Publié le 18 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,7-12):

 

Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

 

Le message

 

Depuis quelques jours nous sommes confrontés par les lois et règlements qui ne sont pas connectés à l’humanité ou aux besoins humains, plutôt au culte et cultuel.  La Parole et l’acte du Seigneur nous montre combien il est important que  nous restions prêts du peuple et comment nous pouvons répondre positivement à leurs besoin, même si nous devions nous mettre contre les lois du peuple.

Saint Paul nous explique l’important de la Personne, Jésus, le grand Prêtre. Si tout le monde vient vers Lui, c’est qu’il a reconnu en Lui ce Prêtre qui  s’offre Lui-même pour la rémission du péché du monde. Il est en même temps l’offrande, le prêtre et celui qui reçoit l’offrande en son Père. Une offrande pure, un prêtre par excellence, ce ne sera plus un prêtre qui fera la médiation d’entre Dieu et l’humanité, mais Dieu Lui-même le fera en Jésus. C’est juste que nous aussi comme ces peuples nous avancer vers ce Dieu dans l’espérance.

 

«Beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon»

Abbé Melcior QUEROL i Solà
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le baptême encore tout récent de Jean dans les eaux du Jourdain devrait nous rappeler la force de conversion de notre propre baptême. Nous avons tous été baptisés en un seul Seigneur, une seule foi, «un seul Esprit pour former un seul corps» (1Co 12,13). Voici l'idéal d'unité: ne former qu'un seul corps, être dans le Christ une seule chose, pour que le monde croie.

Dans l'Évangile du jour nous voyons «beaucoup de gens, venus de la Galilée» et beaucoup d'autres gens encore (cf. Mc 3,7-8) qui s'approchent du Seigneur. Et Lui les accueille tous; à tous, sans exception, il fait du bien. Nous devons avoir cela très présent à l'esprit durant la semaine pour l'unité des chrétiens.

Prenons conscience de ce que, tout au long des siècles, les chrétiens se sont divisés en catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens et toute une kyrielle de confessions chrétiennes. Péché historique contre l'une des notes essentielles de l'Église: son unité.

Mais atterrissons dans notre réalité ecclésiale d'aujourd'hui. Celle de notre diocèse, celle de notre paroisse. Celle de notre groupe de chrétiens. Sommes-nous réellement une seule chose? Notre relation d'unité est-elle un motif de conversion pour ceux qui sont éloignés de l'Église? «Que tous soient un, pour que le monde croie» (Jn 17,21), demande Jésus au Père. C'est çà le défi. Que les païens voient comment se fréquentent des croyants qui, réunis par l'Esprit Saint dans l'Église du Christ, ont un seul coeur et une seule âme (cf. Ac 4,32-34).

Rappelons que comme fruit de l'Eucharistie, en même temps que l'union de chacun avec Jésus, doit se manifester l'unité de l'Assemblée puisque nous nous nourrissons du même Pain pour être un seul corps. Ce que les sacrements signifient, la grâce qu'ils contiennent, exigent par conséquent des gestes de communion envers les autres. Nous nous convertissons à l'unité trinitaire (don qui vient d'en-haut) et notre sanctification ne peut éviter les gestes de communion, de compréhension, d'accueil et de pardon envers les autres.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Janvier 2017

Scripture:

Mark 3:1-6

1 Again he entered the synagogue, and a man was there who had a withered hand. 2 And they watched him, to see whether he would heal him on the Sabbath, so that they might accuse him. 3 And he said to the man who had the withered hand, "Come here." 4 And he said to them, "Is it lawful on the Sabbath to do good or to do harm, to save life or to kill?" But they were silent. 5 And he looked around at them with anger, grieved at their hardness of heart, and said to the man, "Stretch out your hand." He stretched it out, and his hand was restored. 6 The Pharisees went out, and immediately held counsel with the Herodians against him, how to destroy him.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The tender compassion of the Lord, by John Chrysostom, 547-407 A.D.

"Jesus said to the man with the withered hand, 'Come here.' Then he challenged the Pharisees as to whether it would be lawful to do good on the sabbath. Note the tender compassion of the Lord when he deliberately brought the man with the withered hand right into their presence (Luke 6:8). He hoped that the mere sight of the misfortune might soften them, that they might become a little less spiteful by seeing the affliction, and perhaps out of sorrow mend their own ways. But they remained callous and unfeeling. They preferred to do harm to the name of Christ than to see this poor man made whole. They betrayed their wickedness not only by their hostility to Christ, but also by their doing so with such contentiousness that they treated with disdain his mercies to others." (excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 40.1)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 3,1-6):

Une autre fois, Jésus entra dans une synagogue; il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser. Il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Viens te mettre là devant tout le monde». Et s'adressant aux autres: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?». Mais ils se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leurs coeurs, il dit à l'homme: «Étends la main». Il l'étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent avec les partisans d'Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

«Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de tuer?»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous enseigne qu'il faut faire le bien en tout temps: il n'y a pas un temps pour faire le bien et un autre pour négliger l'amour du prochain. L'amour qui vient de Dieu nous conduit à la Loi suprême, que Jésus nous a laissée dans le commandement nouveau: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé» (Jn 13,34). Jésus ne déroge pas à la Loi de Moïse, Il ne la critique pas, puisque Lui-même accomplit ses préceptes et se rend à la synagogue le sabbat; ce que Jésus critique, c'est l'interprétation étroite de la Loi qu'en ont fait les docteurs et les pharisiens, une interprétation qui laisse peu de place à la miséricorde.

Jésus-Christ est venu proclamer l'Évangile du salut, mais ses adversaires, loin de se laisser convaincre, cherchent des prétextes contre Lui: «Il y avait là un homme dont la main était paralysée. On observait Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat; on pourrait ainsi l'accuser» (Mc 3,1-2). Nous pouvons voir l'action de la grâce et, simultanément, constater la dureté de coeur d'hommes orgueilleux qui croient détenir la vérité. Les pharisiens furent-ils contents de voir ce pauvre homme récupérer la santé? Non, tout au contraire, ils s'aveuglèrent encore davantage, au point d'aller pactiser avec les hérodiens -leurs ennemis naturels- pour voir comment perdre Jésus. Curieuse alliance!

Par son action, Jésus libère aussi le sabbat des entraves posées par les docteurs de la Loi et les pharisiens, et lui restitue son sens véritable: jour de communion entre Dieu et l'homme, jour de libération de l'esclavage, jour de la délivrance des forces du mal. Saint Augustin nous dit: «Celui qui a la conscience en paix est tranquille, et cette tranquillité est le sabbat du coeur». En Jésus-Christ, le sabbat s'ouvre déjà au don du dimanche.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Janvier 2017

Scripture:

Mark 2:23-28

23 One Sabbath he was going through the grain fields; and as they made their way his disciples began to pluck heads of grain. 24 And the Pharisees said to him, "Look, why are they doing what is not lawful on the Sabbath?" 25 And he said to them, "Have you never read what David did, when he was in need and was hungry, he and those who were with him: 26 how he entered the house of God, when Abiathar was high priest, and ate the bread of the Presence, which it is not lawful for any but the priests to eat, and also gave it to those who were with him?" 27 And he said to them, "The Sabbath was made for man, not man for the Sabbath; 28 so the Son of man is lord even of the Sabbath.”

 

The contemplation

The rules and regulations are necessary for social living. There are some who can’t bear with such restrictions and huddles which block their freedom and liberty. In their rudely behaviour they just can’t bear anything which directs or orientates their acts. However in today’s gospel that is not the case to worry about.

In every human relationship and social living, we should be able discern why we do, what we do, how we do, and why this time and why this way. What are the consequences of such act?  Without getting the answers to these questions, if we engage, we may end up doing something against our own will and our own well-being.

The history is the best teacher of life. All radical thinkers and forward looking people have answered these questions and were firmly directed by the conviction and wisdom. Though they might have been rejected by the then society, they were however honoured for their thinking and acting.

Jesus is asking each and every one of us, to take the responsibility of our thinking and acting. Since He is our master, we are asked to follow His thinking pattern and imitate Him in our actualization of our projects. Like Him, we too one day, in Him, will become the master of Sabbath.

 

 

 

Daily Quote from the early church fathers:

The Lord of the Sabbath, by John Chrysostom, 547-407 A.D.

"Doubtless he speaks of himself when he mentions the 'Lord of the sabbath' (Mark 2:28, Matthew 12:8, Luke 6:5). Mark relates a complementary saying about our common human nature, that “the sabbath was made for humans, not humans for the sabbath (Mark 2:27). Why then should someone who gathered sticks on the sabbath be censured? The law that was established earlier could not be scorned without jeopardizing the law to be given later.
"The sabbath did confer many benefits, great blessings in the earlier dispensation. It made people more gentle toward those close to them. It guided them toward being more sympathetic. It located them temporally within God's creation and providence, as Ezekiel knew (Ezekiel 20:19-20). The sabbath trained Israel by degrees to abstain from evil and disposed them to listen to the things of the Spirit.
"They would have stretched the law out of shape if, when he was giving the law of the sabbath, Jesus had said, 'You can work on the sabbath, but just do good works, do nothing evil.' This would have brought out the worst in them. So he restrained them from doing any works at all on the sabbath. And even this stricter prohibition did not keep them in line. But he himself, in the very act of giving the law of the sabbath, gave them a veiled sign of things to come. For by saying, 'You must do no work, except what shall be done for your life' (Exodus 12:16), he indicated that the intent of the law was to have them refrain from evil works only, not all works. Even in the temple, much went on during the sabbath, and with great diligence and double toil. Thus even by this very shadowy saying Jesus was secretly opening the truth to them. Did Christ then attempt to repeal a law so beneficial as the sabbath law? Far from it. Rather, he greatly magnified the sabbath. For with Christ came the time for everyone to be trained by a higher requirement."
(excerpt from THE GOSPEL OF MATTHEW, HOMILY 39.3)

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

 (Mc 2,23-28):

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient: «Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat! Cela n'est pas permis». Jésus leur répond: «N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons». Il leur disait encore: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat».

«Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat»

 

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, Jésus a affaire aux pharisiens, qui déforment la loi de Moïse en s'attachant aux détails pour oublier l'esprit qui l'informe. Les pharisiens, en effet, accusent les disciples de Jésus de violer le sabbat (cf. Mc 2,24). Selon leur casuistique étouffante, arracher des épis équivaut à "moissonner" et "égrener", à "battre": ces activités agricoles -et une quarantaine d'autres que nous pourrions ajouter- étaient prohibées les jours de sabbat, consacrés au repos. Nous le savons, les pains de l'offrande dont nous parle l'Évangile étaient au nombre de douze; on les plaçait chaque semaine sur la table du sanctuaire, en hommage des douze tribus d'Israël à leur Dieu et Seigneur.

Le comportement d'Abiathar est conforme aux enseignements de Jésus: les préceptes légaux de moindre importance doivent céder le pas aux plus grands; un précepte cérémoniel, à un précepte de loi naturelle; le précepte du repos sabbatique n'est donc pas supérieur aux élémentaires besoins de la subsistance. En s'inspirant de la péricope que nous commentons, et pour souligner que la personne est au-dessus de toutes les questions économiques et sociales, le Concile Vatican II enseigne: «L'ordre social et son développement progressif doivent à tout moment être subordonnés au bien de la personne, car l'ordre des choses doit être soumis au bien des personnes, et non le contraire. Le Seigneur Lui-même l'a souligné quand il a dit que le sabbat avait été fait pour l’homme, non l’homme pour le sabbat (cf. Mc 2,27)».

Saint Augustin nous dit: «Aime et fais ce que tu veux». L'avons-nous bien compris, ou l'obsession de ce qui est secondaire étouffe-t-elle l'amour qu'il faut mettre en tout ce que nous faisons? Travailler, pardonner, corriger, aller à la messe les dimanches, prendre soin des malades, accomplir les commandements…, faisons-nous tout cela pour le faire ou par amour de Dieu? Que ces considérations nous aident à vivifier toutes nos œuvres par l'amour que le Seigneur a mis dans nos coeurs précisément pour que nous puissions L'aimer.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Janvier 2017

Scripture:

Mark 2:18-22

18 Now John's disciples and the Pharisees were fasting; and people came and said to him, "Why do John's disciples and the disciples of the Pharisees fast, but your disciples do not fast?" 19 And Jesus said to them, "Can the wedding guests fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they cannot fast. 20 The days will come, when the bridegroom is taken away from them, and then they will fast in that day. 21 No one sews a piece of unshrunk cloth on an old garment; if he does, the patch tears away from it, the new from the old, and a worse tear is made. 22 And no one puts new wine into old wine skins; if he does, the wine will burst the skins, and the wine is lost, and so are the skins; but new wine is for fresh skins."

 

The message

 

Even today there are many Christians live in the Old Testament period looking God as an all-powerful, evoking in them a sense of fear and sometime with reverence. There are moments, in our simplified way, we like to know God in His fullness and the way He does and His reasoning. Today the disciple of John Baptist are confused with the behaviour of the disciples of Jesus. There is a new teaching which doesn’t respect or coherent with the tradition and the law of the society.

Jesus is reminding each and every one of us of such attitude that we hold till today. Many of our prayers are simply the supplications and fail to add in it the basic element of glorifying God.  Jesus is asking us to feel the joy of being with the wedding party. Every Christian should feel this joy of being with Christ. Without this feeling of inner joy, our spiritually, though sincere it may be, will fail to achieve the finality.

The newness is in the proximity of God and the simplicity of understanding Him in Jesus. All that we should learn from Jesus is the joy of God being with us and amidst us, in Christ. The essential question that arise in this concept of proximity is, do we feel this proximity with joy and gratitude? Or do we mess-up this with old and new tradition, doing exactly what the law and tradition prescribe to us?

 

Daily Quote from the early church fathers:

The presence of the Bridegroom, by Bede the Venerable, 672-735 A.D.

"From the time that the incarnation of our Savior was first promised to the patriarchs, it was always awaited by many upright souls with tears and mourning - until he came. From that time when, after his resurrection, he ascended to heaven, all the hope of the saints hangs upon his return. It was at the time when he was keeping company with humanity that his presence was to be celebrated. Then it would have been unfitting to weep and mourn. For like the bride, she had him with her bodily whom she loved spiritually. Therefore the bridegroom is Christ, the bride is the church, and the friends of the bridegroom (Matthew 9:15, Luke 5:34) and of the marriage are each and every one of his faithful companions. The time of his marriage is that time when, through the mystery of the incarnation, he is joining the holy church to himself (Revelation 19:7). Thus it was not by chance, but for the sake of a certain mystical meaning that he came to a marriage ceremony on earth in the customary fleshly way (John 2:1-12), since he descended from heaven to earth in order to wed the church to himself in spiritual love. His nuptial chamber was the womb of his virgin mother. There God was conjoined with human nature. From there he came forth like a bridegroom to join the church to himself." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPELS 1.14)

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 2,18-22):

 

Comme les disciples de Jean Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vient demander à Jésus: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens?». Jésus répond: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ce jour-là ils jeûneront.

»Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l'on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves».

 

Le message

Nous trouvons difficile d’accepter la nouveauté et il est compréhensible que nous soyons déranger lorsqu’on voit une chose inhabituelle. La nouveauté en Jésus est incompréhensible aux disciples de Jean le Baptiste. Ils voient que les disciples de Jésus ne se comportement pas comme eux. Un enseignement totalement différent et inattendu. Heureusement ils s’adressent à Jésus, l’auteur de cette nouveauté.  

Jésus nous explique sur cette nouveauté, particulièrement dans la relation avec ses disciples, la joie des amis et la présence d’Epoux avec eux. Une nouveauté dans la compréhension  et la proximité divine. Jésus ne veut pas que nous le comparions avec les autres, car nous allons nous confondre. Dieu est avec nous et parmi nous.

Pour la pratique quotidienne je vous proposerai de ressentir cette joie d’être avec le Christ et devenir les véritables disciples de Jésus.

 

 

«Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?»

 

Abbé Joaquim VILLANUEVA i Poll
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous constatons comment les juifs, au-delà du jeûne prescrit par Dieu le Jour de l'Expiation (cf. Lev 16,29-34) observaient plusieurs autres jeûnes, autant publics que privés. Ils étaient l'expression de deuil, de pénitence, de purification, de préparation pour une fête ou une mission, de pétition de grâce à Dieu, etc. Les juifs pieux appréciaient le jeûne comme un acte propre de la vertu de la religion et plaisant à Dieu: celui qui jeûne se dirige à Dieu en attitude d'humilité, lui demande pardon en se privant de ces choses qui, le satisfaisant, l'auraient éloignées de Lui.

Que Jésus n'inculque pas cette pratique à ces disciples et à ceux qui l'écoutaient, surprend les disciples de Jean et les pharisiens. Ils pensent qu'il s'agit d'une omission importante dans ses enseignements. Et Jésus leur donne une raison fondamentale: «Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux?» (Mc 2,19). L'époux, selon l'expression des prophètes d'Israël, est Dieu, et est manifestation de l'amour divin envers les hommes (Israël est l'épouse, qui n'est pas toujours fidèle, objet de l'amour fidèle de l'époux, Yahvé). C'est-à-dire, Jésus se compare à Yahvé. Il est ici, déclarant sa divinité: il appelle ses disciples "les amis de la noce", ceux qui sont avec Lui, et donc qui n’ont pas besoin de jeûner car ils ne sont pas séparés de Lui.

L'Église est demeurée fidèle à cet enseignement qui vient des prophètes et constitue une pratique naturelle et spontanée dans plusieurs religions. Jésus-Christ la confirme et lui donne en sens nouveau: Il jeûne dans le désert comme préparation à sa vie publique, Il nous dit que la prière est fortifiée par le jeûne, etc.

Parmi ceux qui écoutaient le Seigneur, la majorité devait être pauvre et savoir de vêtements raccommodés; il devait aussi y avoir des vendangeurs qui savaient ce qui se passe lorsqu'on met du vin nouveau dans de vieilles outres. Jésus leur rappelle qu'ils doivent recevoir son message avec un esprit nouveau, qui rompt avec le conformisme et la routine des âmes vieillies prématurément, que ce qu'Il leur propose, n'est pas une interprétation de la Loi, sinon une vie nouvelle.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 14 Janvier 2017

Scripture:

Mark 2:13-17

13 He went out again beside the sea; and all the crowd gathered about him, and he taught them. 14 And as he passed on, he saw Levi the son of Alphaeus sitting at the tax office, and he said to him, "Follow me." And he rose and followed him. 15 And as he sat at table in his house, many tax collectors and sinners were sitting with Jesus and his disciples; for there were many who followed him. 16 And the scribes of the Pharisees, when they saw that he was eating with sinners and tax collectors, said to his disciples, "Why does he eat with tax collectors and sinners?" 17 And when Jesus heard it, he said to them, "Those who are well have no need of a physician, but those who are sick; I came not to call the righteous, but sinners."

 

«I did not come to call the righteous but sinners»

 

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart
(Tarragona, Spain)

Today, Saint Mark tells us how Jesus taught and how the crowd came to Him. In those days, they were as hungry of doctrine as we are today, ignorance being always our worst enemy. Let us not forget the expression: «They will hate no more when they ignore no more»...

As He walked along, Jesus sees Levi, son of Alpheus, sitting in his office and, says to him: «Follow me» (Mk 2:4), and Levi leaves everything and follows Him. With his promptitude and generosity Levi scored his biggest “business”. Not only the “business of the century”, but the business of Eternity, too.

It would be worth our mulling over Roman tax collectors, who ceased to exist a long while ago, while Levi —better known today as Matthew— keeps piling up profits with his writings, as one of the twelve pillars of the Church. This is what happens when we promptly follow our Lord. He said: «And everyone who has left houses or brothers or sisters or father or mother or children or fields for my sake will receive a hundred times as much and will inherit eternal life» (Mat 19:29).

Jesus accepted the banquet Matthew offered Him and His apostles at home, together with other tax collectors and sinners. The Pharisees —who always seemed to prefer witnessing how others worked— felt like informing His disciples that their Master was eating with people they considered as sinners. The Lord hears them and, in self-defense, He answers: «I did not come to call the righteous but sinners» (Mk 2:17). Mankind is in hard need of that divine Healer. We are all sinners and, as Saint Paul says, «for all have sinned and fall short of the glory of God» (Rom 3:23).

Let us always answer as quickly as Mary used to do when responding to Her vocation as co-redeemer.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 14 Janvier 2017

Texte de l'Évangile

(Mc 2,13-17):

Jésus sortit de nouveau sur le rivage du lac; toute la foule venait à lui, et il les instruisait. En passant, il aperçut Lévi, fils d'Alphée, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme il était à table dans sa maison, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car il y avait beaucoup de monde. Même les scribes du parti des pharisiens le suivaient aussi, et, voyant qu'il mangeait avec les pécheurs et les publicains, ils disaient à ses disciples: «Il mange avec les publicains et les pécheurs!». Jésus, qui avait entendu, leur déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, la scène que relate saint Marc, nous voyons Jésus enseigner et tous venir l'entendre. À présent comme alors, la faim de doctrine est manifeste, car l'ignorance est le pire ennemi. Il en va si bien ainsi que l'expression «Ils cesseront de haïr quand ils cesseront d'ignorer» est devenue classique.

Chemin faisant, Jésus avisa Lévi, fils d'Alphée, assis au banc des impôts; Il lui dit «suis-moi» et l'autre, laissant tout, partit avec Lui. Promptitude et générosité pour "l'affaire" de sa vie. "L'affaire du siècle" et celle de l'éternité.

Le prélèvement des impôts par les romains a disparu depuis longtemps, mais Matthieu -de nos tours mieux connu sous ce nouveau nom que sous celui de Lévi- continue d'accumuler les dividendes avec ses écrits, puisqu'il est devenu l'une des douze colonnes de l'Église. C'est ce qui arrive quand on suit promptement le Seigneur. C'est Lui qui l'a dit: «Tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des s?urs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (Mt 19,29).

Jésus accepta le banquet que Matthieu lui offrit chez lui, avec d'autres collecteurs d'impôts et des pécheurs, ainsi qu'avec ses apôtres. Les pharisiens -spectateurs du travail des autres- font remarquer aux disciples que leur Maître mange avec des gens qu'ils tiennent pour des pécheurs. Le Seigneur les entend et défend sa manière usuelle d'agir avec les âmes: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mc 2,17). Toute l'humanité a besoin du Médecin divin. Nous sommes tous pécheurs. Comme le dira saint Paul, «tous ont péché et se sont privés de la gloire de Dieu» (Rm 3,23).

Répondons avec la promptitude de Marie devant sa vocation de corédemptrice.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Janvier 2017

Scripture:

Mark 2:1-12

1 And when he returned to Capernaum after some days, it was reported that he was at home. 2 And many were gathered together, so that there was no longer room for them, not even about the door; and he was preaching the word to them. 3 And they came, bringing to him a paralytic carried by four men. 4 And when they could not get near him because of the crowd, they removed the roof above him; and when they had made an opening, they let down the pallet on which the paralytic lay. 5 And when Jesus saw their faith, he said to the paralytic, "My son, your sins are forgiven."

6 Now some of the scribes were sitting there, questioning in their hearts, 7 "Why does this man speak thus? It is blasphemy! Who can forgive sins but God alone?" 8 And immediately Jesus, perceiving in his spirit that they thus questioned within themselves, said to them, "Why do you question thus in your hearts? 9 Which is easier, to say to the paralytic, `Your sins are forgiven,' or to say, `Rise, take up your pallet and walk'? 10 But that you may know that the Son of man has authority on earth to forgive sins" -- he said to the paralytic -- 11 "I say to you, rise, take up your pallet and go home." 12 And he rose, and immediately took up the pallet and went out before them all; so that they were all amazed and glorified God, saying, "We never saw anything like this!"

 

The meditation

 

I invite you all to enter in this event and participate in all the movements of the different kinds of people. Observe not only the words and gestures of Jesus, but the way He looks and responds to different kind of people. His firmness and tenderness for our personal imitation.

Let us see the silent presence of the disciples and all that they may be thinking and doing at this moment. Some of the people do take an extreme initiative and other just ignore them.

Let us not ignore to observe how the elites of the society look at Jesus, the healed one, the people who brought him, the people around them and the disciples who surround Jesus.

At the end let us look Jesus once again, particularly the way he looks us and wait for a message. Let us apply this message today and let this day begins and ends as par the desire of the Lord. I wish you all a wonderful day.

 

«‘My son, your sins are forgiven’ (...). ‘Stand up, take up your mat and go home’»

 

Fr. Joan Carles MONTSERRAT i Pulido
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we see the Lord surrounded once more by crowds: «so many people gathered that there was no longer room even outside the door» (Mk 2:2). His heart is melted by people's needs and makes him to bestow upon them as much relief as possible; by forgiving, teaching and healing them at the same time. He certainly offers them physical help (as in today's parable, by curing the paralytic), but —actually— He is intent on getting the very best for each one of us: the well-being of our soul.

Jesus, our Savior, wants to give us a true hope of salvation. He even forgives our sins and sympathizes with our moral feebleness. Before anything else, He most emphatically says: «My son, your sins are forgiven» (Mk 2:5). Later on, we are given to see him connecting the remission of our sins —which He generously and tirelessly grants— to a most extraordinary miracle, seen by our very eyes. As some kind of external guarantee, as if to help us to open our eyes to faith, after forgiving the paralytic's sins, He cures him of his paralysis: «Stand up, take up your mat and go home. The man rose and, in the sight of all those people, he took up his mat and went out» (Mk 2:11-12).

We can revive this miracle quite often through Confession. With the words of forgiveness said by the minister of God («I absolve you from your sins in the name of the Father, and of the Son and of the Holy Spirit») Jesus —discreetly— accords us once more the external guarantee of remission of our sins, guarantee that is tantamount to the spectacular cure of the paralytic of Capernaum.

We are now beginning a new ordinary time. And, we believers are now reminded of the urgent need we have of a sincere and personal encounter with Jesus Christ, the All-Merciful Lord. In this liturgical time, He urges us not to slacken our pace nor to neglect the necessary forgiveness He offers all of us in his dwelling, the Church.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0