Publié le 17 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 21,33-43.45-46): 

 

«Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits».

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

 

L’Application

 

Ce sont les malheureux pour lesquels le Seigneur a donné sa vie et nous sommes toujours les malheureux infidèles. Le Carême nous aide à reconnaître non seulement notre faiblesse, mais il nous invite aussi à découvrir l'amour et la miséricorde divine. Un Dieu qui est patient avec nous, et aussi un Dieu de justice.

Nous sommes en vérité ces vignerons qui ne travaillent plus pour notre Maître, mais simplement pour nous-mêmes, sans reconnaître sa volonté. Il est vrai que ces vignes qui produisent du bon vin, nous sont offertes à tous. Très souvent, nous n'avons pas la patience. Au lieu d'accueillir ou de recevoir ces dons offerts par Dieu, nous nous les approprions injustement ou les volons sans reconnaître l'Auteur de ces biens.

Si cet état de vie perdure, ces malheureux seront certainement remplacés par les fidèles vignerons. Soyons donc vigilants, afin de reconnaître les messagers du Seigneur et de nous convertir.

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

 

Abbé Melcior QUEROL i Solà

(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.

 

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Publié le 16 Mars 2022

Gospel text

(Lk 16:19-31): 

 

Jesus said to the Pharisees: “There was a rich man who dressed in purple garments and fine linen and dined sumptuously each day. And lying at his door was a poor man named Lazarus, covered with sores, who would gladly have eaten his fill of the scraps that fell from the rich man’s table. Dogs even used to come and lick his sores.

When the poor man died, he was carried away by angels to the bosom of Abraham. The rich man also died and was buried, and from the netherworld, where he was in torment, he raised his eyes and saw Abraham far off and Lazarus at his side. And he cried out, ‘Father Abraham, have pity on me. Send Lazarus to dip the tip of his finger in water and cool my tongue, for I am suffering torment in these flames.’ Abraham replied, ‘My child, remember that you received what was good during your lifetime while Lazarus likewise received what was bad; but now he is comforted here, whereas you are tormented. Moreover, between us and you a great chasm is established to prevent anyone from crossing who might wish to go from our side to yours or from your side to ours.’

He said, ‘Then I beg you, father, send him to my father’s house, for I have five brothers, so that he may warn them, lest they too come to this place of torment.’ But Abraham replied, ‘They have Moses and the prophets. Let them listen to them.’ He said, ‘Oh no, father Abraham, but if someone from the dead goes to them, they will repent.’ Then Abraham said, ‘If they will not listen to Moses and the prophets, neither will they be persuaded if someone should rise from the dead.’”

 

The Application

I  am personally convinced that God has created us all both rich and poor. The richness that we possese need to be shared and others’ richness will remove our poverty. The more a rich refuse to share, the more the poverty grows. When I say ‘richness’, I don’t necessarily mean, material richness like wealth, rather it’s both spirituel and intellectual, it’s both personal and collective. What I mean is, if I am material rich, I will have less true human relationship. When I have a material poverty, I will be very rich in true and sincere human relationship.  

 

The story of poor Lazarus and the unnamed rich man is a reminder to all those who desire eternal life, a life with God. May man not live alone, but live with his brothers and sisters. May we not despair, for God watches over us.

 

This parable tells us that our God is just and understanding. He accompanies us, not only on earth, but also after death. A consolation and comfort to all believers.

 

To all those who are lost in life, who do not know where and how to get out of it, Jesus directs them to the sacred scriptures and also to tradition. The law and the prophets help us to adjust ourselves to the divine will, and to remain always connected to God, like a branch that is attached to the vine.

 

Action of the day: Identify your richness and learn to share it with others.

“If they will not listen to Moses and the prophets, neither will they be persuaded if someone should rise from the dead.”

 

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Sant Just Desvern, Barcelona, Spain)

 

 

Today, the Gospel is a parable discovering the realities of man in afterlife. Jesus tells us about the divine reward or retribution we shall have depending upon our behavior.

The contrast between the rich and the poor is very strong. The luxury of the rich and his indifference to the plight of poor Lazarus lying at his door, his pathetic situation, even when dogs used to come and lick his sores (cf. Lk 16:19-21). It all has a deep realism introducing us into the scene.

We might ponder: Where would I be if I was one of the two main characters of this parable? Our society constantly reminds us, that we have to live well, in comfort and well-being, enjoying ourselves, worry free... That we have to live for oneself, without minding others, or at the very best, the minimum necessary to keep one's conscience at ease, but certainly not because of a sense of justice, love or solidarity.

Today, we are presented with the need to listen to God in this life, to convert ourselves and take advantage of the time He offers us. God will eventually call us to account. In this life we risk our eternal life.

Jesus is quite explicit about the reality of Hell and He describes some of its characteristics: the sorrow senses suffer —“Send Lazarus to dip the tip of his finger in water and cool my tongue, for I am suffering torment in these flames.” (Lk 16:24)— and its eternity —“between us and you a great chasm is established” (Lk 16:26).

Saint Gregory the Great tells us that "all these things are told so that nobody may apologize because of their ignorance." We have got to get rid of the old man and be free to be able to love our fellow man. We have to react to the suffering of the poor, the unwell or the forsaken. It would be good we might frequently remember this parable so that it would made us more responsible of our life. We all will have to face the moment of death. And we should better be always ready because one day we shall be judged.

 

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Publié le 16 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Lc 16,19-31): 

 

«Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

 

L’Application

L'histoire du pauvre Lazare et de l'homme riche sans nom est un rappel pour tous ceux qui désirent la vie éternelle, une vie avec Dieu. Que l'homme ne vive pas seul, mais qu'il vive avec ses frères et sœurs. Que nous ne désespérions pas, car Dieu veille sur nous.

Cette parabole nous dit que notre Dieu est juste et compréhensif. Il nous accompagne, non seulement sur terre, mais aussi après la mort. Une consolation et un réconfort pour tous les croyants.

À tous ceux qui sont perdus dans la vie, qui ne savent pas où et comment s'en sortir, Jésus les oriente vers les saintes écritures et aussi vers la tradition. La loi et les prophètes nous aident à nous ajuster à la volonté divine, et à rester toujours reliés à Dieu, comme un sarment qui est attaché à la vigne.

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

 

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal

(Sant Just Desvern, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

 

 

 

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Publié le 15 Mars 2022

Gospel text

(Mt 20,17-28): 

 

As Jesus was going up to Jerusalem, he took the twelve [disciples] aside by themselves, and said to them on the way, “Behold, we are going up to Jerusalem, and the Son of Man will be handed over to the chief priests and the scribes, and they will condemn him to death, and hand him over to the Gentiles to be mocked and scourged and crucified, and he will be raised on the third day.”

Then the mother of the sons of Zebedee approached him with her sons and did him homage, wishing to ask him for something. He said to her, “What do you wish?” She answered him, “Command that these two sons of mine sit, one at your right and the other at your left, in your kingdom.” Jesus said in reply, “You do not know what you are asking. Can you drink the cup that I am going to drink?” They said to him, “We can.” He replied, “My cup you will indeed drink, but to sit at my right and at my left [, this] is not mine to give but is for those for whom it has been prepared by my Father.”

When the ten heard this, they became indignant at the two brothers. But Jesus summoned them and said, “You know that the rulers of the Gentiles lord it over them, and the great ones make their authority over them felt. But it shall not be so among you. Rather, whoever wishes to be great among you shall be your servant; whoever wishes to be first among you shall be your slave. Just so, the Son of Man did not come to be served but to serve and to give his life as a ransom for many.”

 

The Application

 

I am sure that many of us have had this experience of the prophet Jeremiah. By fixing our gaze on God's love and putting our trust in divine protection, we can demonstrate the same prayer of the prophet Jeremiah, "Remember that I have stood in your presence to speak to you on their behalf, to turn away your wrath from them." A righteous prayer and well requested by the Lord, and in this prayer we can easily participate in the passion of Christ. God allows, very few of his beloved to participate in the passion of his Son. This passion is reserved only for his lovers.

 

 

 

I allow myself to look at the mother's request, with great compassion and understanding, as a just request from a mother who loves and wants the best for her children. However, the disciples of the Lord are invited to drink the cup of the Lord, an invitation that they will later understand and willingly participate in with joy.  For God's lovers, putting themselves at the service of God's people, despite their unfaithfulness, is a joy to be savored. Since the Lord is our Master, we are all, his servants faithful to his commandment of love.  

 

Action of the day: Joyfully accept the cup of the Lord, as an opportunity to express your love.
 

«Whoever wants to be more important in your group shall make himself your servant»

 

Fr. Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Spain)

 

Today, the Church —inspired by the Holy Spirit— proposes in this Lenten time a text where Jesus suggests to his disciples —and therefore to all of us— a change in mentality. Today, Jesus changes the human and earthly mentality of his disciples and opens up a new horizon of understanding concerning a new style of life for his followers.

We have a natural tendency towards a desire to dominate or subjugate things and people, to command and to order, to have things done as per our wishes, to have others accept our status, our position. Well, the way Jesus is proposing to us is just the opposite: “whoever wishes to be great among you shall be your servant; whoever wishes to be first among you shall be your slave” (Mt 20:26-27). “Servant”, “slave”: we cannot just take these words at their face value! We have heard them hundreds of times, sure, but now we must be able to assimilate the reality of what they actually mean, and confront it with our attitude and behavior.

The II Vatican Council asserts that «man cannot fully find himself except through a sincere gift of himself». We may be under the impression we are giving our life, but, in fact, we are finding it. He who does not live to serve does not serve to live. And, in this attitude Christ should be our perfect model —Jesus is fully man—, inasmuch as “the Son of Man did not come to be served but to serve and to give his life as a ransom for many.” (Mt 20:28).

To become a servant, a slave, as Jesus calls us upon, is something almost impossible for us. It falls short of our weak will: so we are to implore, to hope for and to profoundly wish these gifts are granted to us. Lent and its Lenten practices —fasting, charity and prayer— remind us that to receive these gifts we have to prepare ourselves properly.

 

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Publié le 15 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 20,17-28): 

 

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: «Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera».

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: «Que veux-tu?». «Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche». Jésus répondit: «Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?». «Nous le pouvons», dirent-ils. Et il leur répondit: «Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé».

Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs».

 

L’Application

 

Je suis sûr que beaucoup d'entre nous ont fait cette expérience du prophète Jérémie. En fixant notre regard sur l'amour de Dieu et en mettant notre confiance dans la protection divine, nous pouvons manifester la même prière du prophète Jérémie : "Souviens-toi que je me suis tenu devant toi pour te parler en leur faveur, pour détourner d'eux ta colère." Une prière juste et bien demandée par le Seigneur, et dans cette prière nous pouvons facilement participer à la passion du Christ. Dieu permet, à très peu de ses bien-aimés, de participer à la passion de son Fils. Cette passion est réservée uniquement à ses amoureux.

Je me permets de regarder la demande de la mère, avec beaucoup de compassion et de compréhension, comme une demande juste d'une mère qui aime et veut le meilleur pour ses enfants. Cependant, les disciples du Seigneur sont invités à boire la coupe du Seigneur, une invitation qu'ils comprendront plus tard et à laquelle ils participeront volontiers avec joie.  Pour les amoureux de Dieu, se mettre au service du peuple de Dieu, malgré ses infidélités, est une joie à savourer. Puisque le Seigneur est notre Maître, nous sommes tous, ses serviteurs fidèles à son commandement d'amour.  

 

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

 

Abbé Francesc JORDANA i Soler

(Mirasol, Barcelona, Espagne)

 

 

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un status, une position sociale. Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27). “Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres». Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre. Et pour cette manière de vivre, notre modèle est le Christ lui-même —l'homme pleinement homme— car «le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés. Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

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Publié le 14 Mars 2022

Gospel text

(Mt 23:1-12): 

 

Jesus spoke to the crowds and to his disciples, saying, “The scribes and the Pharisees have taken their seat on the chair of Moses. Therefore, do and observe all things whatsoever they tell you, but do not follow their example. For they preach but they do not practice. They tie up heavy burdens [hard to carry] and lay them on people’s shoulders, but they will not lift a finger to move them. All their works are performed to be seen. They widen their phylacteries and lengthen their tassels. They love places of honor at banquets, seats of honor in synagogues, greetings in marketplaces, and the salutation ‘Rabbi.’

As for you, do not be called ‘Rabbi.’ You have but one teacher, and you are all brothers. Call no one on earth your father; you have but one Father in heaven. Do not be called ‘Master’; you have but one master, the Messiah. The greatest among you must be your servant. Whoever exalts himself will be humbled; but whoever humbles himself will be exalted.”

 

The Application

 

I would like to continue the same theme of yesterday, 'Let us be children of this merciful God. Once our life is conditioned by this God who loves us, we can easily love even our enemies and we will pray for their conversion. Very often we allow ourselves to be led by the world leaders, and get disappointed by their counter witnessing life. Jesus is inviting us not to look at them and be disappointed, rather look at the Father, who is always good to us.

The contemporary world is always looking for recognition and reward, which is just and sometime we can accept this approach as something humain and quite normal. However, a man of God, who is totally configured to Christ, will not look for recognition and reward from this world, but for a perfect union with this God, the very source of his or her existence. Before fixing our gaze on this world, or the leaders who guide us,  we must direct our gaze on ourselves, on our interiority. Are we really the children of this merciful God who loves us? Is he really our Master and do we practice all that He has asked us to do? If not, we must first be converted.

 

Action of the day: Give heed anything good, even if it comes from your enemy.

“You have but one teacher, you have but one Father, you have but one master, the Messiah”

 

Fr. Gerardo GÓMEZ

(Merlo, Buenos Aires, Argentina)

 

Today, more than ever before, we have to work for our personal and collective salvation, as Saint Paul states, with regard and significance, for “on the day of salvation I helped you.” (2Co 6:2). Lent offers us a sacred chance, granted by our Father, so that with an attitude of profound conversion, we may invigorate our personal values, become conscious of our own blunders and repent from our sins, with the intention that our life becomes —through the action of the Holy Spirit— a fuller and riper life.

For our behavior to fit with that of our Lord Jesus, a gesture of humility is fundamental, as Pope Emeritus Benedict said: “I recognize myself for what I am, a frail creature, made from earth and destined to return to earth, yet also made in the image of God and destined for him”.

In Jesus’ times there were many “models” that prayed and behaved just to be seen, to be revered: vain people, cardboard characters, which could not stimulate either the growth or the development of their neighbors. Their attitude and behavior did not evidence the pathway to God: “but do not follow their example. For they preach but they do not practice.” (Mt 23:3).

Modern society also displays an infinite amount of behavior models that lead to a vertiginous and wild sort of life that weakens our awareness of transcendence. Let us not allow these fake referents to make us lose sight of the true Master: “You have but one teacher, you have but one Father, you have but one master, the Messiah” (Mt 23:8-9-10).

Let us, therefore, take advantage of Lent to invigorate our own convictions as Jesus’ disciples. Let us try to have some sacred moments, “moments in the desert”, when we may rediscover ourselves and we may meet the true Model and Master. And in front of those specific situations when we wonder how to react, let us ask ourselves: what would Jesus say?
How would Jesus behave?

 

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Publié le 14 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

 

Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues; ils aiment à être salués dans les places publiques, et à être appelés par les hommes "Rabbi".

»Mais vous, ne vous faites pas appeler "Rabbi"; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n'appelez personne sur la terre votre "père"; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s`abaissera sera élevé».

 

L’Application

 

Je voudrais continuer sur le même thème qu'hier : " Soyons les enfants de ce Dieu miséricordieux ". Une fois que notre vie est conditionnée par ce Dieu qui nous aime, nous pouvons facilement aimer même nos ennemis et nous prierons pour leur conversion. Le monde contemporain est toujours à la recherche de reconnaissance et de récompense, ce qui est juste. Cependant, un homme de Dieu, qui est totalement configuré au Christ, ne cherchera pas la reconnaissance et la récompense de ce monde, mais une union parfaite avec ce Dieu. Avant de fixer notre regard sur ce monde, nous devons diriger notre regard sur nous-mêmes, sur notre intériorité. Sommes-nous vraiment les enfants de ce Dieu miséricordieux ? Est-il vraiment notre Maître ? Si non, nous devons d'abord nous convertir.

 

«Un seul est votre Maître; un seul est votre Père; un seul est votre Directeur, le Christ»

 

Abbé Gerardo GÓMEZ

(Merlo, Buenos Aires, Argentine)

 

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons travailler pour notre salut personnel et communautaire car, comme Saint Paul nous dit, avec respect et conviction, c'est maintenant le jour du salut (2Co 6,2). Le temps du Carême est une occasion sacrée donnée par notre Père afin que, dans une attitude de profonde conversion, nous puissions revitaliser nos valeurs personnelles, reconnaitre nos erreurs et nous repentir de nos péchés, de façon à transformer notre vie par l'action du Saint Esprit en une vie plus pleine et mature.

Pour adapter notre conduite à celle du Seigneur Jésus il est fondamental d'avoir un geste d'humilité, comme lorsque Benoit XVI nous dit: «Je me reconnais pour ce que je suis, une créature fragile, faite de terre et destinée à la terre, mais également faite à l'image de Dieu et qui lui est destinée».

A l'époque de Jésus, il y avait beaucoup de "modèles" qui priaient et agissaient pour être vus, pour être révérés: de la pure fantaisie, des personnages en carton, qui ne pouvaient encourager la croissance et la maturité de leurs voisins. Leurs attitudes et comportements ne montraient pas le chemin qui conduit à Dieu: «N'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas» (Mt 23,3).

La société actuelle nous présente aussi une variété infinie de modèles de contenance qui nous mènent une existence vertigineuse, folle, qui affaiblit les sens de la transcendance. Ne laissons pas que ces faux référents nous fassent perdre de vue le vrai Maître: «Un seul est votre Maître; (…) un seul est votre Pere; (…) un seul est votre Directeur, le Christ (Mt 23,8.9.10).

Servons-nous du Carême pour renforcer nos convictions comme disciples de Jésus-Christ. Cherchons-nous avoir des moments sacrés de désert o nous retrouver avec nous-mêmes et avec le vrai modèle et Maître. Et face aux situations concrètes, où souvent nous ne savons pas comment réagir, nous pourrions nous demander: qu'est-ce que Jésus en penserait?, comment agirait Jésus?

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Mars 2022

Gospel text

(Lk 6:36-38): 

 

Be merciful, just as your Father is merciful. “Stop judging and you will not be judged. Stop condemning and you will not be condemned. Forgive and you will be forgiven. Give and gifts will be given to you; a good measure, packed together, shaken down, and overflowing, will be poured into your lap. For the measure with which you measure will in return be measured out to you.”

 

The Application

 

The Christian identity is visible by the acts of love and this love is better expressed in pardon and mercy. Everything has a meaning, when God is the centre of our thinking and acting. Thus, in and through us, God finds His own visibility and He accomplishes, what He deeply wishes to share with the humanity. It is here we realise, how much God is in need of our thinking, words, and acts, particularly our cooperation. In return, we realise, how much we are in need of God, to rightly represent Him, in our daily lives. The need to be with Him, the need to listen to Him, the need to feel His presence, and this spiritual thirst is quite unquenchable.

 

Last Sunday we were invited to have a mystical experience with the Lord of glory, and we heard from His Father, "Listen to Him. Today He speaks to us. The Lord of goodness and generosity asks us to be merciful, not because others deserve it, but simply because our Father asks it of us. Since we love Him, in His love, let us be merciful. Our actions and words be conditioned, not by the actions of men, but by the love of our Father.

 

Action of the day: Feel the warmth of His presence.

“Be merciful, just as your Father is merciful”

 

Fr. Zacharias MATTAM SDB

(Bangalore, India)

 

Today we ask ourselves, how does a Christian behave towards his brothers and sisters? Showing the same compassion and kindness shown to him by the heavenly Father: “Be merciful just as your heavenly Father is merciful” (Lk 6:36). Jesus said, “I did not come to condemn the world but to save the world” (Jn 12:47). Jesus did not judge even his own murderers. Instead He was thinking well of them and excusing them and praying for them: “Father, forgive them, they know not what they do” (Lk 23:34). As His disciples, we are invited to be like the Master.

Jesus says, in Mathew’s gospel: “Stop judging, that you may not be judged. Why do you notice the splinter in your brother’s eye, but do not perceive the wooden beam in your own eye?” (Mt 7:1.3). The wooden beam is “the non-love”, the “pride” and “resentment” in our heart. These vices are like a wooden beam preventing us to see the fault of our brother from his proper perspective and are more serious than his fault which is only like a splinter, and so these must be banished first. It is only with love that we can truly correct another as “Love bears all things” (1Cor 13:7).

When Jesus says: “Do not judge”, Jesus is not prohibiting the exercise of our faculty of discernment, nor are we asked to approve everything that our brother does. What He is forbidding is to attribute an evil intention to the person for acting thus. Only God knows what is in the heart of a person; “God does not see as a mortal, who sees the appearance. The Lord looks into the heart” (1Sam 16:7) Furthermore, to judge is God’s prerogative, which we usurp when we judge our brother.

What is important in Christianity is love: “Love one another as I have loved you” (Jn 13:34). This love is poured into our hearts through the Holy Spirit (cf. Rm 5:5). In the Eucharist Christ gives us His Heart as a gift and we can love everyone with His Heart and be merciful as the Heavenly Father is merciful.

 

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Publié le 13 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Lc 6,36-38): 

 

«Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis».

 

L’Application

 

Dimanche dernier, nous avons été invités à vivre une expérience mystique avec le Seigneur de la gloire, et nous avons entendu son Père nous dire : "Écoutez-le. Aujourd'hui, il nous parle. Le Seigneur de la bonté et de la générosité nous demande d'être miséricordieux, non pas parce que les autres le méritent, mais simplement parce que notre Père nous le demande. Puisque nous l'aimons, dans son amour, soyons miséricordieux. Que nos actes et nos paroles soient conditionnés, non par les actions des hommes, mais par l'amour de notre Père.

 

« Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux »

 

Abbé Zacharias MATTAM SDB

(Bangalore, Inde)

 

Aujourd'hui, comment doit se comporter un chrétien avec ses frères et sœurs ? Et bien en montrant envers eux la même miséricorde et amabilité que le Père céleste : « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6,36). Jésus a dit, « Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jn 12,47). Jésus-Christ n’a même pas jugé ses bourreaux. Au contraire, Il a pensé du bien d’eux en les excusant et en priant pour eux : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34). En tant que ses disciples, nous sommes invités à être comme le Maître.

Jésus dit dans l’Evangile de Matthieu : « Ne jugez point et vous ne serez pas jugés » Pourquoi regardes-tu le fétu dans l'œil de ton frère alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton œil ? (Mt 7,1.3) La poutre c’est le c’est le “désamour”, “l’orgueil” et le “ressentiment” dans notre cœur. Ces vices sont comme une poutre qui nous empêche de considérer la faute de notre frère de sa propre perspective, ce qui est plus grave que la faute en elle-même (au bout du compte, un fétu de paille !) et, par conséquent, ce sont ces attitudes qu’on devrait supprimer en premier lieu. C’est seulement avec l’amour que nous pouvons vraiment corriger l’autre, en prenant en compte que « l’amour excuse tout » (1Cor 13,7).

Quand Le Christ dit « ne jugez pas » il n’est pas en train de nous interdire d’exercer notre capacité de discernement, ni de dire que nous devons approuver tout ce que fait notre frère. Ce qu’Il interdit, c’est d’attribuer une mauvaise intention à la personne qui agit de cette manière. Dieu seul sait ce qu’il y a dans le cœur de la personne. « L’homme regarde les apparences mais le Seigneur regarde le cœur »(1 Sam 16,7). Par conséquent, juger est une prérogative de Dieu, prérogative que nous lui usurpons quand nous jugeons notre prochain.

L’important dans le Christianisme c’est l’amour : «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés» (Jn 13,34). Cet amour se répand dans nos cœurs à travers le Saint Esprit (cf. Rom 5,5). Dans l’Eucharistie, le Christ nous donne Son Cœur comme un don et ainsi nous pouvons aimer chacun avec Son Cœur et être miséricordieux comme le Père du Ciel est miséricordieux.

 

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Publié le 12 Mars 2022

I would like to begin, strangely, from the last Sunday, with the temptations of the Lord, by asking this question to me, who is Jesus to me. Today’s gospel invites us all to have a mystical experience of the Trinity, not alone, but with the disciples of the Lord, accompanied by Moses and Elijah. In this discovery of Jesus, Today's psalm presents us with another similar reality of temptation from the Lord, to which we all go through daily. The Lord is my light and my salvation is an expression of hope when one is living in darkness where real hope has totally disappeared. The prayer of this psalmist presents us with a situation that is totally in disarray, yet it shows us the hope that man can rely on in difficult times. We know that in the book of Job, he will repeat the same prayer, when he is confronted by rejection and death. It is here Jesus has chosen to reveal to the humanity. The transfiguration is not the revelation of the Lord of glory, rather a subtle revelation of the passion that He will undertake. It is in this moment of passion that Job expresses his hope and we are called to imitate the same expression.

I am sure I shall see the goodness of the Lord

in the land of the living.

"Hope in the Lord, be strong and take courage;

hope in the Lord."

It is in this hope that Abraham becomes the father of faith. We have that rare recognition by God when He deems that a man was righteous before God. A righteous man standing before God, gives glory to God, says St. Ignatius of Loyola whom we celebrated yesterday on the 400th anniversary of his canonization.  The first reading narrates to us that all day long Abraham will wait for himself with immense patience, knowing nothing of what is reserved for him and in the end he will see God in the night. God wanted to meet Abraham in vision, in sleep, in his brokenness. This sleep or brokenness is sacred to God, because through this sleep God gives hope to humanity.

Going into the desert of life voluntarily, even more so, urged on by the Holy Spirit, or climbing the mountain with the Lord after an exhausting day, or even carrying the cross like Simeon, make us discover an exceptional grace that God grants to his faithful who follow the Lord in love. Especially to those who know how to carry the cross, their own cross of the day. Is it not good to go through these moments of darkness, like St. John of the Cross, in his prison, in order to better assimilate the wonders of God, which are so close and so far, all depending and conditioned by your own will, or your readiness to undertake a path unknown or less travelled by the world? St. Paul invites us to fix our gaze not on the visible and palpable elements, but on the elements of heaven, of God, to stand firm in the Lord.

Today’s gospel gives us the hope that, if we have the courage to climb with the Lord on the mountain, we will certainly see that face shining and making everything around it shine. Not only his face, and the men around him, but also his clothes. What an exceptional and mystical experience, yet it all happens in sleep, a sleep voluntarily imposed by the Lord. Let us not be afraid of this sleep willed by the Lord, He willed it from the beginning of creation.  Sleep is a fruit of our tiredness and in our tiredness, God discreetly acts and transforms us. The failures of life, the discouragements and betrayals are from time to time this sleep, and let us entrust everything to the Lord, so that he may transform them. When we wake up from our slumbers, we will find ourselves totally transfigured by the Lord.

The source of this transfiguration for the contemporary world will certainly be the law of the Lord presented by Moses and the prophets, represented by Elijah. If we have heard the temptations of the Lord, we have certainly discovered that the sacred Scriptures will give us a solid and practical answer, so let us read the Bible regularly. The Lord even invited the Devil to read these sacred scriptures. The Church continues to teach us, so that we may have the same experience of transfiguration. A newness that man will discover little by little.

In the face of the experience of newness, the temptation is great for us to be nostalgic and to project ourselves into the past, imposing tents, so that this God continues to dwell in the way that man would like. The Tent was certainly God's dwelling place. Yet today's gospel invites us to abandon the past and to move towards the newness that Jesus proposes to us: to worship God in Spirit and in truth.  He will no longer be chained in the tents; God has chosen the hearts of men.

It is in this newness that the disciples of the Lord are invited to discover Jesus. Today's Gospel affirms this. They enter and experience a new transfiguration, no longer in sleep, but in truth, like Moses and Elijah. Man is invited to dialogue with God and to discover his will, the promised passion.

Like any divine encounter, the transfiguration of the Lord brings us a message with a revelation. Today, they certainly had a divine revelation, a mystical experience, a project that is coming, a project that Jesus will fulfil. The fulfilment of the law and the prophets. In order for us to participate in this divine project, God asks us to listen to his only Son, the one sent by the Father, the only and best means available to men of good will. Next Sunday we will hear the message of Jesus.  Let’s have some patience,  be watchful and attentive. Amen.

 

 

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