Publié le 1 Septembre 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 5,1-11): 

 

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

L’Application

 

Une rencontre heureuse ! Pourtant, tout a commencé par le découragement et une ouverture audacieuse, parce qu'il a choisi d'écouter un charpentier. Quel courage Pierre, que de savoir écouter le Seigneur. Si nous continuons dans notre misère, c'est parce que nous ne voulons pas écouter le Seigneur, mais plutôt les spécialistes du monde.

Pour Pierre, c'était une journée ordinaire, une journée de travail qui ne rapportait rien. C'est au milieu de cette journée de lassitude que Dieu a choisi de rencontrer Pierre. Il est monté dans sa barque et lui a demandé de s'éloigner un peu du rivage. Le rivage de ses misères et de ses découragements. Et de jeter ses filets au large, vers la mer de la grâce et de la bénédiction. Très souvent, nous entendons cela de la part d'hommes de foi. Ils ont découvert la présence divine et son accompagnement dans leur désolation et leur misère du jour. Heureusement, ils ont écouté le Seigneur, à contre-courant et contre la sagesse du monde, l'intelligence humaine. " Maître, nous avons peiné toute la nuit et nous n'avons rien attrapé ; mais à ton commandement, je vais jeter les filets ".

Là, tout change, par cette écoute, par l'obéissance et la fidélité. Faites ce qu'il vous dit. Si nous le faisons, il nous montrera non seulement notre faiblesse, pour que nous grandissions en lui, mais aussi son projet et sa confiance en nous : " N'aie pas peur, désormais tu prendras des hommes ". N'ayons donc pas peur, de le suivre.

«Avance au large»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 31 Août 2021

Gospel text

(Lk 4,38-44): 

 

Leaving the synagogue, Jesus went to the house of Simon. His mother-in-law was suffering from high fever and they asked him to do something for her. Bending over her, He rebuked the fever, and it left her. Immediately she got up and waited on them. At sunset, people suffering from many kinds of sickness were brought to Jesus. Laying his hands on each one, He healed them. Demons were driven out, howling as they departed from their victims, «You are the Son of God!». He rebuked them and would not allow them to speak, for they knew He was the Messiah.

Jesus left at daybreak and looked for a solitary place. People went out in search of him and, finding him, they tried to dissuade him from leaving. But He said, «I have to go to other towns to announce the good news of the kingdom of God. That is what I was sent to do». So Jesus continued to preach in the synagogues of the Jewish country.

 

The Application

 

Everything seems to fine and all are searching for Christ. However, it’s strange for us to understand why Jesus has decided to leave this place and moved towards another direction. I do remember when Toyota has decided to stop the production of Qualis and favoured Innova.

 

Whatever may be the outcome, what is important for us in our daily life is to look at Jesus. The gospel says that He was in contemplation with the Father. It is in this prayer and contemplation that Jesus moved from here to other place. We shouldn’t fail to notice that it was in this same prayer that He came here.

 

We find difficult to understand the divine plan in every part of life. We wish to continue when everything goes on fine. If we are ready to accept this divine invitation (interruption), to start or to end, to go or to stop, then in later days, we will understand the divine goodness that God has prepared for us. How can you taste the precious divine gifts, if you refuse to enter in to hall where He has prepared everything for you?

 

Many of us search God outside like St. Augustin, where we are at ease, whereas, Jesus invites us to enter in. Enter into ourselves and into the divine plan for us.  It is in this obedience and faithfulness to God, that we cooperate in the divine accomplishment. It is here that people will glorify God. Let us thus imitate Jesus, His words and deeds, particularly the PERSON. We are all called, consecrated and sent through our baptism.

 

Action of the day: Remember your baptismal vocation.

 

 

Daily Quote from the Early Church Fathers: Jesus the Chief

 

Physician, by Jerome (347-420 AD)

 

"'Now Simon's mother-in-law was kept in her bed sick with a fever.' May Christ come to our house and enter in and by his command cure the fever of our sins. Each one of us is sick with a fever. Whenever I give way to anger, I have a fever. There are as many fevers as there are faults and vices. Let us beg the apostles to intercede for us with Jesus, that he may come to us and touch our hand. If he does so, at once our fever is gone. He is an excellent physician and truly the chief Physician. Moses is a physician. Isaiah is a physician. All the saints are physicians, but he is the chief Physician." (excerpt from HOMILIES ON THE GOSPEL OF MARK 75.1)

 

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Publié le 31 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 4,38-44): 

 

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

 

L’Application

 

C'est l'Esprit Saint qui a conduit Jésus vers nous. C'est le même Esprit qui l'a conduit dans le désert. Aujourd'hui, après avoir vécu un moment contemplatif avec son Père, Jésus a choisi de quitter ce lieu, d'aller vers un autre, pour que l'Évangile soit annoncé à tous. Jésus nous invite à vivre ce moment contemplatif avec Dieu, dans le silence intérieur, surtout avant et après chaque moment de la vie.

Pour moi personnellement, chaque sortie de Jésus est une entrée pour les autres. Que nos sorties et entrées soient inspirées par l'Esprit Saint, par cette rencontre divine. Nous devons accepter humblement que nous ne pouvons pas toujours comprendre pourquoi le Seigneur nous demande de sortir ou d'entrer, de commencer ou de terminer, surtout quand tout semble aller bien. Une fois que, par notre confiance en Dieu, cette invitation est gracieusement acceptée, Dieu nous fera découvrir peu à peu ses œuvres en nous, et combien il a besoin de nos talents, notre temps et notre personne, pour accomplir sa volonté. Tout est pour notre bien personnel et c'est par notre bonté que les autres participent à la bonté divine. 

 Quel que soit notre lieu de mission (la famille, le lieu de travail, les rencontres humaines ou sociales, etc.), imitons le Christ, sa mission et surtout sa Personne, car en Lui, dans sa Parole et dans ses actes, nous trouverons le chemin de la sainteté. Là, le monde rendra gloire à Dieu. N'oublions jamais que nous sommes tous appelés, consacrés et envoyés par notre vocation baptismale, pour nous sauver et sauver les âmes.

 

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

 

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Publié le 30 Août 2021

Gospel text

(Lk 4,31-37): 

 

Jesus went down to Capernaum, a town of Galilee, and began teaching the people at the sabbath meetings. They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority. In the synagogue there was a man possessed by an evil spirit who shouted in a loud voice, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I recognize you: you are the Holy One of God». Then Jesus said to him sharply, «Be silent and leave this man!». The evil spirit then threw the man down in front of them and came out of him without doing him harm. Amazement seized all these people and they said to one another, «What does this mean? He commands the evil spirits with authority and power. He orders, and you see how they come out!». And news about Jesus spread throughout the surrounding area.

 

The Application

 

Jesus speaks to us with authority, an authority that comes down from heaven. All the baptised are called to act with the same authority, because it is the same Holy Spirit who leads us. To be led by the Holy Spirit is synonymous with a conduct filled with love and charity. Since God is love, in this love, even in our humanity, we can act divinely.  

 

The holy NAME of Jesus and His Word have a power that makes even the devil obey Jesus. We are all called to act in the name of Jesus and to use his Word, the Word that saves life. Therefore, we must pay attention to everything we say and do so that it is consistent with God's will.

 

Action of the day: Believe that the Holy Spirit lives in you.

«They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority»

 

Fr. Joan BLADÉ i Piñol

(Barcelona, Spain)

 

Today, we can see how his teaching activity was Jesus' central mission of his public life. Jesus' preaching, however, was very different to others, and this surprised and amazed people. Despite the fact Jesus had not studied (cf. Jn 7:15), He, certainly, befuddled the Jews with his teachings, «for his word was spoken with authority» (Lk 4:32). His style of speech had the authority of he who knows He is the “Saint of God”.

It was precisely such authority in his speech that gave strength to his language. He used living and specific images, without any syllogisms or definitions; words and images He pulled out from the very nature or, more often than not, from the Holy Scriptures. Jesus was, no doubt, a good observer, a man close to human situations: while we can watch him teaching, we can also see him so close to people doing good to them (healing their sicknesses, driving out evil spirits, etc.). In the book of everyday life He read those experiences that, later on, He would use in his teachings. Despite this elementary and “basic” material, the Lord's word was always profound and perturbing, radically new and definite.

The greatest thing about Jesus Christ's speech was how He could combine his divine authority with the most incredible human simplicity. Both authority and simplicity were possible in Jesus thanks to his knowledge of the Father and his relation of amorous obedience with Him (cf. Mt 11:25-27). It is this especial relationship with the Father that explains that unique harmony between greatness and humility. The authority of his speech did not adjust to human parameters; there was no competition, no personal interest or glitter. It was the kind of authority manifested both by the sublimity of the word and its humility and simplicity. There was never in his lips any personal praise, haughtiness or shouting. Mansuetude, gentleness, understanding, peace, truth, light, justice..., this was the aroma surrounding the authority of his teachings.

 

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Publié le 30 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 4,31-37): 

 

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

 

L’Application

 

Jésus nous parle avec autorité, une autorité qui descend du ciel. Tous les baptisés sont appelés à agir avec la même autorité, car c'est le même Esprit Saint qui nous conduit. Être conduit par l'Esprit Saint est synonyme d'une conduite remplie d'amour et de charité. Puisque Dieu est amour, dans cet amour, même dans notre humanité, nous pouvons agir divinement.  

Le saint NOM de Jésus et sa Parole ont une puissance qui fait que même le diable obéit à Jésus. Nous sommes tous appelés à agir au nom de Jésus et à utiliser sa Parole, la Parole qui sauve la vie. Par conséquent, nous devons faire attention à tout ce que nous disons et faisons afin que cela soit conforme à la volonté de Dieu.

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

 

Abbé Joan BLADÉ i Piñol

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

 

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Publié le 29 Août 2021

Gospel text

(Lk 4,16-30): 

 

When Jesus came to Nazareth where He had been brought up, He entered the synagogue on the Sabbath as He usually did. He stood up to read and they handed him the book of the prophet Isaiah. Jesus then unrolled the scroll and found the place where it is written: «The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me to bring good news to the poor, to proclaim liberty to captives and new sight to the blind; to free the oppressed and announce the Lord's year of mercy».

Jesus then rolled up the scroll, gave it to the attendant and sat down, while the eyes of all in the synagogue were fixed on him. Then He said to them, «Today these prophetic words come true even as you listen». All agreed with him and were lost in wonder, while He kept on speaking of the grace of God. Nevertheless they asked, «Who is this but Joseph's son?». So He said, «Doubtless you will quote me the saying: Doctor, heal yourself! Do here in your town what they say you did in Capernaum». Jesus added, «No prophet is honored in his own country. Truly, I say to you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the heavens with-held rain for three years and six months and a great famine came over the whole land. Yet Elijah was not sent to any of them, but to a widow of Zarephath, in the country of Sidon. There were also many lepers in Israel in the time of Elisha, the prophet, and no one was healed except Naaman, the Syrian».

On hearing these words, the whole assembly became indignant. They rose up and brought him out of the town, to the edge of the hill on which Nazareth is built, intending to throw him down the cliff. But he passed through their midst and went his way.

 

The Application

 

How sad is the situation and cruel can be the humanity, which rejects the truth and wishes to hear only that is pleasing to the ears! However, Jesus insists that He is here to stay with the poor and the oppressed. A great consolation to us all.

 

Sometime, in our own ignorance we repeat what the contemporaries of Jesus have done to Him, by not listening others in our work place and home. Anything unpleasing to us, without any proper evaluation, we too are tempted to reject and oppress.

Jesus invites us to be filled with the Holy Spirit and with Spirit’s impulsion, let us take up the mission forward, through our proper discernment and wise decisions. Helping the poor and needy, giving justice to our people, particularly our house maids, etc. It is here that we bring the gospel message alive and active to the needy, for whom God wishes that we act upon.

 

In today’s gospel, Jesus does help us to face our adversaries with courage, just like Him. God will take care of us and bring everything to its logical conclusion. By bringing the widow of Zarephth and Naaman as exemples, Jesus affirms us that God continues to work and take care of His people. Very few of us have the courage of giving away the last hope in favour of the other, just like this widow. No one wishes to listen to the servant and be humble, just like Naaman. Jesus points to us, that God didn’t abandon these people. Today, can He count us with them? It is here that we become a person of faith, filled with love and compassion.

 

Action of the day: Be a person of faith and hope to the needy and poor

«Today these prophetic words come true even as you listen»

 

Fr. David AMADO i Fernández

(Barcelona, Spain)

 

Today, «these prophetic words come true even as you listen» (Lk 4:21). With these words, Jesus comments at the synagogue of Nazareth a text from the prophet Isaiah: «The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me» (Lk 4:18). These words have a meaning that goes beyond the specific historical moment when they were said. The Holy Spirit fully dwells in Jesus Christ, and the Holy Spirit sends him to believers.

But, in addition, the words of the Gospel are the words of both eternal and current life. They are eternal because The Eternal One has said them, and they are current because God makes them to be permanently fulfilled. When we listen to the Word of God, we have to receive it not as a human speech, but as the Word that has the power of transforming us. God does not speak to our ear but to our heart. Whatever He says is profoundly full of meaning and love. The Word of God is an inexhaustible source of life: «Who, O Lord, could possibly penetrate with his mind even one of your utterances? Just as in the case of thirsty men who drink from a fountain we leave behind more than that we can take a hold of» (St. Ephraem). His words come out of the heart of God. And, from this heart, from the Trinity's bosom, Jesus came —the Father's Word— to mankind.

This is why when, everyday, we listen to the Gospel, we must be able to say, along with the Virgin Mary: «May it be done to me according to your word» (Lk 1:38); to which God will reply: «Today these prophetic words come true even as you listen». However, for the Word to be effective in our lives, we must get rid of all our prejudices. Jesus' contemporaries did not understand it, because they were looking at him with human eyes only: «Who is this but Joseph's son?» (Lk 4:22). They could see Jesus Christ's humanity, but they could not appreciate his divinity. Whenever we listen to the Word of God, beyond its literary style, the beauty of its expressions or the singularity of the situation, we must remember it is God who is speaking to us.

 

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Publié le 29 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 4,16-30): 

 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Dieu a créé le monde et l'a trouvé bon. Mais l'homme à qui Dieu a fait confiance, et qui a confié ce monde, n'était pas capable d'être juste ni devant Dieu ni devant les hommes, car il a oublié le premier devoir, celui de travailler comme le Créateur et de protéger comme le Rédempteur. Comme il dépendait largement de tout ce qui apparaissait, il n'a pas voulu reconnaître que la vie commence en Dieu et doit être trouvée dans ce Dieu, source de toute existence.


La présence de Jésus corrige cette intelligence malformée et rétablit le système que Dieu a mis sur la terre : l'amour et la justice prennent le dessus. Jésus, en nous présentant la veuve de Zarephath et Naaman, réaffirme que son Père est toujours actif et visible pour les hommes qui croient en lui et sont fidèles à son commandement d'amour.

Il est dommage que ses contemporains, au lieu d'écouter la Parole de Jésus, pleine d'amour et de miséricorde, et de se convertir, aient voulu le faire disparaître. Aujourd'hui encore, l'histoire se répète et ce Dieu est toujours vivant et actif.

Il a besoin de nous tous, les croyants, pour que la Parole de Jésus, adressée à la Synagogue, se réalise à notre époque.  Portons en nous la parole d'espérance et d'amour. Soyons des signes visibles et palpables de la miséricorde de Dieu. Si nous sommes opposés ou persécutés pour la mission qui nous est confiée, tout comme Jésus, nous devons apprendre de Jésus à aller au milieu de nos adversaires, en leur donnant toujours une occasion de se convertir, parce que ce Dieu qui nous aime nous sortira de notre misère.  

 

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

 

Abbé David AMADO i Fernández

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes.

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Août 2021

In today's gospel, Jesus addresses three different groups by giving them three different orientations, particularly pointing them what is essential in life and what is pleasing to God.  For the elite group, like the Pharisees and scribes, the ordinary people, like the crowd and third group is his disciples who follow the Lord. 
These groups of people are just ourselves, in three different times of life, with different responsibilities, and situations.  The elites represent the parents, the elders of the family, the teachers, etc., to whom the Lord says, "you have not understood the sacred scriptures, nor his teachings. That is why you are wasting a lot of your energy in those little  things that are secondary in nature.  You by your personal interest and rigidity of law and traditions, fail to be merciful and knid. The law of Moses was given in love and not to punish people. 
The crowd is represented by a group that is disappointed or scandalised by the life of the elites of society, who mislead them, very often by the man made laws, ingoring the divine will. The Lord invites us, not to point your finger at these people, but rather to look at your own interiority.  Once your interior self is good, then God who sees your innerself will guide you and accompany you. The solution to our problems is not found on the outside, but on the inside.  There is no one interest in looking outwards, and if we learn to look inwardly, there is a good chance of conversion, which will assure us inner peace and joy. 

The disciples are represented by the people who love and follow the Lord.  To follow the Lord, our hearts must be pure and the first thing to do is, conversion. Our sunday celebrations and daily prayers should help us to live  like God's children: Purity in thought and sincerity in action.  A heart filled with love and charity is the best way of follwoing the Master. He has come to save us by His death and we can't be his disciples with a evil filled heart. 

Whatever may be our situation in life, for all of us there is one important message: Our God is near and when we call Him, He responds quickly. We are a covenant people who have promised to God that we will be faithful to His commandment of love.  In this faithfulness, we will be a wise and intelligent people. Are we always wise and intelligent in our discernment and in our actions?

What we have read from the first reading was  Moses' last speech to the people where he asks them to listen to him and to practice all that God has taught.  We must recognise that everything comes from God and belongs to the Lord. Since our God remains faithfull, we should be faithful to Him. 

Indeed, man becomes god of his own creation by teaching a new teaching consistent with contemporary thought, and by distancing himself from the Author of life, God. He will remain faithful to the law and tradition. Jesus warns us of this and reminds us today by inviting us to go to the essentials of life. 

The essentials of life consist of two important elements. Let us become friends of Christ and be true disciples, like a branch attached to the vine. By uniting ourselves to the divine will, we will conduct ourselves in a perfect way that will please God. A life by God and in God will never harm our brothers and sisters, nor will it outrage our neighbour. By living a life worthy of God, we will become the tent, the dwelling place of God. 


 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 27 Août 2021

Gospel text

(Mt 25,14-30): 

Jesus told this parable to his disciples, «Imagine someone who, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them. He gave five talents of silver to one, then two to another, and one to a third, each one according to his ability; and he went away. He who received five talents went at once to do business with the money and gained another five. The one who received two did the same and gained another two. But the one with one talent dug a hole and hid his master's money.

»After a long time, the master of those servants returned and asked for a reckoning. The one who received five talents came with another five talents, saying: ‘Lord, you entrusted me with five talents, but see I have gained five more with them’. The master answered: ‘Very well, good and faithful servant, since you have been faithful in a few things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. Then the one who had two talents came and said: ‘Lord, you entrusted me with two talents; I have two more which I gained with them’. The master said: ‘Well, good and faithful servant, since you have been faithful in little things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’.

»Finally, the one who had received one talent came and said: ‘Master, I know that you are an exacting man. You reap what you have not sown and gather what you have not invested. I was afraid, so I hid your money in the ground. Here, take what is yours’. But his master replied: ‘Wicked and worthless servant, you know that I reap where I have not sown and gather where I have not invested. Then you should have deposited my money in the bank, and you would have given it back to me with interest on my return. Therefore, take the talent from him, and give it to the one who has ten. For to all those who have, more will be given, and they will have an abundance; but from those who are unproductive, even what they have will be taken from them. As for that useless servant, throw him out into the dark where there will be weeping and gnashing of teeth’».

 

The Application

 

Many of us feel, in comparison of others, that we have received very little of what we merit. Though it is not true, we can accept this feeling, provided if each and every one of us have used the available means to its fullness, thus producing the fruits which will be useful for us and for others.

 

Pointing the finger towards the other, for our failures, putting the responsibility on the other person, will end up miserably, in sadness and disappointment, without any recourse and improvement. Thus have the tendency to search with all sincerity what we don’t have, than what we have. By consequence, we feel eternally empty and alone, useful for nothing.

 

This parable however reveals to us that our God is generous and He has confidence in us, by sharing with us, His grace and some talents, according our needs and capacity. We are called thus to have some self-knowledge and discover in us the great divine work that God wishes to accomplish.

 

It is in this divine generosity that we are called to participate, by sharing His goodness with others, becoming collaborators with God, through our deeds and words. Thus, multiplication of these talents is simply translated or understood, as and into participation in the creation process that God continues to enact in and through us.

 

Just like St. Augustin, we may be late in discovering this wonderful participation of us, in God’s creating power, and His call. If we remain faithful to this call, then God will certainly reward us.

 

Action of the day: Use your talents to glorify God.

«Someone, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them»

 

Fr. Albert SOLS i Lúcia

(Barcelona, Spain)

 

Today, we contemplate the parable of the Talents. Here, we can appreciate something like a change of style in Jesus' message: the announcement of the Kingdom is no longer limited to point out its nearness but to the description of its contents through stories: it is the time of the parables!

A great man sets out to start a long trip, and entrusts his assets to his servants. He might have distributed them equally, but he preferred not to. He gave each one according to his abilities (five, two and one). Each servant could capitalize with that money the beginning of a good business. The two first servants did well administering their deposits, but the third one —through fear or laziness— preferred to hide it away and eluded any investment: he chose the comfort of his own poverty.

The master came back... and asked for a reckoning. He rewarded the courage and foresight of the two first servants that were able to duplicate his entrusted deposits. But the treatment to the “cautious” servant was very different.

Two thousand years later the message of this parable is still very much applicable. Modern democracies are moving towards a progressive separation between Church and State, which is not bad; rather on the contrary. However, this global and progressive mentality hides a secondary effect, which may be dangerous for us Christians: to become the living image of that third servant whom the master (biblical figure of God Father) scolded to with great severity. Without any malice, just out of comfort or fear, we are running the risk of hiding away and reducing our Christian faith to the private environment of our family and intimate friends. The Gospel should not be limited to a reading and sterile contemplation. With courage and risk, we have to manage our Christian vocation in our own social and professional environment, while proclaiming the figure of Christ with words and examples.

St. Augustine cites: «Those of us who preach the word of God to the people are not so far away from human condition and from the thinking supported by faith that we may not realize our own dangers. But we are consoled by the fact that where our risk lies because of our Christian ministry, we have the help of your prayers».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 27 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 25,14-30): 

 

«C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’.

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous appliquer cet évangile aujourd'hui ?

  • Croyez que Dieu nous a déjà donné certains talents que nous devons accepter avec humilité et savoir multiplier. Le premier commandement que Dieu a donné à l'humanité était simplement : travaille, protège et multiplie. Dieu nous a créés à son image, soyons de vrais créateurs, à l'image de notre Père.   
  • Dieu reste fidèle à sa promesse et dans cette fidélité, il nous aime et partage avec nous ses grâces sous forme de talents et de dons. Restons fidèles à la mission qui nous a été confiée (aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés) et c'est dans cette fidélité que nous montrerons notre amour pour le Seigneur.
  • Dieu n'est pas injuste envers celui qui n'a rien produit. Dieu lui a fait confiance et a partagé ses biens avec lui.  Nous, dans notre vie, nous devons être justes, avec les talents que nous avons reçus.  Évitons de faire de l'esbroufe devant nos frères et sœurs, et encore moins devant celui qui est généreux avec nous.
  • Comme saint Augustin, essayons d'entrer dans les profondeurs de notre cœur, creusons dans nos pensées et nos actions. Là, nous devons redécouvrir la richesse et évaluer ce que nous avons fait de cette richesse.

 «C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»

 

Abbé Albert SOLS i Lúcia

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre.

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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