Publié le 16 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 19,23-30): 

 

Et Jésus dit à ses disciples: «Amen, je vous le dis: un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux. Je vous le répète: il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux». Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient: «Qui donc peut être sauvé?». Jésus les regarda et dit: «Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible».

Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre: alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous?». Jésus leur déclara: «Amen, je vous le dis: quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël. Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des soeurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers».

 

L’Application

 

De temps en temps, on se perd dans le bruit du monde. Le monde voit l'homme en fonction de tout ce qu'il possède ou fait. Un homme riche en biens matériels, et s'il est riche de son intelligence, et encore plus riche de son caractère moral, est considéré comme un état de vie désirable. Même les croyants diront que c'est la bénédiction du Seigneur.

Aujourd'hui, Jésus nous invite à passer en revue notre vie et à voir si nous sommes riches devant Dieu. Certes, nous avons besoin de biens matériels pour vivre notre vie sur terre. Dieu a créé le monde et l'a trouvé bon. Nous y reconnaissons déjà la bonté et la générosité de Dieu, particulièrement dans ces biens matériels.

 Cependant, le Seigneur nous demande de nous libérer de ces biens, afin qu'il puisse nous remplir de sa vie, la vie divine en nous, comme des enfants libres, des enfants de Dieu. Si nous sommes capables de nous abandonner totalement à la providence de Dieu, Dieu nous nourrira de sa générosité. Nous sommes témoins de la façon dont Dieu nourrit tant de personnes (moines), qui vivent encore sur terre, dans la pauvreté matérielle, mais qui sont richement nourries par la générosité des hommes. La pauvreté sur terre, (ne la réduisons pas à la pauvreté matérielle) nous rend riches au ciel, et heureusement nous allons en faire l'expérience ici maintenant sur terre.

«Un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux (…). Qui donc peut être sauvé?»

 

Abbé Fernando PERALES i Madueño

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons la réaction qu'a suscitée, chez ceux qui l'écoutaient, le dialogue entre le jeune riche et Jésus «Qui donc peut être sauvé?» (Mt 19,25). Les paroles que le Seigneur adresse au jeune sont effectivement très dures, elles sont destinées à nous surprendre, à nous réveiller de nos somnolences. Il ne s'agit pas de paroles isolées, qui se trouvent par hasard dans l'Évangile: nous retrouvons le même message vingt fois de suite. Nous devons nous rappeler que Jésus nous alerte des obstacles qui se dressent devant les plus riches pour rentrer dans la vie…

Pourtant, Jésus a aimé et a appelé des hommes riches, sans pour autant leur demander d'abandonner leurs responsabilités. La richesse en soi n'est pas mauvaise, c'est plutôt son origine qui l'est: si elle a été acquise à travers des injustices, ou bien si elle est utilisée de manière égoïste sans prendre en compte les défavorisés, ou encore si elle ferme le cœur aux vraies valeurs spirituelles (où le besoin de Dieu n'existe pas).

«Qui donc peut être sauvé?». Jésus répond: «Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible». (Mt 19,26). —Seigneur tu sais bien comme les hommes sont habiles pour atténuer Ta parole. Je dois te dire Seigneur, aide-moi! Convertis mon cœur!

Après le départ du jeune riche, qui s'en va triste car il est attaché à ses richesses, Pierre prend la parole et dit: —Seigneur, permets à ton Église et à tes disciples d'être capables de tout laisser pour Toi.

«Amen, je vous le dis: quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire» (Mt 19,28). Déjà ta pensée se dirige vers ce jour, vers ce futur. Tu es un homme qui va vers la fin du monde, vers la plénitude de l'homme. Quand ce moment sera venu, Seigneur, tout sera nouveau, renouvelé et beau.

Jésus nous dit: —Vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël, …recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (cf Mt 19,28-29).

L'avenir que Tu promets aux tiens, à ceux qui t'ont suivi en surmontant tous les obstacles, est un avenir heureux, c'est la vie en abondance, la plénitude divine.

—Merci Seigneur, conduis-moi à ce jour!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 15 Août 2021

Gospel text

(Mt 19,16-22): 

 

A young man approached him and asked, «Master, what good work must I do to receive eternal life?». Jesus answered, «Why do you ask me about what is good? Only one is Good. If you want to enter eternal life, keep the commandments». The young man said, «Which commandments?». Jesus replied, «Do not kill, do not commit adultery, do not steal, do not bear false witness, honor your father and mother, and love your neighbor as yourself». The young man said to him, «I have kept all these commandments, what is still lacking?». Jesus answered, «If you wish to be perfect, go and sell all that you possess and give the money to the poor and you will become the owner of a treasure in heaven. Then come back and follow me». On hearing this answer, the young man went away sad for he was a man of great wealth.

 

The Application

 

Many of us are like this young man ask very good question and sometime to the right person and in the right time, without knowing that the answer for our question solely lies very deep into ourselves, in our own interiority. Observance of the rules and regulations, thinking good and doing good, may certainly give some sincere consolation to our soul which search for peace and inner serenity. At the same time, when this is done in love and charity, keeping an inclusive approach, making our brothers and sisters part of our journey, sharing what we have with a generous heart, will transform our simple human goodness into divine accomplishment.

Very sadly, the young didn’t wish to go beyond this human goodness, while searching for divine realities. That is why the young man went away sad, unable to discover in his great possessions the true divine love and his duty towards his brothers and sisters. Many of us are like that man who looks outside himself for a solution to his daily problems, including his search for the eternal good. Jesus sends him back to his inner self, so that he may discover within himself the good that God has already granted him.  A heart filled with compassion and love.

 

 

 

It is not enough to ask a good question, such as, "Master, what good must I do to have eternal life? We must know how to search, to look for where we have lost it. Man has lost it in his possessions which he has accumulated, from time to time, in a very fair way, without any use, neither for him nor of any need for others. It is good to hear from the Lord, "If you want to be perfect, go, sell what you have, give it to the poor, and you will have treasure in heaven. Then come, follow me". It is in this outflow of those goods that you have accumulated all your life that your heart will be filled with divine grace. Just like the man who will sell all that he had, to possess a precious pearl, we need to sell such precious elements of life and every good things that we have within ourselves, to be filled with divine elements, and to feel and sense the divine accompanying presence in our daily life.

 

Action of the day: Courage! Be ready to empty yourselves.

«What good work must I do to receive eternal life?»

 

Fr. Óscar MAIXÉ i Altés

(Roma, Italy)

 

Today, the liturgy of the Word submits to our consideration the famous passage of the rich young man, that young man that did not succeed in reacting to the eye-beaming look Jesus Christ cast at him (cf. Mk 10:21). St. John Paul II reminds us that we can recognize in that young man all those that approach Jesus Christ by asking him about the meaning of their own lives: «Master, what good work must I do to receive eternal life?» (Mt 19:16). His Holiness comments that «Jesus' interlocutor feels there is a connection between the moral sense and the fulfillment of his own destiny».

Today, too, how many ask themselves that same question! If we look around us, we may think there are not that many who can see beyond, or, perhaps, that the 21st century man does not need that type of questions, being the answers are no good enough for him.

Jesus answers him: «Why do you ask me about what is good? Only one is Good. If you want to enter eternal life, keep the commandments» (Mt 19:17). It is not only quite legitimate to wonder about the beyond, about the meaning of life, but... we must do it! The young man has asked what he must do to receive eternal life, and Jesus Christ has answered that he must be good.

For some, or for many —it does not really matter— now a days it may seem impossible “to be good”... Or it may seem something with little sense: a piece of nonsense, in fact! But, today, as well as twenty centuries ago, Jesus Christ keeps on reminding us that to enter eternal life we must keep the Commandments of the Law of God: it is not the “A” mark we can aim to, but the only way for us to resemble God so that we may enter in the eternal life hand in hand with our Father-God. Actually, «Jesus teaches us that the commandments are not to be understood as a minimum limit we should not exceed, but rather as an open path leading to a moral and spiritual way of perfection, whose most intimate impulse is love» (St. John Paul II).

 

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Publié le 15 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 19,16-22): 

 

Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -«Lesquels?», lui dit-il. Jésus reprit: «Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi: Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Le jeune homme lui dit: «Tout cela, je l'ai observé: que me manque-t-il encore?». Jésus lui répondit: «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

 

L’Application

 

Les lectures d'aujourd'hui nous montrent que la fidélité aux enseignements divins (des écritures sacrées) nous apportera non seulement la stabilité dans la vie, mais aussi la paix et la joie. C'est dans cette fidélité que nous apprendrons à nous aimer les uns les autres, comme Jésus nous a aimés. Une fidélité à la loi divine, qui s'écarte de l'amour divin et manque d'humanité, nous fera plonger dans la rigidité et l'arrogance, sans la miséricorde, qui est essentielle dans la pratique de la loi, ni rendre un culte digne à ce Dieu qui nous aime.

C'est pourquoi le jeune homme est parti triste, incapable de découvrir dans ses grands biens le véritable amour divin et le devoir envers ses frères et sœurs. Beaucoup d'entre nous sont comme cet homme qui cherche à l'extérieur de lui-même une solution à ses problèmes quotidiens, y compris dans sa recherche du bien éternel. Jésus le renvoie à son intérieur, afin qu'il découvre en lui-même le bien que Dieu lui a déjà accordé.  

Il ne suffit pas de poser une bonne question, comme : «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?». Il faut savoir chercher, chercher là où nous l'avons perdu. L'homme l'a perdue dans ses biens qu'il a accumulés, de temps en temps, de façon très juste, sans aucune utilité, ni pour lui ni pour les autres. Il est bon d'entendre le Seigneur dire : «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi». C'est dans cet écoulement des biens que vous avez accumulés toute votre vie que votre cœur sera rempli de la grâce divine.  

«Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?»

 

Abbé Óscar MAIXÉ i Altés

(Roma, Italie)

 

Aujourd'hui, la liturgie nous donne à considérer le fameux passage du jeune riche, ce jeune qui n'a pas su quoi répondre face au regard plein d'amour avec lequel l'a fixé le Christ (cf Mc 10,21). Saint Jean Paul II nous rappelle que dans ce jeune nous pouvons reconnaître tout homme qui s'approche du Christ pour lui demander quel est le sens de sa propre vie: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?» (Mt 19,16). Le Pape explique que l'interlocuteur de Jésus a l'intuition qu'il existe une connexion entre le bien moral et l'accomplissement total de sa destinée.

Aujourd'hui aussi, combien de personnes se posent cette même question! Si nous regardons autour de nous, nous pouvons peut-être croire que le nombre de personnes qui voient au-délà est peu nombreux, ou nous pensons que l'homme du 21e siècle n'a pas besoin de se poser ces questions puisque les réponses qu'on lui donnera ne lui serviront à rien.

Jésus répond «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19,17). Ce n'est pas uniquement juste de se poser des questions sur l'au-délà, sur le sens de la vie, mais il est même indispensable de le faire! Le jeune homme demande à Jésus ce qu'il doit faire pour atteindre la vie éternelle et le Christ lui répond qu'il faut être bon.

De nos jours, pour certains, pour beaucoup, enfin peu importe, il semble impossible d'être bon. Ou alors ils considèrent que ça n'a pas de sens: quelle sottise! Aujourd'hui comme il y a 20 siècles, le Christ continue à nous rappeler que pour entrer dans la vie éternelle il faut obéir aux commandements de la loi de Dieu: il ne s'agit pas d'un aboutissement ou d'une finalité en soi mais c'est le chemin que doit prendre l'homme afin de ressembler à Dieu et ainsi pouvoir accepter des mains de son Dieu-Père la vie éternelle. En effet, «Jésus nous montre que les commandements ne doivent pas être compris comme une limite minimum qu'il ne faut pas dépasser, mais comme un sentier ouvert sur un chemin moral et spirituel de perfection dont le moteur intérieur est l'amour» (Saint Jean-Paul II).

 

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Publié le 15 Août 2021

Today we celebrate one of the greatest Marian feasts. In truth, this is our feast, for in her God reveals to us all that we can expect from God. By looking at Mary, we learn about the graces that God generously offers us. Mary helps us to discover God and teach us how we can respond positively to the divine expectations.

 

Yet, a woman full of sunshine, a woman full of light, among her adversaries who expect to devour her child, her hope, she  by God's grace, will run with Joseph, towards the direction God will show her, without knowing that she is accomplishing all that prophets have already prophesised. Like Mary who protected her child, the child God, she will protect us, her spiritual children, the children of God, especially through her intersession.

 

Since we are her children, it is natural that we imitate Mary's humanity, which we share in our own humanity. Imitation of Jesus, while not impossible, we recognise that it is difficult. On the other hand, the imitation of Mary, we must recognise, is not simply a possibility, but our humanity, by its very nature, facilitates it and makes us to participate in it.  While celebrating this great feast, we are called to imitate her, particularly her docility to the Word of God, and the way she responded to God, in her humanity.

Let us look at her humanity  and let us imitate her.

 

His readiness.

Her Yes, did not take long. She simply had to hear God to respond, 'This is the Lord's servant. We see it even in her personal and family relationship. As soon as she hears the good news of her cousin, she already sees how much she can bring to Elizabeth. We find in her a particular hurry, hurry to help and to be with.

She brings peace and joy

Her presence in daily life brings peace and joy to the people around her. All were joyful. The source of this joy, of course, is not Mary. She is aware of this truth, for Elizabeth, moved by the Holy Spirit, recognises in her cousin the Mother of God. Even if the source of joy is the same, the reason is quite different. Since joy springs from the hearts of men, and the heart of each person is unique, each of us must find the reason for our joy within ourselves, deep within our heart and mind.  "Blessed is she who believed that the words spoken to her by the Lord would be fulfilled.  Mary was happy, because she was able believe and to accomplish everything the Angel asked of her. It is in the doing the will of the Father that Jesus found the joy.

 

A woman connected

She is connected to history, the history of the people of Israel, her people, and she actively participates in it, thinking that everything God has done in history, He has done it for her. The wonders done in history are part of her own history. She remembers all that God has done for her people. A look of gratitude and thanksgiving. By looking at the life of the people of Israel, she shows us a God full of mercy and full of love. A God close to the people. In this contemporary world, it’s not enough that we are connected ion Facebook and Instagram, more importantly to people and to our own history.

 

Understanding God's time.

She participated in the hope of the people, a people waiting for their Saviour, without knowing that God had already chosen and consecrated him. God takes His own time and she was able to give him the time God wanted. God told her, that was enough. A Lady filled with patience and perseverance. Even if all that was promised was not visible and palpable, for Mary everything was OK. Her YES was final and definitive.  The Gospel of Luke makes this clear to us when it says that she kept everything in her heart and meditated on it.

Dear brothers and sisters, while celebrating this great feast day, shall we make one of her qualities as ours and learn from her to listen to the Word of God and put it into practice?

 

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Publié le 13 Août 2021

Gospel text

(Mt 19,13-15): 

 

Little children were brought to Jesus that He might lay his hands on them with a prayer. But the disciples scolded those who brought them. Jesus then said, «Let them be! Do not stop the children from coming to me, for the kingdom of heaven belongs to people such as these». So Jesus laid his hands on them and went his way.

 

The Application

 

Life has plenty to offer to us. When something is pleasing to us and greeble to our way of looking at life, we are taught to choose it as ours. It’s here that the people of Israel have failed by choosing the foreign Gods, forgetting the salvation history. It is in our search of Good that we end up in doing what is not good. We need good leaders like in the first reading, who will lead the people to the right direction. We need to choose also the right leader, who can lead us to Christ, not those who seperate us from the Lord. 

Today, Jesus invites us to make an evaluation of discernments and actions, which are in truth against God’s will, just like the disciples were blocking the children coming closer to Jesus. Jesus is asking us, not to be stumbling block to the people seek the Lord. Some of them are strong and others are weak. 

All those who come to us, are God's children, so that we may respond positively, fulfilling the divine will in them, in the place of their God (our God) who loves them so much. Maximilian Kolbe was able to respond positively to the cry of one of the totally unknown prisoners. For Franciszek Gajowniczek, this priest was not only sent from the Father, he was God, life.

 

 

My dear friends, these are the friends of God, the beloved of the Father, who are crying for our support and help. We are sent to these people, to lead them towards Christ, not to block them. Let us learn to imitate Jesus and bless them. In this blessing, let us add our humanity, for the world needs it. It was in our humanity that God expressed his divinity in the incarnation. Can we be this incarnate?

 

Action of the day: Bring all to Christ.

«Little children were brought to Jesus that He might lay his hands on them with a prayer»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, we are given to contemplate a scene that, unfortunately, is a very real one now-a-days: «Little children were brought to Jesus that He might lay his hands on them with a prayer. But the disciples scolded those who brought them» (Mt 19:13). Children are especially loved by Jesus; but we, with our typical and characteristic reasoning of “adult people”, do not let them get close to Jesus and to the Father: —When they grow up, if they wish, they will choose...! What a great mistake!

The poor ones, that is, those needy, those who have nothing, are the object of a special predilection by the Lord. And children, infants, are indeed very “poor”. They are poor in age; they are poor in formation... They are defenseless. This is why, the Church —our “Mother”— has decided that parents should bring their children as soon as possible to the baptism, so that the Saint Spirit may inhabit in their souls and they may join the warmth of the community of believers. This is how it is stated by the Catechism of the Catholic Church as well as by the Code of Canon Law, legislators of a maximum rank of the Church (which, as any other community, must have its own legislation).

But no! when they are grown up! This way to proceed is a piece of nonsense. Otherwise, we can ask ourselves: —What will this child eat? What his mother will give him without specifying what he would prefer. —Or, what language will the child speak? The same as his parents (in other words, the child will never be able to choose any other language). —Which school will this child attend to? Wherever his parents will decide to take him, without waiting for him to define which studies will he prefer...

—What did Jesus eat? What his Mother, Mary, gave him. —What language did Jesus speak? His parents'. —What religion did Jesus Infant learn and practice? That of his parents, Judaism. Afterwards, as an adult, thanks to the formation his parents had given him, He founded a new religion...
But, first, that of his parents, naturally.

 

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Publié le 13 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 19,13-15): 

 

Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

 

L’Application

 

Un jour, un des prêtres de Toulouse m'a dit : il ne faut jamais fixer le robinet à la source. Cette phrase a eu un tel impact sur moi que j'essaie autant que possible de répondre positivement aux besoins des personnes qui viennent à moi.

Tous sont des enfants de Dieu, qui viennent à nous, pour que nous répondions positivement à la place de leur Dieu qui les aime tant. Maximilien Kolbe a su répondre positivement au cri d'un des prisonniers totalement inconnu. Pour Franciszek Gajowniczek, il n'était pas seulement l'envoyé du Père, il était Dieu, la vie.

Mes amis, ce sont les amis de Dieu, les bien-aimés du Père. Nous sommes envoyés vers ces personnes. Apprenons à imiter Jésus et à les bénir. Dans cette bénédiction, ajoutons notre humanité, car le monde en a besoin. C'est dans notre humanité que Dieu a exprimé sa divinité dans l'incarnation. Pouvons-nous être cet incarné?

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.

 

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Publié le 12 Août 2021

Gospel text

(Mt 19,3-12): 

 

Some Pharisees approached Jesus. They wanted to test him and asked, «Is a man allowed to divorce his wife for any reason he wants?». Jesus replied, «Have you not read that in the beginning the Creator made them male and female, and he said: ‘Man has now to leave father and mother, and be joined to his wife, and the two shall become one body’? So they are no longer two but one body; let no one separate what God has joined».

They asked him, «Then, why did Moses command us to write a bill of dismissal in order to divorce?». Jesus replied, «Moses knew your stubborn heart, so he allowed you to divorce your wives, but it was not so in the beginning. Therefore I say to you: whoever divorces his wife, unless it be for concubinage, and marries another, commits adultery».

The disciples said, «If that is the condition of a married man, it is better not to marry». Jesus said to them, «Not everybody can accept what you have just said, but only those who have received this gift. Some are born incapable of marriage. Some have been made that way by others. But there are some who have given up the possibility of marriage for the sake of the kingdom of heaven. Let the one who can accept it, accept it».

 

The Application

 

It is not a question of marriage or celibacy, but knowing and accomplishing  the divine will. Let no man put himself against the divine will.

 

God wants man to live his life together to the full and to share his life with others, so that they can live their lives to its fullness. This fullness of life is possible, not in a life of solitude, but in a life of communion, not in separation, but in union.

 

Within this divine desire of living together, there is also celibacy, a life totally dedicated to the fulfilment of God's will, a life in God, together with God, not a life alone. Jesus teaches us that we cannot appropriate the mission, rather, we must learn to accept it, as something confined to our responsibility. God entrusts us with the mission, that He himself wishes to do. For this, he calls us, he anoints us and he sends us, as St. Paul tells us.

 

In the first reading we read about this salvation story, where God was at the heart of the story. It was God who animated and directed the people. God invites us to be aware of this truth, and to live our mission fully in obedience and faithfulness.

 

Action of the day: Remain with and in God.

«Let no one separate what God has joined»

 

Fr. Roger J. LANDRY

(Hyannis, Massachusetts, United States)

 

Today, Jesus responds to his contemporaries questions about the true meaning of marriage by underlining its indissolubility.

His answer, however, also provides the adequate foundation for Christians to respond to those whose stubborn hearts have made them seek to extend the definition of marriage to homosexual couples.

In taking marriage back to God's original plan, Jesus underlines four things relevant to why only one man and one woman can be joined in marriage:

1) «In the beginning, the Creator made them male and female» (Mt 19:4). Jesus teaches that there is great meaning to our masculinity and femininity in God's plan. To ignore it is to ignore who we are.

2) «Man has now to leave father and mother and be joined to his wife» (Mt 19:5). God's plan is not that a man leave his parents and cling to whomever he wishes, but to a wife.

3) «The two shall become one body» (Mt 19:5). This bodily union goes beyond the short-lived physical union that occurs in the act of making love. It points toward the lasting union that happens when man and woman, through making love, actually procreate a child who is the perduring marriage or union of their bodies. It is obvious that man and man, and woman and woman, cannot become one body in this way.

4) «Let no one separate what God has joined» (Mt 19:6). God himself has joined man and woman in marriage and whenever we try to divide what he has joined, we do so at our own and all of society's expense.

In his catecheses on Genesis, Pope John Paul II said: «In his answer to the Pharisees, Christ put forward to his interlocutors the Total vision of man, without which no adequate answer can be given to questions connected with marriage». Each of us is called to be the “echo” of this Word of God in our own day.

 

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Publié le 12 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 19,3-12): 

 

Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!».

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».

 

L’Application

 

Il ne s'agit pas de mariage ou de célibat, mais de connaître et d'accomplir la volonté divine. Que personne ne s'oppose à la volonté divine.

Dieu veut que l'homme vive pleinement sa vie commune et qu'il partage sa vie avec les autres, afin qu'ils puissent vivre leur vie en plénitude. Cette plénitude de vie est possible, non dans une vie de solitude, mais dans une vie de communion, non dans la séparation, mais dans l'union.

Dans ce désir divin de vivre ensemble, il y a aussi le célibat, une vie totalement consacrée à l'accomplissement de la volonté de Dieu, une vie en Dieu, avec Dieu, et non une vie solitaire. Jésus nous enseigne que nous ne pouvons pas nous approprier la mission, mais que nous devons apprendre à l'accepter, comme quelque chose qui relève de notre responsabilité. Dieu nous confie la mission qu'il veut lui-même accomplir. Pour cela, il nous appelle, il nous oint et il nous envoie, comme nous le dit saint Paul.

Dans la première lecture, nous avons lu cette histoire du salut, où Dieu était au cœur de l'histoire. C'est Dieu qui a animé et dirigé le peuple. Dieu nous invite à prendre conscience de cette vérité, et à vivre pleinement notre mission dans l'obéissance et la fidélité.

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

 

Abbé Roger J. LANDRY

(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

 

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci.

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels.

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes.

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse.

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon.

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société.

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21—19,1): 

 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais!, je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

 

L’Application

 

Si la question est posée autrement : combien de fois dois-je aimer mes frères et sœurs, alors nous pouvons nous-mêmes répondre facilement à cette question. Pour moi personnellement, le pardon est l'autre facette de l'amour. Jésus s'adresse à ses disciples, et la réponse s'applique à tous ceux qui aiment Jésus. Si nous sommes amoureux de Jésus, alors ce qu'il dit doit faire partie de notre vie.

 

La parabole affirme que l'amour et la miséricorde de Dieu ne sont pas quelque chose que nous allons recevoir, mais plutôt ce que nous avons déjà reçu. La première lecture nous donne une partie de l'histoire du salut, et comment l'héritage de Moïse est transmis. Plus nous prenons conscience de ce que Dieu nous a donné dans notre histoire, plus notre capacité à nous adapter à la nouveauté de la vie sera grande. Une fois que nous aurons pris conscience de ce que Dieu nous a fait, nous serons prêts à lui rendre la pareille avec gratitude. Notre amour et notre pardon ne consistent pas à recevoir en retour, mais à rendre ce que nous avons déjà reçu de Dieu. La parabole d'aujourd'hui nous invite à prendre conscience de la miséricorde et de l'amour divins que nous avons reçus de Dieu et à rendre la même chose à nos frères et sœurs.

 

C'est dans ce don que nos frères et sœurs découvriront l'amour et la miséricorde divine. Si nous ne rendons pas ce que nous avons déjà reçu, comment la présence de Dieu sera-t-elle ressentie par nos frères et sœurs ? Soyons missionnaires de la miséricorde divine, et en tant que peuple de Dieu, nous devons être conscients de cette responsabilité et agir divinement dans notre humanité.

«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?»

 

Abbé Joan BLADÉ i Piñol

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter?

Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29). Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour. La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage). Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité. La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec miséricorde. Être patient équivaut à se dominer soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes.

La patience est une vertu chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts. Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal! Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

 

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Publié le 11 Août 2021

Gospel text

(Mt 18,21—19,1): 

 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times. This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt.

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for-give your brother or sister».

When Jesus had finished this teaching, He left Galilee and arrived at the border of Judea, on the other side of the Jordan River.

 

The Application

 

If the question is asked another way as, how many time should I love my brothers and sisters, then we ourselves could answer this question easily. For me personally, forgiveness is the other side of love. Jesus is addressing his disciples, and the answer applies to all those who love Jesus. If we are in love with Jesus, then what he says has to be part of our life.

The parable affirms that God’s love and mercy are not something that we are going to receive, rather what we have already received. The first reading gives us a part of the salvation history, and how Moses’ legacy is taken forward. The more we become aware of what God has given to us in our history, the better will be our capacity to adjust to the newness of life. Once we are aware, what God has done to us, we will be ready to give back to God with gratitude. Our loving and forgiving is not to receive back, rather give back what we have already received from God. Today’s parable invites us to be aware of the divine mercy and love that we have received from God and return the same to our brothers and sisters.

 

It is in this giving that our brothers and sisters will discover the divine love and mercy. If we fail to give back what we have already received, then how God’s presence will be felt by our brothers and sisters. We as God’s people be aware of this responsibility and act in our humanity divinely.

 

Action of the day: Act divinely in your humanity.

«Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?»

 

Fr. Joan BLADÉ i Piñol

(Barcelona, Spain)

 

Today, asking «how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?» (Mt 18:21), may mean: —These persons I love so much also have their little ways and whims that bother me; day after day, they pester me every five minutes; they do not speak to me... Lord, how long am I supposed to put up with them?

And Jesus answers with the lesson of the patience. Actually, both colleagues coincide when they say: «have patience» (Mt 18:26-29). But, while the intemperance of the wicked one, strangling his companion for a few silver coins, provokes his moral and economic ruin, the king's patience, while saving the debtor, his family and his goods, magnifies the monarch's personality and generates the confidence of his court. The king's reaction in Jesus' words reminds us the Psalm that goes: «But you are willing to forgive, so that you might be honored» (Ps 130:4).

Evidently, we have to oppose to injustice, and energetically, if at all necessary, (otherwise, it would be a sign of apathy or cowardice). But indignation is healthy only when there is no selfishness, nor wrath, nor any nonsense, but our straight desire to fight for the truth. The authentic patience brings us to put up mercifully with contradiction, weakness, inconveniences, unreasonable persons or events. To be patient is tantamount to dominate oneself. Susceptible or violent persons cannot be patient because they neither take their time reflect about anything nor can they dominate themselves.

Patience is a Christian virtue because is a part of the message from the Kingdom of Heaven, and it is forged on the experience we all have defects. If Paul exhorts us to put on a heart of patience with one another (cf. Col 3:12-13), Peter reminds us that the Lord's patience offers us the chance of salvation (cf. 2Pet 3:15).

For, how many times has God's patience forgiven us in the confessionary?
Seven times? Seventy seven times, seven? Maybe more!

 

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