Publié le 7 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,15-26): 

 

Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.

Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

»Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit: ‘Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti’. En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début».

 

L’Application

 

Je voudrais prendre trois points pour l'application ; le regard du peuple, le regard de Dieu et la méchanceté.

Le regard du peuple

Ce regard est déjà contaminé par des pensées mauvaises, car en tout ils cherchent le mal, même dans la bonté et la générosité de Dieu. Chercher le mal est la continuation perpétuelle du comportement du diable depuis le début de la création, qui a imposé le mal dans le cœur des hommes. Il est nécessaire que nous veillions sur nos pensées intérieures qui dirigent notre regard. Nous devons apprendre à tout regarder avec les yeux de la foi.

 Le regard de Dieu

Jésus ne juge même pas ces malfaiteurs, qui voulaient le piéger. Au contraire, il saisit cette occasion pour les enseigner, et les orienter vers le bien. Ce regard est plein de bonté et de générosité. Il crée une opportunité pour qu'ils l'écoutent et se convertissent.

La méchanceté

Nous devons reconnaître que le mal existe et est réel. Lorsque l'on entend quelqu'un parler, que l'on entre en dialogue avec une autre personne, que l'on s'engage dans une activité, il faut en discerner l'origine et le but. Il n'est pas bon d'écouter le mal, de coopérer à une activité mauvaise, etc. Le mal entre dans le cœur des hommes, toujours au nom du bien. Il faut donc tout discerner, non pas parce que c'est bon et juste, mais simplement selon la volonté divine.

«Certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’»

 

Abbé Josep PAUSAS i Mas

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons avec stupéfaction comment Jésus est accusé de manière ridicule de chasser les démons «par Béelzéboul, le chef des démons» (Lc 11,15). Il est difficile d'imaginer un plus grand bien, celui d'éloigner les âmes du démon, l'instigateur du mal, et d'entendre en même temps une accusation encore plus grave qui est celle que cela se fait précisément par le pouvoir du même diable. C'est vraiment une accusation gratuite, qui laisse entrevoir un grand aveuglement et une grande jalousie de la part des accusateurs du Seigneur. Aujourd'hui encore, même sans nous rendre compte, nous coupons à la racine les droits des autres à diverger, à être différents et avoir leurs propres opinions parfois contraires et à l'opposé des nôtres.

Celui qui vit enfermé dans un dogme politique, culturel ou idéologique, méprise facilement celui qui diffère, en discréditant ses projets et en niant sa compétence et même son honnêteté. Alors, son adversaire en politique ou en idéologie devient un ennemi personnel. La confrontation dégénère en insultes et agressivité. Le climat d'intolérance et d'exclusion mutuelle violente peut, alors, nous conduire à la tentation d'éliminer d'une manière ou d'une autre celui qui représente pour nous un ennemi.

Dans ce climat il est facile de justifier n'importe quel attentat contre la personne humaine y compris l'assassinat, si celui qui meurt n'est pas un des nôtres. Combien de personnes souffrent de nos jours dans des milieux d'intolérance et refus d'autrui comme celui qui existe souvent dans nos institutions publiques, sur nos lieux de travail, dans les assemblées et confrontations politiques!

Nous devons tous travailler pour créer des conditions et un climat de tolérance, respect d'autrui et confrontation franche où il est possible de trouver un terrain d'entente et de dialogue. Et nous chrétiens loin d'endurcir et sacraliser faussement nos opinions en manipulant le Seigneur et en l'identifiant à nos propres positions, nous devons suivre ce Jésus qui —quand ses disciples voulaient empêcher que d'autres, à part eux, expulsent les démons en son nom— les corrige en leur disant: «Ne les en empêchez pas, car celui qui n'est pas contre vous est pour vous» (Lc 9,50). Car,... «tout le chœur innombrable de bergers se réduit à un seul et unique Berger» (Saint Augustin).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:5-13): 

 

Jesus said to his disciples, «Suppose one of you has a friend and goes to his house in the middle of the night and says: ‘Friend, lend me three loaves, for a friend of mine who is traveling has just arrived and I have nothing to offer him’. Maybe your friend will answer from inside: ‘Don't bother me now; the door is locked and my children and I are in bed, so I can't get up and give you anything’. But I tell you, even though he will not get up and attend to you because you are a friend, yet he will get up because you are a bother to him, and he will give you all you need.

»And so I say to you, Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you. For the one who asks receives, and the one who searches finds, and to him who knocks the door will be opened. If your child asks for a fish, will you give a snake instead? And if your child asks for an egg, will you give a scorpion? Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!».

 

The Application

 

I told you yesterday that prayer is not a singular act. Today's gospel explains exactly what I shared with you. This friend has already established a relationship of friendship and this friendship has given him this hope and perseverance. So this relationship is prior and necessary in all prayer. How can we ask without having established a relationship? Prayer gives us the opportunity to establish an affective relationship with God. It is in this relationship that a new project gets its origin.

 

By remembering Our Lady of the Rosary, we imitate Mary's relationship with God and the relationship with her Son. For me, everything was contemplation and prayer. Her trust in God's goodness and generosity gave her the courage to say yes to God's plan. This project, which was purely divine, became her project, giving birth to Jesus. Nothing was easy. Yet she could not help but follow the divine direction. In the end, on the Cross, she would return once more to her Master and hand over her Son to his Father.  One prayer ended here and the other begins from the Cross, here is your Son and here is Mother and she still remains faithful to this plan of God. Help us Mary to imitate your humanity, so that we may participate in the divinity of your Son. Amen.

 

Action of the day: Hold on! Don’t lose hope.

«How much more then will the Father in heaven give holy spirit to those who ask him!»

 

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel is a catechesis by Jesus on prayer. He solemnly asserts that the Father always listens to him: «Ask and it will be given to you; seek and you will find; knock and it will be opened to you» (Lk 11:9).

At times, we may think reality indicates that it is not always the case, that it does not actually “works” in such a way. This is because we must want to pray with an attitude adequate to an effective prayer!

The first premise is dedication and perseverance. We must pray avoiding feeling disheartened, even if we think our prayer is being ignored, or is not given heed to, right away. This is the attitude of that inappropriate man calling on his friend's home, in the middle of the night, to request a favor. With his doggedness he will get the loaves he needs. God is the friend who listens from within to whom is persistent enough. We must believe that He will end up by giving us what we are asking, because in addition to being a friend, He is also our Father.

The second stipulation Jesus teaches us is confidence and filial love. God's paternity goes far beyond man's paternity, which is limited and imperfect: «Even you evil people know how to give good gifts to your children, how much more then will the Father in Heaven…!» (Lk 11:13).

The Third one: above all we must ask for the Holy Spirit and not only for material things. Jesus encourages us to invoke him, assuring us we shall receive it: «...much more then will Father in heaven give Holy Spirit to those who ask him!» (Lk 11:13). This petition is always listened to. It is very much like asking the grace of the prayer, as the Holy Spirit is its source and its origin.

The blessed fra Giles of Assisi, one of St. Francis' friars and friends, summarizes the idea of this Gospel when he says: «Pray faithfully and devotedly, because a grace God has not granted you once, He may grant to you some other time. On your hand, humbly place your whole mind in God, and God will place his grace in you, as and when He pleases».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,5-13): 

 

Jésus leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander: ‘Mon ami, prête-moi trois pains: un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir’. Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond: ‘Ne viens pas me tourmenter! Maintenant, la porte est fermée; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain’, moi, je vous l'affirme: même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

»Eh bien, moi, je vous dis: Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson? ou un scorpion, quand il demande un oeuf? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!».

 

L’Application

 

Je vous ai dit hier que la prière n'est pas un acte singulier. L'évangile d'aujourd'hui explique exactement ce que j'ai partagé avec vous. Cet ami a déjà établi une relation d'amitié et cette amitié lui a donné cette espérance et cette persévérance. Cette relation est donc préalable et nécessaire à toute prière. Comment pouvons-nous demander sans avoir établi une relation ? La prière nous donne l'occasion d'établir une relation affective avec Dieu. C'est dans cette relation qu'un nouveau projet prend son origine. 

En nous souvenant de Notre-Dame du Rosaire, nous imitons la relation de Marie avec Dieu et la relation avec son Fils. Pour moi, tout était contemplation et prière. Sa confiance dans la bonté et la générosité de Dieu lui a donné le courage de dire oui au projet de Dieu. Ce projet, qui était purement divin, est devenu son projet, donner naissance à Jésus. Rien n'est facile. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de suivre la direction divine. A la fin, sur la Croix, elle retournera une fois de plus auprès de son Maître et remettra son Fils à son Père.  Une prière s'est terminée ici et l'autre commence à partir de la Croix, voici ton Fils et voici la Mère et elle reste toujours fidèle à ce plan de Dieu. Aide-nous Marie à imiter ton humanité, afin de participer à la divinité de ton Fils. Amen.

«Combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!»

 

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile est une catéchèse de Jésus sur la prière. Il affirme solennellement que le Père écoute toujours notre prière. «Demandez, vous obtiendrez; cherchez, vous trouverez; frappez, la porte vous sera ouverte» (Lc 11,9).

Nous pouvons parfois penser qu'en pratique, il n'en va pas toujours ainsi, que les choses ne sont pas comme ça. Mais c'est qu'il nous faut prier comme il convient!

D'abord avec constance, persévérance. Nous devons prier sans jamais nous décourager, même s'il nous semble que notre prière se heurte à un rejet, ou qu'elle n'est pas écoutée aussitôt. C'est l'attitude de cet importun qui, à minuit, vient réclamer un service à son ami. Grâce à son insistance, il reçoit les pains dont il a besoin. Dieu est l'ami qui écoute à l'intérieur celui qui est constant. Nous devons croire qu'il finira par nous donner ce que nous demandons, car en plus d'être un ami, il est notre Père.

Ensuite, avec la confiance et l'amour des enfants. La paternité de Dieu dépasse immensément celle de l'homme, imparfaite et limitée: «Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste…!» (Lc 11,13).

Enfin, nous devons surtout demander l'Esprit Saint et pas seulement des choses matérielles. Jésus nous encourage à Le demander, en nous assurant que nous Le recevrons: «(…) combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent!» (Lc 11,13). Cette prière est toujours écoutée. C'est comme demander la grâce de la prière, puisque l'Esprit Saint en est la source et l'origine.

Le bienheureux frère Gilles d'Assise, compagnon de saint François, résume l'idée de cet Évangile quand il dit: «Prie avec fidélité et dévotion, car une grâce que Dieu ne t'a pas accordée cette fois, il peut te la communiquer en une autre occasion. Pour ta part, mets humblement tout ton esprit en Dieu, et Dieu mettra en toi sa grâce, selon son bon plaisir».

 

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Publié le 5 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:1-4): 

 

One day Jesus was praying in a certain place and when He had finished, one of his disciples said to him, «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples». And Jesus said to them, «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also for-give all who do us wrong, and do not bring us to the test».

 

Application

 

Many of us wish to pray and some of us do pray. The common understanding and experience of quite a lot of people is that our prayers are not heard. Very few of us check the quality of our prayers and reduce it by mere supplication. Thus, it’s important that we enter into the divine thinking to check the quality of our prayer. Does my prayer coherent to divine teaching?

 

According to Jesus, prayer is a relationship, a dialogue with God. In this relationship we are called to establish, an affective and progressive relationship with God, in which we establish a project together. This is purely a divine project, because it is resourced in God. This project which has its origin in God, now becomes ours, by the way we carry it out, as a human project, which will be easily accessible to men.

 

By carrying out this project we glorify the Father and by this glorification we cooperate in the establishment of his kingdom. For this we need God's grace, the daily bread. For this grace to make us worthy, we must purify ourselves, by reconciling ourselves to God, through our positive commitments to reconciliation and forgiveness. There we hand over everything to God, for everything comes from Him, through Him, and for Him.

 

So prayer is not a singular act. We listen, we commit ourselves and we hand over everything to God. Very often our prayers are incomplete. We start it well by the supplication and we don't manage to accomplish it.

 

Action of the day: Check, whether you pray as Jesus has taught you or you repeat the words that Jesus has used?

«Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples»

 

Fr. Austin Chukwuemeka IHEKWEME

(Ikenanzizi, Nigeria)

 

Today, we see how one of Jesus' disciples tells him: «Lord, teach us to pray, just as John taught his disciples» (Lk 11:1). Jesus' reply: «When you pray, say this: Father, hallowed be your name, may your kingdom come, give us each day the kind of bread we need, and forgive us our sins, for we also forgive all who do us wrong, and do not bring us to the test» (Lk 11:2-4), may be summarized in a single phrase: the best mental attitude for the Christian prayer is that of a child in front of his father.

We can see right away that the prayer, according to Jesus, is something like a “father-son” kinship. That is, a family matter based on a relation of closeness and love. The image of God as a father speaks to us of a relationship based on affection and intimacy, not on power and authority.

To pray as Christians means to position ourselves in a situation whereby we see God as our father and we speak to him as his sons: «You write: ‘To pray is to talk with God. But about what?’. About what? About Him, about yourself: joys, sorrows, successes and failures, noble ambitions, daily worries, weaknesses! And acts of thanksgiving and petitions: and Love and reparation. In a word: to get to know him and to get to know yourself: ‘to get acquainted!’» (St. Josemaria).

When children speak with their parents they try to transmit, through their words and body language, what they feel in their heart. We become better praying men and women when our relation with God is more intimate, as that of a father with his son. Jesus himself left with us his own example. He is the Way.

And, if you invoke the Virgin Mother of God, master of prayer, it will even be easier! In fact «the contemplation of Christ has in Mary its insurmountable model. The Son's face belongs to her in a very special way (...). Nobody has devoted himself with Mary's assiduity to the contemplation of Christ's face» (John Paul II).

 

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Publié le 5 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,1-4): 

 

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples». Il leur répondit: «Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’».

 

L’Application

 

La prière est une relation, un dialogue avec Dieu. Dans cette relation nous sommes appelés à établir, une relation affective et progressive avec Dieu, dans laquelle nous établissons ensemble un projet. Il s'agit d'un projet purement divin, car il est ressourcé en Dieu. Ce projet devient maintenant le nôtre, par la manière dont nous le réalisons, comme un projet humain, qui sera facilement accessible aux hommes.

En réalisant ce projet, nous glorifions le Père et par cette glorification, nous coopérons à l'établissement de son royaume. Pour cela, nous avons besoin de la grâce de Dieu, le pain quotidien. Pour que cette grâce nous rende dignes, nous devons nous purifier, en nous réconciliant avec Dieu, par nos engagements positifs de réconciliation et de pardon. Là, nous remettons tout à Dieu, car tout vient de Lui, par Lui et pour Lui.

La prière n'est donc pas un acte singulier. Nous écoutons, nous nous engageons et nous remettons tout à Dieu. Très souvent, nos prières sont incomplètes. Nous la commençons bien par la supplication et nous n'arrivons pas à l'accomplir.

«Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples»

 

Abbé Austin Chukwuemeka IHEKWEME

(Ikenanzizi, Nigeria)

 

Aujourd'hui, nous voyons l'un des disciples dire à Jésus: «Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples» (Lc 11,1). La réponse de Jésus —«Quand vous priez, dites: ‘Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation’» (Lc 11,2-4)— peut être résumée en une phrase: la bonne attitude pour l'oraison chrétienne est celle de l'enfant devant son père.

Nous saisissons aussitôt que la prière, selon Jésus, est une fréquentation du type "père-fils". C'est une affaire de famille basée sur une relation de familiarité et d'amour. L'image de Dieu comme père nous parle d’une relation affectueuse, intime, non d'une relation de pouvoir et d'autorité.

Prier en chrétiens suppose de nous mettre en situation de voir Dieu comme un père et de lui parler comme ses enfants. «Tu m'as écrit: ‘Prier, c'est parler avec Dieu. Mais de quoi?’. —De quoi? De Lui, de toi: joies, tristesses, succès et échecs, nobles ambitions, préoccupations quotidiennes…, faiblesses! Et actions de grâce et demandes. Et Amour et réparation. En deux mots: Le connaître et te connaître: se fréquenter!» (Saint Josemaría).

Quand les enfants parlent avec leurs parents, ils cherchent à transmettre par des mots et par le langage corporel ce qu'ils ressentent dans leur cœur. Nous devenons de meilleurs hommes et femmes d'oraison quand notre rapport avec Dieu se fait plus intime, comme celui d'un père avec son enfant. Jésus Lui-même nous a donné l'exemple. C'est Lui le chemin.

Et si tu accours à la Vierge Marie, maîtresse de prière, que ce sera facile! De fait, «la contemplation du Christ possède en Marie son modèle insurpassable. Le visage du Fils lui appartient d'une manière spéciale (…). Nul ne s'est dédié avec l'assiduité de Marie à la contemplation du visage du Christ» (Jean-Paul II).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 10:38-42): 

 

As Jesus and his disciples were on their way, He entered a village and a woman called Martha welcomed him to her house. She had a sister named Mary who sat down at the Lord's feet to listen to his words. Martha, meanwhile, was busy with all the serving and finally she said, «Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving?». But the Lord answered, «Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed. Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her».

 

The Application

 

  • It was Martha who received the Lord, yet she did not understand the essence of this welcome, listening and doing.
  • It seems to us that the Lord chose contemplation over action. In truth, contemplation without action serves nothing but spiritual arrogance. Action without inspired in the contemplation will end up, with human glory, very far from divine glory. Do you honestly think that the Lord will choose one and ignore the other? 
  • Where is Lazarus, the friend of the Lord? Is he listening or acting?
  • Where are the Lord's disciples, for they came together?
  • I would like to ask you few essential questions in this story. Where did you find yourself in this story? What role would you like to play? What are your concerns today? Do you have the same temptation of Martha, "Lord, don't you care?" 

 

Action of the day: Make a good discernment before choosing.

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed»

 

Fr. Josep RIBOT i Margarit

(Tarragona, Spain)

 

Today, as every day, we can learn from the Gospel. Jesus, invited to Martha's home in Bethany, gives us a lesson of humanity: He, who loved people, lets people love him, for both things are equally important. It would be a serious mistake, with harmful consequences for sanctity, to refuse God's and others' affection.

Martha or Mary? But..., why opposing those who loved each other so much and loved God too? Jesus loved Martha and Mary, and their brother Lazarus, and He loves each one of us, too.

On the path of sainthood not any two souls are exactly alike. We all try to love God, but within our own style and personality, without imitating anyone. Our models are Christ and the Mother of God. Do you resent how others treat God? Try to learn from his personal piety.

«Lord, don't you care that my sister has left me to do all the serving? Ask her therefore to help me» (Lk 10:40). To serve others, for the love of God, is an honor, not a burden. Do we serve with joy, as the Mother of God did with her cousin Elisabeth or at Cana's wedding, or as Jesus did when washing the Apostle's feet at the Last Supper?

«Martha, Martha, you worry and are troubled about many things, whereas only one thing is needed» (Lk 10:41-42). Let us lose neither our peace nor our good humor. And to accomplish it, let us take good care of God's presence. «Know it well: There is something holy, something divine, hidden in the most ordinary situations; and it is up to each person to discover it (…); either we learn to find our Lord in ordinary, everyday life, or else we shall never find him» (St. Josemaria).

«Mary has chosen the better part, and it will not be taken away from her» (Lk 10:42). God wants us happy. That our Mother in Heaven helps us to feel the joy of giving.

 

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Publié le 4 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 10,38-42): 

 

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider». Le Seigneur lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée».

 

L’Application

 

  • C'est Marthe qui a accueilli le Seigneur, pourtant elle n'a pas compris l'essence de cet accueil, l'écoute.
  • Il nous semble que le Seigneur a préféré la contemplation à l'action. En vérité, la contemplation sans action ne sert qu'à l'arrogance spirituelle. L'action sans contemplation aboutira à une gloire humaine, très loin de la gloire divine. Pensez-vous honnêtement que le Seigneur va choisir l'un et ignorer l'autre ? 
  • Où est Lazare, l'ami du Seigneur ? Est-ce qu'il écoute ou agit ?
  • Où sont les disciples du Seigneur, car ils sont venus ensemble ?
  • Je voudrais vous poser quelques questions essentielles dans cette histoire. Où vous êtes-vous trouvé dans cette histoire ? Quel rôle voudriez-vous jouer ? Quelles sont vos préoccupations aujourd'hui ? Avez-vous la même tentation que Marthe : " Seigneur, tu ne t'en soucies pas ? ". 

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire»

 

Abbé Josep RIBOT i Margarit

(Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, comme chaque jour, tu peux apprendre de l'Évangile. Jésus, invité au foyer de Béthanie, nous donne une leçon d'humanité: Lui, qui aimait les autres, se laisse aimer, puisque les deux choses sont importantes. Rejeter les preuves d'affection, de Dieu et des autres, serait une grave erreur, comportant des conséquences néfastes pour la sainteté.

Marie ou Marthe? Mais… Pourquoi confronter ceux qui s'aimaient tant, et qui aimaient tant Dieu? Jésus aimait Marthe et Marie, et son frère Lazare, et nous aime tous et chacun.

Sur le chemin de la sainteté, il n'y a pas deux âmes identiques. Tous et chacun tentons d'aimer Dieu, mais avec notre propre style et personnalité, sans imiter qui que ce soit. Notre modèle est le Christ et la Vierge. La façon d'aimer Dieu des autres te dérange? Essaie d'apprendre de leur piété personnelle.

«Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider» (Lc 10,40). Servir les autres, par amour pour Dieu, est un honneur, et non une charge. Nous servons, avec joie, comme la Vierge à sa cousine Sainte Elizabeth ou lors des noces de Cana, ou comme Jésus, au lavage de pieds de la Dernière Cène?

«Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire» (Lc 10,41-42). Ne perdons pas la paix, ni la bonne humeur. Et pour ce faire, tâchons de prendre soin de la présence de Dieu. «Sachez-le bien: il y a quelque chose de saint, de divin, caché dans les situations quotidiennes, que chacun de nous devons découvrir (…); ou nous savons trouver le Seigneur dans notre vie ordinaire, ou nous ne le trouverons jamais» (Saint Josemaría).

«Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (Lc 10,42). Dieu veut notre bonheur. Que notre Mère du Ciel nous aide à trouver la joie du don de nous-mêmes.

 

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Publié le 3 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 10:25-37): 

 

A teacher of the Law came and began putting Jesus to the test. And he said, «Master, what shall I do to receive eternal life?». Jesus replied, «What is written in the Scripture? How do you understand it?». The man answered, «It is written: You shall love the Lord your God with all your heart, with all your soul, with all your strength and with all your mind. And you shall love your neighbor as yourself». Jesus replied, «What a good answer! Do this and you shall live».

The man wanted to keep up appearances, so he replied, «Who is my neighbor?». Jesus then said, «There was a man going down from Jerusalem to Jericho, and he fell into the hands of robbers. They stripped him, beat him and went off leaving him half-dead. It happened that a priest was going along that road and saw the man, but passed by on the other side. Likewise a Levite saw the man and passed by on the other side. But a Samaritan, too, was going that way, and when he came upon the man, he was moved with compassion. He went over to him and treated his wounds with oil and wine and wrapped them with bandages. Then he put him on his own mount and brought him to an inn where he took care of him. The next day he had to set off, but he gave two silver coins to the innkeeper and told him: ‘Take care of him and whatever you spend on him, I will repay when I come back’». Jesus then asked, «Which of these three, do you think, made himself neighbor to the man who fell into the hands of robbers?». The teacher of the Law answered, «The one who had mercy on him». And Jesus said, «Go then and do the same».

 

The Application

 

On the feast of St. Francis of Assisi, the Lord asks us to be a neighbour to all people, and in return God assures us eternal life. The parable of the Good Samaritan will help us to discover our neighbour, and to become the Good Samaritan wished by the Lord. He knew how to pause, to go towards the other, to look with love and compassion, to accompany him to the inn, with a promise of return and justice. We know this story by heart.

 

That is why I invite you to discover yet another character in this parable, one who is totally discreet, who neither speaks nor demonstrates any concrete action, the innkeeper. In truth, we are that innkeeper, to whom God has entrusted many men and women who have been wounded and abandoned. Before we go to look for the wounded of the world, the Lord asks us, first of all, to take care of your wife, your husband, your brother and  sister whom you already know, and who are in the same home where you live.  I personally find myself in this innkeeper, because I see so many people who are in front of my house, like poor Lazarus, who needs me. Francis found the whole of creation in his home and you?

 

Action of the day: Be open to the impulsion of the Holy Spirit.  

«What must I do to inherit eternal life?»

 

Fr. Ivan LEVYTSKYY CSsR

(Lviv, Ukraine)

 

Today, the gospel’s message indicates the path to life: «You shall love the Lord, your God, with all your heart, (..) and your neighbor as yourself» (Lk 10:27). And since God has loved us in the first place He leads us to the union with Him. Blessed Mother Teresa of Calcutta said: «We need this intimate union with God in our daily life. And how can we achieve it? Through prayer». Being in oneness with Him we begin to experience that with Him everything is possible, even to love our neighbor.

Someone said that Christians enter the church to love God and come out to love their neighbors. Pope Benedict accentuates that the Christian’s program – the program of the Good Samaritan, Jesus program – is «a heart which can see». See and stop! In this parable there are two people who see the needy, but they don´t stop. This is why Christ has reproached the Pharisees saying: «Do you have eyes and not see?» (Mk 8:18). On the contrary, the Samaritan sees and stops, he has mercy and thus saves the life of the needy and his own.

When the famous Catalan architect Antonio Gaudí was run over by a tramway some bystanders didn’t stop to help that injured old man. He carried no documents and looked like a beggar. Had they realized who that neighbor was and surely they would have stayed in line to help him.

When we practice the good, we think we do it for our neighbor, but we really do it also for Christ: «I say to you, whatever you did for one of these least brothers of mine, you did for me» (Mt 25:40). And Benedict XVI says my neighbor is anyone who needs me and I can help. If everyone seeing his neighbors in need would stop and have mercy on them once a day or once a week the crisis would decrease and the world would become better. «Nothing resembles us so much to God as the good deeds» (St. Gregory of Nyssa).

 

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Publié le 3 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 10,25-37): 

 

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie».

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

 

L’Application

 

En la fête de Saint François d'Assise, le Seigneur nous demande d'être le prochain de tous les hommes, et en retour Dieu nous assure la vie éternelle. La parabole du bon Samaritain nous aidera à découvrir notre prochain, et à devenir le bon Samaritain souhaité par le Seigneur. Il a su s'arrêter, aller vers l'autre, le regarder avec amour et compassion, l'accompagner jusqu'à l'auberge, avec une promesse de retour et de justice. Nous connaissons cette histoire par cœur.

C'est pourquoi je vous invite à découvrir un autre personnage de cette parabole, celui qui est totalement discret, qui ne parle pas et ne pose pas d'acte concret, l'aubergiste. En vérité, nous sommes cet aubergiste, à qui Dieu a confié de nombreux hommes et femmes blessés et abandonnés. Avant de partir à la recherche des blessés du monde, le Seigneur nous demande, avant tout, de prendre soin de ta femme, de ton mari, de ton frère et de ta sœur que tu connais déjà et qui se trouvent dans la même maison que toi.  Personnellement, je me retrouve dans cet aubergiste, car je vois tant de personnes qui sont devant ma maison, comme le pauvre Lazare, qui a besoin de moi. François a trouvé toute la création dans sa maison come frère et soeur et toi ?

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

 

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR

(Lviv, Ukraine)

 

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne.

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Octobre 2021

The Pharisees approached to test him, today's gospel tells us. The divine answer comes with a command, 'let no man do anything against the divine will, the union dearly desired by God.  What wisdom in the face of failure! Lord, everyone is against you, and you tell us that this story is not about you. Yet you tell us that our faithfulness to your will concerns you, and our holiness pleases you.

On this Sunday we are invited to discover the divine will, a will revealed to mankind from the beginning of creation, foreseen for our lives, including today, here. The union. God does not want man to be alone. God understands our loneliness and all its consequences. For this reason, the Lord asks us to become children again, the children of God. To associate him as our Father.  The same rebirth that the Lord demanded of Nicodemus. By becoming the child of God, we will be elevated, like the heavenly beings who will be able to see the angels of the Lord descending and ascending. What a response with an invitation, a call to holiness, a gift offered freely.

This call to unite with God is linked to a separation willed by the Lord. You are separating yourself from your roots, an uprooting, so that you may be rooted in God. You are going to found a new life, according to the divine desire. Thus, you will no longer be a spiritual consumer, but a creator with God, who will be able to give, to give new life, through your own rebirth. You are no more two, but one in Christ.

This mysterious sleep of which the first reading tells us is important in our daily lives. This sleep, voluntarily willed by the Lord, makes us discover the otherness that is not like me, yet of me, for me and in me. This sleep makes us plunge into the surprise of life, to accept the other as he or she is, with respect and honour that we reserve for God who loves us. It is no longer the other who is for me, it is I who is invited to discover him or her, so that the other takes his or her place, his or her rightful place in me, which is right before God.

If we have so many divorces in the world, it is because we are wounded, disappointed, by the other. We belatedly recognise that our expectations were not consistent with God's will. To do this, we must always remain in dialogue, promoting forgiveness and reconciliation, every day, washing up after each meal. Very often our house built on the rock of love and faith, and it is destroyed, not because there was a storm from outside. If it is gone, it is because of our own ego centric interiority, this house so solid, yet not habitable, by the dust of our personal interests. Man is no longer capable of dialogue, of reconciliation with his brothers and sisters. 

Unfortunately, we are no longer with the Lord. We do not love Him as He has loved us. God so loved the world that he sent his Son, not to judge us, but through him to save the world. He wanted us to have life, life in its fullness in Jesus Christ, a life in God, by God and for God. That they may be one, as we are ONE, was Jesus' prayer to his Father. We do not respect this prayer of the Lord. My friends, let us love Christ, let us cooperate with Him, that the divine will may be accomplished in us. Let us pray for the Church of the Lord, the Body of Christ, which we form in Baptism.  

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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