Publié le 6 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 17,14-20): 

 

Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri.

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».

 

L’Application

 

Notre foi est-elle si forte que nous osons dire à la montagne "va d'ici à là" ? Nous devons reconnaître que notre foi est très souvent une commodité plutôt qu'une conviction.Puisque nous n'avons pas construit une relation personnelle avec le Christ, notre connaissance de la vérité, qu'il est mort et ressuscité, nous permet de célébrer les services offerts par l'église, sans comprendre le sens et l'implication du culte (liturgie) offert à Dieu et de nous identifier à tant de personnes qui se disent croyantes.  C'est pourquoi, face à un échec personnel dans la vie, à la maladie ou à une rupture personnelle ou relationnelle, nous nous énervons et refusons la foi que nous avons reçue du Seigneur.

La foi que nous avons, même si elle est un don de Dieu, si nous ne l'accueillons pas, comme il se doit, si nous ne l'utilisons pas au moment difficile de la vie, comme une grâce reçue gratuitement, la grâce reçue par cette foi sera considérée, comme ce serviteur qui a caché le talent que son Maître lui a donné.

Quoi qu'il en soit, tout change dans l'amour, l'amour pour le Seigneur, qui s'exprime le mieux dans l'amour pour le prochain. Si cet amour devient lui-même une règle d'or dans notre vie quotidienne, nous serons capables d'accepter même nos ennemis comme nos collaborateurs, et de travailler facilement avec eux, pour une bonne cause. Dans ces actions, de notre humanité, les gestes qui sont purement humains, se transformeront en actes divins. Ce sont les véritables montagnes qui sont devant nous, qui seront déplacées et comme le Seigneur nous le dit, rien ne nous sera impossible.

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

 

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

 

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Publié le 5 Août 2021

Gospel text

(Mk 9,2-10): 

 

Jesus took Peter, James, and his brother John, and led them up a high mountain apart by themselves. And he was transfigured before them, and his clothes became dazzling white, such as no fuller on earth could bleach them. Then Elijah appeared to them along with Moses, and they were conversing with Jesus. Then Peter said to Jesus in reply, “Rabbi, it is good that we are here! Let us make three tents: one for you, one for Moses, and one for Elijah.” He hardly knew what to say, they were so terrified. Then a cloud came, casting a shadow over them; from the cloud came a voice, “This is my beloved Son. Listen to him.” Suddenly, looking around, they no longer saw anyone but Jesus alone with them.

As they were coming down from the mountain, he charged them not to relate what they had seen to anyone, except when the Son of Man had risen from the dead. So they kept the matter to themselves, questioning what rising from the dead meant.

 

The Application

 

 

Away from home and on the mountain' is an invitation for a divine encounter and a very important one, not only to God, but also to all humanity. An encounter of the prophets and the teacher of the law with the Trinity. The transfiguration reveals to us not only how the Triune God works together, but also the need for our cooperation in his saving project. Jesus took Peter, James and John with him. He needs all of us, so that his Kingdom may come.

 

If God invites us to meet Him (away from this world, on the mountain) because He loves us, He has chosen us for a consecration of anointing, to be sent, from His holy NAME, to the world He loves. The temptation is great, "Rabbi, it is good that we are here! Yet we know that the ship is not in port all the time. The revelation of the transfiguration helps these disciples to be true witnesses of the resurrection, a prefiguration of the Lord's death and resurrection. Every grace received multiplies in us the graces to others. Thus, we become the missionaries.

 

They have heard a voice, very strong in gentleness, bringing an important message, so that they understand it and announce it. "This is my beloved Son. Listen to Him" Listen to Him, for in Him I will be glorified, in Him I trust, in Him you will see me. This son is going to die on the Cross and you must learn to give yourself generously, like Him, in love. And you will do it after his death and resurrection, by your own death.

 

 

The message they received was not entirely comprehensible. Yet they will keep it in their hearts and meditate on it. We are called to listen to his Word and meditate on it. May this Word finds its place in our heart and mind, so that we ourselves become the Word of God to our brothers and sisters.

 

Action of day: Listen to your heart

«Rabbi, it is good that we are here!»

 

Fr. Ignasi NAVARRI i Benet

(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

 

Today we celebrate the solemnity of the Transfiguration of the Lord. Mount Tabor, like Mount Sinai, is the place of the proximity to God. It is the prominent space, regarding our daily existence, where we can breathe the pure air of the Creation. It is the place of prayer where we are in the company of the Lord, like Moses and Elijah, who appear with Jesus Transfigured, talking with Him about the Exodus He was about to accomplish at Jerusalem (i.e. his Passover)

“His clothes became dazzling white, such as no fuller on earth could bleach them” (Mk 9:3).This fact symbolizes the purification of the Church. And Peter said to Jesus: "Let us make three tents: one for you, one for Moses, and one for Elijah." (Mk 9:5)" St. Augustine beautifully mentions that Peter thought of the three shelters because he did not yet know the accord between the Law, the Prophecy and the Gospel.

“Then a cloud came, casting a shadow over them; from the cloud came a voice, “This is my beloved Son. Listen to him.” (Mk 9:7). The Transfiguration is not a change in Jesus, but the Revelation of His Divinity. Peter, James and John, while contemplating the Divinity of the Lord, prepare themselves to confront the scandal of the Cross. The Transfiguration is a foretaste of the Resurrection!

"Rabbi, it is good that we are here!" (Mk 9:5). The Transfiguration reminds us that the joys God sows in our life are not points of arrival, but lights He gives us in our earthly pilgrimage so that "only Jesus" may be our Law, and His Word the guideline, joy and blessing of our existence.

May the Virgin Mary help us to live intensely our moments of encounter with the Lord so that we may joyfully follow Him every day, and may she help us to listen and always follow the Lord Jesus till the Passion and the Cross, in order to share His Glory.

 

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Publié le 5 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mc 9,2-10): 

 

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

 

L’Application

 

Loin de chez nous et sur la montagne" est une invitation à une rencontre divine et très importante, non seulement pour Dieu, mais aussi pour toute l'humanité. Une rencontre des prophètes et du maître de la loi avec la Trinité. La transfiguration nous révèle non seulement comment le Dieu trinitaire travaille ensemble, mais aussi la nécessité de notre coopération dans son projet de salut. Jésus a pris avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il a besoin de nous tous, pour que son Royaume vienne.

Si Dieu nous invite à le rencontrer (loin de ce monde, sur la montagne) parce qu'il nous aime, c'est qu'il nous a choisis pour une consécration d'onction, pour être envoyés, de son saint NOM, au monde qu'il aime. La tentation est grande : "Rabbi, c'est bien que nous soyons ici ! Pourtant, nous savons que le navire n'est pas tout le temps au port. La révélation de la transfiguration aide ces disciples à être de véritables témoins de la résurrection, préfiguration de la mort et de la résurrection du Seigneur. Chaque grâce reçue multiplie en nous les grâces aux autres. Ainsi, nous devenons les missionnaires.

Ils ont entendu une voix, très forte dans la douceur, apportant un message important, afin qu'ils le comprennent et l'annoncent. "Ceci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le" Écoutez-le, car en lui je serai glorifié, en lui j'ai confiance, en lui vous me verrez. Ce fils va mourir sur la Croix et vous devez apprendre à vous donner généreusement, comme Lui, par amour. Et vous le ferez après sa mort et sa résurrection, par votre propre mort.

Le message qu'ils ont reçu n'était pas entièrement compréhensible. Pourtant, ils le garderont dans leur cœur et le méditeront. Nous sommes appelés à écouter sa Parole et à la méditer. Que cette Parole trouve sa place dans notre cœur et notre esprit, afin que nous devenions nous-mêmes la Parole de Dieu pour nos frères et sœurs.

 

 

«Rabbi, il est heureux que nous soyons ici!»

 

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet

(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la Transfiguration du Seigneur. Le mont Thabor, comme le mont Sinaï, est un lieu de proximité avec Dieu. C'est un espace élevé par rapport à la vie quotidienne où l'on respire l'air pur de la Création. C'est un lieu de prière où l'on se trouve en présence du Seigneur, comme Moïse et Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l'Exode qui l'attendait à Jérusalem (c'est-à-dire sa Pâque).

"Ses vêtements devinrent resplendissants, très blancs, à tel point que personne sur terre ne serait capable de les blanchir de cette manière (Mc 9,3)". Cet événement symbolise la purification de l'Eglise. Et Pierre dit à Jésus "Nous allons monter trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une autre pour Elie" (Mc 9,5). Saint Augustin a commenté d'une belle manière le fait que Pierre cherchait trois tentes parce qu'il ne connaissait pas encore l'unité entre la Loi, la Prophétie et l'Evangile.

"Alors un nuage se forma et les recouvrit de son ombre et une voix qui venait du nuage dit "Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le" (Mc 9,7). La Transfiguration n'est pas un changement de Jésus mais la Révélation de sa Divinité. Pierre, Saint Jacques et Jean qui contemplent la Divinité du Seigneur se préparent à affronter le scandale de la Croix". La Transfiguration est un avant-goût de la Résurrection !

"Rabbi, c'est une bonne chose que nous soyons ici" (Mc 9,5). La Transfiguration nous rappelle que les joies que Dieu a semées dans la vie ne sont pas une destination mais des lumières qu'Il nous envoie dans notre pérégrination terrestre pour que "seul Jésus" soit notre Loi, et que sa parole soit le critère, la joie et le bonheur de notre existence.

Que la Vierge Marie nous aide à vivre intensément nos moments de rencontre avec le Seigneur pour que nous puissions le suivre chaque jour avec joie, et qu'elle nous aide à toujours écouter et suivre le Seigneur Jésus, jusqu'à la passion et la Croix afin de pouvoir aussi participer à sa Gloire.

 

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Publié le 4 Août 2021

Gospel text

(Mt 16,13-23): 

 

Jesus came to Caesarea Philippi. He asked his disciples, «Who do people say the Son of Man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God». Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven». Then He ordered his disciples not to tell anyone that he was the Christ.

From that day Jesus began to make it clear to his disciples that He must go to Jerusalem; He would suffer many things from the Jewish authorities, the chief priests and the teachers of the Law. He would be killed and be raised on the third day. Then Peter took him aside and began to reproach him, «Never, Lord! No, this must never happen to you». But Jesus turned to him and said, «Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do».

 

The Application

 

Jesus reveals to the world for the first time His passion, death and resurrection. It is in faith that we can understand the economy of salvation proposed by the Lord. Let us be clear that this faith is a gift from God. However, external elements can help us to identify this faith that gives us life. Sometime, we may not be aware, how God works in and through us. Peter himself did not know that it was God Himself who revealed to him that Jesus was the Son of God. Jesus had to reveal this divine work in Peter. God doesn't hesitate to remind us and help us to understand the divine mysteries in us.

 

For this, Jesus invites us to look at the world with an open eye, an eye of faith, for this world itself is an image of God, a divine revelation. To hear and listen to all that the world says about Jesus, even if it is not necessary for our faith, yet humanly they play an important role in our faith formation. From this exteriority, "Who is the Son of Man, according to what men say?", Jesus invites us to our interiority, "And you, what do you say? Who am I to you? It is from this interiority, the disciples are called to announce the Good News.

 

Even though this revelation is total and perfect in itself, we must humbly acknowledge that our commitment is weak and we can easily make mistakes in our discernment, like Peter who will make his reproaches. We need to watch ourselves all the time so that we do not fall into the traps of the devil, who always acts in the name of good, like Peter who wanted the best for his Master, totally contrary to the divine will. If Jesus was hard on Peter, because this thought had its origin in the devil's lie.

 

For me personally Peter's weakness and his election as the head of the Church is a consolation, because in him I also hope for my divine consolation. That is why I would avoid at all costs the murmuring of the people of Israel in the first reading of the day and would not strike the rock twice.  Even if I am mistaken, I can always hope for the guidance of this God who understood Peter's weakness. As Paul says, it is in our weakness that we find the divine strength.

Action of the day: Be ready to choose the Cross, if God so wills.

«You are their king not as God does, but as people do»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Spain)

 

Today, Jesus proclaims Peter very fortunate for his rightful faith declaration: «Peter answered, ‘You are the Messiah, the Son of the living God’. Jesus replied ‘It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven’» (Mt 16:16-17). By this congratulation Jesus promises Peter the primacy of his Church; but, shortly after, He scolds Peter for having a very human and wrong idea of what the Messiah would do: «Then Peter took him aside and began to reproach him, ‘Never, Lord! No, this must never happen to you’. But Jesus turned to him and said, ‘Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do’» (Mt 16:22-23).

We have to be grateful to the evangelists for presenting us the first disciples of Jesus as they actually were: no idealized characters, but people of flesh and blood as ourselves, with their defects and virtues; which gets them closer to us and helps us to see that perfecting ourselves in Christian life is a certain path we all have to follow, for nobody is born knowing all the answers.

As we already know how history goes, let us accept Jesus Christ was the suffering Messiah prophet Isaiah announced who offered his life in the Cross. What is more difficult to accept is that we must keep on presenting his work by following the same path of surrendering, renunciation and sacrifice. Imbued, as we appear to be, with a society that encourages quick success, learning without any effort and in a funny way, and achieving the maximum profit with the least possible strain, it should not surprise us we end up by seeing things more as people do than as God does. Once he received the Holy Spirit, Peter learned where the path he had to follow went through and he lived by this expectation. «World tribulations are full of sadness and empty of any prizes; but those we suffer for God are softened by the hope of an eternal prize» (St. Ephraem).

 

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Publié le 4 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-23): 

 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.

A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Soyons clairs : la foi est un don de Dieu. Cependant, des éléments extérieurs peuvent nous aider à identifier cette foi qui nous fait vivre. Pierre ne savait pas que c'était Dieu lui-même qui lui avait révélé que Jésus était le Fils de Dieu. Il a fallu que Jésus révèle cette œuvre divine en Pierre. Dieu n'hésite pas à nous le rappeler. 

Pour cela, Jésus nous invite à regarder le monde avec un œil ouvert, car ce monde lui-même est une image de Dieu, une révélation divine. A entendre et à écouter tout ce que le monde dit de Jésus, même si ce n'est pas nécessaire à notre foi, et pourtant important. De cette extériorité, " Qui est le Fils de l'homme, selon ce que disent les hommes ? ", Jésus nous invite à notre intériorité, " Et vous, que dites-vous ? Qui suis-je pour vous ? C'est à partir de cette intériorité que les disciples sont appelés à annoncer la Bonne Nouvelle.

Même si cette révélation est totale et parfaite en soi, nous devons reconnaître humblement que notre engagement est faible et que nous pouvons facilement nous tromper dans notre discernement, comme Pierre qui fera ses reproches. Nous devons nous surveiller en permanence afin de ne pas tomber dans les pièges du diable, qui agit toujours au nom du bien, comme Pierre qui voulait le meilleur pour son Maître, totalement contraire à la volonté divine. Si Jésus était dur avec Pierre, cette pensée avait son origine dans le mensonge du diable.

Pour moi personnellement, la faiblesse de Pierre est une consolation, car en lui j'espère aussi ma consolation divine. C'est pourquoi j'éviterais à tout prix les murmures du peuple d'Israël dans la première lecture du jour et ne frapperais pas deux fois le rocher.  Même si je me trompe, je peux toujours espérer la guidance de ce Dieu qui a compris la faiblesse de Pierre.

«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García

(Rubí, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus proclame que Pierre est bienheureux par la justesse de sa profession de foi: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux» (Mt 16,16-17). Dans cette proclamation Jésus promet à Pierre le primat de son Église, mais peu de temps après Il doit le réprimander pour avoir exprimé une idée humaine et fausse du Messie: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,22-23).

Nous devons remercier les quatre évangélistes de nous avoir décrit les premiers disciples tels qu'ils étaient réellement et non pas comme des grands personnages idéalisés, mais comme des hommes en chair et en os, comme nous, avec leurs vertus et leurs défauts, cela nous rapproche d'eux et nous aide à constater que nous devons tous parcourir le chemin de la perfection, car personne n'est parfait à la naissance.

Etant donné que nous connaissons déjà l'histoire de l'Évangile, nous acceptons comme un fait que Jésus soit le Messie annoncé par le prophète Isaïe et qu'Il a donné sa vie pour nous sur la Croix. Par contre, ce que nous avons du mal à accepter c'est que nous aussi nous devons continuer par l'abandon, le renoncement et le sacrifice à faire en sorte que son œuvre soit toujours présente. Nous sommes programmés par une société qui encourage le succès rapide, s'instruire sans le moindre effort et en s'amusant, et tirer profit au maximum de tout en faisant peu, il faut donc pas nous étonner que nous finissions par voir les choses à la manière des hommes et pas comme les voit Dieu. Après avoir reçu l'Esprit Saint, Pierre était conscient par où passait le chemin qu'il devait parcourir et a vécu dans l'espérance. «Les tribulations du monde sont remplies de souffrance et vidées de récompenses; mais celles qu'on endure pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephrem).

 

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Publié le 3 Août 2021

Gospel text

(Mt 15,21-28): 

 

Jesus withdrew to the region of Tyre and Sidon. Now a Canaanite woman came from those borders and began to cry out, «Lord, Son of David, have pity on me! My daughter is tormented by a demon». But Jesus did not answer her, not even a word. So his disciples approached him and said, «Send her away: see how she is shouting after us». Then Jesus said to her, «I was sent only to the lost sheep of the nation of Israel».

But the woman was already kneeling before Jesus and said, «Sir, help me!». Jesus answered, «It is not right to take the bread from the children and throw it to the little dogs». The woman replied, «It is true, sir, but even the little dogs eat the crumbs which fall from their master's table». Then Jesus said, «Woman, how great is your faith! Let it be as you wish». And her daughter was healed at that moment.

 

The Application

 

Immediately after the multiplication of the loaves, we have an explanation of the 'leftovers or crumbs from the table' that will be distributed to those in need. I personally do not see myself as worthy of this bread, (chosen peuple) yet I can claim these crumbs from the table in humility, for God and his graces are for all of us, accessible to all who seek or desire them.

 

 

 

This Canaanite woman is a true image for this world that needs the grace of God, that does not dare to go to the Lord. In Mark's Gospel, it will be the Lord who goes to her. Whatever may be the situation, however, we should humbly accept that the humility and faith are the necessary elements, if we want to take advantage of God's grace.

 

 

 

The Lord's answer helps us to understand the essential of the Christian life; faith. This is not the first time that Jesus recognised the faith of the people. We must ask ourselves, do we have the same faith as the woman who insisted that her request be granted? Her perseverance shows us her recognition of the divine presence in Jesus and her trust in providence. This is why she was able to bow down before the Lord, a total surrender.

 

Action of the day: Deepen your faith.

 

«Woman, how great is your faith!»

 

Fr. Jordi CASTELLET i Sala

(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

 

Today, we often hear the expression “faith has been lost”, and the same people who ask our communities the baptism of their children or the catechesis for their infants or the sacrament of marriage, say it. These words depict the world in a negative way while trying to convince us bygone times were better and that we are now at the end of an stage where there is nothing left for us to say or to do. Evidently, these are basically young people who, in its majority, watch rather sadly how the world has changed from their parents' times, who used to live perhaps a more popular faith, which they have not known how to adapt to. This experience leaves them unsatisfied and without any capacity of reaction when, in fact, they might find themselves at the gates of a new stage they could very well take advantage of.

This passage of the Gospel draws the attention to that Canaanite mother that demands grace for her daughter by recognizing in Jesus the Son of David: «Lord, Son of David, have pity on me! My daughter is tormented by a demon» (Mt 15:22). The Master is surprised: «Woman, how great is your faith!” and He can do nothing but to act in favour of those persons: «Let it be as you wish» (Mt 15:28), although this does not seem to fall within his schedule. However, God's grace is manifested in human realities.

Faith is not a privilege of a few, nor is it the property of those who thing they are so good or of those who have ever been good, and have this social or ecclesial label. God's action precedes any Church's action and the Holy Spirit is already acting upon persons we would have never suspected could bring us a message from God, a request in favour of the needy. St. Leo says: «My beloved, the virtue and wisdom of Christian faith are our love of God and of our neighbour: it does not miss any obligation to any pious works procuring to render God worship due to him and to help our brethren».

 

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Publié le 3 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 15,21-28): 

 

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël».

Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur, reprit-elle; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

 

 

L’Application

 

Immédiatement après la multiplication des pains, nous avons une explication des "restes ou miettes de la table" qui seront distribués à ceux qui en ont besoin.Personnellement, je ne me considère pas comme digne de ce pain (peuple élu), mais je peux réclamer ces miettes de la table avec humilité, car Dieu et ses grâces sont pour nous tous, accessibles à tous ceux qui les cherchent ou les désirent.

Cette Cananéenne est une véritable image pour ce monde qui a besoin de la grâce de Dieu, qui n'ose pas aller vers le Seigneur. Dans l'Évangile de Marc, c'est le Seigneur qui ira vers elle.Quelle que soit la situation, cependant, nous devons accepter humblement que l'humilité et la foi sont les éléments nécessaires, si nous voulons profiter de la grâce de Dieu.

La réponse du Seigneur nous aide à comprendre l'essentiel de la vie chrétienne : la foi. Ce n'est pas la première fois que Jésus reconnaît la foi du peuple. Nous devons nous demander si nous avons la même foi que la femme qui a insisté pour que sa demande soit exaucée. Sa persévérance nous montre qu'elle reconnaît la présence divine en Jésus et qu'elle fait confiance à la providence. C'est pourquoi elle a pu se prosterner devant le Seigneur, un abandon total.

 

«Femme, ta foi est grande»

 

Abbé Jordi CASTELLET i Sala

(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

 

 

Aujourd'hui, nous entendons souvent dire «il n'y a plus de foi», et ce sont les personnes qui demandent à nos communautés de baptiser leurs enfants, de leur enseigner le catéchisme ou de célébrer un mariage qui le disent. Cette façon de parler est une façon de voir le monde de manière négative, comme si les temps passés étaient meilleurs et que nous vivons la fin d'une époque où il n'y a rien de nouveau à dire ni à faire. Il s'agit, bien évidemment, des jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, sont attristés de se rendre compte que le monde a beaucoup changé depuis l'époque de leurs parents qui vivaient, peut-être, une foi plus populaire et ils ont du mal à s'adapter. Or cette expérience les laisse insatisfaits et sans capacité de réaction alors qu'ils sont peut-être à l'aube d'une nouvelle étape dont il faut savoir profiter.

Ce passage de l'Évangile attire l'attention sur une mère de famille de la ville de Canna qui demande la grâce pour sa fille, reconnaissant en Jésus le fils de David: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). Le Maître est surpris par sa foi: «Femme, ta foi est grande», et dans des cas comme ça, Il ne peut qu'agir pour donner satisfaction à ceux qui Lui demandent quelque chose «que tout se fasse pour toi comme tu le veux!» (Mt 15,28) même si cela ne semble pas rentrer dans Ses plans. Nonobstant, la grâce de Dieu se manifeste dans la réalité humaine.

La foi ne constitue pas le patrimoine de quelques-uns, elle n'est pas non plus la propriété privée de ceux qui se croient bons ou de ceux qui l'ont été, qui ont une étiquette sociale ou religieuse. L'action de Dieu précède l'action de l'Église, et le Saint Esprit agit déjà dans le cœur des personnes qui bien que nous ne l'ayons pas soupçonné nous apporteront un message de Dieu, une demande en faveur des plus nécessiteux. Saint Léon disait: «Bien-aimés, la vertu et la sagesse de la foi chrétienne consistent dans l'amour de Dieu et du prochain; celui qui aime à servir Dieu et à secourir son prochain possède toutes les vertus».

 

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Publié le 2 Août 2021

Gospel text

(Mt 14,22-36): 

 

After the crowds have eaten their fill, Jesus obliged his disciples to get into the boat and go ahead of him to the other side, while He sent the crowd away. And having sent the people away, He went up the mountain by himself to pray. At nightfall, He was there alone.

Meanwhile, the boat was very far from land, dangerously rocked by the waves for the wind was against it. At daybreak, Jesus came to them walking on the lake. When they saw him walking on the sea, they were terrified, thinking that it was a ghost. And they cried out in fear. But at once Jesus said to them, «Courage! Don't be afraid. It's me!». Peter answered, «Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water». Jesus said to him, «Come». And Peter got out of the boat, walking on the water to go to Jesus. But, in face of the strong wind, he was afraid and began to sink. So he cried out, «Lord, save me!». Jesus immediately stretched out his hand and took hold of him, saying, «Man of little faith, why did you doubt?». As they got into the boat, the wind dropped. Then those in the boat bowed down before Jesus saying, «Truly, you are the Son of God!».

They came ashore at Gennesareth. The local people recognized Jesus and spread the news throughout the region. So they brought all the sick to him, begging him to let them touch just the fringe of his cloak. All who touched it became perfectly well.

 

The Application

 

Away' is a well-chosen direction for the Lord to be alone with His Father. I invite you also to take this direction, so that we can be alone with the Lord.  We need to spend as much as time possible to be with the Lord, just like Mary, the sister of Martha, to be with Him and listen to Him.

 

In this process to be with the Lord, we are never alone, because God walks with us.  It is He who asks us to take this time of contemplation and prayer. He wishes that we to be with Him and He himself wishes to be with us. We must trust in this divine presence, even if we do not feel it.

 

The more we fix our eyes on the Lord, the more the evils will move away from us. The more we distance ourselves from the Lord, the sooner all the evil will be ours. With the Lord, we will find peace and tranquillity.

 

On our part, we must bring all our brothers and sisters to the Lord, so that they too may savour the goodness and generosity of God. In the face of this wonder, they will bow down to the Lord and give Him the beautiful testimony, like, "Truly, you are the Son of God."

 

Action of the day: Choose the moment to be alone with the Lord.

 

«Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water»

 

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

 

Today, we shall not look at Jesus sleeping on he boat while it sinks, nor rebuking the winds and the waves with a single word, so his disciples may be amazed (cf. Mt 8:23-27). But, today's action is no less disconcerting, whether for his first disciples or for us.

Jesus had obliged his disciples to get into the boat and go ahead of him to the other side; and after the crowds have eaten their fill, He had sent the crowd away. And, then, He went up the mountain by himself to pray. And He remained there alone. (cf. Mt 14:22-23). Without his Master, the disciples were having troubles to face the wind. It was then when Jesus came to them walking on the water.

As plain and simple people would, the disciples were terrified to see him: men do not usually walk over water, so they thought they were seeing a ghost. But they were wrong: it was not an illusion what they were looking at, but the very Lord, who was inviting them —as He did quite often— not to be afraid and trust him to awake their faith in them.

This faith was first demanded to Peter, who said: «Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water» (Mt 14:28). With this words, Peter showed that faith consists of abiding by the word of Christ: he did not say «let me walk on the water» but he just wanted to follow what the very and only Lord could command him to do, to believe the truthfulness of the Master's words.

His doubts, however, made him reel, but they led the other disciples to bow down and confess before their Master: «Truly, you are the Son of God!» (Mt 14:33). «The group of those that already were apostles, but did not yet fully believe, when they saw the waters waving below the Lord's feet and appreciated his steps were firm through the stormy waves (...) they believed Jesus was the true Son of God, and accepted him as such» (St. Ambrose).

 

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Publié le 2 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 14,22-36): 

 

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!».

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

 

L’Application

 

S'éloigner, ou à l'écart" est une direction bien choisie par le Seigneur pour être seul avec son Père. Je vous invite également à prendre cette direction, afin que nous puissions être seuls avec le Seigneur.  Nous devons passer le plus de temps possible à être avec le Seigneur, tout comme Marie, la sœur de Marthe, pour être avec Lui et l'écouter. 

Dans ce processus d'être avec le Seigneur, nous ne sommes jamais seuls, car Dieu marche avec nous.  C'est Lui qui nous demande de prendre ce temps de contemplation et de prière. Il souhaite que nous soyons avec Lui et Lui-même souhaite être avec nous. Nous devons avoir confiance en cette présence divine, même si nous ne la ressentons pas. 

Plus nous fixons notre regard sur le Seigneur, plus les maux s'éloignent de nous. Plus nous nous éloignons du Seigneur, plus vite tous les maux seront à nous. Avec le Seigneur, nous trouverons la paix et la tranquillité. 

De notre côté, nous devons amener tous nos frères et sœurs au Seigneur, afin qu'ils puissent eux aussi savourer la bonté et la générosité de Dieu. Face à cette merveille, ils se prosterneront devant le Seigneur et lui rendront un beau témoignage, du genre : "En vérité, tu es le Fils de Dieu." 

 

«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

 

Abbé Lluc TORCAL

(Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet)

 

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même.

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître.

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

 

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Publié le 1 Août 2021

Gospel text

(Mt 14,13-21): 

 

On hearing the death of John the Baptist, Jesus set out secretly by boat for a secluded place. But the people heard of it, and they followed him on foot from their towns. When Jesus went ashore, He saw the crowd gathered there and He had compassion on them. And He healed their sick.

Late in the afternoon, his disciples came to him and said, «We are in a lonely place and it is now late. You should send these people away, so they can go to the villages and buy something for themselves to eat». But Jesus replied, «They do not need to go away; you give them something to eat». They answered, «We have nothing here but five loaves and two fishes». Jesus said to them, «Bring them here to me».

Then He made everyone sit down on the grass. He took the five loaves and the two fishes, raised his eyes to heaven, pronounced the blessing, broke the loaves and handed them to the disciples to distribute to the people. And they all ate, and everyone had enough; then the disciples gathered up the leftovers, filling twelve baskets. About five thousand men had eaten there besides women and children.

 

The Application

 

Jesus as the new Moses, leading the people from crossing the sea (Jesus walking on the sea), to the desert for 40 years towards the promised land, Jesus going to a deserted place, is always for an encounter with the Father (contemplation), towards the accomplishment of divine will, feeding and leading them towards the Father. In this contemplation, He discovers from a re-reading of the events, the mission entrusted by the Father (action), immediately after the death of John Baptist. It’s a new beginning from the end of an era. We must know, like Jesus, to withdraw from the noise of the day (of past events of life) and learn from Jesus to contemplate the Father, in the present status of life. (A complicated comparison for the application of the gospel)

 

The multiplication of the loaves is a divine work, a sign of the divine presence, a call to meet him, when it is almost evening moments of our life, 'evening has come', says today's Gospel. These signs help us to discover the divine proximity and they invite us to commit ourselves, so that the multiplication of the loaves is perpetuated throughout our lives, by our commitment of these five loaves, though little or small they appear to be. The evening invites us to draw near to the Lord.

 

 

Broken bread is symbolically, God is broken and given to us, a divine rending, so that through this brokenness, we may participate in his divinity. By raising His eyes to heaven holding these bread given by the humanity, He holds us and raises us up to His Father, so that His Father may bless us and we may be made worthy of this Bread from heaven, ( we may be transformed into the body of Christ).

 

 

By giving these loaves to the people, Jesus invites us to give ourselves, by our commitment. If Jesus asked his disciples to pick up the pieces that were left over, let the graces we have received not be wasted or trampled on. They must be preserved, so that, for the glory of God, we give the fruits.

 

Action of the day: Be a bread of life for your brothers and sisters.

«Raised his eyes to heaven»

 

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Spain)

 

Today, the Gospel touches our “mental pockets”... This is why, as in Jesus' times, the voice of the prudent ones can be heard weighing whether this is worth our while. When they saw it was getting late, the disciples, who did not know how to handle the crowd gathered around Jesus, found a reasonable option: «they can go to the villages and buy something for themselves to eat» (Mt 14:15). Little did they expect their Lord and Master to break this sensible advise by telling them: «you give them something to eat» (Mt 14:16).

A popular saying goes: «He who does not count on God, does not know how to count». And it is true, the disciples did not know —neither do we— how to count for they forgot, as we often forget, the most important part of the addition: God himself is always amongst us.

The disciples did their calculation right; they figured out the exact number of loaves and fishes, but how could they possibly divide them amongst such a huge crowd?; this is why they cautiously said: «We have nothing here but five loaves and two fishes» (Mt 14:17). But they did not realize they also had Jesus—true God and true man— among them!

By quoting St. Josemaria Escrivà, it would not do us any harm to remember here that: «It is a good thing in our apostolate —it is in fact an obligation—to figure out our earthly means (2+2=4), but do not ever forget! you must also luckily count on another addend: God +2 +2...». Christian optimism is not based upon the absence of difficulties, of resistance and of personal errors, but upon God who says: «And surely I am with you always, to the very end of the age» (Mt 28:20)

It would be good that both you and I, when facing our own difficulties, and prior to granting a death sentence to the boldness and optimism of the Christian spirit, we could relay upon God. If only we could say along with St. Francis that great prayer: «Wherever there is hate let me put love»; that is, wherever my accounts do not square up, let me rely upon God.

 

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