Publié le 13 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,47-54): 

 

Jesus said to the Pharisees, «A curse is on you, for you build memorials to the prophets your ancestors killed. So you approve and agree with what your ancestors did. Is it not so? They got rid of the prophets, and now you can build!. The Wisdom of God also said, ‘I will send prophets and apostles and this people will kill and persecute some of them’. But the present generation will have to answer for the blood of all the prophets that has been shed since the foundation of the world, from the blood of Abel to the blood of Zechariah, who was murdered between the altar and the sanctuary. Yes, I tell you, the people of this time will have to answer for them all. A curse is on you, teachers of the Law, for you have taken the key of knowledge. You yourselves have not entered, and you prevented others from entering».

As Jesus left that place, the teachers of the Law and the Pharisees began to harass him, asking him endless questions, setting traps to catch him in something he might say.

 

The Application

 

Divine justice and God's gaze go together. When man learns to look at everything with a loving and compassionate eye, he can never perform an act against justice. Before this justice, I recognise not only my present but also my past, including my family's history. There I become humble and open. It is precisely because of arrogance and narrow mindedness that we are not able to listen to the prophets and change ourselves.

 

God, who is just, by looking at our openness and humility in us, repay us, in His own time, according to his justice, which is full of compassion. Therefore, we always see him as merciful. This justice and this outlook are easily accessible and applicable in our daily lives, even for non-believers, because God dwells in a heart filled with love and compassion.

 

Action of the day: Be humble and open.

«A curse is on you, for you build memorials to the prophets your ancestors killed»

 

Fr. Pedro-José YNARAJA i Díaz

(El Montanyà, Barcelona, Spain)

 

Today, we may mull over the meaning, acceptance and treatment given to the prophets: «I will send prophets and apostles and this people will kill and persecute some of them» (Lk 11:49). They were persons of any social or religious condition that received the divine message and were imbibed by it; driven by the Holy Spirit, they communicated it with signs and words intelligible in their own time. It was a message conveyed by means of discourses, not very laudable, generally, or by feats, almost always, difficult to accept. A characteristic of the prophecy is its discomfort. The gift is rather inconvenient for the recipient, as, deep inside, it hurts, while being quite embarrassing for the environment, that today, thanks to the Net or the satellites, can be divulged all over the world.

Prophet's contemporaries pretend to condemn him to silence, and they slander him, discredit him, and so on until he dies. It is when that moment finally arrives that it is time to build a memorial and pay homage to him, as he will not be a nuisance anymore for anyone. At present, we also have some prophets who enjoy universal reputation. Mother Therese, John XXIII, Monsignor Romero... Do we remember what they postulated and expected from us?, do we carry out what they showed us? Our generation will have to render accounts for the ozone layer we have managed to deplete, for wasting water resources, but also for forgetting that which our prophets have told us.

There still are persons pretending “the right to exclusive knowledge”, that —in the best of cases— are willing to share with their kinship only, who allow them to be well set up in their success and fame. Persons who do not let in those who try to enter the field of cognition, lest they get to know as much as themselves and move on ahead of them: «A curse is on you, teachers of the Law, for you have taken the key of knowledge. You yourselves have not entered, and you prevented others from entering» (Lk 11:52).

Now, as in Jesus' times, there are many who analyze phrases and study texts to discredit whoever may inconvenience them with their words: do we also do the same? «There is nothing more dangerous than to judge the things of God with human discourses» (St. John Crysostom).

 

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Publié le 13 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,47-54): 

 

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés».

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

 

L’Application

 

La justice divine et le regard de Dieu vont de pair. Lorsque l'homme apprend à regarder toute chose avec un regard d'amour et de compassion, il ne peut jamais accomplir un acte contre la justice. Devant cette justice, je reconnais non seulement mon présent mais aussi mon passé, y compris l'histoire de ma famille. Là, je deviens humble et ouvert.

Dieu, qui est juste, en regardant cette ouverture et cette humanité en nous, nous rendra selon sa justice, qui est pleine de compassion. C'est pourquoi nous le voyons toujours comme miséricordieux. Cette justice et ce regard sont facilement accessibles et applicables dans notre vie quotidienne, même pour les non-croyants, car Dieu habite dans un cœur rempli d'amour et de compassion.

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués»

 

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz

(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, on nous présente le sens, l'acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n'importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l'Esprit ils l'expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque. C'est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L'une de caractéristiques de la prophétie est qu'elle met mal à l'aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l'aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s'étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu'à ce qu'il meure. Une fois mort, lorsqu'il ne dérange plus, c'est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d'organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu'ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu'ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d'ozone, sur le gaspillage d'eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l'exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes.

Il y a encore des personnes qui se réservent le "droit de savoir tout en exclusivité", qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu'ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l'époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n'y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).

 

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Publié le 12 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,42-46): 

 

Jesus said, «A curse is on you, Pharisees; for the Temple you give a tenth of all, including mint and rue and the other herbs, but you neglect justice and the love of God. This ought to be practiced, without neglecting the other. A curse is on you, Pharisees, for you love the best seats in the synagogues and to be greeted in the marketplace. A curse is on you for you are like tombstones of the dead which can hardly be seen; people don't notice them and make themselves unclean by stepping on them». Then a teacher of the Law spoke up and said, «Master, when you speak like this, you insult us, too». And Jesus answered, «A curse is on you also, teachers of the Law. For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them».

 

The Application

 

Justice and God's love work together. We can easily justify ourselves by blaming others and our surroundings. Yet, in the face of justice and love, Jesus returns to us, inviting us to take responsibility for our actions, just like David did, in the old testament.

God sees our intentions, yet the suffering caused by our actions we must commit to alleviate. Justice with compassion and a committed love is already a relief to the wounded and depressed  people. There we will be just before God, worthy of receiving divine love.

 

Action of the day: Learn to keep the justice and love together.

«This ought to be practiced, without neglecting the other»

 

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Spain)

 

Today, we can see how the Divine Master gives us a few lessons: amongst them, He speaks of the tithe and also of the coherence educators (parents, teachers and all Christian believers) must have. In today's Mass, the teachings of St. Luke's Gospel appear in a somewhat synthesized form, but Matthew's parallel passages (23:1…) are more comprehensive and concrete. Our Lord's entire line of thought infers that at the heart and soul of our activity there must be justice, charity, mercy and faith (cf. Lk 11:42).

The Old Testament tithing and our present collaboration with the Church, according to laws and norms, follow the same principle. Notwithstanding, to apply the principle of a mandatory law to small things —as the Masters of the Law used to do— is exaggerated and wearing: «Woe to you also, teachers of the Law! For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them» (Lk 11:46).

It is true that sensible people can show true instances of unselfishness. We have recent personal experiences of people who, out of their harvest, have given to the Church —for worship and the poor— the 10% (tithe); of others, who reserve their first flower (their choicest fruits), or the best fruits of their orchard; or, of others, who come to offer the same amount they have spent on their holiday vacation; and, of others, who just bring the pick of their work for the same purpose. One can guess all of them have assimilated the influence of the Holy Spirit. Love is imaginative; from small things it manages to take out joy and merits before God.

The good shepherd goes before the flock. Good parents are models to follow: example attracts. Good educators make a point of living by the virtues they teach. This is being coherent. Not only to a point, but fully: living a life close to the tabernacle, the devotion to the Mother of God, some small services at home, spreading good Christian humor... «Great souls know how to take advantage of small things» (St Josemaria).

 

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Publié le 12 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

L’Application

 

La justice et l'amour de Dieu vont de pair. Nous pouvons facilement nous justifier en rejetant la faute sur les autres et sur notre entourage. Pourtant, face à la justice et à l'amour, Jésus revient vers nous, nous invitant à assumer la responsabilité de nos actes, comme l'a fait David, dans l'ancien testament. 
Dieu voit nos intentions, mais la souffrance causée par nos actions, nous devons nous engager à la soulager. La justice accompagnée de compassion et d'un amour engagé est déjà un soulagement pour les personnes blessées et déprimées. Là, nous serons justes devant Dieu, dignes de recevoir l'amour divin.

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

 

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol

(Igualada, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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Publié le 11 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,37-41): 

 

As Jesus was speaking, a Pharisee asked him to have a meal with him. So He went and sat at table. The Pharisee then wondered why Jesus did not first wash his hands before dinner. But the Lord said to him, «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools! He who made the outside, also made the inside. But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean».

 

The Application

 

The readings of the day help us discover the divine gaze. A gaze towards our interiority (being) rather than our exteriority (doing). The external realities can help us to discover the truth of our interiority (the intention). We already know that not everything that has appeared is everything that it is. All that has appeared is conditioned and all that is, is pure in its originality. God looks at this originality in us, not at the newness that has appeared.

 

Whatever it is, the sincere man, who acts in love and compassion, will be able, by his actions, to please God and be able to choose the laws that will make man free. It is not divine knowledge and the law that will save him, but his interiority that is merged in divine love, which is better expressed in human love. The Pharisee is called to enter into his interiority and to discover his intention and his lack of love.

 

Action of the day: Give importance to what’s happening inside of you than outside.

 

«But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean»

 

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, the evangelist shows us Jesus at a banquet: «A Pharisee asked him to have a meal with him» (Lk 11:37). The host must have frowned when he realized his guest could not care less about the hand washing ritual (which was not a precept of Law, but just a tradition from the old rabbis) on top of frowning upon him and his social group. The Pharisee did not hit the right day, and Jesus' behavior, as we would say today, was not “politically correct”.

The Gospels show us that the Lord was basically uninterested in what “people might say” or in what may be considered “politically correct” behavior; we see in the Gospels that Jesus didn’t care much for what people might say or what is politically correct, whether we like it or not. These are not criteria on which Christians should base their decisions. Jesus clearly condemns double morality, which clearly seeks convenience or deception: «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools!» (Lk 11:39). God's word, as usual, questions us about customs and habits of our daily life, when we end up converting trivia into “values”, to disguise our sins of arrogance, selfishness and conceit, while attempting to “globalize” morals with political correction in order to avoid being out of tune or being marginalized, and this, irrespective of the price to be paid in terms of the soilure of our soul, as, after all, everybody does the same.

St. Basil used to say, «he who is prudent must be mostly afraid of living pending of others' opinion». If we are witnesses to Christ, we must know that the truth will always shine through. This is our mission amidst these men we share our live with, while trying to keep us clean after the model of man God has revealed to us in Christ. The cleanliness of spirit goes far beyond any social forms and, if we ever have any doubts, let us then remember that blessed are the clean of heart, for they shall see God. Each one must decide what he wants to see for all eternity.

 

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Publié le 11 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,37-41): 

 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

 

L’Application

 

Les lectures du jour nous aident à découvrir le regard divin. Un regard vers notre intériorité (être) plutôt que vers notre extériorité (faire). Les réalités extérieures peuvent nous aider à découvrir la vérité de notre intériorité (l'intention). Nous savons déjà que tout ce qui est apparu n'est pas tout ce qu'il est. Tout ce qui est apparu est conditionné et tout ce qui est, est pur dans son originalité. Dieu regarde cette originalité en nous, pas la nouveauté qui est apparue.

Quoi qu'il en soit, l'homme sincère, qui agit dans l'amour et la compassion, pourra, par ses actions, plaire à Dieu et être capable de choisir les lois qui rendront l'homme libre. Ce n'est pas la connaissance divine et la loi qui le sauveront, mais son intériorité qui se fond dans l'amour divin, qui s'exprime mieux dans l'amour humain. Le pharisien est appelé à entrer dans son intériorité et à découvrir son intention et son manque d'amour.

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Gospel text

(Lk 11,29-32): 

 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

Jesus calls us as an evil generation, because we are looking for a sign from heaven, while we are not able to spot the signs on earth, the signs of the divine presence. Jesus is sad, because we do not want to accept the humanity of Jesus, which is visible and palpable, and we look for the divine elements, which is invisible and not palpable, without the grace of God. Yet God reveals himself in our humanity and we are invited to discover him in these visible and palpable elements. Jonah and the people of Nineveh was a good example, for Jonah was a messenger of the Father and the people were converted by hearing his word. So we have in Jesus more than Jonah. What sign are we still looking for today, more than Jesus and His death and resurrection, to be converted?

 

Action of the day: Try to identify the divine signs in you, not outside of you. In truth, believe that you yourself is a sign of God’s presence to others.

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

 

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application
 Jésus nous appelle une génération mauvaise, parce que nous cherchons un signe du ciel, alors que nous ne sommes pas capables de repérer les signes sur la terre, les signes de la présence divine. Jésus est triste, car nous ne voulons pas accepter l'humanité de Jésus, qui est visible et palpable, et nous cherchons les éléments divins, qui sont invisibles et non palpables, sans la grâce de Dieu. Pourtant, Dieu se révèle dans notre humanité et nous sommes invités à le découvrir dans ces éléments visibles et palpables. Jonas et le peuple de Ninive en est un bon exemple, car Jonas était un messager du Père et le peuple s'est converti en écoutant sa parole. Nous avons donc en Jésus plus que Jonas. Quel signe cherchons-nous encore aujourd'hui, plus que Jésus, sa mort et sa résurrection, pour nous convertir ?

Mes mais, essayez d'identifier les signes divins en vous, et non à l'extérieur de vous. En vérité, croyez que vous êtes vous-même un signe de la présence de Dieu pour les autres.


 

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

 

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

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Publié le 10 Octobre 2021

Le mois d’octobre est rempli des événements, et mercredi dernier, l’église de France a vécu un moment douloureux comme nous a écrits Mgr. Aveline, ‘il constituera une épreuve de vérité pour le corps ecclésial  et il était en vérité un moment grâce’, car nous avons osé, oser de nous mettre debout devant Dieu, devant les hommes, avec nos faiblesses, en Lui demandant pardon, à travers des victimes. Tante d’année de souffrance et ils souffrent encore.

Mois d’octobre est consacré à la Vierge Marie et nous confions tous à la Vierge Marie, la Mère de Dieu. Le premier octobre nous avons prié avec Ste. Thérèse, en reconnaissant que nous sommes tous missionnaires. Nous avons vécu un moment fort, avec le rassemblent du peuple de Dieu, un mouvement de congrès mission que nous avons accueilli dans notre église. Ce jour-là, notre église même  si elle est grande, était si petite que tous cherchaient une place.  Nous rendons grâce à Dieu pour ces moments offert à nous tous, à nourrir  notre foi et à devenir les véritables missionnaires du Seigneur, les amis du Christ.

C’est pourtant dommage que beaucoup de nos chrétiens n’en ont pu profiter.  La première lecture nous demande de discerner tout devant Dieu. Nous avons entendu la prière de Salamon, une action de grâce, « tous les biens me dont venus avec elle et par ses mains, une richesse incalculable. »  Dans son discernement, il a choisi Dieu, la sagesse divine. Ce discernement lui a aidé à servir Dieu et son peuple dans la justice et dans la paix, que même la reine de Sebha est venu à sa rencontre.

Nous sommes tous comme cet homme de l’évangile du jour. Nous tous, aimerions hériter la vie éternelle, la vie promise par le Seigneur.  Que devons-nous faire ? Le Seigneur invita Nicodème à renaitre, renaitre encore une fois, comme un enfant de Dieu, pour qu’il voit les anges du Seigneur. En regardant cet homme, l’évangile nous dit, que le Seigneur l’aimait. C’est dans cet amour qu’Il l’invita à s’attacher à Dieu, Dieu seul.

Si nous voulons que notre cœur soit rempli de l’amour de Dieu, il faut savoir le vider. Nous sommes ce marchant de l’évangile qui trouvait une perle précieuse et va vendre tout ce dont qu’il avait, pour qu’il puisse l’acheter. Malheureusement, comme cet homme de l’évangile, l’homme a perdu le sens de la vie. L’homme se contentait avec tout ce qu’il recevait du Seigneur et Il a abandonné Dieu, la source de tous dons que l’homme cherche.  Très récemment lorsque le Cardinal Robert Sarah analysa le raisonnement de la dégradation de l’Europe, il a dit que l’Europe a oublié Dieu. Ne soyons pas naïve, nous ne pouvons pas nier cette vérité.

Il faut reconnaitre que tout ne revient pas à nous et nous ne pouvons pas tout faire. Il est impossible pour nous, pourtant, tout est possible pour Dieu, nous dit Jésus. C’est dans cette possibilité que Dieu nous demande de nous détacher, de vendre ou de vider. Ce n’est pas facile de nous abandonner totalement à Dieu. Avec Dieu tout est possible, nous dit Ste. Thérèse d’Avila. 

Si Dieu lui a demandé de vendre tout, ce n’est pas pour qu’il soit pauvre. Le Seigneur ne propose jamais la pauvreté. Tout contraire, Dieu désire que nous soyons  riches devant Dieu. Cet homme de l’évangile du jour, vivait dans la pauvreté de la grâce, de la miséricorde divine, une pauvreté de l’amour et de la charité. Il n’a pas voulu partagé ses biens avec ses frères et sœurs qui sont pauvre. Jésus souhaite que nous associions tout à Dieu et à sa volonté, car nous avons tout reçu de Dieu. Donnez à César ce qui appartient à César et donnez à Dieu, ce qui appartient à Dieu.  Les lectures d'aujourd'hui nous appellent à la liberté, à discerner et à appliquer la sagesse que Dieu nous a donnée. Cette sagesse que nous recevons de la Parole de Dieu, nous aidera certainement à nous vider et à voir la richesse dans notre pauvreté volontaire, où Dieu sera le centre de tout. Ame.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 10 Octobre 2021

The month of October is dedicated to the Virgin Mary and we all entrust ourselves to the Virgin Mary, the Mother of God. On the first of October we prayed with St. Therese, recognising that we are all missionaries, Disciples of Christ. The Church teachings and programmes do help us to deepen our missionary spirit, a call to holiness.  It is a pity, however, that many of our Christians were unable to take advantage of them. 

The first reading asks us to discern everything before God. We heard Salmon’s prayer of thanksgiving, "all good things came to me with her and through her hands, incalculable riches."  In his discernment he chose God, divine wisdom. This discernment helped him to serve God and his people in justice and peace, so that even the Queen of Sebha came to meet him.  We all are searchers or seekers of truth.

We are all like this man in today's gospel. We all would like to inherit eternal life, the life promised by the Lord.  What should we do? The Lord invited Nicodemus to be born again, to be born again, as a child of God, so that he might see the angels of the Lord. Looking at this man, the gospel tells us, the Lord loved him. In this love He invited him to cling to God, God alone.

If we want our hearts to be filled with the love of God, we must know how to empty them, to empty even the human love, which is so precious to God. We are called to imitate the parable of the man in the gospel who found a precious pearl and sold everything he had so that he could buy it. Very often, we wish to inherit something wonderful without losing anything of ours.

Unfortunately, like that young man in the gospel, the contemporary humanity has lost the meaning of life. Man was content with whatever he received from the Lord and he abandoned God, the source of all the gifts that man seeks.  Very recently when Cardinal Robert Sarah analysed the reasoning behind Europe's degradation, he said that Europe has forgotten God. Let us not be naive, we cannot deny this truth.  We are slowly moving away from God.

We must recognise that not everything is up to us and we cannot do everything. It is impossible for us to empty ourselves fully, yet everything is possible for God, Jesus tells us. It is in this possibility that God asks us to let go, to sell or empty. It is not easy to surrender totally to God. With God everything is possible, St. Teresa of Avila tells us. 

If God asked him to sell everything, it was not so that he would be poor, a call to poverty. On the contrary, to be rich before God. This young man, lived in the poverty of grace, of divine mercy, a poverty of love and charity. He did not want to share his goods with his brothers and sisters who were poor.  Jesus wishes that we associate everything to God and to His will, because we have received everything from God. Give to Cesar what belongs to Cesar and give to God, what belongs to God.  Today’s readings calls us to freedom, to discern and apply the wisdom that God has given to us. This wisdom that we receive from the Word of God,  will certainly help us to empty ourselves and see the richness in our wilful poverty, where God will be the centre of everything. Amen.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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