les uns disent que tu es Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». «Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?». Simon Pierre répondit: «Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant». 

Jésus, reprenant la parole, lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

«Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la chaire de saint Pierre. Depuis le siècle IV, par cette célébration l'Église veut nous démontrer le fait que, comme un don de la part de Jésus à nous tous, l'édifice de son Eglise s'appuie sur le Prince de ses apôtres, et qu'il jouit d'une aide divine particulière pour mener à bout cette mission. Ainsi l'a manifesté le Seigneur en Césarée de Philippe: «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église» (Mt 16,18). En effet, «Pierre seul est choisi pour être mis au devant des vocations de toutes les nations, au devant de tous les apôtres et au devant de tous les pères de l'Eglise» (Saint Léon le Grand).

Depuis le début, l'Eglise a bénéficié du ministère de Pierre de telle manière que Saint Pierre et ses successeurs ont présidé la charité, ont été source d'unité et plus spécialement, ils ont eu la mission de confirmer leurs frères dans la vérité.

Une fois ressuscité, Jésus a confirmé cette mission à Pierre. Lui qui repenti au plus profond de lui d'avoir renié Jésus à trois reprises, avait pleuré devant Jésus, fait ici une triple déclaration d'amour: «Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime» (Jn 21,17). Et alors, Pierre voit avec soulagement que Jésus ne le considérait point indigne mais que par trois fois Il le confirme dans le ministère qu'Il lui avait confié auparavant: «Pais mes brebis» (Jn 21,16.17).

Cette puissance n'est pas du propre mérite de Pierre, comme ne l'était pas non plus sa déclaration de foi à Césarée de Philippe: «Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16,17). Il s'agit, effectivement, d'une autorité investie par une puissance suprême donnée pour servir. C'est pour cela que le Saint Père quand il signe ses écrits, le fait avec le titre honoraire de Servus Servorum Dei.

Pourtant, il s'agit d'une puissance pour servir la cause de l'unité basée sur la vérité. Nous devons beaucoup prier pour le successeur de Pierre, être attentifs à ses paroles et remercier Dieu de ce grand cadeau qu'il nous a fait.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 20 Février 2018

Gospel text

(Lc 11,29-32): 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

Jesus gives two signs for the searchers of the truth. The first is in Him, in the Person of CHRIST and the other is in the people of Nineveh. In him we are invited to find the divine presence and how God loves us. In the people of Nineveh, we have the hope of forgiveness and new life, if we are ready to make certain changes in the way we look at life and live it fully according to the divine goodness. We have to ask ourselves, how we look at life and does our approach to life is coherent with the way God looks at our life. The second aspect may be more important than this life, do we realise the divine presence and accompaniment in our life?

A Daily Quote for Lent

Don't put off conversion - tomorrow may never come, by Augustine, Bishop of Hippo, 354-430 A.D.

"God is not now so long-suffering in putting up with you that He will fail to be just in punishing. Do not say then: 'Tomorrow I shall be converted, tomorrow I shall please God, and all that I shall have done today and yesterday will be forgiven me.' What you say is true: God has promised forgiveness if you turn back to Him. But what He has not promised is that you will have tomorrow in which to achieve your conversion." (excerpt from Commentary on Psalm 144,11

 

«As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation»

Fr. Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, United States)

Today Jesus describes that the sign he will give to “evil people” is himself as the “sign of Jonah”: «As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation» (Lk 11:30). Just as Jonah allowed himself tossed overboard the boat to still the raging tempest and save the sailers' lives, so Jesus allowed himself to be tossed overboard to calm the storms of sin that threatens our lives. Just as Jonah spent three days in the belly of the whale before being spit out on dry land, so Jesus would spend three days in the belly of the earth before walking out of the empty tomb (cf. Mt 12:40). 

The sign that Jesus would give to the “evil people” of every generation is the sign of his death and resurrection. His death, freely accepted, is the sign of God's incredible love for us: Jesus gave his life to save our own. His resurrection from the dead is the sign of his divine power. This is the most powerful and moving sign ever given.

But Jesus is the sign of Jonah in yet another sense. Jonah was an icon and agent of conversion. At his preaching, «Forty more days and Nineveh will be destroyed» (Jon 3:4), the pagan Ninevites converted, as everyone from the king to children to animals covered themselves in sackcloth and ashes. During these forty days of Lent, we have someone “far greater than Jonah” (cf. Lk 11:32) preaching conversion to us —Jesus himself— and our conversion should be just as thorough. 

«For Jonah was a servant», St. John Chrysostom writes in the person of Christ, «but I am the Master; and he came forth from the whale, but I rose from death; and he proclaimed destruction, but I come preaching the Good News of the kingdom».

A week ago, on Ash Wednesday, we covered ourselves in ashes and heard individually the words of Jesus' first homily, «Repent and believe in the Gospel» (cf. Mk 1:15). The question for us is: Have we responded yet with deep conversion like the Ninevites and embraced that Gospel?

«Here there is greater than Solomon; here there is greater than Jonah»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today's Gospel invites us to focus our hopes in the very Jesus. John Paul II has, in this regard, written that «our salvation would not come from a formula, but from a Person and the certitude this Person instills into us: ‘I am here, in your midst!’».

God —who is Father too— has not gone back on us: «Christianism is a state of grace, it is the surprise of a God that, not satisfied by the creation of the world and of man, has decided to side by his creature» (John Paul II).

We find ourselves beginning Lent: let us not ignore the opportunity the Church is offering us: «Now is the acceptable time; behold, now is the day of salvation» (2Cor 6:2). After looking at Our Lord Jesus Christ's suffering face during his Passion, shall we still dare asking for additional evidence of His Love? «For He had made him [to be] sin for us, who knew no sin; that we might be made the righteousness of God in him» (2Cor 5:21). Even more: «He that spared not his own Son, but delivered him up for us all, how shall He not, along with him, also freely give us all things? (Rm 8:32). Do we still pretend more signs?

In Christ's bloodstained face «there is greater than Solomon (...); here, there is greater than Jonah» (Lk 11:31-32). This suffering face of the last hour, of the hour of the Cross is «a mystery within the mystery, in front of which human beings should prostate in worship». Indeed, «to return the face of the Father to men, Jesus had, not only to take on man's face, but to suffer the “face” of sin, too» (John Paul II). Do we want more signs?

«Behold, the man!» (Jn 19:5): herein lies the great sign. Let us watch it from the silence of the “desert” prayer: «What every Christian has to do at all times [to pray], he ought to do it now more carefully and more devotedly: we shall then abide by the apostolic institution of the forty days» (Saint Leo the Great, pope).

 

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