Publié le 12 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

L’Application

 

La justice et l'amour de Dieu vont de pair. Nous pouvons facilement nous justifier en rejetant la faute sur les autres et sur notre entourage. Pourtant, face à la justice et à l'amour, Jésus revient vers nous, nous invitant à assumer la responsabilité de nos actes, comme l'a fait David, dans l'ancien testament. 
Dieu voit nos intentions, mais la souffrance causée par nos actions, nous devons nous engager à la soulager. La justice accompagnée de compassion et d'un amour engagé est déjà un soulagement pour les personnes blessées et déprimées. Là, nous serons justes devant Dieu, dignes de recevoir l'amour divin.

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

 

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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Publié le 11 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,37-41): 

 

As Jesus was speaking, a Pharisee asked him to have a meal with him. So He went and sat at table. The Pharisee then wondered why Jesus did not first wash his hands before dinner. But the Lord said to him, «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools! He who made the outside, also made the inside. But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean».

 

The Application

 

The readings of the day help us discover the divine gaze. A gaze towards our interiority (being) rather than our exteriority (doing). The external realities can help us to discover the truth of our interiority (the intention). We already know that not everything that has appeared is everything that it is. All that has appeared is conditioned and all that is, is pure in its originality. God looks at this originality in us, not at the newness that has appeared.

 

Whatever it is, the sincere man, who acts in love and compassion, will be able, by his actions, to please God and be able to choose the laws that will make man free. It is not divine knowledge and the law that will save him, but his interiority that is merged in divine love, which is better expressed in human love. The Pharisee is called to enter into his interiority and to discover his intention and his lack of love.

 

Action of the day: Give importance to what’s happening inside of you than outside.

 

«But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean»

 

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, the evangelist shows us Jesus at a banquet: «A Pharisee asked him to have a meal with him» (Lk 11:37). The host must have frowned when he realized his guest could not care less about the hand washing ritual (which was not a precept of Law, but just a tradition from the old rabbis) on top of frowning upon him and his social group. The Pharisee did not hit the right day, and Jesus' behavior, as we would say today, was not “politically correct”.

The Gospels show us that the Lord was basically uninterested in what “people might say” or in what may be considered “politically correct” behavior; we see in the Gospels that Jesus didn’t care much for what people might say or what is politically correct, whether we like it or not. These are not criteria on which Christians should base their decisions. Jesus clearly condemns double morality, which clearly seeks convenience or deception: «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools!» (Lk 11:39). God's word, as usual, questions us about customs and habits of our daily life, when we end up converting trivia into “values”, to disguise our sins of arrogance, selfishness and conceit, while attempting to “globalize” morals with political correction in order to avoid being out of tune or being marginalized, and this, irrespective of the price to be paid in terms of the soilure of our soul, as, after all, everybody does the same.

St. Basil used to say, «he who is prudent must be mostly afraid of living pending of others' opinion». If we are witnesses to Christ, we must know that the truth will always shine through. This is our mission amidst these men we share our live with, while trying to keep us clean after the model of man God has revealed to us in Christ. The cleanliness of spirit goes far beyond any social forms and, if we ever have any doubts, let us then remember that blessed are the clean of heart, for they shall see God. Each one must decide what he wants to see for all eternity.

 

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Publié le 11 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,37-41): 

 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

 

L’Application

 

Les lectures du jour nous aident à découvrir le regard divin. Un regard vers notre intériorité (être) plutôt que vers notre extériorité (faire). Les réalités extérieures peuvent nous aider à découvrir la vérité de notre intériorité (l'intention). Nous savons déjà que tout ce qui est apparu n'est pas tout ce qu'il est. Tout ce qui est apparu est conditionné et tout ce qui est, est pur dans son originalité. Dieu regarde cette originalité en nous, pas la nouveauté qui est apparue.

Quoi qu'il en soit, l'homme sincère, qui agit dans l'amour et la compassion, pourra, par ses actions, plaire à Dieu et être capable de choisir les lois qui rendront l'homme libre. Ce n'est pas la connaissance divine et la loi qui le sauveront, mais son intériorité qui se fond dans l'amour divin, qui s'exprime mieux dans l'amour humain. Le pharisien est appelé à entrer dans son intériorité et à découvrir son intention et son manque d'amour.

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,29-32): 

 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

Jesus calls us as an evil generation, because we are looking for a sign from heaven, while we are not able to spot the signs on earth, the signs of the divine presence. Jesus is sad, because we do not want to accept the humanity of Jesus, which is visible and palpable, and we look for the divine elements, which is invisible and not palpable, without the grace of God. Yet God reveals himself in our humanity and we are invited to discover him in these visible and palpable elements. Jonah and the people of Nineveh was a good example, for Jonah was a messenger of the Father and the people were converted by hearing his word. So we have in Jesus more than Jonah. What sign are we still looking for today, more than Jesus and His death and resurrection, to be converted?

 

Action of the day: Try to identify the divine signs in you, not outside of you. In truth, believe that you yourself is a sign of God’s presence to others.

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

 

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application
 Jésus nous appelle une génération mauvaise, parce que nous cherchons un signe du ciel, alors que nous ne sommes pas capables de repérer les signes sur la terre, les signes de la présence divine. Jésus est triste, car nous ne voulons pas accepter l'humanité de Jésus, qui est visible et palpable, et nous cherchons les éléments divins, qui sont invisibles et non palpables, sans la grâce de Dieu. Pourtant, Dieu se révèle dans notre humanité et nous sommes invités à le découvrir dans ces éléments visibles et palpables. Jonas et le peuple de Ninive en est un bon exemple, car Jonas était un messager du Père et le peuple s'est converti en écoutant sa parole. Nous avons donc en Jésus plus que Jonas. Quel signe cherchons-nous encore aujourd'hui, plus que Jésus, sa mort et sa résurrection, pour nous convertir ?

Mes mais, essayez d'identifier les signes divins en vous, et non à l'extérieur de vous. En vérité, croyez que vous êtes vous-même un signe de la présence de Dieu pour les autres.


 

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

 

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Le mois d’octobre est rempli des événements, et mercredi dernier, l’église de France a vécu un moment douloureux comme nous a écrits Mgr. Aveline, ‘il constituera une épreuve de vérité pour le corps ecclésial  et il était en vérité un moment grâce’, car nous avons osé, oser de nous mettre debout devant Dieu, devant les hommes, avec nos faiblesses, en Lui demandant pardon, à travers des victimes. Tante d’année de souffrance et ils souffrent encore.

Mois d’octobre est consacré à la Vierge Marie et nous confions tous à la Vierge Marie, la Mère de Dieu. Le premier octobre nous avons prié avec Ste. Thérèse, en reconnaissant que nous sommes tous missionnaires. Nous avons vécu un moment fort, avec le rassemblent du peuple de Dieu, un mouvement de congrès mission que nous avons accueilli dans notre église. Ce jour-là, notre église même  si elle est grande, était si petite que tous cherchaient une place.  Nous rendons grâce à Dieu pour ces moments offert à nous tous, à nourrir  notre foi et à devenir les véritables missionnaires du Seigneur, les amis du Christ.

C’est pourtant dommage que beaucoup de nos chrétiens n’en ont pu profiter.  La première lecture nous demande de discerner tout devant Dieu. Nous avons entendu la prière de Salamon, une action de grâce, « tous les biens me dont venus avec elle et par ses mains, une richesse incalculable. »  Dans son discernement, il a choisi Dieu, la sagesse divine. Ce discernement lui a aidé à servir Dieu et son peuple dans la justice et dans la paix, que même la reine de Sebha est venu à sa rencontre.

Nous sommes tous comme cet homme de l’évangile du jour. Nous tous, aimerions hériter la vie éternelle, la vie promise par le Seigneur.  Que devons-nous faire ? Le Seigneur invita Nicodème à renaitre, renaitre encore une fois, comme un enfant de Dieu, pour qu’il voit les anges du Seigneur. En regardant cet homme, l’évangile nous dit, que le Seigneur l’aimait. C’est dans cet amour qu’Il l’invita à s’attacher à Dieu, Dieu seul.

Si nous voulons que notre cœur soit rempli de l’amour de Dieu, il faut savoir le vider. Nous sommes ce marchant de l’évangile qui trouvait une perle précieuse et va vendre tout ce dont qu’il avait, pour qu’il puisse l’acheter. Malheureusement, comme cet homme de l’évangile, l’homme a perdu le sens de la vie. L’homme se contentait avec tout ce qu’il recevait du Seigneur et Il a abandonné Dieu, la source de tous dons que l’homme cherche.  Très récemment lorsque le Cardinal Robert Sarah analysa le raisonnement de la dégradation de l’Europe, il a dit que l’Europe a oublié Dieu. Ne soyons pas naïve, nous ne pouvons pas nier cette vérité.

Il faut reconnaitre que tout ne revient pas à nous et nous ne pouvons pas tout faire. Il est impossible pour nous, pourtant, tout est possible pour Dieu, nous dit Jésus. C’est dans cette possibilité que Dieu nous demande de nous détacher, de vendre ou de vider. Ce n’est pas facile de nous abandonner totalement à Dieu. Avec Dieu tout est possible, nous dit Ste. Thérèse d’Avila. 

Si Dieu lui a demandé de vendre tout, ce n’est pas pour qu’il soit pauvre. Le Seigneur ne propose jamais la pauvreté. Tout contraire, Dieu désire que nous soyons  riches devant Dieu. Cet homme de l’évangile du jour, vivait dans la pauvreté de la grâce, de la miséricorde divine, une pauvreté de l’amour et de la charité. Il n’a pas voulu partagé ses biens avec ses frères et sœurs qui sont pauvre. Jésus souhaite que nous associions tout à Dieu et à sa volonté, car nous avons tout reçu de Dieu. Donnez à César ce qui appartient à César et donnez à Dieu, ce qui appartient à Dieu.  Les lectures d'aujourd'hui nous appellent à la liberté, à discerner et à appliquer la sagesse que Dieu nous a donnée. Cette sagesse que nous recevons de la Parole de Dieu, nous aidera certainement à nous vider et à voir la richesse dans notre pauvreté volontaire, où Dieu sera le centre de tout. Ame.

 

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Publié le 10 Octobre 2021

The month of October is dedicated to the Virgin Mary and we all entrust ourselves to the Virgin Mary, the Mother of God. On the first of October we prayed with St. Therese, recognising that we are all missionaries, Disciples of Christ. The Church teachings and programmes do help us to deepen our missionary spirit, a call to holiness.  It is a pity, however, that many of our Christians were unable to take advantage of them. 

The first reading asks us to discern everything before God. We heard Salmon’s prayer of thanksgiving, "all good things came to me with her and through her hands, incalculable riches."  In his discernment he chose God, divine wisdom. This discernment helped him to serve God and his people in justice and peace, so that even the Queen of Sebha came to meet him.  We all are searchers or seekers of truth.

We are all like this man in today's gospel. We all would like to inherit eternal life, the life promised by the Lord.  What should we do? The Lord invited Nicodemus to be born again, to be born again, as a child of God, so that he might see the angels of the Lord. Looking at this man, the gospel tells us, the Lord loved him. In this love He invited him to cling to God, God alone.

If we want our hearts to be filled with the love of God, we must know how to empty them, to empty even the human love, which is so precious to God. We are called to imitate the parable of the man in the gospel who found a precious pearl and sold everything he had so that he could buy it. Very often, we wish to inherit something wonderful without losing anything of ours.

Unfortunately, like that young man in the gospel, the contemporary humanity has lost the meaning of life. Man was content with whatever he received from the Lord and he abandoned God, the source of all the gifts that man seeks.  Very recently when Cardinal Robert Sarah analysed the reasoning behind Europe's degradation, he said that Europe has forgotten God. Let us not be naive, we cannot deny this truth.  We are slowly moving away from God.

We must recognise that not everything is up to us and we cannot do everything. It is impossible for us to empty ourselves fully, yet everything is possible for God, Jesus tells us. It is in this possibility that God asks us to let go, to sell or empty. It is not easy to surrender totally to God. With God everything is possible, St. Teresa of Avila tells us. 

If God asked him to sell everything, it was not so that he would be poor, a call to poverty. On the contrary, to be rich before God. This young man, lived in the poverty of grace, of divine mercy, a poverty of love and charity. He did not want to share his goods with his brothers and sisters who were poor.  Jesus wishes that we associate everything to God and to His will, because we have received everything from God. Give to Cesar what belongs to Cesar and give to God, what belongs to God.  Today’s readings calls us to freedom, to discern and apply the wisdom that God has given to us. This wisdom that we receive from the Word of God,  will certainly help us to empty ourselves and see the richness in our wilful poverty, where God will be the centre of everything. Amen.

 

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Publié le 8 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:27-28): 

 

As Jesus was speaking, a woman spoke from the crowd and said to him, «Blessed is the one who bore you and nursed you!». Jesus replied, «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well».

 

The Application

 

Today's readings show us two important elements: divine closeness and what kind of relationship God wants from us.

 

Divine closeness: God always walks with us and participates in our joys and sorrows, and he does so discreetly. To better understand this accompaniment, and to feel his presence in us, we must learn to see everything with the eyes of faith. This gaze makes us discover the envoys of the Father, the men and women who surround us, with the whole of creation, including the burning of the sun in the day of life and the sweetness of the moon in the darkness of life.

 

 

The relationship intended by God: Humanly we would like to establish a human relationship with God, with our human sensitivity, as my God and my Saviour, my father and my friend, etc. This woman in today's gospel, in her ignorance, wanted to reduce everything with Jesus and his mother to a biological relationship, a relationship as it appeared. God desires that we go beyond these biological relationships that feed our sensibilities, and build a spiritual relationship, that unites our soul with God, a relationship that shakes and unites the body and the spirit. God desires that man, through his pleasure and happiness, savours eternal joy, a joy that Jesus shares with his Father. This experience is only possible when we listen to the Word of God and put it into practice.  

 

Action of the day: Identify the relation that you have established with God.

«Blessed is the one who bore you and nursed you!»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Spain)

 

Today, we hear the best compliment Jesus could make of his own Mother: «Surely blessed are those who hear the word of God and keep it as well!» (Lk 11:28). With this reply, Jesus Christ does not reject the enthusiastic praise that plain woman dedicated to his Mother, but He acknowledges it and goes even further, when stating that the Blessed Virgin Mary is blessed —mostly!— because she has been good and faithful in keeping the word of God.

At times, people ask me whether we Christians believe in predestination, as other religions do. Certainly not!: we Christians believe God has reserved for us a destination of happiness. God wants us to be happy, fortunate, blessed. Take notice how this word is being repeated in Jesus' teachings: «Blessed, blessed, blessed...». «Blessed are the poor, the meek, the merciful, those who hunger and thirst for righteousness, those who have not seen and yet have believed» (cf. Mt 5:3-12; Jn 20:29). God wants our happiness, a happiness that begins right here in this world, even though the path leading to it is not wealth, or power, or easy success, or fame, but, the poor and humble love of he who expects it all. The joy to believe! That joy Jacques Maritain, the converted one, spoke about.

It is a kind of happiness which is greater than the joy of living, because we believe in an endless and eternal life. Mary, Jesus' Mother, is not only blessed because she bore him and nursed him —as spontaneously surmised that local woman— but, mainly, because of her having heard the Word and kept it: for having loved and having let his Son Jesus love her. As the poet wrote: «Being able to say “mother” and being addressed as “my son” / is what God envied us».
Let Mary, Mother of Divine Love, pray for us.

 

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Publié le 8 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

 

Les lectures d'aujourd'hui nous montrent deux éléments importants : la proximité divine et le type de relation que Dieu attend de nous.

La proximité divine : Dieu marche toujours avec nous et participe à nos joies et à nos peines, et il le fait discrètement. Pour mieux comprendre cet accompagnement, et pour sentir sa présence en nous, nous devons apprendre à tout voir avec les yeux de la foi. Ce regard nous fait découvrir les envoyés du Père, les hommes et les femmes qui nous entourent, avec l'ensemble de la création, y compris la brûlure du soleil dans le jour de la vie et la douceur de la lune dans les ténèbres de la vie.


La relation voulue par Dieu : Humainement, nous voudrions établir une relation humaine avec Dieu, avec notre sensibilité humaine, comme mon Dieu et mon Sauveur, mon père et mon ami, etc. Cette femme de l'évangile d'aujourd'hui, dans son ignorance, voulait tout réduire avec Jésus et sa mère à une relation biologique, une relation telle qu'elle apparaissait. Dieu désire que nous dépassions ces relations biologiques qui nourrissent nos sensibilités, et que nous construisions une relation spirituelle, qui unisse notre âme à Dieu, une relation qui secoue et unit le corps et l'esprit. Dieu désire que l'homme, à travers son plaisir et son bonheur, goûte à la joie éternelle, une joie que Jésus partage avec son Père. Cette expérience n'est possible que si nous écoutons la Parole de Dieu et la mettons en pratique.  

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta

(Badalona, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11:15-26): 

 

As Jesus was casting out a devil some of the people said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his empire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Beelzebul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow members drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?

»As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters. When the evil spirit goes out of a person, it wanders through dry lands looking for a resting place. And finding none, it says, ‘I will return to my house from which I came’. When it comes, it finds the house swept and everything in order. Then it goes to fetch seven other spirits even worse than itself. They move in and settle there, so that the last state of that person is worse than the first».

 

The Application

 

 

I would like to take three points for application from this gospel; the people's view, God's view and the wickedness.

 

 

 

The way people look:   This gaze is already contaminated by evil thoughts, for in everything they seek evil, even in the goodness and generosity of God. To seek evil is a perpetual continuation of the devil's plan from the beginning of creation, who has imposed evil on the hearts of men. It is necessary that we watch over our inner thoughts that direct our gaze. We must learn to look at everything with the eyes of faith.

The gaze of God:   Jesus does not even judge these evildoers, who wanted to trap Him. Instead, He takes this occasion as an opportunity to teach them, and to direct them to the good. This look is full of kindness and generosity. He is creating an opportunity for them to listen to Him and be converted. Shouldn’t we take this as an opportunity to change our way of looking at events? Let us learn from Jesus to avoid evil for evil, and learn to be good, even to our enemies. 

Wickedness:   We must recognise that evil exists and is real. When one hears someone speak, enters into a dialogue with another person, engages in an activity, one must discern the origin and the purpose. It is not good to listen to evil, to cooperate in an evil activity, etc. Evil enters the hearts of men, always in the name of good. Therefore, we must discern everything, not because it is good and right, but simply according to the divine will.

 

Action of the day: Check the way you look at people and events.

«Some of the people said, “He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons»

 

Fr. Josep PAUSAS i Mas

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today, we are amazed to see how Jesus is preposterously “accused” of driving out demons «by the power of Beelzebub, the chief of the demons» (Lk 11:15). It is difficult to imagine a better deed —to expel, to rid their souls of the Devil, the instigator of evil— and, at the same time, to witness the most ignoble accusation —that he is doing it, precisely, by the power of the very Devil—. It is really a gratuitous accusation, which shows and reflects a great blindness and jealousy in the Lord's accusers. Today too, without realizing it, we tend to ignore the right other people have to dissent, to be different and to have their own positions, whether different or even in direct opposition to ours.

He, who lives cloistered in a political, cultural or ideological bigotry, easily despises the dissenting one and disqualifies all his projects by denying him any proficiency and, even, any honesty. Often, the political or ideological adversary becomes a personal enemy. Confrontation degenerates into affront and aggressiveness. This climate of mutual zealotry and violent rejection may then lead us to the temptation of somehow eliminating he who appears to be our rival.

In this environment is it easy to justify any attack against people, even, murder, provided the dead one does not belong in our circle. How many people are today distressed by this atmosphere of mutual intolerance and denial, which, more often than not, is to be found in our public institutions, our places of work or in meetings and political confrontation!

We must create, amongst ourselves, a climate of tolerance and mutual respect with the conditions for steadfast and loyal confrontations, where it is possible to seek different ways of dialogue. As for us Christians, rather than hardening and wrongly consecrating our positions by manipulating God’s word and identifying him with our own attitude, we have to follow that Jesus who —when John prevented someone else from casting out demons in his name— corrected him while saying: «Do not prevent him, for whoever is not against you is for you» (Lk 9:50). Inasmuch as «the countless chorus of shepherds becomes the single body of the one and only Shepherd» (St. Augustine).

 

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