Publié le 22 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 13,1-9): 

 

A ce moment, des gens vinrent rapporter à Jésus l'affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu'ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu'elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière».

Jésus leur disait encore cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol?’. Mais le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas’».

 

L’Application

 

Nous attribuons facilement le passé au présent et culpabilisons la nouvelle génération.  Jésus nous dit, comme les prophètes l'ont fait ailleurs, que ce n'est pas le passé que Dieu regarde, mais le présent, ta vie d'aujourd'hui, ta relation avec les autres, etc.  C'est ce présent qui va façonner votre passé dans quelques jours et déterminer votre avenir dont vous rêvez. Si tu n'es pas capable de prendre soin de ton présent, de le vivre pleinement et d'être capable de le vivre de manière paisible et agréable, comment peux-tu assurer ton bonheur du jour, et la sécurité de ton avenir dont tu rêves aujourd'hui.

Jésus nous révèle cependant que si tu restes fidèle à la mission que tu as reçue, Dieu sera patient et attendra de toi les fruits désirés et attendus. Comme ce figuier, répondez positivement à l'appel divin, acceptez tout ce qui vous est proposé par le Seigneur. C'est Jésus, mort et ressuscité, pour vous et pour nous, qui intercède pour nous tous auprès du Père, comme ce vigneron. Seigneur, écoute-nous et sois patient avec nous.

 

«Il vint chercher du fruit (…), et n'en trouva pas»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, les paroles de Jésus nous invitent à méditer sur les inconvénients de l’hypocrisie. «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas» (Lc 13,6). L'hypocrite donne l'apparence de ce qu'il n'est pas. Ce mensonge atteint son sommet lorsqu'on feint la vertu (aspect moral) tout en étant vicieux, ou la dévotion (aspect religieux) en ne cherchant que soi-même et ses propres intérêts, et non pas Dieu. L'hypocrisie morale abonde en ce monde, l'hypocrisie religieuse porte préjudice à l'Église.

Les invectives de Jésus à l'adresse des scribes et des pharisiens —plus claires et directes en d'autres passages des Évangiles— sont terribles. Nous ne pouvons lire ou écouter de telles paroles, sans qu’elles nous touchent en plein cœur, si vraiment nous avons écouté et compris.

Je le dirai au pluriel, car tous nous faisons l'expérience de la distance entre ce dont nous offrons l'apparence et ce que nous sommes vraiment. Nous, les hommes politiques, quand nous profitons du pays tout en proclamant que nous sommes à son service; nous, les policiers, quand nous protégeons des groupes corrompus au nom de l'ordre public; nous, les membres du personnel sanitaire, quand nous supprimons des vies naissantes ou finissantes au nom de la médecine; nous, les moyens de communication sociale, quand nous falsifions les informations et pervertissons les gens tout en disant que nous les divertissons; nous, les administrateurs de fonds publics, quand nous en détournons une partie vers nos poches (les nôtres ou celles de notre parti) tout en nous ventant d'honnêteté publique; nous, les laïques, quand nous empêchons la religion de s'exprimer publiquement au nom de la liberté de conscience; nous, les religieux, quand nous vivons sur le dos de nos institutions par notre infidélité à leur esprit et aux exigences de leurs fondateurs; nous, les prêtres, quand nous vivons de l'autel, mais ne servons pas nos paroissiens avec abnégation et esprit évangélique; etc.

Ah! Et toi et moi, dans la mesure où notre conscience nous dit ce que nous devons faire et que nous ne le faisons pas, pour nous dédier seulement à voir la paille dans l'œil d'autrui, sans même vouloir nous rendre compte de la poutre qui aveugle le nôtre. Oui ou non?

Jésus, Sauveur du monde, sauve nous de nos petitesses, de nos médiocrités et de nos grandes hypocrisies!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 12,54-59): 

 

Jesus said to the crowds, “When you see a cloud rising in the west you say immediately that it is going to rain–and so it does; and when you notice that the wind is blowing from the south you say that it is going to be hot–and so it is. You hypocrites! You know how to interpret the appearance of the earth and the sky; why do you not know how to interpret the present time? “Why do you not judge for yourselves what is right? If you are to go with your opponent before a magistrate, make an effort to settle the matter on the way; otherwise your opponent will turn you over to the judge, and the judge hand you over to the constable, and the constable throw you into prison. I say to you, you will not be released until you have paid the last penny.”

 

The Application

 

Jesus invites us to be truthful and wise in our words and deeds, by utilising the intelligence that God has given to us. It is in this truthfulness that we are called to discern and decide.  
 

«Why do you not know how to interpret the present time? Why do you not judge for yourselves what is right?»

 

Fr. Frederic RÀFOLS i Vidal

(Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus is asking us to look up and watch the skies. This morning, after three days of continuous rain, the sky has appeared clear and radiant, in one of the most splendid days of this Fall. By and by, now that the weathermen are like family members, we become more conversant with weather changes. But, on the other hand, we find many more difficulties to understand the changing times in which we live: “You know how to interpret the appearance of the earth and the sky; why do you not know how to interpret the present time?” (Lk 12:56). Amongst those listening to Jesus, many let go a unique chance in the history of Mankind. They could not identify the Son of God in Jesus. They didn't know the time, the hour of salvation.

The II Vatican Council, in the Constitution Gaudium et spes (n. 4), updates today's Gospel: “The Church has always had the duty of scrutinizing the signs of the times and of interpreting them in the light of the Gospel (…). We must therefore recognize and understand the world in which we live, its explanations, its longings, and its often dramatic characteristics.”

When we are making history, it is not too difficult to point out at the occasions lost by the Church for not having discovered the time in which we were living. But, Lord: what occasions are we perhaps wasting now for not being able to read the signs of the times, or what is tantamount, for not being able to live and throw light upon today's problems with the light shed by the Gospel? Today, Jesus reminds us once more: “Why do you not judge for yourselves what is right?” (Lk 12:57).

We are not living in a world of wickedness, though there may be plenty of it. But God has not forsaken his world. As St. John of the Cross reminds us, we live in a world which the very God treaded on and made beautiful. Saint Teresa of Calcutta saw the signs of the times, and the times have understood Saint Teresa of Calcutta. Let her invigorate us. Let us keep on looking upwards without losing sight of our earth.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 12,54-59): 

 

Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».

 

«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»

 

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. Sainte Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 20 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 12,49-53): 

 

Jesus said to his disciples: “I have come to set the earth on fire, and how I wish it were already blazing! There is a baptism with which I must be baptized, and how great is my anguish until it is accomplished! Do you think that I have come to establish peace on the earth? No, I tell you, but rather division. From now on a household of five will be divided, three against two and two against three; a father will be divided against his son and a son against his father, a mother against her daughter and a daughter against her mother, a mother-in-law against her daughter-in-law and a daughter-in-law against her mother-in-law.”

 

The Application

 

Among the teachings of Jesus, certain teachings, I would like to reserve to the elites and today’s gospel message is one of this kind. Jesus is addressing to his disciples, who have decided to follow Him. They can understand this fire and division in a right perceptive, as narrated by Jesus to them. If you consider yourself as a member of this group, who follow Jesus, then, this message is for you. The baptism of Jesus and fire of love which destroys hatred and enmity.

 

The author of Water of Life, which is promised to the woman of the well of Jacob, will also bring us fire. Paradoxically, it is true. The fire of which Jesus speaks helps us to spread through everything, the fire of love, which destroys hatred and individualism, and opens us to divine mercy, la living water which nourishes life.

 

There are always two paths of life before us. One that leads to liberation, where we become in our freedom, voluntarily the slaves of God, free and pure men, who put themselves at the service of the people, to the salvation of the world. The other, which leads us to another kind of slavery that encloses us in ourselves, where we become slaves of personal freedom that excludes the other, where my joy and my peace takes the priority. There we are no longer free and our discernment is conditioned by this personal freedom that man seeks, a freedom from slavery.

 

 

 

Whatever the situation, man is called to discern and to make a good choice in life. The one who has chosen God, will choose eternal life and live by God, in God and for God.  The other will choose death, choosing life for himself, destroying all the elements that build up his own life, shutting himself in, choosing everything that interests him and only of him.

 

Action of the day: Be happy to participate in the baptism of Christ.

«I have come to set the earth on fire»

 

+ Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Spain)

 

Today, the Gospel presents us Jesus as a person of great ambitions: “I have come to set the earth on fire, and how I wish it were already blazing!” (Lk 12:49). Jesus would like to see the fire of charity and virtue already burning. As if He would be referring to it in passing! He has to undergo a baptism, that is, the trial of the Cross, and He feels anguished until it is all over. It’s only natural, Jesus has plans, and He is in a hurry to see them accomplished. We could say He has a “Divine Impatience.” We also have ideas and projects, and we would also like to see them fulfilled straightaway. Time gets in the way. “How great is my anguish until it is accomplished!” (Lk 12:50).

It is the stress of life. It is the anxiety anyone with great projects feels. On the other hand, having no desires is like remaining at a standstill, dead, restrained; it is being sad, embittered, as being one who derives pleasure from reprehending those who actually work. People who are moving and cause others to move, who are progressing and cause others to progress, are ambitious people.

Have great aspirations! Train your goals onward and upward! Seek your personal perfection, that of your family, that of your work, that of your deeds, that of the assignments you receive. The saints have always aspired to the highest goals. They have not been afraid to face efforts and stress. They have moved. Carry on, move, too! Remember St. Augustine's words: “If, though, you say, “That’s enough, that’s the lot,” then you’ve even perished. Don’t stop on the road, don’t turn round and go back, don’t wander off the road. You stop, if you don’t forge ahead; you go back, if you turn back to what you have already left behind; you wander off the road, if you apostatize. The lame man on the road goes better than the sprinter off the road.” And he adds: “Always be dissatisfied with what you are, if you want to arrive at what you are not yet. Because wherever you are satisfied with yourself, there you have stuck. Always add some more, always keep on walking, always forge ahead.” Are you advancing or have you stopped? Implore the help of the Blessed Virgin, Mother of Hope!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 20 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 12,49-53): 

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

 

L’Application

 

L'auteur de L'eau de la vie nous apportera aussi le feu. Paradoxalement, c'est vrai. Le feu dont parle Jésus nous aide à nous répandre en tout, le feu de l'amour, qui détruit la haine et l'individualisme, et nous ouvre à la miséricorde divine, l'eau vive qui nourrit la vie.

Il y a toujours deux chemins devant nous. L'un qui mène à la libération, où nous devenons dans notre liberté, volontairement les esclaves de Dieu, des hommes libres et purs, qui se mettent au service du peuple, pour le salut du monde. L'autre, qui nous conduit à un autre type d'esclavage qui nous enferme en nous-mêmes, où nous devenons esclaves d'une liberté personnelle qui exclut l'autre. Là, nous ne sommes plus libres et notre discernement est conditionné par cette liberté personnelle que l'homme recherche, une libération de l'esclavage.

Quelle que soit la situation, l'homme est appelé à discerner et à faire un bon choix de vie. Celui qui a choisi Dieu, choisira la vie éternelle et vivra par Dieu, en Dieu et pour Dieu.  L'autre choisira la mort, en choisissant la vie pour lui-même, en détruisant tous les éléments qui construisent sa propre vie, en s'enfermant, en choisissant tout ce qui l'intéresse.  

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

 

+ Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach

(Vilamarí, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 12:39-48): 

 

Jesus said to his disciples: “Be sure of this: if the master of the house had known the hour when the thief was coming, he would not have let his house be broken into. You also must be prepared, for at an hour you do not expect, the Son of Man will come.”

Then Peter said, “Lord, is this parable meant for us or for everyone?” And the Lord replied, “Who, then, is the faithful and prudent steward whom the master will put in charge of his servants to distribute the food allowance at the proper time? Blessed is that servant whom his master on arrival finds doing so. Truly, I say to you, he will put him in charge of all his property. But if that servant says to himself, ‘My master is delayed in coming,’ and begins to beat the menservants and the maidservants, to eat and drink and get drunk, then that servant’s master will come on an unexpected day and at an unknown hour and will punish the servant severely and assign him a place with the unfaithful.

That servant who knew his master’s will but did not make preparations nor act in accord with his will shall be beaten severely; and the servant who was ignorant of his master’s will but acted in a way deserving of a severe beating shall be beaten only lightly. Much will be required of the person entrusted with much, and still more will be demanded of the person entrusted with more.”

 

Application

 

The readings of the day invite me to orient myself towards God, the source of all existence. The more I am attached to God, the more I can detach myself from the elements of darkness. It is in this attachment to the divine elements that I persevere in faithfulness to the mission entrusted to me and assume my responsibilities.

 

Prayer is therefore a means of renewing this attachment and reminding me of my responsibility in a permanent way. It is here that I discover the gifts I have received, the trust God has placed in me, despite my weaknesses and limitations. Due to this self-awareness that  I remain faithful to God and to the fulfillment of his will. 

 

In this way, I transform my whole life, like a thanksgiving, because I cannot do otherwise. Like Paul, we will experience the proclamation of the Gospel, including service to the people of God, as an obligation, which is proper to our nature. We do not give in order to receive, on the contrary, we give because we have received it in abundance.

 

Action of the day: Be active and live.

«You also must be prepared, for at an hour you do not expect, the Son of Man will come»

 

Fr. Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, upon reading this fragment of the Gospel, we realize that each person is an administrator: when we are born, we all receive a heredity of genes and capabilities to fulfill ourselves in our life. We discover that these capabilities, and our very life, are just a gift from God, inasmuch we have not done anything to deserve them. They are the personal, unique and nontransferable gift, which bestows our personality on us. They are the “talents” which the same Jesus speaks about (cf. Mt 25:15), and we should make them grow during our life span.

Jesus finally ends the first paragraph by saying: “For at an hour you do not expect, the Son of Man will come” (Lk 12:40). It is our hope the Lord Jesus will come at the end of time; but, now and here, Jesus also appears in our lives, in the simplicity and in the complexity of every moment. It is now then, with the Lord's strength, we can live his Kingdom. St. Augustine reminds us in the words of the Psalm 33:12: “Blessed is the nation whose God is the Lord, the people chosen as his inheritance”, so that we can be fully aware of it while belonging to this kinship.

“You also must be prepared” (Lk 12:40), this exhortation implies a call to fidelity, never submitted to selfishness. It is our responsibility to know “how to react” to the goods we have received with our life. “Knowing his master's will” (cf. Lk 12:47), is what we identify as our “conscience”, and it is what makes us responsible for our actions. It is a matter of justice and love on our side, to generously respond to Mankind, and towards each one of its living beings.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 12,39-48): 

 

«Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra».

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

 

L’Application

 

Les lectures du jour m'invitent à m'orienter vers Dieu, source de toute existence. Plus je suis attaché à Dieu, plus je peux me détacher des éléments des ténèbres. C'est dans cet attachement aux éléments divins que je persévère dans la fidélité à la mission qui m'est confiée et que j'assume mes responsabilités.

La prière est donc un moyen de renouveler cet attachement et de me rappeler ma responsabilité de manière permanente. C'est ici que je découvre les dons que j'ai reçus, la confiance que Dieu a placée en moi, malgré mes faiblesses et mes limites. C'est grâce à cette conscience de soi que je reste fidèle à Dieu et à l'accomplissement de sa volonté. 

C'est ainsi que je transforme toute ma vie, comme une action de grâce, parce que je ne peux pas faire autrement. Comme Paul, nous vivrons l'annonce de l'Évangile, y compris le service au peuple de Dieu, comme une obligation, propre à notre nature. Nous ne donnons pas pour recevoir, au contraire, nous donnons parce que nous avons reçu en abondance.

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

 

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 18 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 12:35-38): 

 

Jesus said to his disciples: “Gird your loins and light your lamps and be like servants who await their master’s return from a wedding, ready to open immediately when he comes and knocks. Blessed are those servants whom the master finds vigilant on his arrival. Amen, I say to you, he will gird himself, have them recline at table, and proceed to wait on them. And should he come in the second or third watch and find them prepared in this way, blessed are those servants.”

 

 

«Light your lamps and be like servants who await their master’s return from a wedding»

 

Fr. Miquel VENQUE i To

(Solsona, Lleida, Spain)

 

Today, we must pay our individual attention to Jesus' words: “Gird your loins and light your lamps and be like servants who await their master’s return from a wedding, ready to open immediately when he comes and knocks” (Lk 12:36). What a joy to realize that, even though unworthy and sinner, it will up to me to open the door for the Lord, when He finally comes! Yes, at the hour of death, I will open the door to Heaven or I will close it; nobody will be doing it on my behalf. “We can be persuaded God will ask us to render accounts not only of our deeds and words, but also of how we have been spending our time” (St. Gregory of Nazianzus).

To be waiting wide-awake at my door for him to arrive is quite simple, and I can certainly do it. I must not be inattentive. To be inattentive is to forget the final purpose, to wish to go to Heaven, but with no operative will; it is like building castles in the air, without having worthy commitments supporting our yearning. To wear your apron means to be in the kitchen, duly prepared for whatever comes. My good father, who was a farmer, used to say that you couldn't sow if the earth was “angry”; for a good sowing you are to actually walk in the fields by caressing the seeds.

Christians are never lost castaways, for they know where they come from, where they are going and how to get there; they know their destination, the means to reach it and the difficulties to be found along the way. To bear all this in mind will help us to be watchful and open the door when our Lord will warn us. Exhortations to vigilance and responsibility are often repeated in Jesus' preaching for two clear reasons: because Jesus loves us and He “watches” over us; he, who loves, does not fall asleep. And, because the devil, our enemy, keeps on tempting us. Thinking of heaven and hell should not detract us from our duties down here, but it is a healthy and incarnated thought, and it deserves the Lord's congratulations: “And should he come in the second or third watch and find them prepared in this way, blessed are those servants” (Lk 12:38). O Jesus, help me to be all my life watchful and vigilant and keep loving you.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 18 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 12,35-38): 

 

«Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

 

 

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

 

Abbé Miquel VENQUE i To

(Solsona, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 10:1-9): 

 

The Lord Jesus appointed seventy-two disciples whom he sent ahead of him in pairs to every town and place he intended to visit. He said to them, “The harvest is abundant but the laborers are few; so ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest. Go on your way; behold, I am sending you like lambs among wolves. Carry no money bag, no sack, no sandals; and greet no one along the way.

Into whatever house you enter, first say, ‘Peace to this household.’ If a peaceful person lives there, your peace will rest on him; but if not, it will return to you. Stay in the same house and eat and drink what is offered to you, for the laborer deserves payment. Do not move about from one house to another. Whatever town you enter and they welcome you, eat what is set before you, cure the sick in it and say to them, ‘The Kingdom of God is at hand for you.’”

 

The Application

 

On this feast day of St. Luke, we are all called to be witnesses to the Gospel and to live it with joy.

 

The harvest belongs to the Lord and we are his workers.  The mission has two aspects, one is doing the mission, and that is, announcing the good news, by our life of witness, by deeds and by words, and the most important is praying, contemplation. It is this contemplation that gives us energy.

 

The mission that is entrusted to us, is to be missionaries of Peace, not the peace that the world would like to have, but the Peace that God gives. It is not the peace as it appears to be, rather the peace in its fullness, the joy of being in the divine fullness. The peace that we establish with God and in our own interiority, that is expressed the way we relate  with our brothers and sisters, by which the world will discover that the reign of God is very close to us, here and now.

 

«The Kingdom of God is at hand for you»

 

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

 

Today, in St. Luke's feast —the Evangelist of Christ's gentleness and meekness— the Church proclaims this Gospel where the main traits Christ's apostles must have, are established.

In the first place, the apostles have been directly called by the Lord, and mandated by him, to go out on his behalf: it is Jesus himself who calls whom He wants to entrust with a concrete mission! “The Lord Jesus appointed seventy-two disciples whom he sent ahead of him in pairs to every town and place he intended to visit” (Lk 10:1).

And, because the apostle has been delegated by the Lord, he is, on top of everything, entirely dependent upon him. “Carry no money bag, no sack, no sandals; and greet no one along the way” (Lk 10:4). Jesus' prohibition to his disciples mostly implies they must completely rely on their Lord Jesus, abandoning themselves to him, up to the point of leaving in his hands whatever is most essential for their lives: the Lord, who takes care of the iris flowers in the prairie and feeds the little birds, wants his disciples to look, in the first place, for the Kingdom of Heaven and, instead, “do not seek what you are to eat and what you are to drink, and do not worry anymore. All the nations of the world seek for these things, and your Father knows that you need them” (Lk 12:29-30).

The apostles are still who prepare the path for their Lord, by announcing his peace and healing the sick, thus, evidencing the coming of his Kingdom. The apostle's task is, therefore, of paramount importance in and for the life of the Church, because the future welcome of the Master amongst men will depend upon it.

The best testimony of the feast of an Evangelist —who has narrated the announcement of the Good News—, is to make us think of the apostolic and evangelizing dimension of our Christian life.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0