Publié le 2 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-3.11-32): 

Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père. 

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir. 

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

 

L’Application

 

Très souvent dans nos paroisses ce texte est choisi pour la célébration du sacrement de la réconciliation. Donc, je ne souhaite pas vous proposer encore un commentaire pour l’application, sauf ajouter un point important. Si le fils a décidé de se rendre chez lui comme un des serviteurs de son père, c’est parce qu’il était témoin de la miséricorde de son père et particulièrement il a savouré son amour. Si nous ne sommes pas témoins de la miséricorde divine et si nous n’avons pas savouré son amour, la conversion, la réconciliation, etc., est pratiquement impossible.

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mt 21,33-43.45-46):

 «Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits». 

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Février 2018

Gospel text

(Lc 16,19-31): 

Jesus said to his disciples, «Once there was a rich man who dressed in purple and fine linen and feasted every day. At his gate lay Lazarus, a poor man covered with sores, who longed to eat just the scraps falling from the rich man's table. Even dogs used to come and lick his sores. 

»It happened that the poor man died and angels carried him to take his place with Abraham. The rich man also died and was buried. From hell where he was in torment, he looked up and saw Abraham afar off, and with him Lazarus at rest. He called out: ‘Father Abraham, have pity on me and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire’. Abraham replied: ‘My son, remember that in your lifetime you were well-off while the lot of Lazarus was misfortune. Now he is in comfort and you are in agony. But that is not all. Between your place and ours a great chasm has been fixed, so that no one can cross over from here to you or from your side to us’.

»The rich man implored once more: ‘Then I beg you, Father Abraham, to send Lazarus to my father's house where my five brothers live. Let him warn them so that they may not end up in this place of torment’. Abraham replied: ‘They have Moses and the prophets. Let them listen to them’. But the rich man said: ‘No, Father Abraham. But if someone from the dead goes to them, they will repent’. Abraham said: ‘If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con­vinced even if someone rises from the dead’».

 

The Application

 

The writing is on the wall for the whole world to see. And, if we haven’t seen yet, then there is something wrong in our way of living. Let us look at this gospel little differently. Jesus is addressing to his close associates, particularly those who desire to be his disciples. If we are close to him, then there is a personal message for us too.

I would like to invite you all to look at these personages of the gospel and see to ourselves, the areas where we have to improve ourselves. Like, the confidence of the poor man, and his perseverance, without being judgemental about the behaviour of this rich man. Though the story ended up miserably for him, it may be repeated for us. God does take initiative to save us, here on the earth.

The rich can be we who refuse to see the needy just in front of us. There are many people who are around us, but we are not interested in them. Living in our own world and remain without being connected to the world around us, may led us to the isolation and misery. Why don’t we take initiative to break these barriers and advance in taking risk in our relationship? The Lord is always there to guide us and protect us.

Abraham does see in this rich me, the loving child of God. And, how do we look at people who are judged by the society?  If God is joyful for Lazarus, the same God is sad for the rich man. Do we look the world with the eyes of the Lord, filled with compassion and love?

«If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con¬vinced even if someone rises from the grave»

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Spain)

Today, the Gospel is a parable discovering the realities of man in afterlife. Jesus tells us about the divine reward or retribution we shall have depending upon our behavior.

The contrast between the rich and the poor is very strong. The luxury of the rich and his indifference to the plight of poor Lazarus lying at his door, his pathetic situation, even when dogs used to come and lick his sores (cf. Lk 16:19-21). It all has a deep realism introducing us into the scene.

We might ponder, where would I be if I was one of the two main characters of the parable? Our society reminds us, constantly, that we have to live well, in comfort and well-being, enjoying ourselves, worry free... To live for oneself, without minding others, or at the very best, the minimum necessary to keep one's conscience at ease, but certainly not because of a sense of justice, love or solidarity.

Today, we are presented with the need to listen to God in this life, to convert ourselves and take advantage of the time He offers us. God will eventually call us to account. In this life we risk our eternal life.

Jesus is quite explicit about the reality of Hell and He describes some of its characteristics: the sorrow senses suffer —«and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire» (Lk 16:24)— and its eternity —«Between your place and ours a great chasm has been fixed» (Lk 16:26).

Saint Gregory the Great tells us that «all these things are told so that nobody may apologize because of their ignorance». We have got to get rid of the old man and be free to be able to love our fellow man. We have to react to the suffering of the poor, the unwell or the forsaken. It would be good we might frequently remember this parable so that it would made us more responsible of our life. We all will have to face the moment of death. And we should better be always ready because one day we shall be judged.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 16,19-31): 

«Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. 

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

 

L’Application

 

La parabole de pauvre Lazare peut nous aider à comprendre l’amour et la compassion de Dieu. Même si Lazare était pauvre, devant Dieu, son nom était s’inscrit parmi les saints. Pour la contemplation, notre nom, est-il s’inscrit dans le ciel ?

Abraham s’adresse ‘mon enfant’ et Dieu est toujours miséricordieux. Sommes-nous digne de l’accueillir ?

Dieu nous demande d’écouter, comme nous l’avons entendu le dimanche dernier. Avons-nous écouté la voix du Seigneur ?

L’évangile du jour nous donne les pistes ou les chemins, si nous le voulons, comme Moïse et prophètes. Sommes-nous connectés à ces personnages ?

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 27 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mt 20,17-28): 

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: «Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera». 

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: «Que veux-tu?». «Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche». Jésus répondit: «Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?». «Nous le pouvons», dirent-ils. Et il leur répondit: «Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé». 

Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs».

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

Abbé Francesc JORDANA i Soler 
(Mirasol, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un status, une position sociale. Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27). “Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres». Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre. Et pour cette manière de vivre, notre modèle est le Christ lui-même —l'homme pleinement homme— car «le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés. Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 26 Février 2018

Gospel text

(Mt 23,1-12): 

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called "Master" by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The Application

 

The life of a baptised person is expected to be as something resemblance to the name he/she carries. Many of us fail to identify ourselves with this divine resemblance and origin. Thus we have the temptation to say that being human as a sign of weakness and prone to sin, than reclaiming our divine identity as our way of life. Once we realise the inheritance of this divine identity by our baptism, we have this obligation of living this in dignity and pride, with a humble heart, which searches the Lord of Lords, for an eternity.

Jesus is reminding us this identity and invites us to associate ourselves with His Father and hold on to Him throughout our lives. Thus we are by our divine nature called to follow His Father who is the source of our existence. Our configuration to Christ is the de facto consequence of our engagement towards the perfection of the Holiness of the Father, in which we participate by our Baptism. Par consequence, Jesus becomes our guide and director, the only person who can direct us towards His Father, who is capable of making us to participate in His Holiness.

Here by we realise that our humility is not to achieve something, rather an expression of our cognisance of the truth of our reality. To say it another way, before this loving and merciful Father, we can’t be otherwise than to be humble.

 

A Daily Quote for Lent: 

Who are the proud? by Augustine, Bishop of Hippo, 354-430 A.D.

"Who are the proud? Those who do not perform penance and confess their sins in order to be healed through humility. Who are the proud? Those who attribute to themselves the few good qualities they seem to possess and endeavor to diminish the mercy of God. Who are the proud? Those who, while attributing to God the good they accomplish, insult others for not performing such works and raise themselves above them."  (Commentary on Psalm 93, 15)

 

«You have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you»

Fr. Gerardo GÓMEZ 
(Merlo, Buenos Aires, Argentina)

Today, more than ever before, we have to work for our personal and collective salvation, as Saint Paul states, with regard and significance, for «now is the day of salvation» (2Co 6:2). Lent offers us a sacred chance, granted by our Father, so that with an attitude of profound conversion, we may invigorate our personal values, become conscious of our own blunders and repent from our sins, with the intention that our life becomes —through the action of the Holy Spirit— a fuller and riper life.

For our behavior to fit with that of our Lord Jesus, a gesture of humility is fundamental, as our Pope Benedict says: «I recognize myself for what I am, a frail creature, made of earth and destined to the earth, but also made in the image of God and destined to him».

In Jesus’ times there were many “models” that prayed and behaved just to be seen, to be revered: sheer fancy, gloomy characters, which could not stimulate either the growth or the development of their neighbors. Their attitude and behavior did not evidence the pathway to God: «Do not do as they do, for they do not do what they say» (Mt 23:3).

Modern society also displays an infinite amount of behavior models that lead to a vertiginous and wild sort of life that weakens our awareness of transcendence. Let us not allow these fake referents to make us lose sight of the true Master: «you have only one Master, you have only one Father, Christ is the only leader for you» (Mt 23:8-9-10).

Let us, therefore, take advantage of Lent to invigorate our own convictions as Jesus’ disciples. Let us try to have some sacred “desert” moments, when we may rediscover ourselves and we may meet the true Model and Master. And in front of those specific situations when we wonder how to react, let us ask ourselves: what would Jesus say?
How would Jesus behave?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 26 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes "Rabbi". 

»Mais vous, ne vous faites pas appeler "Rabbi"; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre "père"; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s`abaissera sera élevé».

 

L’Application

 

Si la conversion était le cœur en ce temps de Carême, agir comme un enfant de Dieu est la règle de la vie. La conversion est un signe de reconnaissance de notre identité divine et d’un engagement positif envers cette reconnaissance. Puisque Dieu ne réagit pas, nous ses enfants nous ne pouvons non plus réagir. Il faut savoir agir, agir dignement, selon notre propre identité que nous avons hérité par notre Baptême.  

C’est pour cela, Jésus nous invite à imité son propre comportement et à regarder son Père, comme notre Père. C’est dans cette paternité (ou maternité si vous voulez) que nos actes et nos paroles doivent naître. Tout soit cohérant avec ce lien que Jésus a tissé pour nous avec son Père, la source de notre existence. C’est ainsi Jésus par son droit, devient notre maître, notre guide et notre directeur.

«Un seul est votre Maître; un seul est votre Père; un seul est votre Directeur, le Christ»

Abbé Gerardo GÓMEZ 
(Merlo, Buenos Aires, Argentine)

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons travailler pour notre salut personnel et communautaire car, comme Saint Paul nous dit, avec respect et conviction, c'est maintenant le jour du salut (2Co 6,2). Le temps du Carême est une occasion sacrée donnée par notre Père afin que, dans une attitude de profonde conversion, nous puissions revitaliser nos valeurs personnelles, reconnaitre nos erreurs et nous repentir de nos péchés, de façon à transformer notre vie par l'action du Saint Esprit en une vie plus pleine et mature. 

Pour adapter notre conduite à celle du Seigneur Jésus il est fondamental d'avoir un geste d'humilité, comme lorsque Benoit XVI nous dit: «Je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et qui lui est destinée».

A l'époque de Jésus, il y avait beaucoup de "modèles" qui priaient et agissaient pour être vus, pour être révérés: de la pure fantaisie, des personnages en carton, qui ne pouvaient encourager la croissance et la maturité de leurs voisins. Leurs attitudes et comportements ne montraient pas le chemin qui conduit à Dieu: «N'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas» (Mt 23,3). 

La société actuelle nous présente aussi une variété infinie de modèles de contenance qui nous mènent une existence vertigineuse, folle, qui affaiblit les sens de la transcendance. Ne laissons pas que ces faux référents nous fassent perdre de vue le vrai Maître: «Un seul est votre Maître; (…) un seul est votre Pere; (…) un seul est votre Directeur, le Christ (Mt 23,8.9.10).

Servons-nous du Carême pour renforcer nos convictions comme disciples de Jésus-Christ. Cherchons-nous avoir des moments sacrés de désert o nous retrouver avec nous-mêmes et avec le vrai modèle et Maître. Et face aux situations concrètes, où souvent nous ne savons pas comment réagir, nous pourrions nous demander: qu'est-ce que Jésus en penserait?, comment agirait Jésus?

 

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Publié le 25 Février 2018

Texte de l'Évangile (Lc 6,36-38):

 «Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis».

«Donnez, et il vous sera donné»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile de Luc proclame un message plus dense que bref, et pourtant il est bref! Il peut être réduit à deux considérations: un encadrement de miséricorde et un contenu de justice.

En premier lieu, un encadrement de miséricorde. En effet, la consigne de Jésus s'affirme comme une norme et resplendit comme un astre. Norme absolue: si notre Père qui est au ciel est miséricordieux, nous, qui sommes ses fils, devons l'être aussi. Et le Père est si miséricordieux! Le verset antérieur affirme: «(...) et vous serez les fils du Très-Haut, car Il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants» (Lc 6,35).

En deuxième lieu, un contenu de justice. En effet, nous nous trouvons confrontés à une sorte de “loi du talion”, aux antipodes de celle qui a été rejeté par Jésus («oeil pour oeil, dent pour dent»). En quatre étapes successives, le divin Maître nous instruit, d'abord, avec deux négations, ensuite, avec deux affirmations. Négations: «Ne jugez point, et vous ne serez point jugés»; «ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés». Affirmations: «absolvez, et vous serez absous»; «Donnez, et il vous sera donné».

Appliquons cela brièvement à notre vie quotidienne, en nous arrêtant spécialement à la quatrième consigne, comme le fait Jésus. Examinons notre conscience avec courage et clarté: si en matière familial, culturelle, économique et politique le Seigneur devait juger et condamner notre monde comme le monde juge et condamne, qui pourrait affronter son tribunal? (Songeons simplement au monde de la vie politique, en rentrant à la maison, en lissant le journal ou en écoutant les nouvelles). Si le Seigneur nous pardonnait comme le font d'habitude les hommes, combien de personnes et institutions parviendraient à la pleine réconciliation?

Mais la quatrième consigne mérite une réflexion particulière. En elle, la bonne loi du talion que nous sommes en train de considérer est en quelque sorte dépassée. En effet, si nous donnons, nous sera-t-il donné proportionnellement? Certainement pas! Si nous donnons, nous recevrons —notons-le bien— «une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde» (Lc 6,38). Car, c'est à la lumière de cette disproportion bénie que nous sommes exhortés de donner au préalable. Demandons-nous, donc: quand je donne, est-ce que je donne bien, le meilleure de moi-même, est-ce que je donne pleinement?

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Publié le 25 Février 2018

L’homme est un mystère et cet homme que nous sommes est incapable de découvrir lui-même,  tant qu’il ne soit poussé par l’Esprit, monté sur une haute montagne, d’une extrémité, comme nous avons entendus dans la première lecture et aussi dans l’évangile du jour. Grâce à cette épreuve bouleversante, Abraham va découvrir la profondeur de sa foi, son amour et son obéissance. Ecouter ce Dieu, n’est pas toujours facile et de temps en temps son exigence est terrible. Pourtant Abraham nous apprend à écouter ce Dieu en toute circonstance. Mes amis, les épreuves que nous côtoyons quotidiennement  peuvent être une grâce à découvrir nous-mêmes notre propre capacités d’agir et de faiblesse. Très souvent dans ces épreuves nous découvrons combien Dieu nous aime et combien Il nous accompagne.  

Le temps de Carême est un moment de grâce, pour que nous découvrions non seulement l’amour et le pardon divin, mais aussi ce Dieu qui nous aime en Jésus et découvrir la divinité de Jésus dans son humanité. Découvrir Dieu de Gloire en Jésus Christ. Transfiguration se passe dans une haute montagne. Monter sur une haute montagne, c’est monter vers la Pâques du Seigneur, vers l’accomplissement de la promesse faite à notre père Abraham. Aujourd’hui nous sommes invités à découvrir ce Dieu dans le cœur des hommes. Pour cela, Jésus nous invite à Le joindre avec ses disciples.  

Si nous disons ’OUI’ à cet appel de Dieu, comme Marie, nous ressentirons dans les épreuves l’accompagnement divin et Dieu nous fera voir ses merveilles.  Dans notre ‘oui’ et obéissance nous verrons comme Abraham ce Dieu qui est fidèle à sa promesse et qui nous aime. Pour découvrir ce Dieu, il faut monter avec Jésus sur une haute montagne, la demeure de Dieu, où nous serons face-à-face avec Dieu, Dieu seul avec nous. Nous avons besoin de courage de laisser dernier nous, nos occupations, nos inquiétudes, nos soucis, et savoir  nous lever vers ce Dieu qui nous cherche. 

Un silence intérieur et un isolement de l’extérieur est nécessaire pour mieux écouter le Seigneur. C’est pourquoi Jésus a pris avec Lui, trois de ses disciples qui l’aimaient. C’est dans cet amour ils sont invités à découvrir ce mystère de la transfiguration, la Trinité ensembles aves les hommes. Ils sont les privilégiés de ce mystère de la transfiguration. Le message de la transfiguration est, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Le Carême nous invite non seulement à savourer tout ce que Dieu nous offre, mais essentiellement écouter tout ce que Dieu nous dit et  mettre sa Parole en pratique. 

Il est bon ‘d’être ici’. Pourtant la finalité d’un bateau, n’est pas d’être au port, plutôt au large.   Notre Saint Père nous demande de sortir, sortir vers les périphéries de notre société. Non pas comme un expert, mais rempli d’amour et de fraternité.  Comme les disciples qui  n’ont pas compris ni ce mystère de la transfiguration, non plus le mystère de la mort et la résurrection, nous nous avançons avec les autres.  Que ce temps de Carême nous interpelle et écoutons fidèlement tout ce que le Seigneur nous révèle et rendons témoignage à ce don de l’Esprit Saint.  N’oublions jamais que Dieu n’a pas hésité de faire mourir son Fils pour nous. Quelle est notre réponse à cet amour ?

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Publié le 25 Février 2018

Man is a mystery and this man that we are is unable to discover himself, as long as he is pushed by the Spirit, mounted on a high mountain, pushed and forced to travel to some extreme situation, as we heard in the first reading and also in the gospel of the day. It is here he will see the Glory of God, God in Jesus and Jesus with the humanity in the transfiguration. Through the overwhelming trial of offering the only begotten son, the sole hope of the generation, Abraham will discover not only the depth of his faith, his love and his obedience, but also the divine proximity. To listen to this God is not always easy and from time to time his demand is terrible. Yet Abraham teaches us to listen to this God in all circumstances. My friends, the hardships we face daily can be a grace to discover ourselves, our own abilities to act and our human weakness. Very often in these trials we discover how much God loves us and how much He accompanies us. It is here we learn to listen and obey God.

The time of Lent is a moment of grace, so that we discover not only the love and the divine forgiveness, but also this God who loves us in Jesus and discover the divinity of Jesus in his humanity. Transfiguration happens in a high mountain. To ascend on a high mountain is to ascend to the Easter of the Lord, to the fulfilment of the promise made to our father Abraham. The accomplishment of the LAW (Moses) and the prophets (Elijah). Today we are invited to discover this God in the hearts of men. For this, Jesus invites us to listen to Him and join him with his disciples.

If we say 'YES' to this call of God, like Mary, we will feel in the midst of trials the divine accompaniment and God will show us his wonders. In our 'yes' and obedience we will see as Abraham that God who is faithful to his promise and who loves us. To discover this God, we must go up with Jesus on a high mountain, the dwelling place of God, where we will be face to face with God, God alone with us. We need courage to leave our last, our occupations, our worries, our everything behind, and to know how to rise us towards this God who seeks us.

An inner silence and isolation from the outside is necessary to better listen to the Lord. That is why Jesus took with Him, three of his disciples who loved him. It is in this love they are invited to discover this mystery of the transfiguration, the Trinity together with men. They are the privileged ones of this mystery of the transfiguration. The message of the transfiguration is, "This is my beloved Son: listen to him! Lent invites us not only to taste all that God offers us, but essentially to listen to all that God tells us and to put His Word into practice.

It's good to be here. Yet the purpose of a boat, is not to be in port, rather off. Our Holy Father asks us to go out, to go out to the peripheries of our society. Not as an expert but filled with love and fraternity. Like the disciples who have not understood neither the mystery of the transfiguration, nor the mystery of death and the resurrection, we are moving forward with others, by putting all our hope in the divine revelation. May this time of Lent challenges us and helps us to listen faithfully to all that the Lord reveals to us and bear witness to this gift of the Holy Spirit. Let us never forget that God did not hesitate to kill his Son for us. Have a wonderful Sunday.

 

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