Publié le 1 Avril 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 7,40-53): 

 

Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient: «C'est vraiment lui, le grand Prophète!». D'autres disaient: «C'est lui le Messie!». Mais d'autres encore demandaient: «Est-ce que le Messie peut venir de Galilée? L'Écriture dit pourtant qu'il doit venir de la descendance de David et de Bethléem, le village où habitait David!».

C'est ainsi que la foule se divisa à son sujet. Quelques-uns d'entre eux voulaient l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Voyant revenir les gardes qu'ils avaient envoyés arrêter Jésus, les chefs des prêtres et les pharisiens leur demandèrent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas ramené?». Les gardes répondirent: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!». Les pharisiens leur répliquèrent: «Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits!».

Parmi les pharisiens, il y avait Nicodème, qui était allé précédemment trouver Jésus; il leur dit: «Est-ce que notre Loi permet de condamner un homme sans l'entendre d'abord pour savoir ce qu'il a fait?». Ils lui répondirent: «Alors, toi aussi, tu es de Galilée? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée!». Puis ils rentrèrent chacun chez soi.

 

L’Application

 

L'évangile d'aujourd'hui nous présente une image de la société actuelle. Notre société est aussi divisée, pour et contre. Pourtant, dans cette même société, il y a les Nicodème, pour éveiller la conscience de la justice, une justice que l'homme a lui-même établie, pour son propre bien. Il ne s'agit donc plus d'un malentendu, mais d'un rejet total du bien et du droit, sans vouloir dialoguer ni s'entendre. Ils veulent vivre dans le passé, sans vouloir aller vers l'avenir. Beaucoup d'entre nous vivent de la même façon, au nom du bien commun.

Le peuple en général, les soldats et surtout Nicodème sont les signes que Dieu nous donne quotidiennement. Ils témoignent encore aujourd'hui, de l'existence du vrai et du bien dans notre société. Les hommes de foi nous font découvrir la présence divine et ses œuvres. Demandons au Seigneur la grâce, la grâce du discernement, de tout choisir selon sa volonté et de pouvoir identifier ses œuvres dans notre vie quotidienne. Là, nous nous émerveillerons comme ces soldats : "Jamais un homme n'a parlé comme cet homme.

«Jamais un homme n'a parlé comme cet homme!»

 

Abbé Fernand ARÉVALO

(Bruxelles, Belgique)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente les différentes réactions qui produisaient les paroles de notre Seigneur. Ce texte dans l'Évangile de Jean ne nous propose aucune parole de Jésus, mais nous parle au contraire des conséquences de ce qu'Il disait. Certains pensaient qu'Il était prophète, d'autres disaient «C'est lui le Messie!» (Jn 7,41).

En vérité Jésus est le signe de la contradiction que Siméon avait annoncé à Marie (cf. Lc 2,34). Jésus ne laisse pas indifférents ceux qui l'entendaient, au point qu'à cette occasion comme dans beaucoup d'autres «c'est ainsi que la foule se divisa à son sujet» (Jn 7,43). La réponse des gardes qui prétendaient le détenir, encadre nettement la question et nous montre la force des paroles du Christ: «Jamais un homme n'a parlé comme cet homme» (Jn 7,46). Ce qui veut dire: ses paroles sont différentes, ce ne sont pas des paroles creuses, remplies d'orgueil et de mensonges. Il est la “Vérité” et sa façon de parler reflète cela.

Et si cela se produisait chez ses auditeurs, avec plus grande raison ses œuvres provoquaient l'étonnement, l'admiration ainsi que la critique, les bavardages, la haine… Jésus parlait le “langage de la charité”, ses œuvres et ses paroles manifestaient l'amour profond qu'Il avait pour tous les hommes, surtout ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Aujourd'hui comme au temps du Christ, nous les chrétiens sommes —ou nous devons être— “signe de discorde”, car nous ne devons pas parler et agir comme les autres. En imitant et suivant le Christ, nous devons, nous aussi employer le “langage de la charité et de l'amour”, un langage universel que tous les hommes sont capables de comprendre. Comme le dit le Pape Benoît XVI dans son encyclique Deus caritas est, «L'amour —caritas— sera toujours nécessaire, même dans la société la plus juste (…). Celui qui veut s'affranchir de l'amour se prépare à s'affranchir de l'homme en tant qu'homme».

 

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Publié le 31 Mars 2022

Gospel text

(Jn 7:1-2, 10, 25-30): 

 

Jesus moved about within Galilee; he did not wish to travel in Judea, because the Jews were trying to kill him. But the Jewish feast of Tabernacles was near. But when his brothers had gone up to the feast, he himself also went up, not openly but as it were in secret.

Some of the inhabitants of Jerusalem said, “Is he not the one they are trying to kill? And look, he is speaking openly and they say nothing to him. Could the authorities have realized that he is the Christ? But we know where he is from. When the Christ comes, no one will know where he is from.” So Jesus cried out in the temple area as he was teaching and said, “You know me and also know where I am from. Yet I did not come on my own, but the one who sent me, whom you do not know, is true. I know him, because I am from him, and he sent me.” So they tried to arrest him, but no one laid a hand upon him, because his hour had not yet come.

 

The Application

 

 

It is no longer a secret, and we can all recognise a person of faith by the way they discern, decide and act. They are different from others, because they know how to live in peace and quiet, despite the opposition of their opponents. They have multiple chances, are able to see in everything two ways of looking into, and have the courage to choose the best according to the divine will. Jesus' presence in Jerusalem helps us to understand this reasoning, not necessarily of a divine faculty rather purely of human, and his strength to face his adversaries, not by hiding, but in their courtyard, courageously. Enemies can trap a man of faith, yet God will protect and save him. This protection is visible only to the person of faith, and others deride and disperse.

 

Looking at Jesus, his contemporaries had the impression that they knew him. Unfortunately, they did not even recognise his humanity, his good works that saved the lives of many people. In our society too, we will see these kinds of people who do not listen to anyone and justify themselves as having all the truth. In the midst of these people, there is also another weakened and vulnerable community that needs our presence, our words and our charitable actions. Let us not be afraid, let us not abandon this people of God, and as the Holy Father tells us, let us not tire of doing good. God needs us to accomplish His salvific mission and Jesus has already proposed our names to the heavenly Father.

 

Action of the day:  Have courage and face your adversaries.

 

“His hour had not yet come”

 

Fr. Matthew J. ALBRIGHT

(Andover, Ohio, United States)

 

Today’s Gospel allows us to contemplate the confusion that arose over the identity and mission of Jesus Christ. As the people come face to face with Jesus, there are misunderstandings and presumptions about who He is, how He will or will not fulfill the Old Testament prophecies and what He will accomplish. Assumptions and judgments lead to frustration and anger. So it is in every age: confusion over faith in Christ and Church teaching sparks controversy and religious disintegration. The flock is scattered if the sheep do not know their shepherd.

The people say: “We know where this man comes from; but when the Christ appears, no one will know where He comes from” (Jn 7:27) and conclude that Jesus cannot be the Messiah because He does not fit the description of “Messiah” that they have been taught. On the other hand, they know that the Chief Priests want Him dead but can see that He is walking about freely without being arrested, so that wonder “Can it be that the rulers know that this is really the Christ?” (Jn 7:26).

Jesus cuts through the confusion by identifying Himself as “sent by the One who is true” (cf. Jn 7:28). He is in charge of the situation, as He is portrayed by John, and no one touches Him because the time has not yet come for Him to fully reveal His identity and mission. Jesus defies expectations by showing Himself to be, not a conquering leader overthrowing Roman oppression but the Suffering Servant of Isaiah.

Pope Francis wrote in “Evangelii Gaudium”: “The joy of the gospel fills the hearts and lives of all who encounter Jesus.” It is critical that we help everyone we meet to get beyond presumptions and judgments about who Jesus is and what the Church is and facilitate for them an encounter with Jesus. When a person comes to know who Jesus really is, joy and peace abound.

 

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Publié le 31 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 7,1-2.10.14.25-30): 

 

La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors: «N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie?. Cependant celui-ci, nous savons d'où il est; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d'où il est». Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: «Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. Ils cherchaient donc à se saisir de lui, et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue».

 

L’Application

 

Ce n'est plus un secret, et nous pouvons tous reconnaître une personne de foi à sa façon de discerner, de décider et d'agir. Elle est différente des autres, car elle sait vivre dans la paix et la tranquillité, malgré l'opposition de ses adversaires. La présence de Jésus à Jérusalem nous aide à comprendre son raisonnement et sa force. Les ennemis peuvent piéger un homme de foi, mais Dieu le protégera et le sauvera.

En regardant Jésus, ses contemporains avaient l'impression de le connaître. Malheureusement, ils ne reconnaissaient même pas son humanité, ses bonnes œuvres qui ont sauvé la vie de nombreuses personnes. Dans notre société actuelle, nous verrons ce genre de personnes qui n'écoutent personne et se justifient comme ayant toute la vérité. Au milieu de ces personnes, il y a aussi une autre communauté affaiblie et vulnérable qui a besoin de notre présence, de nos paroles et de nos actions charitables. N'ayons pas peur, n'abandonnons pas ce peuple de Dieu et, comme nous le dit le Saint-Père, ne nous lassons pas de faire le bien...".

«Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue»

 

Abbé Matthew J. ALBRIGHT

(Andover, Ohio, Etats-Unis)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous permet de contempler la confusion qui a surgi sur l'identité et la mission de Jésus-Christ. Quand les gens sont mis en face à face devant Jésus, il y a des malentendus et des présomptions à propos de qui est- Il, comment ils s'accomplissent dans Lui ou non les prophéties de l'Ancien Testament et sur ce qu'Il réalisera. Les suppositions et les préjugés conduisent à la frustration et à la colère. Cela a été toujours ainsi: la confusion autour de Christ et de l'enseignement de l'Église éveille une controverse et une division religieuse. Le troupeau se disperse si les brebis ne reconnaissent pas son berger!

Les gens disent : "Celui-ci nous savons d'où il est, alors que, quand le Christ viendra, personne ne saura d'où il est" (Jn 7,27), et ils concluent que Jésus ne peut pas être le Messie parce qu'Il ne répond pas à l'image du "Messie" dans laquelle ils avaient été instruits. Par ailleurs, ils savent que les Princes des Prêtres veulent le tuer, mais en même temps ils voient qu'Il se meut librement sans être arrêté. De façon à ce qu'ils se demandent si peut-être les autorités "auront vraiment reconnu que c'est le Christ" (Jn 7,26).

Jésus coupe la confusion en s'identifiant Lui même comme l'envoyé par celui qui est "véridique" (cf. Jn 7,28). Christ comprend la situation, tel que Jean le décrit, et personne ne mit la main sur Lui parce qu'il ne lui est pas encore arrivé, l'heure de révéler pleinement son identité et mission. Jésus défie les attentes après s'être montré, non comme un leader conquérant pour démolir l'oppression romaine, mais comme le "Serf Patient" d'Isaïe.

Le Pape François a écrit : "La joie de l'Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui se trouvent avec Jésus". Il est urgent que nous aidions chacun à aller au-delà des suppositions et des préjugés sur qui c'est Jésus et ce qui est l'Église, et à la fois leur faciliter la rencontre avec Jésus. Quand une personne arrive à savoir qui est réellement Jésus, alors la joie et la paix abondent.

 

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Publié le 30 Mars 2022

Gospel text

(Jn 5:31-47): 

 

Jesus said to the Jews: “If I testify on my own behalf, my testimony is not true. But there is another who testifies on my behalf, and I know that the testimony he gives on my behalf is true. You sent emissaries to John, and he testified to the truth. I do not accept human testimony, but I say this so that you may be saved. He was a burning and shining lamp, and for a while you were content to rejoice in his light. But I have testimony greater than John’s. The works that the Father gave me to accomplish, these works that I perform testify on my behalf that the Father has sent me. Moreover, the Father who sent me has testified on my behalf. But you have never heard his voice nor seen his form, and you do not have his word remaining in you, because you do not believe in the one whom he has sent. You search the Scriptures, because you think you have eternal life through them; even they testify on my behalf. But you do not want to come to me to have life.

“I do not accept human praise; moreover, I know that you do not have the love of God in you. I came in the name of my Father, but you do not accept me; yet if another comes in his own name, you will accept him. How can you believe, when you accept praise from one another and do not seek the praise that comes from the only God? Do not think that I will accuse you before the Father: the one who will accuse you is Moses, in whom you have placed your hope. For if you had believed Moses, you would have believed me, because he wrote about me. But if you do not believe his writings, how will you believe my words?”

 

The Application

 

We know that faith is a gift from God. Yet we must learn to accept it and Jesus is helping us to understand what God has wised for the humanity in His death and resurrection. We should understand that even His disciples were very often in shaky hands, in spite of being formed by Jesus for three years.  In today's Gospel, Jesus shows us three ways that can help us to grow in faith. First, the sacred scriptures that reveal to us God's love and forgiveness. He will use them to explain to the disciples of Emmaus, about His death and resurrection. By examining them we can easily discover not only the divine fidelity, but also the unfaithfulness of the people whom God so loved.

 

The second means is the testimony of the people and their tradition. The history of salvation allows us to discover the divine works and its wonders, especially the liberation of the people of Israel. It is our history and the path that our holy saints have walked, if followed faithfully, it will lead us to Christ, the Saviour of the world.

 

The third is our openness to the impulse of the Holy Spirit. God continues to speak to us and to reveal himself to us. Even if revelation is complete in Jesus, God continues to accompany us through times, events, peoples, etc. We must remain vigilant and patient, for our God is faithful to all that He has told us, through our fathers. As I said to the children at school, I repeat once again, we must learn to listen to the whispers of the Lord, in the depths of our being, in the inner silence, when we are forced to live in darkness. It is from these darkness of life that we will see the light that God proposes to us.

 

Action of the day: Learn to listen before asking question.

“If I testify on my own behalf, my testimony is not true”

 

Fr. Miquel MASATS i Roca

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel teaches us how Jesus faces the following objection: as Deuteronomy 19:15, says, “One witness alone shall not stand against someone in regard to any crime or any offense that may have been committed; a charge shall stand only on the testimony of two or three witnesses”. Jesus plaids in his favor John the Baptist's testimony, the Father's testimony —manifest through the works He did— and, finally, the testimony of the Scriptures.

Jesus Christ reproaches those who listen to him three impediments they have, to accept him as the Son of God's Messiah: the lack of love of God; the lack of honest intentions —they only seek the human glory— and, their having their own interests at heart when interpreting the Scriptures.

Holy father Saint John Paul II wrote: “You can get to the contemplation of Christ's face only by listening, in the Spirit, to the Father's voice, for no one knows the Son except the Father (cf. Mt 11:27). It is, therefore, needed the revelation from the Almighty. But, to receive it, it is indispensable to place oneself in a listening attitude”.

This is why we have to bear in mind that, to declare Jesus Christ as the true Son of God, the proposed external evidence is not enough; will's rectitude is very important, that is, a good moral disposition.

In this time of Lent, by increasing the deeds of penance that facilitate our interior renovation, we shall improve our disposition to contemplate Christ's true face. This is why, Saint Josemaría, says: “That Christ you see, is not Jesus. —It will be, in any case, the sad image your blurred eyes may form... —Purify yourself. Clarify your look with humility and penance. Afterwards... you won't be lacking the clear lights of Love. And you will have a perfect vision. Your image will really be: Him!”.

 

 

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Publié le 30 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 5,31-47): 

 

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai; il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean: ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père.

»Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie! La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d'ailleurs je vous connais: vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu.

»Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique! Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis?».

 

L’Application

 

Nous savons que la foi est un don de Dieu. Mais nous devons apprendre à l'accepter et Jésus nous aide à comprendre ce que Dieu a fait pour l'humanité dans sa mort et sa résurrection. Nous devons comprendre que même ses disciples avaient très souvent les mains tremblantes, bien qu'ils aient été formés par Jésus pendant trois ans.  Dans l'Évangile de ce jour, Jésus nous montre trois moyens qui peuvent nous aider à grandir dans la foi. Tout d'abord, les écritures sacrées qui nous révèlent l'amour et le pardon de Dieu. Il s'en servira pour expliquer aux disciples d'Emmaüs, sa mort et sa résurrection. En les examinant, nous pouvons facilement découvrir non seulement la fidélité divine, mais aussi l'infidélité du peuple que Dieu a tant aimé.

Le deuxième moyen est le témoignage du peuple et de sa tradition. L'histoire du salut nous permet de découvrir les œuvres divines et ses merveilles, notamment la libération du peuple d'Israël. C'est notre histoire et le chemin que nos saints ont parcouru, s'il est suivi fidèlement, il nous conduira au Christ, le Sauveur du monde.

La troisième est notre ouverture à l'impulsion de l'Esprit Saint. Dieu continue à nous parler et à se révéler à nous. Même si la révélation est complète en Jésus, Dieu continue à nous accompagner à travers les temps, les événements, les peuples, etc. Nous devons rester vigilants et patients, car notre Dieu est fidèle à tout ce qu'il nous a dit, par nos pères. Comme je l'ai dit aux enfants à l'école, je le répète encore une fois, nous devons apprendre à écouter les murmures du Seigneur, dans les profondeurs de notre être, dans le silence intérieur, lorsque nous sommes obligés de vivre dans les ténèbres. C'est à partir de ces ténèbres de la vie que nous verrons la lumière que Dieu nous propose.
 

«Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous montre comment Jésus répond à l'objection suivante: selon le Deutéronome (19,15), pour la validité d'un témoignage, deux ou trois témoins sont requis. Jésus allègue en sa faveur le témoignage de Jean-Baptiste, le témoignage du Père —qui se manifeste dans les miracles qu'Il réalise— et, enfin, le témoignage des Écritures.

Jésus reproche à ceux qui l'écoutent trois raisons qui les empêchent de voir en lui le Messie Fils de Dieu: le manque d'amour de Dieu; l'absence de droiture d'intention —ils cherchent seulement la gloire humaine— et une interprétation des Écritures selon leurs propres intérêts.

Le Saint Père Jean-Paul II nous écrivait: «On ne parvient à la contemplation du visage du Christ qu'en écoutant dans l'Esprit la voix du Père, car nul ne connaît le Fils hors du Père (cf. Mt 11,27). Aussi, la révélation du Très-haut est-elle nécessaire. Mais, pour l'accueillir, il est indispensable de se mettre en attitude d'écoute».

C'est pourquoi, pour confesser Jésus-Christ comme vrai Fils de Dieu, les preuves externes qu'on nous présente ne suffisent pas; la droiture de la volonté, c'est-à-dire les bonnes dispositions, s'avère nécessaire.

En ce temps de Carême, en intensifiant les œuvres de pénitence qui facilitent le renouvellement intérieur, nous améliorerons nos dispositions pour contempler le véritable visage du Christ. Voilà pourquoi saint Josemaría nous dit: «Ce Christ que tu imagines n'est pas Jésus, mais la triste image que forment tes yeux troubles… Purifie-toi. Clarifie ton regard par l'humilité et la pénitence. Alors… les claires lumières de l'Amour ne te manqueront pas. Et tu auras une vision parfaite. Ton image sera réellement la sienne: Lui!».

 

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Publié le 29 Mars 2022

Gospel text

(Jn 5:17-30): 

 

 

Jesus answered the Jews: “My Father is at work until now, so I am at work.” For this reason they tried all the more to kill him, because he not only broke the Sabbath but he also called God his own father, making himself equal to God.

Jesus answered and said to them, “Amen, amen, I say to you, the Son cannot do anything on his own, but only what he sees the Father doing; for what he does, the Son will do also. For the Father loves the Son and shows him everything that he himself does, and he will show him greater works than these, so that you may be amazed. For just as the Father raises the dead and gives life, so also does the Son give life to whomever he wishes. Nor does the Father judge anyone, but he has given all judgment to the Son, so that all may honor the Son just as they honor the Father. Whoever does not honor the Son does not honor the Father who sent him. Amen, amen, I say to you, whoever hears my word and believes in the one who sent me has eternal life and will not come to condemnation, but has passed from death to life. Amen, amen, I say to you, the hour is coming and is now here when the dead will hear the voice of the Son of God, and those who hear will live. For just as the Father has life in himself, so also he gave to the Son the possession of life in himself. And he gave him power to exercise judgment, because he is the Son of Man. Do not be amazed at this, because the hour is coming in which all who are in the tombs will hear his voice and will come out, those who have done good deeds to the resurrection of life, but those who have done wicked deeds to the resurrection of condemnation.

“I cannot do anything on my own; I judge as I hear, and my judgment is just, because I do not seek my own will but the will of the one who sent me.”

 

The Application

 

 

I do understand the concerns of the people of Israel, especially the chosen and the elite contemporaries of then Jesus' society. Yet we fail to understand how anyone can ignore the good words and works of Jesus. The deeds and words help us to understand everything that dwells in the hearts of men. When we find difficult to understand the words oe deeds of Jesus, it was necessary to go to Jesus, to ask Him questions in all sincerity and He would have made them understand His words and the implications. There are many of us who behave like the elites in today's gospel. We easily judge good people as bad and destroy all their good initiatives. Shouldn't we initiate a good and constructive dialogue? 

 

Jesus is there to help us to understand the divine will and to do all that the Father has entrusted to Him. We all need to concentrate on this divine will, particularly in its application through our words and deeds. In the first reading we read of God's will and especially of his love for this people who are often rough and unfaithful. "Can a mother forget her infant, be without tenderness for the child of her womb? Even should she forget, I will never forget you.  It is on this promise that we are called to hold and act upon. Let us pay attention to the Word of Jesus and be faithful to his love.

 

 

Action of the day: Believe in the divine goodness.

 

 

“Amen, amen, I say to you, whoever hears my word and believes in the one who sent me has eternal life”

 

Fr. Francesc PERARNAU i Cañellas

(Girona, Spain)

 

 

Today, the Gospel speaks of the reply Jesus gives to those who do not look at Him with good eyes when He chooses to cure the disabled man on Saturday. Jesus Christ takes advantage of this criticism to emphasize his condition as God's Son, and therefore, Lord of Saturday. Words that will be used against him the day of his trial at the High Priest Caiphas' house, when Jesus receives his condemnatory sentence. Indeed, when Jesus declares himself to be God's Son, the High Priest cries out: “He has blasphemed! What further need have we of witnesses? You have now heard the blasphemy; what is your opinion?” (Mt 26:65-66).

Quite often, Jesus had referred to the Father, but in every case by establishing a distinction: God's Paternity is different whether it refers to Christ or to the other men. And the Jews who were listening to him did understand him very well: He was not a Son of God like the others, but the relationship He claimed for himself is a natural filiation. Jesus affirms that his nature and his Father's are the same, despite their being different persons. He states in this way his divinity. This is a very interesting fragment of the Gospel in connection with the revelation of the mystery of the Holy Trinity.

Among the things our Lord tell us today, there are a few referring to all those that, through History, will believe in him: to hear and to believe Jesus, is having already eternal life (cf. Jn 5:24). Certainly, it is not yet the definitive life, but we can begin sharing the promise. It is convenient for us to keep it well in mind, while we make an effort to listen to Jesus' word: The Word of God that will save us. Reading and meditation of the Gospel must become a part of our everyday religious practices. In the revealed pages we shall hear Jesus' words, immortal words that open the doors of eternal life. In short, as Saint Ephrem taught, the Word of God is an inexhaustible source of life.

 

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Publié le 29 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 5,17-30): 

 

Jésus leur déclara: «Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'oeuvre, et moi aussi je suis à l'oeuvre». C'est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le faire mourir, car non seulement il violait le repos du sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l'égal de Dieu.

Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait: «Amen, amen, je vous le dis: le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait. Il lui montrera des oeuvres encore plus grandes, si bien que vous serez dans l'étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et leur donne la vie, le Fils, lui aussi, donne la vie à qui il veut. Car le Père ne juge personne: il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l'a envoyé. Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle et il échappe au Jugement, car il est déjà passé de la mort à la vie.

»Amen, amen, je vous le dis: l'heure vient -et c'est maintenant- où les morts vont entendre la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même; et il lui a donné le pouvoir de prononcer le Jugement, parce qu'il est le Fils de l'homme. Ne soyez pas surpris; l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux vont entendre sa voix, et ils sortiront: ceux qui ont fait le bien, ressuscitant pour entrer dans la vie; ceux qui ont fait le mal, ressuscitant pour être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même; je rends mon jugement d'après ce que j'entends, et ce jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma propre volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Je comprends les préoccupations du peuple d'Israël, en particulier des élus et de l'élite contemporaine de la société de Jésus d'alors. Pourtant, nous ne comprenons pas comment quelqu'un peut ignorer les bonnes paroles et les œuvres de Jésus. Les actes et les paroles nous aident à comprendre tout ce qui habite le cœur des hommes. Lorsque nous avons du mal à comprendre les paroles de Jésus, il fallait aller le voir, lui poser des questions en toute sincérité et il leur aurait fait comprendre ses paroles et ses implications. Nous sommes nombreux à nous comporter comme les élites de l'évangile d'aujourd'hui. Nous jugeons facilement le bon peuple comme mauvais et détruisons toutes leurs bonnes initiatives. 

Jésus est là pour faire la volonté du Père. Dans la première lecture, nous lisons la volonté de Dieu et surtout son amour pour ce peuple qui est souvent rude et infidèle. "Une femme peut-elle oublier son bébé, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses coupes ? Même si elle l'oubliait, je ne vous oublierais pas.  Soyons attentifs à la Parole de Jésus et soyons fidèles à son amour.

 

 «Amen, amen, je vous le dis: celui qui écoute ma parole et croit au Père qui m'a envoyé, celui-là obtient la vie éternelle»

 

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui l'Évangile nous parle de la réponse que Jésus fit à ceux qui ne voyaient pas d'un bon oeil qu'Il ait guéri un paralytique le jour du Sabbat. Jésus Christ profite de ces critiques pour manifester sa condition de Fils de Dieu et, en conséquence, de Maître du Sabbat. Certaines de ses paroles motiveront sa condamnation lors du jugement chez Caïphe. En effet, quand Jésus se présenta comme Fils de Dieu, le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant: «Il a blasphémé! Pourquoi nous faut-il encore des témoins? Vous venez d'entendre le blasphème! Quel est votre avis?» (Mt 26,65).

À plusieurs reprises, Jésus avait fait référence au Père, en établissant toujours une distinction: la Paternité de Dieu est différente selon qu'il s'agit du Christ ou des hommes. Et les juifs qui l'écoutaient le comprenaient très bien: il n'était pas Fils de Dieu comme les autres, la filiation qu'il réclamait pour Lui était une filiation naturelle. Jésus affirme qu'il est l'égal du Père par nature, bien qu'il s'agisse de personnes différentes. Il manifeste ainsi sa divinité. Voilà un passage de l'Évangile très intéressant pour la révélation du mystère de la Sainte Trinité.

Dans ce que le Seigneur dit aujourd'hui, il y a des choses qui concernent en particulier tous ceux qui, au long de l'histoire, croiront en Lui: écouter et croire à Jésus c'est obtenir déjà la vie éternelle (cf. Jn 5,24). Certes, ce n'est pas encore la vie définitive, mais c'est d'ores et déjà participer de sa promesse. Il est bon de ne pas l'oublier, en faisant l'effort d'écouter la parole de Jésus, comme ce qu'elle est vraiment: la Parole de Dieu qui nous apporte le salut. La lecture et la méditation de l'Évangile doivent faire partie de nos pratiques religieuses habituelles. Dans les pages révélées nous entendrons les paroles de Jésus, paroles immortelles qui ouvrent les portes de la vie éternelle. Tout compte fait, comme le disait saint Éphrem de Syrie, la Parole de Dieu est une source inépuisable de vie.

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Mars 2022

Gospel text

(Jn 5:1-16): 

 

There was a feast of the Jews, and Jesus went up to Jerusalem. Now there is in Jerusalem at the Sheep Gate a pool called in Hebrew Bethesda, with five porticoes. In these lay a large number of ill, blind, lame, and crippled. One man was there who had been ill for thirty-eight years. When Jesus saw him lying there and knew that he had been ill for a long time, he said to him, “Do you want to be well?” The sick man answered him, “Sir, I have no one to put me into the pool when the water is stirred up; while I am on my way, someone else gets down there before me.” Jesus said to him, “Rise, take up your mat, and walk.” Immediately the man became well, took up his mat, and walked.

Now that day was a Sabbath. So the Jews said to the man who was cured, “It is the Sabbath, and it is not lawful for you to carry your mat.” He answered them, “The man who made me well told me, ‘Take up your mat and walk.’” They asked him, “Who is the man who told you, ‘Take it up and walk’?” The man who was healed did not know who it was, for Jesus had slipped away, since there was a crowd there. After this Jesus found him in the temple area and said to him, “Look, you are well; do not sin any more, so that nothing worse may happen to you.” The man went and told the Jews that Jesus was the one who had made him well. Therefore, the Jews began to persecute Jesus because he did this on a Sabbath.

 

The Application

 

 

Jesus reveals to us the importance of spiritual healing, which cleanses us from all sin. We are all in need of the healing that Jesus brings. For this, we need to be in the Temple, in the place of encounter, the possibility of meeting God. No one can help us to meet God, because this encounter is personal, and this covenant is made directly with us, without any intermediary. If we remain open, we do not even need to go to God, because God Himself will come to meet us. No one can stop him. The question is, are you ready to meet the Christ who heals you, wish to remain faithful to Him and have the courage to put the message into practice?

 

Action of the day: Be kind and gentile with sick people.

 

“Jesus saw him lying there and knew that he had been ill for a long time, he said to him, “Do you want to be well?”

 

Fr. Àngel CALDAS i Bosch

(Salt, Girona, Spain)

 

Today, Saint John speaks of the parable of the pool of Bethzatha. It rather looked like the waiting room of a traumatology hospital. “There lay a multitude of sick people-blind, lame and paralyzed n these lay a large number of ill, blind, lame, and crippled” (Jn 5:3). Jesus went up there.

It's rather curious!: Jesus manages to be found always in the middle of some problem. Wherever He goes, there is always somebody to be “liberated”; there He is when it comes to making people happy. The Pharisees, instead, were concerned only over the fact that it was Saturday. Their bad faith was killing their spirit. Sin's nasty features were showing through their eyes. There's no worse deaf man than he who does not want to hear.

The protagonist of the miracle had been disabled for thirty eight long years. “Do you want to be well?” (Jn 5:6), Jesus says to him. He had since long ago been struggling in the void for he had not found Jesus. At long last, he had found the Man. The five galleries of the pool of Bethzatha boomed out upon hearing the Master's voice: “Rise, take up your mat, and walk.” (Jn 5:8). It was just a matter of an instant.

Jesus Christ's voice is the voice of God. Everything was anew with that old disabled man, spent by dejection. Much later, Saint John Chrysostom will say that in Bethzatha pool sick people cured their bodies, while in the Baptism those same sick cure their soul; over there, one only sick could eventually be cured, every now and then. Baptism however, cures always and everybody. In both cases God's power is evidenced through water.

That helpless disabled man, close to the water, does not remind you of our own helplessness to do good? How can we dare solving by ourselves that which has a supernatural scope? Don't you see, every day, around you, a big crowd of disabled ones that are “moving” themselves a lot, while being totally unable to get rid of their lack of freedom? Sin paralyzes man, grows him old, kills him... We have to fix our eyes in Jesus. We need him —his Grace— to plunge us into the waters of prayer, of confession, of the opening of our spirit. You and I may be eternal disabled persons, or, on the contrary, bearers of his light instruments.

 

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Publié le 28 Mars 2022

Texte de l'Évangile

(Jn 5,1-3.5-16): 

 

Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades: aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?». Le malade lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi». Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche». Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C'est le sabbat! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard». Il leur répliqua: «Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit: ‘Prends ton brancard, et marche!’». Ils l'interrogèrent: «Quel est l'homme qui t'a dit: ‘Prends-le, et marche’?». Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore». L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

 

L’Application

 

Jésus nous révèle l'importance de la guérison spirituelle, qui nous purifie de tout péché. Nous avons tous besoin de la guérison que Jésus apporte. Pour cela, nous avons besoin d'être dans le Temple, dans le lieu de la rencontre, de la possibilité de rencontrer Dieu. Personne ne peut nous aider à rencontrer Dieu, car cette rencontre est personnelle, et cette alliance se fait directement avec nous, sans aucun intermédiaire. Si nous restons ouverts, nous n'avons même pas besoin d'aller vers Dieu, car Dieu lui-même viendra à notre rencontre. Personne ne peut l'en empêcher. La question est de savoir si vous êtes prêt à rencontrer le Christ qui vous guérit et si vous souhaitez lui rester fidèle. 

 

«Jésus, le voyant couché là: ‘Est-ce que tu veux retrouver la santé?’»

 

Abbé Àngel CALDAS i Bosch

(Salt, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui saint Jean nous parle de la scène de la piscine de Bézhata. Elle ressemblait, plutôt, à la salle d'attente d'un hôpital pour traumatisés: «Une foule de malades étaient couchés: aveugles, boiteux et paralysés» (Jn 5,3). Et Jésus s'y rendit.

Comme c'est étonnant! L'on trouve toujours Jésus au beau milieu des problèmes. Là où il existe une possibilité de “libérer”, de rendre quelqu'un heureux, le voici. Les pharisiens, par contre, ne songeaient qu'au Sabbat. Leur mauvaise foi tuait l'esprit. La colère du péché dégoulinait de leurs yeux. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre!

Le protagoniste du miracle était malade depuis trente-huit ans. «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» (Jn 5,6), lui dit Jésus. Depuis longtemps qu'il luttait dans le vide, faute d'avoir rencontré Jésus. Mais, maintenant, il avait trouvé l'Homme. Les cinq colonnades de la piscine de Bézhata retentirent lorsqu'on entendit la voix du Maître: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche» (Jn 5,8). Ce fut l'affaire d'un instant.

La voix du Christ est la voix de Dieu. Tout était neuf dans ce vieux paralysé, usé par le découragement. Plus tard, saint Jean Chrysostome nous dira que dans la piscine de Bézhata les maladies du corps étaient guéries, et qu'avec le Baptême ce sont les maladies de l'âme qu'on guérit. Là, c'était de temps en temps et pour un seul malade à la fois. Dans le Baptême, c'est pour toujours et pour tous. Dans le deux cas, le pouvoir de Dieu est manifesté par l'eau.

Le paralytique impuissant au bord de l'eau, ne te fait-il pas songer à l'expérience de notre propre impuissance à faire le bien? Comment essayons–nous de résoudre, tout seul, ce qui relève d'un pouvoir surnaturel? Te rends-tu compte que chaque jour, autour de toi, il a une foule de paralytiques qui “se remuent” beaucoup, mais n'arrivent pas à échapper de leur manque de liberté? Le péché paralyse, vieillit, tue. Il nous faut regarder Jésus. Il est nécessaire qu'Il —sa Grâce— nous plonge dans les eaux de la prière, de la confession, de l'ouverture de le esprit. Toi et moi, nous pouvons être de sempiternels paralytiques, ou des porteurs et des instruments de lumière.

 

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Publié le 27 Mars 2022

Gospel text

(Jn 4:43-54): 

 

At that time Jesus left Samaria for Galilee. For Jesus himself testified that a prophet has no honor in his native place. When he came into Galilee, the Galileans welcomed him, since they had seen all he had done in Jerusalem at the feast; for they themselves had gone to the feast.

Then he returned to Cana in Galilee, where he had made the water wine. Now there was a royal official whose son was ill in Capernaum. When he heard that Jesus had arrived in Galilee from Judea, he went to him and asked him to come down and heal his son, who was near death. Jesus said to him, “Unless you people see signs and wonders, you will not believe.” The royal official said to him, “Sir, come down before my child dies.” Jesus said to him, “You may go; your son will live.” The man believed what Jesus said to him and left. While he was on his way back, his slaves met him and told him that his boy would live. He asked them when he began to recover. They told him, “The fever left him yesterday, about one in the afternoon.” The father realized that just at that time Jesus had said to him, “Your son will live,” and he and his whole household came to believe. [Now] this was the second sign Jesus did when he came to Galilee from Judea.

 

The Application

 

We believe that the presence of Jesus transforms everything, like a sun that illuminates the whole world with its light. However, we know that if we close our eyes, we will find ourselves in the midst of darkness despite the good sun. We must know how to open ourselves to God's grace and by welcoming this grace in humility, God will transform us. The Lord invites us to believe, to believe in human impossibility, and to believe in divine possibility. For God, everything is possible, says St Teresa of Avila.

 

This royal official leads us to this impossibility, so that every impossibility becomes a possibility. He has heard and he has seen. Today he will live it, not in the presence of Jesus, but with the people around him. Through the grace he has received, others will live this faith with him and through this faith they will become true witnesses of God's grace. Let us invite our brother sisters to believe all that we believe by daily practice and let us be in humility, the true witnesses of the divine love.

 

Action of the day: Believe that everything is possible to God.

 

“Jesus left Samaria for Galilee”

 

Fr. Ramon Octavi SÁNCHEZ i Valero

(Viladecans, Barcelona, Spain)

 

Today, we find Jesus again in Cana of Galilee, where He had previously made the well known miracle of changing the water into wine. Now, on this occasion, He performs a new miracle: the recovery of a royal official's son. In spite of how spectacular the first one was, this second miracle is, undoubtedly, more valuable, for what Jesus solves with this miracle is nothing material, but a problem of a human life.

What is so remarkable in this case is that Jesus does not go to Capernaum to directly heal there the sick one; He performs the miracle without moving from Cana: “The royal official said to him, “Sir, come down before my child dies.” Jesus said to him, “You may go; your son will live.” The man believed what Jesus said to him and left” (Jn 4:49-50).

This should remind us all that we can do a lot of good from a distance, that is, without having to make us present wherever our generosity is requested. We can, thus, help the Third World simply by collaborating economically with our Missions or with catholic organizations that may be working over there. Or let us help those in need on the marginal suburbs of the big cities with our contributions to institutions like Caritas International, without our having to set foot there. Or, we can even make a lot of people far away happy by means of just a telephone call, a letter or an e-mail.

Quite often we do not perform a good deed by excusing ourselves because of our impossibility to be physically present wherever there is an urgent need for outside help. Jesus did not use that excuse. He was not at Capernaum, but He simply performed the miracle.

If you want to be generous, distance should be no problem, for our generosity comes all the way directly from our heart and it crosses all frontiers. As Saint Augustine said: “He who is charitable at heart, always finds something to give.”

 

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