Publié le 28 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 1,47-51): 

 

Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».

 

L’Application

 

En ce jour de la fête des archanges, Jésus révèle leurs rôles importants dans notre vie quotidienne. Ils nous relient à Dieu et nous apportent le message divin de manière personnelle. Si Nathanaël est élevé et invité à assister à ce va-et-vient des Anges du Seigneur, nous pouvons être assurés de la même invitation, à condition de faire le même effort que lui pour découvrir les œuvres divines dans notre vie quotidienne ; pour chercher et trouver Dieu.  

L'histoire du salut nous raconte les œuvres divines à travers les anges, qui ont accompagné les bien-aimés du Père, très souvent dans la discrétion. Ainsi, puisque cette histoire du salut est un événement actuel, et que nous en sommes des participants actifs, nous pouvons toujours croire, même si nous ne voyons ou ne sentons pas les anges activement engagés, que Dieu continue à nous accompagner à travers ces anges. N'oublions jamais qu'ils sont au service de Dieu, certes, mais au service de l'humanité. Ainsi, cette fête est à la fois divine et humaine. 

«Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme»

 

+ Cardinal Jorge MEJÍA

(Città del Vaticano, Saint-Sige)

 

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

 

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Publié le 27 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 9:51-56): 

 

When the days for Jesus to be taken up were fulfilled, he resolutely determined to journey to Jerusalem, and he sent messengers ahead of him. On the way they entered a Samaritan village to prepare for his reception there, but they would not welcome him because the destination of his journey was Jerusalem. When the disciples James and John saw this they asked, “Lord, do you want us to call down fire from heaven to consume them?” Jesus turned and rebuked them, and they journeyed to another village.

 

The Application

 

The time has come and Jesus has made a resolution. Unfortunately this resolution is rejected by the Samaritans. The Lord's disciples refuse to accept this rejection and their anger is aroused and they pray that God may accept not only their righteous anger but also the proposed solution (destruction). It is right, Jesus will rebuke them and put them back on the right path, a path of the Cross, which will lead them to the resurrection.  

 

Personally I can apply this gospel in many ways.

 

  • Am I able to discern the right moment in my daily life, the moment proposed by God? This discernment will help me to choose and act according to God's will.
  • Jesus sent the disciples before Him. He made his disciples participate in his project. Am I able to share and involve others in my project?
  • Rejection is a fact of life and how do I accept it? Jesus is looking for another way and am I able to foresee this rejection and accept it?
  • Are our solutions constructive or destructive? How do we choose the proposed solutions? What values do we apply to them?

 

Action of the day: Give attention in your discernment.

«He resolutely determined to journey to Jerusalem»

 

Fr. Félix LÓPEZ SHM

(Alcalá de Henares, Spain)

 

Today the Gospel offers us two main points for personal reflection. In the first place, it tells us that "when the days in which He was to be taken to heaven were completed, Jesus made the decision to go to Jerusalem" (Lk 9:51). The verb that Saint Luke uses means "to complete", "to consummate"; Jesus brings to fullness the time marked by the Father to complete His salvific mission through crucifixion, death, and resurrection. Then He is going to be glorified, "taken to heaven." Faced with this perspective, Jesus Christ "made the decision to go up to Jerusalem," that is, the firm decision to love the Father by carrying out His redemptive will. Jesus dies on the cross saying: "It is finished" (Jn 19:30). The Lord has lived to fulfill the will of the Father, and He has maintained that attitude of faithfulness until death.

This is how we too must live even if we experience opposition or rejection, contempt or marginalization on the road to God because we are faithful to the Lord. Pope Francis says: "True progress in spiritual life does not consist in multiplying ecstasies, but in being able to persevere in difficult times. Walk, walk, walk on and if you are tired, stop a little and then start walking again; but with perseverance."

Secondly, in the face of the Samaritans' rejection, James and John want to call down fire from heaven (cf. Lk 9:54). The Lord rebukes them for their indiscreet zeal. We must remember God's patience with us and be patient with our brothers on their way to God, even if they do not respond immediately to His grace. God wants all men to be saved and has given His only Son on the cross for all. God exhausts every possibility of approaching every man and waits with divine patience for the moment when every heart opens itself to His Mercy.

 

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Publié le 27 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 9,51-56): 

 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

L’Application

 

Le moment est venu et Jésus a pris une résolution. Malheureusement, cette résolution est rejetée par les Samaritains. Les disciples du Seigneur refusent d'accepter ce rejet et leur colère s'enflamme et ils prient pour que Dieu accepte non seulement leur juste colère mais aussi la solution proposée (la destruction). C'est juste, Jésus va les réprimander et les remettre sur le bon chemin, un chemin de croix, qui les mènera à la résurrection.  

Personnellement, je peux appliquer cet évangile de bien des manières.

  • Suis-je capable de discerner le bon moment dans ma vie quotidienne, le moment proposé par Dieu ? Ce discernement m'aidera à choisir et à agir selon la volonté de Dieu.
  • Jésus a envoyé les disciples devant lui. Il a fait participer ses disciples à son projet. Suis-je capable de partager et d'impliquer les autres dans mon projet ?
  • Le rejet est une réalité de la vie, comment l'accepter ? Jésus cherche une autre voie, suis-je capable de prévoir ce rejet et de l'accepter ?
  • Nos solutions sont-elles constructives ou destructrices ? Comment choisissons-nous les solutions proposées ? Quelles valeurs leur appliquons-nous ?

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

 

Abbé Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

 

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Publié le 26 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 9,46-50): 

 

One day the disciples were arguing about which of them was the most important. But Jesus knew their thoughts, so he took a little child and stood him by his side. Then He said to them, «Whoever welcomes this little child in my name welcomes me; and whoever welcomes me, welcomes the one who sent me. And listen: the one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest».

Then John spoke up, «Master, we saw someone who drove out demons by calling upon your name, and we tried to forbid him because he doesn't follow you with us». But Jesus said, «Don't forbid him. He who is not against you is for you».

 

The Application

 

God cares for all of us and he asks us to welcome him in the little ones we meet every day. It is in these little ones that God has chosen to reveal himself.  The incarnation shows us the way in which God reveals himself to humanity and continues to reveal himself today. This revelation will not be in the human way, and it will always be in the divine way.

 

Therefore, for us Christians, no one is great or small, for we are all children of one Father. We must learn to see in the faces of men the happy and suffering faces of God. When man errs in his discernments, seeking human honour, he is destroying that face of God in him or her. Unfortunately he is not in the truth, and he lives in ignorance.

 

Today, we are on the way with Jesus, towards the perfection of holiness. We must watch over our thoughts and emotions so that we do not stray from God's will. Let us remain in divine love and be visible signs of that love to the world.

 

Action of the day : See the greatness of God in little things.

«The one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest»

 

Prof. Dr. Mons. Lluís CLAVELL

(Roma, Italy)

 

Today, on their way to Jerusalem heading towards the Passion, «the disciples were arguing about which of them was the most important» (Lk 9:46). Every day the media, and even our conversations, are full of comments regarding the importance of some people: whether others or ourselves. This kind of logic, which is strictly human, quite often results in an unreasonable yearning for success, recognition, admiration, gratitude, or in a lack of peace if these expected rewards fail to reach us.

Jesus' reaction to the thoughts of his disciples —and, perhaps, their remarks, too— reminds us of the old prophets' style. Before words come gestures. Jesus «took a little child and stood him by his side» (Lk 9:47). Afterwards, comes the teaching: «the least among you all, is the one who is the greatest» (Lk 9:48). —O Jesus, why is it so difficult for us to accept this is not an utopia for those who are not involved in the hustled and bustled in overwhelming activity, fighting one another for success, whereas, thanks to your grace, it could, instead, be enjoyed by all of us? If we could, we would deep down have much more peace and would be able to do our job with more serenity and joy.

This attitude is also the source where joy comes from, when seeing that others work well for God, with a different style to ours, but always on Jesus' name. The disciples wanted to prevent it. The Master, instead, protects those other persons. Once again, the fact of feeling as God's small children makes it easy for us to open our hearts to everybody while growing in joy, peace and thankfulness. This doctrine is what deserves St. Therese of Lisieux the title of “Doctor of the Church”: in her book Story of a Soul, she admires the Church as a beautiful garden of flowers, where she is happy to consider herself just a little flower. By the side of the great saints —roses and white lilies— there are the little ones —daisies and violets— intended to give pleasure to God's eyes, when He gazes at the Earth.

 

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Publié le 26 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 9,46-50): 

 

Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand».

Jean, l'un des Douze, dit à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre». Jésus lui répondit: «Ne l'empêchez pas: celui qui n'est pas contre vous est pour vous».

 

L’Application

 

Dieu prend soin de nous tous et il nous demande de l'accueillir dans les petits que nous rencontrons chaque jour. C'est dans ces petits que Dieu a choisi de se révéler.  L'incarnation nous montre la manière dont Dieu se révèle à l'humanité et continue à se révéler aujourd'hui. Cette révélation ne sera pas à la manière humaine, elle sera toujours à la manière divine.

C'est pourquoi, pour nous chrétiens, personne n'est grand ou petit, car nous sommes tous les enfants d'un seul Père. Nous devons apprendre à voir dans les visages des hommes les visages heureux et souffrants de Dieu. Lorsque l'homme se trompe dans ses discernements, en cherchant l'honneur humain, il détruit ce visage de Dieu en lui. Malheureusement, il n'est pas dans la vérité, et il vit dans l'ignorance.

Aujourd'hui, nous sommes en chemin avec Jésus, vers la perfection de la sainteté. Nous devons veiller sur nos pensées et nos émotions afin de ne pas nous éloigner de la volonté de Dieu. Restons dans l'amour divin et soyons des signes visibles de cet amour pour le monde.

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL

(Roma, Italie)

 

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

 

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Publié le 25 Septembre 2021

We live in a world where everything is classed as black and white, for and against.  Each and every one of us wish to get associated to one or the other group. As long as these groups and classes remain inclusive not exclusive, these class categories do help us to grow, to articulate our needs for mutual wellbeing.  Today’s readings warn us the temptation of such  class  groups which wilfully blocks the good works done by others, simply because they are not of our group.  There are group looking for suvival, living for itself, destorying all new initiatives. As a better solution to avoid such temptations and dangers, today's readings help us to discern and prioritise the values we would like to have in our lives.  What is really motivates us, particularly our interiority? We are invited  in us,  to discover God's generosity and to review our lives, to examine our conscience.

Jesus joins Moses in reminding us, 'Why this jealousy of God's generosity?  Why do we have an evil thought? Why do we stop someone when they are doing good? So many questions and obviously we don't have a convincing answer, than our own ego centric approach.

I invite you to contemplate this theme all week, 'openness to God's goodness'.  Although God invites us to participate in his mission, he is not conditioned by our behaviour or our response. He is able to entrust the same task to two different people at the same time. If he asks us to participate in his mission, it is because he wants his mission to become ours and that by accomplishing his will we discover his goodness and generosity. All of us, Christians, believers and non-believers, are invited to discover God and to taste his love.

It is possible, like Joshua and the apostles, that we may be lured by the temptation to prevent the good and righteous works of others, in the name of worship, culture, ritual etc. It is important as a Christian that we seek only Christian values and learn to give thanks to the Lord for His wonders, without any distinction or condition.

To do this, the Lord asks us to have an inner look and to discover within ourselves all that prevents us from moving towards this God who loves us, because He is generous, open and welcoming. Today, let us review our lives in all sincerity. Let us identify the works, the words, the gestures or the looks that are bad and are against the divine will. Let us learn to distance ourselves from those behaviours that destroy the lives of others. Let us be aware that we are God's children, the light of the world and the salt of the earth. Let us pray to the Lord, especially in this Eucharist, that our words may be a word of life, that our works may give glory to God and that our eyes may be filled with love and mercy. 

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Publié le 24 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 9,43b-45): 

 

While all were amazed at everything Jesus did, He said to his disciples, «Listen and remember what I tell you now: The Son of Man will be delivered into human hands». But the disciples didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it.

 

The Application

 

All were in awe and many of us are in awe of the divine wonders. Very few would recognise the Cross that was on the way to this divine work that unfolds little by little, today in human works. God continues to carry our crosses. Unfortunately, this mystery of divine suffering remains veiled from our eyes. We must recognise that by our stupidity and infidelity we make God suffer and delay the accomplishment of the divine will, the building of the Kingdom of God.

 

Action of the day: Listen to the Lord.

«The Son of Man will be delivered into human hands»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, that the Creator of all Life announces his own delivery into the hands of those whom He has come to save in exchange of his own life, is quite a provocation. It can be said that it was not necessary, that it was an exaggeration. But we keep on forgetting the heavy load overwhelming Christ's heart, our sin, the most radical evil, cause and effect of our placing ourselves in the place of God. Even more so, of our not letting God love us, while insisting on remaining within the limits of our own shortcomings and most immediate present life. It is so important for us to assume we are sinners as it is for us to recognize that God loves us in the person of his Son Jesus Christ. For, after all, we are like his disciples, «But they didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it» (Lk 9:45).

To put it in images: in Heaven we shall find all sins and all vices, except arrogance, as arrogants never admit their own sins and do not let God forgive them, a God that loves us so much to the point of dying for us. And, in Hell, we shall be able to find all virtues, except humility, as the humble one knows himself quite well and fully realizes that without God's grace, he cannot stop offending him nor can he reciprocate God's Goodness.

One of the keys of Christian wisdom is the acknowledgment of the greatness and immensity of God's Love, while we also acknowledge our smallness and the vileness of our sin. How slow we can be to grasp it! When the day will come we shall discover we have at our disposal God's Love, and we shall say along with St. Augustine, with tears of Love: «It took me so long to love you, O God!». And that day can be today. It can be today.
It certainly can.

 

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Publié le 24 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 9,43b-45): 

 

Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: «Pour vous, écoutez bien ceci: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes». Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.

 

L’Application

 

Tous étaient dans l'admiration et beaucoup d'entre nous sont dans l'admiration des merveilles divines. Très peu reconnaîtraient la Croix qui était sur le chemin de cette œuvre divine qui se déploie peu à peu, aujourd'hui dans les œuvres humaines. Dieu continue à porter nos croix. Malheureusement, ce mystère de la souffrance divine reste voilé à nos yeux. Nous devons reconnaître que par notre bêtise et notre infidélité, nous faisons souffrir Dieu et retardons l'accomplissement de la volonté divine, la construction du Royaume de Dieu.

«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

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Publié le 23 Septembre 2021

Gospel text

(Lk 9,18-22): 

 

One day when Jesus was praying alone, not far from his disciples, He asked them, «What do people say about me?». And they answered, «Some say that you are John the Baptist; others say that you are Elijah, and still others that you are one of the former prophets risen from the dead». Again Jesus asked them, «Who then do you say I am?». Peter answered, «The Messiah of God». Then Jesus spoke to them, giving them strict orders not to tell this to anyone. And he added, «The Son of Man must suffer many things. He will be rejected by the elders and chief priests and teachers of the Law, and put to death. Then after three days he will be raised to life».

 

The Application

 

We all wish to have a healthy relationship with God. However, very often our relation is conditioned by what we receive than what God is for us.  Our prayers are limited with simple supplications and intercessions. Though we are pious and sincere, we haven’t be able to build a personal relationship with God. This God still remains very far away from us, a heavenly Father, beyond our reach. Very few of us are able to relate with Jesus as God. This God remains still a God of glory than a God who suffers with us.

 

Today, Peter is invited to discover, not a Lord of glory and honour, but a Lord on the Cross, a God who gives himself, for the salvation of the world. He will follow his Lord, on the same path, which will lead him to the cross, the cross that the Lord has asked him to carry, his own cross. As you read this gospel, do you have a personal response to Jesus for His personal question? Who is he really for you? A prophet, a great teacher, a banker, a doctor, a donor.....?

 

Jesus did ask the disciples to observe and understand the way the world look at Him. He wishes that we don’t imitate this worldly understanding of God, as a resurrected ONE, ignoring the Cross and the death. The suffering and pain was the path that Jesus has taken and we as disciples, can’t wilfully avoid such occasions of suffering for God. Suffering for God, is denying myself for God, allowing the Holy Spirit to animate in and through me, and at the end, consecrate my full life, for the accomplishment of divine will. And I do it in love and freedom.

 

Action of the day: See in your personal suffering and pain, the way to resurrection.

«What do people say about me? (...). Who do you say I am?»

 

Fr. Pere OLIVA i March

(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Spain)

 

Today, in the Gospel we find two questions that our Master is asking to all of us. The first one requires an approximate statistical reply: «What do people say about me?» (Lk 9:18). This forces us to look around and see how others answer this question: our neighbours, our work mates, our friends, our closest relatives... We look about ourselves and we feel more or less responsible or close —depending upon the cases— for some of the replies given by those who have some connection with our environment, and us “the people”... And, their answers say a lot, inform us, position us and make us realize what those who live next to us are looking for, what they need, what they desire. It helps us to tune in, to discover a meeting point with the other party, to grow closer...

But, there is a second question for us: «Who then do you say I am?» (Lk 9:20). This becomes a fundamental question knocking at our door; a question demanding from each one of us: adhesion or denial; veneration or aloofness; to walk along with him and in him or just end up a relationship of simple sympathy... This is a delicate and determining question, because it affects us. What do our lips and attitude say? Do we want to be faithful to Him who is and gives a meaning to our life? Is there to be found a sincere disposition in us to follow him in our journey through life? Are we ready to go with him to the Jerusalem of the Cross and the Glory?

«It is a path of Cross and Resurrection (...). The Cross is the Exaltation of Christ. He said it too: ‘When I am lifted up from the earth, I will draw all people to Me’. It is evident, therefore, that the Cross is the Glory and exaltation of Christ» (St. Andrew of Crete). Are we then ready to move on to Jerusalem? Only with him and in him, is this not so?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 23 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 9,18-22): 

 

Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».

 

L’Application

 

Dans ce dialogue entre Jésus et ses disciples, nous découvrons l'importance que Jésus accorde à une relation personnelle avec Dieu. Quelle est ma relation avec ce Dieu qui m'aime ? Nous connaissons certains concepts de Dieu, comme Dieu d'amour, Dieu tout-puissant, Dieu créateur, etc., et nous les appliquons facilement, parce qu'ils nous conviennent pour nous exprimer, sans pouvoir les traduire ou les articuler de manière personnelle et compréhensible. Devons-nous nous contenter de cela ou désirons-nous aller un peu plus loin dans notre relation avec Dieu ? 

  

Pour cela, Jésus nous invite à regarder le monde, la cfréation et notre propre histoire du salut, et à découvrir comment nos ancêtres ont construit une relation personnelle avec leur Dieu. Pour ce peuple, il était un Dieu personnel, un Dieu jaloux de son peuple. Ils étaient un peuple choisi par Dieu, un peuple de Dieu. Un Dieu proche qui parlait et le peuple écoutait. Quelle fierté ils avaient ! 

Aujourd'hui, Pierre est invité à découvrir, non pas un Seigneur de gloire et d'honneur, mais un Seigneur sur la Croix, un Dieu qui se donne, pour le salut du monde. Il va suivre son Seigneur, sur le même chemin, qui le mènera à la croix, la croix que le Seigneur lui a demandé de porter, sa propre croix. En lisant cet évangile, avez-vous une réponse personnelle à Jésus ? Qui est-il vraiment pour vous ? Un prophète, un grand professeur, un banquier, un médecin, un donneur..... ?

 

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

 

Abbé Pere OLIVA i March

(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?

 

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