Publié le 25 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 24,42-51): 

 

«Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail! Amen, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit: ‘Mon maître s'attarde’, et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».

 

L’Application

 

Tout est à Dieu et en Dieu. Si nous reconnaissons cette vérité, toute rencontre humaine se transformera de facto en une rencontre divine, car dans ces rencontres nous verrons comment Dieu agit à travers nos paroles et nos actions.

L'homme qui prend conscience de cela sera soucieux d'écouter son Dieu et d'être fidèle à tout ce qu'il a entendu du Seigneur. Il y vivra de la Parole de Dieu et sera prêt à tout moment à rencontrer son Maître, qui lui a confié la terre et tous ses habitants.

En vivant ainsi, il sera juste devant Dieu et Dieu le rendra digne de le représenter dans sa vie quotidienne, par son travail et par son être. Personne ne peut agir pour Dieu tant qu'il n'a pas reçu l'appel.

Puisque chaque personne est appelée à s'aimer comme Jésus nous a aimés, nous trouverons notre vocation baptismale, à travers le devoir chrétien, comme un appel à maintenir toujours allumée la lumière de la résurrection. Ainsi, comme Paul, nous ne cessons de rendre grâce à Dieu pour tous les biens que nous avons reçus par l'intermédiaire de nos frères et sœurs.

 

«Tenez-vous donc prêts»

 

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.

 

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Publié le 24 Août 2021

Gospel text

(Mt 23,27-32): 

 

Jesus said, «Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You are like whitewashed tombs beautiful in appearance, but inside there are only dead bones and uncleanness. In the same way you appear as religious to others, but you are full of hypocrisy and wickedness within. Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You build tombs for the prophets and decorate the monuments of the righteous. You say: Had we lived in the time of our ancestors, we would not have joined them in the blood of prophets. So, you yourselves confess to be kins of those who murdered the prophets. And now, finish off what your ancestors began!».

 

The Application

 

Though the words of Jesus apparently looks very harsh on the teachers of the Law and the Pharisees, and today the Lord does not accuse our past, but rather invites us to review our lives and not to repeat our past mistakes in the present. Conversion is always possible, if we put ourselves before God, with a humble and open heart, in all sincerity.

 

Gospel of the day, thus invites us, to look at and purify, with the grace of God, our own interiority where all kinds of wickedness are found. If our thoughts are pure, our actions will also be pure. Even if we fail here, God will help us to correct it.

 

The world sees us and understand us from what we say and do, but God sees us as we are, including our thoughts, intentions and actions. In the first reading St. Paul addresses the people and reveals his inner self and shares with them his thoughts and actions, which are just not only before men, but also before God.

 

We must ensure that, as baptized people, even in our righteous acts, we do not do harm to our enemies. Before going to bed, we must ask ourselves this question in all sincerity, were my actions consistent with God's will and in these actions, was I right before God?  

 

Action of the day: Be watchful of your interiority.

«Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites!»

 

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué

(Manresa, Barcelona, Spain)

 

Today, as in previous days, and in others to follow, we contemplate Jesus, beside oneself, condemning those attitudes incompatible with a dignified and decent life, not only Christian but also human: «You appear as religious to others, but you are full of hypocrisy and wickedness within» (Mt 23:28). He confirms us that sincerity, honesty, loyalty, nobility, are virtues God loves and are, also, very much appreciated by us, humans.

Therefore, if I wish to avoid being a hypocrite I must be very sincere. First, with God. Because He wants me pure in heart and hating all lies, as He is totally pure, the true Truth. Secondly, with myself, so that I am not the first one to be deceived, exposed to sin against the Holy Spirit for not admitting my own sins or not clearly making them manifest in the Sacrament of Penance, or for not trusting God enough, He who never condemns the prodigal son or loses anyone for being a sinner, but rather for not admitting to be one. In the third place, with others, for —like in the case of Jesus— lies, deception, insincerity, dishonesty, disloyalty and low-mindedness..., drive us up the wall and, therefore, we should be able to apply to ourselves the principle: «Do unto others as you would have them to do unto you».

In order not to fall in hypocrisy, we have to make ours these three attitudes —that we can just consider as plain common sense— while assuming that we need the sanctified grace, because of the original sin originated by the “father of lies”: the devil. This is why we should pay attention to St. Josemaria's exhortation: «When the time of examination comes, be prepared against the dumb devil»; we shall also bear in mind Origen, who says: «All faked saintliness remains dead because it does not work by the impulse of God», and we shall be always lead by the elementary and simple principle proposed by God: «Let your ‘Yes’ mean ‘Yes’, and your ‘No’ mean ‘No’» (Mt 5:37).

The Virgin Mary does not overdo herself with words, but her yes to goodness, to grace, was unique and truthful; and her ‘no’ to evil, to sin, was emphatic and sincere.

 

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Publié le 24 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 23,27-32): 

 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures. C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes’. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!».

 

L’Application

 

Le Seigneur ne nous accuse pas de notre passé, mais il nous invite plutôt à revoir notre vie et à ne pas répéter dans le présent nos erreurs passées. La conversion est toujours possible, si nous nous mettons devant Dieu, avec un cœur humble et ouvert, en toute sincérité.

En toute sincérité, nous sommes invités à regarder et à purifier, avec la grâce de Dieu, notre propre intériorité où se trouvent toutes sortes de méchancetés. Si nos pensées sont pures, nos actions le seront aussi. Même si nous échouons ici, Dieu nous aidera à le corriger.

Le monde nous voit et nous comprend à partir de ce que nous disons et faisons, mais Dieu nous voit tels que nous sommes, y compris nos pensées, nos intentions et nos actions. Dans la première lecture, saint Paul s'adresse au peuple et révèle son intériorité et partage avec lui ses pensées et ses actions, qui sont justes non seulement devant les hommes, mais aussi devant Dieu.

Nous devons veiller à ce que, en tant que baptisés, même dans nos actes justes, nous ne fassions pas de mal à nos ennemis. Avant de nous coucher, nous devons nous poser cette question en toute sincérité : mes actions étaient-elles conformes à la volonté de Dieu et, dans ces actions, ai-je été juste devant Dieu ?  

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites»

 

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué

(Manresa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, comme les jours qui précèdent et ceux qui suivront, nous contemplons Jésus hors de lui, condamnant des attitudes incompatibles avec une vie digne, non seulement chrétienne, mais encore humaine: «à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal» (Mt 23,28). Il confirme par là que la sincérité, l'honnêteté, la loyauté, la noblesse…, sont des vertus voulues par Dieu et très appréciées par les hommes.

Pour ne pas tomber dans l'hypocrisie, je dois être très sincère. Avec Dieu, d'abord: Il veut que j'aie le cœur pur et détestant tout mensonge, puisqu'Il est lui-même totalement pur, la Vérité absolue. Avec moi-même, ensuite, pour n'être pas le premier trompé, m'exposant à pécher contre le Saint-Esprit faute de reconnaître mes propres péchés pour les manifester avec clarté dans le sacrement de la Pénitence ou de mettre suffisamment ma confiance en Dieu, qui jamais ne condamne l'enfant prodigue et n'abandonne personne sous prétexte que c'est un pécheur, sauf s'il ne se reconnaît pas lui-même comme tel. Avec les autres, enfin: comme Jésus, le mensonge, la tromperie, la duplicité, la malhonnêteté, la déloyauté, l'ignominie des autres nous mettent hors de nous, raison pour laquelle nous devons nous appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît».

Ces trois attitudes de simple bon sens, nous devons les faire nôtres pour ne pas tomber dans l'hypocrisie et nous rendre compte que nous avons besoin de la grâce sanctifiante en raison du péché originel occasionné par le “père du mensonge”, le démon. Ne négligeons pas l'exhortation de saint Josémaria: «À l'heure de l'examen de conscience, prends garde au démon muet», ni celle d'Origène: «Toute sainteté feinte gît morte, car elle n'est pas animée par Dieu», et gouvernons-nous toujours sur ce principe élémentaire et simple proposé par Jésus: «Que votre langage soit ‘oui, oui’; ‘non, non’» (Mt 5,37).

Marie ne parle pas beaucoup, mais son oui au bien, à la grâce, est unique et véridique; et son non au mal, au péché, ferme et sincère.

 

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Publié le 23 Août 2021

Gospel text

(Jn 1,45-51): 

 

Philip found Nathanael and said to him, «We have found the one that Moses wrote about in the Law, and the prophets as well: He is Jesus, son of Joseph, from Nazareth». Nathanael replied, «Can anything good come from Nazareth?». Philip said to him, «Come and see». When Jesus saw Nathanael coming, he said of him, «Here comes an Israelite, a true one; there is nothing false in him». Nathanael asked him, «How do you know me?». And Jesus said to him, «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you». Nathanael answered, «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!». But Jesus replied, «You believe because I said: ‘I saw you under the fig tree’. But you will see greater things than that. Truly, I say to you, you will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man».

 

 

The Application

 

It’s wonderful to have friends like Phillipe in our daily lives, who look for what is better for us, than looking inwardly of their personal desires. Nathanael was pushed and compelled by the friendship which he will oblige with gladness, and came out of curiosity, with lot of scepticism, to see a man, a prophet, a messiah, etc., like Zacchaeus.  Jesus looks at Him and identifies him, not as a stranger, rather a well know figure of His life that He has already seen him. Thus, He will invites him to look into all that he could not now see with his human intelligent eyes, will see later with an eye of faith, the heaven and the angels of the Lord. For this, Jesus will invite him to be born again.

 

Nathanael has had the impression that he is alone in his search for the truth, in his research in the sacred scriptures, in his thirst for divine realities. He will discover that he was already being followed, observed and somehow accompanied, so that he comes here, in an evening for an encounter, a divine encounter with the source of life, and to live eternally in the light. "Before Philip spoke to you, when you were under the fig tree, I saw you.

 

Jesus' look is astonishing and from time to time surprising. We believe, like Moses, that God has forgotten us, and his silence in the face of our daily miseries weighs heavily on us. Yet God assures us that he is there with us and in us, participating in every stage of life, suffering and enjoying with us. If we remain faithful and trust in his goodness and generosity, we too will be invited to participate, like Nathanael, in the dazzling events of Heaven. On our part, let us not forget to be Philip to our brothers and sisters who are still seeking the Lord 'under the fig tree'.

 

Action of the day: Trust and listen.

 

Daily Quote from the Early Church Fathers:

 

The Lord of Angels,

by John Chrysostom (347-407 AD)

 

"Do you see how he [Jesus] leads him [Nathanael] up little by little from the earth and causes him no longer to imagine him as merely a man? For one to whom angels minister and on whom angels ascend and descend, how could he be a man? This is why he said, 'You shall see greater things than these.' And to prove this, he introduces the ministry of angels. What he means is something like this: Does this, O Nathanael, seem to you a great matter, and have you for this confessed me to be King of Israel? What then will you say when you see 'angels ascending and descending on me'? He persuades him by these words to receive him as Lord also of the angels. For on him as on the king's own son, the royal ministers ascended and descended, once at the season of the crucifixion, again at the time of the resurrection and the ascension, and before this also, when they 'came and ministered to him' (Matthew 4:11). They also ascended and descended when they proclaimed the good news of his birth and cried, 'Glory to God in the highest, and on earth peace' (Luke 2:14), when they came to Mary and also when they came to Joseph... Our Lord made the present a proof of the future. After the powers he had already shown, Nathanael would readily believe that much more would follow." (excerpt from the Homilies On the Gospel of John 21.1)

 

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Publié le 23 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 1,45-51): 

 

Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l'avons trouvé: c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth». Nathanaël répliqua: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?». Philippe répond: «Viens, et tu verras». Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir». Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?». Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël lui dit: «Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!». Jésus reprend: «Je te dis que je t'ai vu sous le figuier, et c'est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore». Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme».

 

L’Application

 

Nathanaël est venu simplement par curiosité, avec beaucoup de scepticisme, pour voir un homme, un prophète, un messie, etc. comme Zachée.  Jésus l'invite à regarder dans tout ce qu'il ne voit pas maintenant avec ses yeux, verra plus tard dans le ciel et les anges du Seigneur. Pour cela, il l'invitera à naître de nouveau.

Nathanaël a eu l'impression d'être seul dans sa recherche de la vérité, dans sa recherche dans les écritures sacrées, dans sa rencontre avec l'Envoyé du Père. Il va découvrir qu'il était déjà suivi, observé et en quelque sorte accompagné, pour venir ici, dans une soirée de rencontre, la source de la vie, et vivre éternellement dans la lumière. " Avant que Philippe ne te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu ".

Le regard de Jésus est étonnant et de temps en temps surprenant. Nous croyons, comme Moïse, que Dieu nous a oubliés, et son silence face à nos misères quotidiennes nous pèse. Pourtant, Dieu nous assure qu'il est là avec nous et en nous, participant à chaque étape de la vie, souffrant et jouissant avec nous. Si nous restons fidèles et faisons confiance à sa bonté et à sa générosité, nous serons nous aussi invités à participer, comme Nathanaël, aux événements éblouissants du Ciel. De notre côté, n'oublions pas d'être Philippe pour nos frères et sœurs qui cherchent encore le Seigneur "sous le figuier".

«Viens, et tu verras»

 

Mgr. Christoph BOCKAMP

 (Bonn, Allemagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la fète de Saint-Barthélemy. Saint Jean, l'évangéliste, nous raconte la première rencontre avec Jésus avec une telle intensité que nous sommes transportés sur la scène. C'est sont des dialogues des cœurs jeunes, honnêtes, sincères et c'est sublime!

Jésus rencontre Philippe par hasard et lui dit «suis-moi» (Jn 1,43). Peu de temps après, Philippe, heureux de cette rencontre avec Jésus, cherche son ami Nathanaël pour lui raconter que “enfin” il a trouvé celui dont parlent les prophètes: «C'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth» (Jn 1,45). La réponse qu'il reçoit de la part de Nathanaël n'est pas très enthousiaste, elle est plutôt sceptique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» (Jn 1,46). Partout dans le monde, c'est pareil. Chaque ville ou village pense que rien de bon ne peut sortir de leur ville ou village voisine… et vice-versa.

Mais Philippe ne se décourage pas. Etant de bons amis, il ne s'explique plus et il l'invite à l'accompagner: «Viens, et tu verras» (Jn 1,46). Alors, il y va, et cette première rencontre avec Jésus détermine sa vocation. Ce qui semblait le hasard était, déjà bien préparé à l'avance, dans le plan de Dieu. Pour Jésus, Nathanaël, n'est pas un inconnu: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu» (Jn 1,48). De quel figuier parle-t-Il? Peut-être c'était l'endroit préféré de Nathanaël où il allait pour se reposer, penser, s'isoler, …toujours sous le regard de Dieu. Comme nous tous. Mais pour bien se rendre compte de l'amour infini de Dieu pour chacun d'entre nous, afin d'être conscient que Dieu frappe à la porte et qu'Il m'appelle, nous avons besoin de quelqu'un qui comme Philippe nous dira «Viens, tu verras». Quelqu'un qui nous amène sur la route que Saint Josémaria appelle: «Chercher le Christ, trouver le Christ, aimer le Christ».

 

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Publié le 22 Août 2021

Gospel text

(Mt 23,13-22): 

 

Jesus said to the crowds and to his disciples: “Woe to you, scribes and Pharisees, you hypocrites. You lock the Kingdom of heaven before men. You do not enter yourselves, nor do you allow entrance to those trying to enter. “Woe to you, scribes and Pharisees, you hypocrites. You traverse sea and land to make one convert, and when that happens you make him a child of Gehenna twice as much as yourselves. “Woe to you, blind guides, who say, ‘If one swears by the temple, it means nothing, but if one swears by the gold of the temple, one is obligated.’ Blind fools, which is greater, the gold, or the temple that made the gold sacred? And you say, ‘If one swears by the altar, it means nothing, but if one swears by the gift on the altar, one is obligated.’ You blind ones, which is greater, the gift, or the altar that makes the gift sacred? One who swears by the altar swears by it and all that is upon it; one who swears by the temple swears by it and by him who dwells in it; one who swears by heaven swears by the throne of God and by him who is seated on it.”

 

The Application

 

Jesus does understand our mistakes. However, if we wish to justify our mistakes, by multiplying the rules and regulations in our favour, there Jesus rebukes us and warns us. If Jesus is hard on the scribes and Pharisees, it’s simply because, they didn’t wish to acknowledge the mistakes and imposed the same to the ordinary people.

The Lord invites us to discern everything before God, by applying our intelligence, what is just, especially to prioritise the essentials of life. Very often our interpersonal relationship is conditioned by what the other person can bring to us or by our common or personal needs. This is why, conditioned by our expectations, we have a lot of separation in the family and also personal rifts.

 

It is not only our interpersonal relationship that is affected, but also our relationship with God. It seems to me that we love everything that God gives us (like peace) more than God Himself. That is why we live in our blindness, without knowing either God or His will, and as a result, of His name we do everything that God does not desire of us. We choose the alter and the offering, and ignore the very presence of God, which sanctifies everything.

 

Action of the day: Be simple et righteous.

«Woe to you, scribes and Pharisees, you hypocrites. You lock the Kingdom of heaven before men»

Abbé Marc VAILLOT

(París, France)

Today, once again, the Gospel shows how the goodness of God, who watches over our happiness, is poured out. It tells us clearly what the sources are: truth, goodness, righteousness, justice, love... and all the virtues. It also warns us so as not to fall into the traps - excesses, lusts, deceptions, in a word, sins - that would prevent us from attaining such happiness.

Jesus uses His divine authority to show us clearly the absolute character of the good, which we must pursue, and the evil, which we must avoid at all costs. Hence, His lively and gentle exhortation to respect the magna charta of the Christian life: the Beatitudes, paths that give access to Happiness. In parallel, we find the threatening tone used in today's Gospel: the Curses of those destructive acts that must always be avoided. It is the same Sacred Heart, the same Love that dictates the Beatitudes (cf. Mt 5:1 ff) and the Curses.

It is very important to understand that one is as important as the other for those who want to be saved: "Blessed" are the poor; the hearts that thirst for justice; the merciful souls... "Woe to you"... when you scandalize others; when you teach but do not put it into practice; when you corrupt the sound doctrine; when you lead others astray from the right path...

Jesus adds firmly: the greater your responsibility before others, the stronger will be the curse that will fall upon you. Our Lord, in this passage, is addressing the notables: "Woe to you, scribes and Pharisees, hypocrites! (Mt 23:13 ff).

Let us apply this divine teaching to our lives. Our good and our bad actions always have a double impact: one, which falls on ourselves, because each action improves or devastates us; the other, considering our situation as adults, parents, teachers, responsible in any aspect, each of our actions can have repercussions, good or bad, unsuspected: "life is not time merely passing by, life is about interactions" (Francis).

And we will have to give an account of it to the love of God!

 

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Publié le 22 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 23,13-22): 

 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites: ‘Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter’. Insensés et aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'or? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré? Vous dites encore: ‘Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter’. Aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'offrande? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée? Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône».

 

L’Application

 

Le Seigneur nous invite à tout discerner devant Dieu, en appliquant notre intelligence notamment pour hiérarchiser l'essentiel de la vie. Très souvent, notre relation interpersonnelle est conditionnée par ce que l'autre personne peut nous apporter ou par nos besoins communs ou personnels. C'est pourquoi, conditionnés par nos attentes, nous avons beaucoup de séparations dans la famille et aussi des déchirements personnels.

Ce n'est pas seulement notre relation interpersonnelle qui est affectée, mais aussi notre relation avec Dieu. Il me semble que nous aimons tout ce que Dieu nous donne (comme la paix) plus que Dieu lui-même. C'est pourquoi nous vivons dans notre aveuglement, sans connaître ni Dieu ni sa volonté, et à cause de son nom, nous faisons tout ce que Dieu ne désire pas de nous.

 «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»

 

Abbé Marc VAILLOT

(París, France)

 

Aujourd'hui, une fois de plus, l’évangile nous montre la bonté de Dieu qui veille sur notre bonheur. Il nous en montre clairement les sources : la vérité, le bien, la droiture, la justice, l’amour…et toutes les vertus. Il nous met également en garde pour que nous ne tombions pas dans les pièges —excès, convoitises, tromperies, en un mot, les péchés— qui nous empêcheraient d’atteindre ledit bonheur.

Jésus utilise sa divine autorité pour bien nous indiquer le caractère absolu du bien, à poursuivre, comme du mal, à éviter à tout prix. D’où sa vive et aimable exhortation à respecter la charte de la vie chrétienne, les Béatitudes : les voies d’accès au Bonheur. En vis-à-vis, l’Évangile de ce jour où nous trouvons une sérieuse mise en garde sous forme de Malédictions qui portent sur des actes destructeurs, à toujours proscrire. C’est le même Cœur sacré, le même Amour qui dicte les Béatitudes (cf. Mt 5,1 ss) comme les Malédictions.

Il est très important de comprendre qu’ils sont aussi nécessaires les uns que les autres pour qui veut être sauvé : « Bienheureux… les pauvres, les cœurs assoiffés de justice, les âmes miséricordieuses »… « Malheureux êtes-vous… quand vous scandalisez les autres, quand vous enseignez et que vous ne le faites pas, quand vous corrompez la saine doctrine, quand vous détournez les autres du droit chemin »…

Jésus ajoute également avec fermeté : plus grande est votre responsabilité, et plus dur sera le malheur qui pèsera sur vous. Notre Seigneur est en train de s’adresser ici à des notables : « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » (Mt 23,13 ss).

Appliquons cet enseignement à nos vies. Nos bonnes comme nos mauvaises actions ont, toutes, une double portée. Sur nous-mêmes, qui réalisons ces bons ou ces mauvais actes, car chaque action nous bonifie ou bien nous détruit. Mais compte tenu de notre situation par rapport aux autres — parents, enseignants, responsables à tous niveaux — chaque action peut décupler, à des degrés insoupçonnés, ses effets bons ou mauvais. « La vie n’est pas du temps qui passe, mais un temps de rencontre » (François).

Et nous devrons en rendre compte à l’Amour de Dieu.

 

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Publié le 22 Août 2021

Life offers us many opportunities and we are asked to make a good discernment, so that we can take advantage of them. It is in this discernment that man discovers his own priority and the foundation of these values.  Joshua invited his people and asked them to make a good choice. God gives us this freedom, so that in this discernment we choose life and God. Serving this God and being faithful to his teaching will grant us life and peace.

Yet it is difficult to find this God and to feel his presence all the time in life, especially when we are regularly upset. That is why we must always remain connected to history, our salvation history, which will help us not only to discover the wonders done over the years, but also to love God and trust in Him.

It is in this love for the Lord that we listen to His Word, even if we do not understand it all. Like Mary, we will keep everything in our hearts and meditate on it every day. For some weeks we have been contemplating the teaching on the Eucharist and all that God offers us.

Understanding the Eucharist and its influence in our daily lives is essential to better live our faith. The contemporaries of Jesus did not understand the Word of God, the importance of the Person, nor his presence. That is why, instead of understanding Him and dialoguing with Jesus, they left Jesus, went off alone in anger and sadness, without returning.

Here Jesus is addressing us, "Do you also want to leave?" If we recognise the importance of Jesus and the source of our existence, we will not leave him. We must always ask ourselves this very important question of life. Why do I come to church? Is the reason for being there a person, friends, or the priest?

Jesus tells us, "This is why I told you that no one can come to me unless it is given to him by the Father. We come to church to worship God, to give Him glory, to say Thank You and to make supplication. If we haven’t understood this invitation, we will go home without understanding the message that God wants to share with you, without understanding the missionary and baptismal vocation.

The Lord needs Mary, Martha's sister, so that we may be, like her, the first witnesses of the resurrection, always bringing the good news of life, telling the people that He is alive. To do this, we must remain with the Lord, like the disciples of Emmaus.

 

Friends of Christ, let us give the best of ourselves to Christ, clinging to him like the branches that cling to the vine. Jesus' prayer was, "That they may be one as we are ONE." Let us not depart from Christ, for in and through Jesus we shall be saved. Amen.

 

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Publié le 20 Août 2021

Gospel text

(Mt 23,1-12): 

 

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called “Master” by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The Application

 

 

In these days we hear a lot about the Lord's Church and its pastors, especially pastors who are weak. Because of these human weaknesses some believers are scandalised and upset. Without justifying these human errors, Jesus invites us to fix our gaze not on their weakened humanity, but rather on the Person who is represented by their presence, actions or words.

 

Jesus also addresses his pastors, so that they recognise their Christian duty and their ministerial obligation. He invites them to dress in the mantle of a servant, not a master, for they have only God the Father as their Master, and they should not appropriate him as their own.

 

In this gospel Jesus addresses all of us, the faithful believers who are scandalised or upset by the behaviour of their pastors. Listen to them, fix your gaze on your Father in heaven. Be humble in the image of his beloved Son, who became a faithful servant so that we might share in his holiness.

 

Action of the day: Learn to look at the good side for a happy life.

 

«Whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, once more, Jesus Christ addresses us a request for humility, an invitation to position us in the true place we belong to: «Do not let yourselves be called Master (…); neither should you call anyone on earth Father, (…) nor should you be called leader» (Mt 23:8-10). Before assuming all these titles, let us try to thank God, for we have received from him whatever we have.

As St. Paul says «For who makes you different? And what do you have that you did not receive? But if you did receive it, why do you boast as if you had not received it?» (1Co 4:7). So, when we are conscious of having correctly behaved, it would do us good to repeat: «We are unworthy servants; we have only done our duty» (Lk 17:10).

Modern men are undergoing a regrettable amnesia: we live and behave as if we should have been the generators of life and creators of the world. In direct contrast, though, Aristotle is to be admired. In his natural theology he ignores the concept of “creation” (concept known in those times only by Divine Revelation), but, at least, he had quite clear in his mind this world depended on the Divinity (the “Incaused cause”). John Paul II appeals to us to remember what we owe to God: «Man must honour his Creator by offering him, in praise and thanksgiving, whatever he has received from Him. Man cannot lose this sense of duty, which only him may recognize, amongst all other earthly realities».

Besides, thinking of the everlasting life, our cooperation —He will not do anything without our permission nor without our effort!— consists of not disturbing the Holy Spirit's labour: to let God do it!; for saintliness is not “manufactured” by us, but granted by him, who is Master, Father and Leader. In any case, if we do believe we are and possess something, let us hasten to put it at the service of our fellow men: «Let the greatest among you be the servant of all» (Mt 23:11).

 

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Publié le 20 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

 

Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples: «Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.

»Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé».

 

 

L’Application

 

De nos jours, nous entendons beaucoup parler de l'Église du Seigneur et de ses pasteurs, en particulier des pasteurs qui sont faibles. A cause de ces faiblesses humaines, certains croyants sont scandalisés et bouleversés. Sans justifier ces erreurs humaines, Jésus nous invite à fixer notre regard non pas sur leur humanité affaiblie, mais plutôt sur la Personne qui est représentée par leur présence, leurs actions ou leurs paroles.

Jésus s'adresse aussi à ses pasteurs, afin qu'ils reconnaissent leur devoir chrétien et leur obligation ministérielle. Il les invite à revêtir le manteau du serviteur, et non celui du maître, car ils n'ont que Dieu le Père pour maître, et ils ne doivent pas se l'approprier.

Dans cet évangile, Jésus s'adresse à nous tous, les croyants fidèles qui sont scandalisés ou bouleversés par le comportement de leurs pasteurs. Écoutez-les, fixez votre regard sur votre Père qui est aux cieux. Soyez humbles à l'image de son Fils bien-aimé, qui s'est fait serviteur fidèle pour que nous puissions participer à sa sainteté.

«Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous renvoie à nouveau un appel à l'humilité, une invitation à nous mettre à notre vraie place: «Ne vous faites pas donner le titre de “Rabbi” (…). Ne donnez à personne sur terre le nom de “père” (…). Ne vous faites pas non plus appeler “maîtres”» (Mt 23,8-10). Avant de nous approprier des titres de grandeur, commençons plutôt par remercier Dieu pour tout ce que nous avons et que nous avons reçu de sa part.

Comme le dit Saint Paul «As-tu quelque chose sans l'avoir reçu ? Et si tu as tout reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7). Donc quand nous avons une bonne conscience parce que nous avons bien agi, nous ferions mieux de nous dire: «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,10).

L'homme moderne est atteint d'une amnésie déplorable: nous vivons et nous agissons comme si nous étions les auteurs de la vie, les créateurs du monde. D'une manière contrastante, Aristote est une source d'admiration, qui d'après sa théologie naturelle ignorait le concept de “création” (notion qui à l'époque, n'était connue que par révélation divine) et pourtant pour lui, il était clair que notre monde procédait d'une divinité (la Cause “non causée”). Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

D'autant plus que, si nous réfléchissons à la vie surnaturelle, notre collaboration (car Dieu ne fera rien sans notre autorisation ou sans effort de notre part) consiste à ne pas perturber le travail du Saint Esprit: Laissez Dieu agir!, car la sainteté nous ne la fabriquons pas nous-mêmes. C'est Lui, qui est Rabbi, Père et Maître, qui nous la donne. En tout cas, si nous croyons que nous sommes grands ou que nous avons quelque mérite, faisons de notre mieux et mettons-le au service des autres: «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur» (Mt 21,11).

 

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