Publié le 7 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 10,31-42): 

 

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

 

L’Application

 

Pour moi personnellement, le regard joue un rôle important dans notre vie quotidienne, car il fournit les éléments nécessaires à l'intelligence, à un bon discernement qui se terminera par une bonne décision d'exécution. Si ce regard n'est pas bon, nous ferons une erreur radicale, malheureusement l'histoire se terminera par un acte, en toute sincérité, contre notre propre volonté. Heureusement, la foi nous aide à regarder le monde et ses habitants, (avec l'aide de notre intelligence et évidemment avec la grâce,) les éléments invisibles et impalpables, où se trouve la vérité.

Nous pouvons le vérifier dans l'Évangile d'aujourd'hui, notamment dans la manière dont Jésus voit le monde et dont ses contemporains refusent la vérité. Pourtant, s'ils voulaient voir les œuvres divines, elles étaient sous leurs yeux. Certains d'entre nous détiennent une vérité partielle et tiennent bon avec cette vérité, sans la vérifier, avec un regard de foi, avec un soutien spirituel que Dieu nous a déjà accordé dans le baptême.  Apprenons à regarder le monde avec compassion et amour, nous serons témoins, non seulement de la présence divine, mais aussi de la passion de nos frères et sœurs.  Vendredi prochain, nous célébrerons la passion du Seigneur. Je vous invite donc à la vivre dès maintenant en reconnaissant les signes que Dieu nous donne, à travers les Jean Baptistes, qui sont encore visiblement présents dans notre communauté. Ce regard nous aidera certainement à nous convertir, à devenir de vrais enfants de Dieu.

«J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants.

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses forces, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

 

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Publié le 6 Avril 2022

Gospel text

(Jn 8:51-59): 

 

Jesus said to the Jews: “Amen, amen, I say to you, whoever keeps my word will never see death.” So the Jews said to him, “Now we are sure that you are possessed. Abraham died, as did the prophets, yet you say, ‘Whoever keeps my word will never taste death.’ Are you greater than our father Abraham, who died? Or the prophets, who died? Who do you make yourself out to be?” Jesus answered, “If I glorify myself, my glory is worth nothing; but it is my Father who glorifies me, of whom you say, ‘He is our God.’ You do not know him, but I know him. And if I should say that I do not know him, I would be like you a liar. But I do know him and I keep his word. Abraham your father rejoiced to see my day; he saw it and was glad.” So the Jews said to him, “You are not yet fifty years old and you have seen Abraham?” Jesus said to them, “Amen, amen, I say to you, before Abraham came to be, I AM.” So they picked up stones to throw at him; but Jesus hid and went out of the temple area.

 

The Application

 

We have to accept in total humility, if we would have being there, we wouldn’t have understood all that Jesus has said at that time. Jesus is speaking of divine mysteries, to the mortal world, which hasn’t even understood, its own existence and the meaning of life, other than biological living and dying. Without the grace of God, we can’t understand the divine realities. Even today, we haven’t mastered the mystery of Trinity, in its totality. Personally, I even don’t dare to understand. For me, I will satisfy myself in understanding the commandment of love and applying it in my daily life. I know that it is already a herculean task for me.  

 

The dialogue between Jesus and the Jews makes us discover that faith is a gift and not a merit. Do we have to understand everything in details? Not necessary. However, we must always remain open and welcoming, so that the Word of God can penetrate and work in us. Jesus invites us to live in the present with joy rather than remain nostalgic for the past.

 

Action of the day: Surrender before the divine mystery.

“Abraham your father rejoiced to see my day; he saw it and was glad”

 

Fr. Enric CASES i Martín

(Barcelona, Spain)

 

Today, Saint John places us before Jesus' revelation in the Temple. Our Saviour reveals something unknown to the Jews: that Abraham looked forward and rejoiced when he saw Jesus' day. They all knew God had made a promise to Abraham, by assuring him of great promises of salvation for his seed. However, they were unaware of how far God's light could reach. Christ reveals them that Abraham did see the Messiah in the day of Yahweh, which Jesus calls my day.

In this revelation, Jesus appears as having God's eternal vision. But, above all, He appears as someone preexistent and present in Abraham's time. Later, in the heat of the discussion, when the Jews said to Jesus that He is not yet fifty years old, He tells them: “Amen, amen, I say to you, before Abraham came to be, I AM.” (Jn 8:58). This is a notorious statement of his divinity, which they could perfectly understand, and which they could have also believed, had they better known the Father. The expression “I am” is part of the holy tetragram Yahweh revealed to Moses in mount Sinai.

Christianity is much more than a collection of high moral norms, as can be perfect love, or even, forgiveness. Christianity is faith in one person. Jesus Christ is True God and True Man; “Perfect God and Perfect Man”, says the Athanasian Symbol. Saint Hilary of Poitiers writes in a beautiful prayer: “Give us, therefore, a way to express ourselves in an adequate and dignified manner, to enlighten our intelligence, and make also our words to express our faith, that is, that we, who, through the prophets and the Apostles, had come to know You God Father and the unique Lord Jesus Christ, may also celebrate You as our God, in which there is no unicity of person and confess your Son, in everything equal to You.”

 

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Publié le 6 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 8,51-59): 

 

«Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort». Les Juifs lui dirent: «Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: ‘Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort’. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être?». Jésus répondit: «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie». Les Juifs lui dirent alors: «Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham!». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: avant qu'Abraham ait existé, moi, Je Suis». Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

 

L’Application

 

Le dialogue entre Jésus et les Juifs nous fait découvrir que la foi est un don et non un mérite. Devons-nous tout comprendre ? Ce n'est pas nécessaire. Mais nous devons toujours rester ouverts et accueillants, pour que la Parole de Dieu puisse pénétrer et agir en nous. Jésus nous invite à vivre le présent avec joie plutôt que de rester nostalgiques du passé.

«Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie»

 

Abbé Enric CASES i Martín

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Evangile de saint Jean nous conduit devant une manifestation de Jésus au Temple. Le Sauveur révèle un fait méconnu des juifs: Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s'était réjoui de le voir. Ils savaient tous que Dieu avait conclu une alliance avec Abraham, par laquelle Il lui avait promit le salut de toute sa descendance. Mais ils ignoraient l'étendue de la lumière de Dieu. Le Christ leur révèle qu'Abraham avait vu le Messie dans le jour de Yahvé, et Il a appelé ce jour son jour.

Dans cette révélation, Jésus démontre qu'Il possède la vision éternelle de Dieu. Mais, surtout, Il se manifeste à eux comme une présence préexistante et présente au temps d'Abraham. Peu après dans le feu de la discussion, quand les juifs le contredirent en lui disant qu'Il n'a même pas 50 ans, Il leur dit: «Avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis» (Jn 8,58). C'est une proclamation éclatante de sa divinité, ils pouvaient la comprendre parfaitement et ils auraient pu également croire en Lui s'ils avaient eu plus de connaissance du Père. L'expression «Je suis» fait partie du tétragramme saint Yahvé, qui a été révélé au Mont Sinaï.

Le Christianisme est beaucoup plus qu'un ensemble de règles élevées de morale, comme peuvent l'être l'amour parfait ainsi que le pardon. Le christianisme est la foi d'une personne. Jésus est Dieu et vrai Homme. «Dieu parfait, homme parfait», nous dit le Quicumque. Saint Hilaire de Poitiers, a écrit dans une belle prière: «Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l'intelligence, la noblesse du langage, l'orthodoxie de la foi; ce que nous croyons, accorde-nous de l'affirmer aussi. C'est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, pussions aussi te célébrer comme Dieu, en qui il n'y a pas unicité de personne, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi».

 

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Publié le 5 Avril 2022

Gospel text

(Jn 8:31-42): 

 

Jesus said to those Jews who believed in him, “If you remain in my word, you will truly be my disciples, and you will know the truth, and the truth will set you free.” They answered him, “We are descendants of Abraham and have never been enslaved to anyone. How can you say, ‘You will become free’?” Jesus answered them, “Amen, amen, I say to you, everyone who commits sin is a slave of sin. A slave does not remain in a household forever, but a son always remains. So if a son frees you, then you will truly be free. I know that you are descendants of Abraham. But you are trying to kill me, because my word has no room among you. I tell you what I have seen in the Father’s presence; then do what you have heard from the Father.”

They answered and said to him, “Our father is Abraham.” Jesus said to them, “If you were Abraham’s children, you would be doing the works of Abraham. But now you are trying to kill me, a man who has told you the truth that I heard from God; Abraham did not do this. You are doing the works of your father!” So they said to him, “We are not illegitimate. We have one Father, God.” Jesus said to them, “If God were your Father, you would love me, for I came from God and am here; I did not come on my own, but he sent me.

 

The Application

 

Jesus addresses the Jews who believed in Him and especially those who claimed to be God's children. He invites them to be faithful to His commandment of love, as a sign of the divine presence. It is in this love that they can love and serve God. This love will never propose violence as a solution. He helps them to understand their contradictions,  that they are not consistent with what they think about themselves to what they are. There is a big gap. This look of Jesus is not a look of judgement, but a look of love and compassion. Since they do not have a heart filled with love and compassion, they are no longer able to recognise this divine love. To better understand divine love, we must be true lovers of God

 

Today's Gospel invites us to review our lives. Are we truly God's children and are our actions truly worthy of God? If we want to discover or recognise the truth, we must be able to look at our actions, our words and our intentions, with a critical eye. Are they full of love and compassion? Jesus tells us that this truth will save us.

 

Action of the day: Avoid violence.

“If God were your Father, you would love me”

 

Fr. Givanildo dos SANTOS Ferreira

(Brasilia, Brazil)

 

Today, the Lord directs harsh words to the Jews. Not to some Jews, but precisely to those who embraced the faith: Jesus said “to those Jews who believed in him” (Jn 8:31). This dialogue of Jesus reflects, without any doubt, the beginning of those difficulties caused by the Jewish Christians in the first hours of the Church.

As they were descendants of Abraham according to their kinship, such Jesus’ disciples considered themselves superior not only to Gentiles who lived away from the faith, but also better than any non-Jewish disciples of the same faith. They said: “We are descendants of Abraham” (Jn 8:33); “Our father is Abraham” (v.39); “We have one Father, God” (v.41).

Despite being disciples of Jesus, we have the impression that Jesus meant nothing for them, nothing that could improve whom they already owned. But it is there where they all made a big mistake. True sons are not those by physical descent but the heirs of the promise, that is, those who believe (cf. Rom 9:6-8). Without faith in Jesus it is not possible for anyone to reach Abraham’s promise. That being so, among the disciples, “there is neither Jews nor Greeks; neither slave nor free; nor is there man and woman, for they are all brothers because of Baptism” (cf. Gal 3:27-28).

Let us not be seduced by spiritual pride. Jewish considered themselves superior to other Christians. It is not necessary to speak, here, of separated brethren. But let us rather think of us. How often some Catholics consider themselves better than other Catholics just because they follow this or that movement, or because they observe this or that discipline, they abide by this or to that liturgical trend. Some, because they are rich; others, because they studied more. Some, because they hold important positions; others, because they come from noble families. “I would like that each one should feel the joy of being Christian.... God guides his Church, He sustains it always, especially at times of difficulty” (Benedict XVI).

 

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Publié le 5 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 8,31-42): 

 

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ils lui répliquèrent: «Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père».

Ils lui répliquèrent: «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit: «Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père». Ils lui dirent: «Nous ne sommes pas des enfants illégitimes! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu». Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même; c'est lui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Jésus s'adresse aux Juifs qui ont cru en lui, et plus particulièrement à ceux qui se disent enfants de Dieu. Il les invite à être fidèles à son commandement d'amour, comme signe de la présence divine. C'est dans cet amour qu'ils peuvent aimer et servir Dieu. Cet amour ne proposera jamais la violence comme solution. Il les aide à comprendre leurs contradictions, qu'ils ne sont pas cohérents entre ce qu'ils pensent d'eux-mêmes et ce qu'ils sont. Il y a un grand écart. Ce regard de Jésus n'est pas un regard de jugement, mais un regard d'amour et de compassion. Comme ils n'ont pas un cœur rempli d'amour et de compassion, ils ne sont plus capables de reconnaître cet amour divin. Pour mieux comprendre l'amour divin, nous devons être de vrais amoureux de Dieu.

L'Évangile d'aujourd'hui nous invite à faire le point sur notre vie. Sommes-nous vraiment des enfants de Dieu et nos actions sont-elles vraiment dignes de Dieu ? Si nous voulons découvrir ou reconnaître la vérité, nous devons être capables de regarder nos actions, nos paroles, nos intentions, avec un œil critique. Sont-ils pleins d'amour et de compassion ? Jésus nous dit que cette vérité nous sauvera.

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez»

 

Abbé Givanildo dos SANTOS Ferreira

(Brasilia, Brsil)

 

Aujourd'hui le Seigneur dirige des mots durs aux Juifs. Non à n'importe quel Juif, mais, précisément, à ceux qui ont embrassé la foi : Jésus a dit "aux Juifs qu'ils avaient cru en Lui" (Jn 8,31). Sans doute, ce dialogue de Jésus reflète le commencement de ces difficultés causées par les chrétiens judaïsants à la première heure de l'Église.

Comme ils étaient des descendants d'Abraham selon le consanguinité, ces tels disciples de Jésus se considéraient comme supérieurs non seulement des foules qui vivaient loin de la foi, mais aussi supérieurs à n'importe quel disciple non juif participant de la même foi. Ils disaient : "Nous sommes descendance d'Abraham" (Jn 8,33); "notre père est Abraham" (v.e 39); "nous avons seulement un père, Dieu" (v.e 41). Bien que nous soyons disciples de Jésus, nous avons l'impression de ce que Jésus ne représentait rien pour ceux-ci, il n'augmentait rien, à celui qu'ils possédaient déjà. Mais c'est là que la grande erreur de tous se trouve. Les vrais enfants ne sont pas les descendants selon la consanguinité, mais les héritiers de la promesse, ou bien, ceux qui croient (cf. Émoussé 9,6-8). Sans la foi dans Jésus il n'est pas possible que quelqu'un atteint la promesse d'Abraham. Ainsi en étant, entre les disciples, "il n'y a pas de Juifs ou de Grecs il n'y a pas d'esclave ou libre; il n'y a pas d'homme ou de femme", parce que tous sont frères par le baptême (cf. Gal 3,27-28).

Ne nous permettons pas nous séduire par un orgueil spirituel. Les judaïsants considéraient les autres chrétiens supérieurs. Il n'est pas nécessaire de parler, ici, des frères séparés. Mais pensons à nous mêmes. Combien de fois quelques catholiques se considèrent meilleurs que les autres catholiques parce qu'ils suivent ce ou ce mouvement là, parce qu'ils observent celle ou cette discipline celle-là, parce que ils obéissent à ce ou à cet usage liturgique là. Les uns, parce qu'ils sont riches; les autres, parce qu'ils ont plus étudié. Les uns, parce qu'ils occupent des charges importantes; les autres, parce qu'ils viennent de familles nobles. "Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien… Dieu guide son Église, la soutient toujours aussi et surtout dans les moments difficiles" (Benoît XVI).

 

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Publié le 4 Avril 2022

Gospel text

(Jn 8,21-30): 

 

Jesus said to the Pharisees: “I am going away and you will look for me, but you will die in your sin. Where I am going you cannot come.” So the Jews said, “He is not going to kill himself, is he, because he said, ‘Where I am going you cannot come’?” He said to them, “You belong to what is below, I belong to what is above. You belong to this world, but I do not belong to this world. That is why I told you that you will die in your sins. For if you do not believe that I AM, you will die in your sins.”

So they said to him, “Who are you?” Jesus said to them, “What I told you from the beginning. I have much to say about you in condemnation. But the one who sent me is true, and what I heard from him I tell the world.” They did not realize that he was speaking to them of the Father. So Jesus said to them, “When you lift up the Son of Man, then you will realize that I AM, and that I do nothing on my own, but I say only what the Father taught me. The one who sent me is with me. He has not left me alone, because I always do what is pleasing to him.” Because he spoke this way, many came to believe in him.

 

The meditation

 

Lord, help me to understand your words. I use many words in my prayers and I don't even understand the meanings of my prayers. Believing in you is synonymous with believing in the cross, the cross as a path to resurrection. The cross helps me to understand the depth of your love, the love of your Father. Why, Lord, did you choose the Cross to make us understand your love? Why, Lord, the crosses of our day are difficult to bear? I try to understand the pain of your Father in your Cross and how much He would have suffered, when you cried towards Him.  Why don't I understand your pain, because of my sins? Help me Lord, that I bring no cross to you and that I may learn to carry my daily crosses, Amen.

 

Action of the day: Learn to carry your daily cross.

“When you lift up the Son of Man, then you will realize that I AM”

 

Fr. Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Spain)

 

Today, the fifth Tuesday of Lent, only one week away from the contemplation of our Lord's Passion, He invites us to look at him in anticipation while redeeming us from the Cross: “Our High Priest is Christ Jesus, his precious body is our sacrifice that He immolated on the altar of the Cross for the salvation of all people” (Saint John Fisher).

“When you have lifted up the Son of Man” (Jn 8:28). The Crucified Christ, indeed,—“lifted up” Christ!— is the great and definite sign of the Father's love towards the fallen Humankind. His open arms, stretched out between Heaven and Earth, outline the indelible sign of His friendship with us, men. By seeing Him like this, lifted up before our sinful glance, we shall realize that He is (cf. Jn 8:28), and then, as those Jews that were listening to him, we shall also believe in Him.

Only the friendship of He, who is fully acquainted with the Cross, may provide us with the needed connaturality to get us into the Redemptor's heart. Claiming a Gospel without the Cross, bare of any Christian sense of mortification, or infected by the pagan and naturalist ambiance which prevent us to understand the redeeming suffering values, would place us in the terrible conjuncture of having to hear from Christ's lips: —After all, why should I go on speaking to you?

That our serene and contemplative look of the Cross, be a question to the Crucified, whereby, wordless and noiseless, we tell him: “Who are you?” (Jn 8:25). And He will answer that He is “the way, the truth, and the life” (Jn 14:6), the Stock, which we, poor vine shoots, if not united to, will not be able to bear any fruit, because only him has words of eternal life. And thus, if we do not believe that He is, we shall die by our sins. However, we shall live, despite everything, and we shall already live in this world a Heavenly life, if we take from Him the joyous certitude that the Father is with us, that He will never leave us alone. Thus, we shall imitate the Son by doing always that which pleases the Father.

 

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Publié le 4 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 8,21-30): 

 

Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés».

Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

 

Une méditation

 

Seigneur, aide-moi à comprendre tes paroles. J'utilise beaucoup de mots dans mes prières et je ne comprends même pas le sens de mes prières. Croire en toi est synonyme de croire en la croix, la croix comme chemin vers la résurrection. La croix m'aide à comprendre la profondeur de ton amour, l'amour de ton Père. Pourquoi, Seigneur, as-tu choisi la croix pour nous faire comprendre ton amour ? Pourquoi, Seigneur, les croix de notre époque sont-elles difficiles à porter ? J'essaie de comprendre la douleur de ton Père dans ta Croix et combien Il aurait souffert, lorsque tu as pleuré vers Lui.  Pourquoi ne comprends-je pas ta douleur, à cause de mes péchés ? Aide-moi Seigneur, que je ne t'apporte aucune croix et que j'apprenne à porter mes croix quotidiennes, Amen.

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis»

 

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, cinquième mardi du Carême, à une semaine de la contemplation de la Passion du Seigneur, Celui-ci nous invite à le regarder lorsqu'Il nous rachète et nous libère d'abord sur la Croix: «Jésus Christ est notre pontife, son corps précieux est notre sacrifice qu'il a immolé sur l'autel de la Croix pour le salut de tous les hommes» (Saint John Fisher).

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...» (Jn 8,28). En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour l'Humanité abattue. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui.

Seule l'amitié de celui qui est familiarisé avec la Croix peut nous rendre connaturel l'approfondissement du Cœur du Rédempteur. Prétendre à un Évangile sans Croix, dépourvu du sentiment chrétien de la mortification, ou contaminé par le milieu païen et naturaliste qui nous empêche de comprendre la valeur rédemptrice de la souffrance, nous placerait devant la terrible éventualité d'entendre des lèvres du Christ: «Après tout, pourquoi continuer à nous parler?».

Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplative, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas. C'est ainsi que nous imiterons le Fils en faisant toujours ce qui plait au Père.

 

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Publié le 3 Avril 2022

Gospel text

(Jn 8:12-20): 

 

Jesus spoke to them again, saying, “I am the light of the world. Whoever follows me will not walk in darkness, but will have the light of life.” So the Pharisees said to him, “You testify on your own behalf, so your testimony cannot be verified.” Jesus answered and said to them, “Even if I do testify on my own behalf, my testimony can be verified, because I know where I came from and where I am going. But you do not know where I come from or where I am going. You judge by appearances, but I do not judge anyone. And even if I should judge, my judgment is valid, because I am not alone, but it is I and the Father who sent me. Even in your law it is written that the testimony of two men can be verified. I testify on my behalf and so does the Father who sent me.”

So they said to him, “Where is your father?” Jesus answered, “You know neither me nor my Father. If you knew me, you would know my Father also.” He spoke these words while teaching in the treasury in the temple area. But no one arrested him, because his hour had not yet come.

 

The Application

 

When we hear from the mouth of the Lord that He is our light, I understand it as an element that makes me to discover a truth that has been hidden for centuries: the divine mercy. When I was little, my parents taught me that if I did good, God would bless us and if I did bad, God would punish me, as He is a just God. Today, as an adult, reading the Bible, the story of Susanna from the first reading and the adulterous woman from yesterday, I discover, God will accept me as I am, provided, that I change the bad habits, and if I abandon the bad acts. A truth that brings me much hope. God looks very deep into my PERSON, than my actions. Though the actions are important, my past sins will be forgotten, if I change myself fully and make Jesus, as my way and life.

 

Jesus also makes me discover the Triune God, three inseparable persons, yet independent. A mystery that I would discover fully later, after death, when I would meet them face to face. Jesus makes me understand that I do not need to understand and master everything about these mysteries. Without His grace, I can't know this.  He once said to Philip, "If you know me, you know the Father too. So, all I need to do is to know Jesus, to believe all that he teaches me. One day Jesus will make me know his Father, if he finds it necessary.  Thank you Lord for this good testimony and for making me discover this truth, may You always be my Light. Amen.

 

Action of the day: Trust the divine Mercy

“I am the Light of the world”

 

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Spain)

 

Today Jesus gives us a picture of Himself that fills with meaning the life of those of us that despite our many deficiencies, wish to follow him: “I am the Light of the world” (Jn 8:12). Jesus' person, his teachings and his examples of life, are light that enlightens our entire existence, whether in good times or in moments of suffering or contradiction.

What does that mean? That under any circumstance in which we may find ourselves —such as in our work, in our relations with others, in our relation to God, in our joys and in our pains— we may ponder: What did Jesus do in a similar situation? We can always look into the Gospels and reply: I will do the very same thing! To that end, Saint John Paul II incorporated to the Holy Rosary —a “compendium of the Gospels”, as he himself recalls— the mysteries on the public life of Jesus, what he calls the “Mysteries of Light”. Thus, the Holy Father said: “Declared the beloved Son of the Father at the Baptism in the Jordan, Christ is the one who announces the coming of the Kingdom, bears witness to it in his works and proclaims its demands.”

Jesus is Light and “Whoever follows me will not walk in darkness, but will have the light of life.” (Jn 8:12). As his own disciples, the Lord also invites us to be light for the world, to shine a light of hope amidst the violence, mistrust and fear of our brothers and sisters; a light of faith amidst their darkness, doubts and questions; a light of love amidst the many lies, bitterness and passions that surround us.

The Holy Father, as a backdrop to all the “Mysteries of Light”, reminds us of Mary's words at the wedding feast at Cana: “Do whatever He tells you” (Jn 2:5). This is the right way for Jesus to be the Light of the World, and for us to be able to illuminate with this same light.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 8,12-20): 

 

De nouveau, Jésus parla aux Juifs: «Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie». Les pharisiens lui dirent alors: «Tu te rends témoignage à toi-même, ce n'est donc pas un vrai témoignage». Jésus leur répondit: «Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même, et pourtant c'est un vrai témoignage, car je sais d'où je suis venu, et où je m'en vais; mais vous, vous ne savez ni d'où je viens, ni où je m'en vais. Vous, vous jugez de façon purement humaine. Moi, je ne juge personne. Et, s'il m'arrive de juger, mon jugement est vrai parce que je ne suis pas seul: j'ai avec moi le Père, qui m'a envoyé. Or, il est écrit dans votre Loi que, s'il y a deux témoins, c'est un vrai témoignage. Moi, je me rends témoignage à moi-même, et le Père, qui m'a envoyé, témoigne aussi pour moi».

Les pharisiens lui disaient: «Où est-il, ton père?». Jésus répondit: «Vous ne connaissez ni moi ni mon Père; si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père». Il prononça ces paroles alors qu'il enseignait au Temple, du côté du Trésor. Et personne ne l'arrêta, parce que son heure n'était pas encore venue.

 

L’Application

 

Lorsque nous entendons de la bouche du Seigneur qu'Il est notre lumière, je le comprends comme un élément qui me fait découvrir une vérité cachée depuis des siècles : la miséricorde divine. Quand j'étais petit, mes parents m'ont appris que si je faisais le bien, Dieu nous bénirait et que si je faisais le mal, Dieu me punirait, car il est un Dieu juste. Aujourd'hui, en tant qu'adulte, en lisant la Bible, l'histoire de Suzanne de la première lecture et de la femme adultère d'hier, je découvre que Dieu m'acceptera tel que je suis, à condition que je change les mauvaises habitudes, et que j'abandonne les mauvais actes. Une vérité qui me donne beaucoup d'espoir. Dieu regarde très profondément dans ma PERSONNE, plus que dans mes actes. Bien que les actions soient importantes, mes péchés passés seront oubliés, si je me change complètement et si je fais de Jésus mon chemin et ma vie. 

Jésus me fait aussi découvrir le Dieu trinitaire, trois personnes inséparables, mais indépendantes. Un mystère que je découvrirai pleinement plus tard, après la mort, lorsque je les rencontrerai face à face. Jésus me fait comprendre que je n'ai pas besoin de tout comprendre et de tout maîtriser de ces mystères. Sans sa grâce, je ne peux pas le savoir.  Il a dit un jour à Philippe : "Si tu me connais, tu connais aussi le Père. Ainsi, tout ce que j'ai à faire est de connaître Jésus, de croire tout ce qu'il m'enseigne. Un jour, Jésus me fera connaître son Père, s'il le juge nécessaire.  Merci Seigneur pour ce bon témoignage et pour m'avoir fait découvrir cette vérité, que Tu sois toujours ma Lumière. Amen.

«Moi, je suis la lumière du monde»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous donne une définition de Lui-même qui remplit de sens la vie de ceux qui, comme nous, veulent Le suivre en dépit de leurs imperfections: «Je suis la lumière du monde» (Jn 8,12). La personne de Jésus, ses enseignements, sa vie sont une lumière qui éclaire toute notre existence, dans les bons moments comme dans les souffrances et les contradictions.

Qu’est-ce que cela signifie? Que quelles que soient les circonstances où nous nous trouvions: travail, relations avec les autres, relations avec Dieu, joies et peines… nous pouvons nous demander: —que fit Jésus dans ce genre de situation?; nous pouvons toujours chercher dans l’Évangile et répondre: —Je ferai pareil! Jean-Paul II a justement intégré dans le Saint Rosaire —cet “Evangile en résumé”, comme il le rappelle lui-même— les mystères de la vie publique de Jésus, qu’il a appelés “mystères de la lumière”. Ainsi, dit le Pape, «c’est Lui qui, déclaré Fils bien-aimé du Père lors du Baptême dans le Jourdain, annonce la venue du Royaume, dont Il témoigne par ses œuvres et dont Il proclame les exigences».

Jésus est la lumière; qui le suit «ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie» (Jn 8,12). En tant que disciples, le Seigneur nous invite aussi à être une lumière pour le monde; à porter la lumière de l’espérance au milieu des violences, de la méfiance et de la peur de nos frères; à porter la lumière de la foi au milieu de l’obscurité, des doutes et des interrogations; à porter la lumière de l’amour au milieu de tant de mensonges, de rancœurs et de passions.

Comme toile de fond de tous les mystères de la lumière, le Pape souligne les paroles de Marie aux noces de Cana: «Faites ce qu’il vous dira» (Jn 2,5). C’est là le chemin pour que Jésus soit lumière du monde et que nous éclairions de cette même clarté.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Avril 2022

Nous entrons dans le 5e dimanche de Carême, et les célébrations de Pâques approchent. Je vous invite à participer à cette rencontre exceptionnelle avec Jésus. Dans cette histoire, nous voyons Jésus déjà avec un groupe de personnes qui écoutent Jésus, qui sont totalement perdues avec les autres groupes de pharisiens et de scribes, qui étaient représentés dans le personnage du fils aîné dans l'Évangile de dimanche dernier. Le chemin de conversion suivi par le fils prodigue nous aidera, nous le frère aîné, à participer à la fête qui nous attend.

 

Nous sommes avec des pierres dans les mains, dirigées vers les autres, qui sont ce fils prodigue, et la femme de l'évangile d'aujourd'hui. Le Seigneur, que nous avons choisi comme juge, donne son jugement, le voici : "Que celui d'entre vous qui est sans péché soit le premier à lui jeter la pierre". Ainsi ce fils qui refuse d'entrer dans la maison de son père est invité à relire sa propre vie, à découvrir sa rébellion, face à l'amour inépuisable du Père, qui est devant lui, suppliant d'être avec Lui. Il est triste que cette foule immense, venue écouter le Seigneur, décide de le quitter. Heureusement, il y a une pause imposée par le Seigneur, certainement voulue par la femme, et rejetée par la foule, pour imposer sa juste place, pour nous donner une parole d'espérance, une vie nouvelle.

 

Cette femme de l’évangile du jour est contrainte de marcher sur un chemin qui la dépasse de toutes les manières possibles. Totalement désespérée, elle se laisse conduire par la loi et par les hommes de la loi vers la mort. En silence, humiliée et anéantie par la société, elle ne se justifiera plus. "Oui, j'ai péché contre Dieu. Elle rejoint ici le roi David, au publicain, que le Seigneur a trouvé juste, "aie pitié de moi". Nous sommes appelés à faire ce chemin, et à faire cette prière en toute sincérité. En vérité, ces pharisiens et scribes vont juger Jésus, selon la même loi de Moïse, le condamnant à mort. Jésus est appelé devant cette femme à choisir entre la loi qui nous conduit à la mort et la miséricorde qui sauve la vie. Jésus, cependant, refuse d'accéder à leur demande. Car il y a une relation personnelle que Dieu a établie avec chacun de nous, par une alliance sainte, et il a mis toute sa confiance en nous. Il nous le répète aujourd'hui dans la première lecture : "Ce peuple que je me suis fait chantera ma louange". Telle est la confiance divine. L'homme a perdu cette confiance et a mis Dieu à l'épreuve.

 

Le silence divin peut nous troubler, car nous voudrions un Dieu violent, à l'image de la justice humaine. Dites-nous : "oui ou non".  Alors Dieu nous montre une autre image à laquelle nous ne sommes pas habitués. Son silence, solidement ancré dans la terre, nous fait découvrir qu'il y a dans son silence un sens que l'homme ne voudrait pas pénétrer. C'est dans ce silence que Dieu a choisi de nous parler.

 

"Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ? Elle répondit : "Personne, Seigneur". C'est ainsi que saint Augustin présente cette rencontre, comme une rencontre de la misère avec la miséricorde. Elle va encore une fois se laisser juger par le Seigneur de manière juste, évidemment dans sa miséricorde. Nous avons une très belle réponse, que Dieu continue à nous donner : "Moi non plus." " Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique, non pour nous juger, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé ".  Quelle assurance et quel réconfort !

 

Comme la foule qui l'accusait, " elle aussi est renvoyée à sa conscience et à sa responsabilité régénérée : il lui reste à vivre " désormais " selon la délivrance et la miséricorde qu'elle a reçues ". "Viens à notre secours, Seigneur notre Dieu : accorde-nous de marcher avec joie dans l'amour de ton Fils, qui a aimé le monde au point de donner sa vie pour lui. Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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