Publié le 2 Août 2021

Gospel text

(Mt 14,22-36): 

 

After the crowds have eaten their fill, Jesus obliged his disciples to get into the boat and go ahead of him to the other side, while He sent the crowd away. And having sent the people away, He went up the mountain by himself to pray. At nightfall, He was there alone.

Meanwhile, the boat was very far from land, dangerously rocked by the waves for the wind was against it. At daybreak, Jesus came to them walking on the lake. When they saw him walking on the sea, they were terrified, thinking that it was a ghost. And they cried out in fear. But at once Jesus said to them, «Courage! Don't be afraid. It's me!». Peter answered, «Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water». Jesus said to him, «Come». And Peter got out of the boat, walking on the water to go to Jesus. But, in face of the strong wind, he was afraid and began to sink. So he cried out, «Lord, save me!». Jesus immediately stretched out his hand and took hold of him, saying, «Man of little faith, why did you doubt?». As they got into the boat, the wind dropped. Then those in the boat bowed down before Jesus saying, «Truly, you are the Son of God!».

They came ashore at Gennesareth. The local people recognized Jesus and spread the news throughout the region. So they brought all the sick to him, begging him to let them touch just the fringe of his cloak. All who touched it became perfectly well.

 

The Application

 

Away' is a well-chosen direction for the Lord to be alone with His Father. I invite you also to take this direction, so that we can be alone with the Lord.  We need to spend as much as time possible to be with the Lord, just like Mary, the sister of Martha, to be with Him and listen to Him.

 

In this process to be with the Lord, we are never alone, because God walks with us.  It is He who asks us to take this time of contemplation and prayer. He wishes that we to be with Him and He himself wishes to be with us. We must trust in this divine presence, even if we do not feel it.

 

The more we fix our eyes on the Lord, the more the evils will move away from us. The more we distance ourselves from the Lord, the sooner all the evil will be ours. With the Lord, we will find peace and tranquillity.

 

On our part, we must bring all our brothers and sisters to the Lord, so that they too may savour the goodness and generosity of God. In the face of this wonder, they will bow down to the Lord and give Him the beautiful testimony, like, "Truly, you are the Son of God."

 

Action of the day: Choose the moment to be alone with the Lord.

 

«Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water»

 

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

 

Today, we shall not look at Jesus sleeping on he boat while it sinks, nor rebuking the winds and the waves with a single word, so his disciples may be amazed (cf. Mt 8:23-27). But, today's action is no less disconcerting, whether for his first disciples or for us.

Jesus had obliged his disciples to get into the boat and go ahead of him to the other side; and after the crowds have eaten their fill, He had sent the crowd away. And, then, He went up the mountain by himself to pray. And He remained there alone. (cf. Mt 14:22-23). Without his Master, the disciples were having troubles to face the wind. It was then when Jesus came to them walking on the water.

As plain and simple people would, the disciples were terrified to see him: men do not usually walk over water, so they thought they were seeing a ghost. But they were wrong: it was not an illusion what they were looking at, but the very Lord, who was inviting them —as He did quite often— not to be afraid and trust him to awake their faith in them.

This faith was first demanded to Peter, who said: «Lord, if it is you, command me to come to you walking on the water» (Mt 14:28). With this words, Peter showed that faith consists of abiding by the word of Christ: he did not say «let me walk on the water» but he just wanted to follow what the very and only Lord could command him to do, to believe the truthfulness of the Master's words.

His doubts, however, made him reel, but they led the other disciples to bow down and confess before their Master: «Truly, you are the Son of God!» (Mt 14:33). «The group of those that already were apostles, but did not yet fully believe, when they saw the waters waving below the Lord's feet and appreciated his steps were firm through the stormy waves (...) they believed Jesus was the true Son of God, and accepted him as such» (St. Ambrose).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 2 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 14,22-36): 

 

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!».

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

 

L’Application

 

S'éloigner, ou à l'écart" est une direction bien choisie par le Seigneur pour être seul avec son Père. Je vous invite également à prendre cette direction, afin que nous puissions être seuls avec le Seigneur.  Nous devons passer le plus de temps possible à être avec le Seigneur, tout comme Marie, la sœur de Marthe, pour être avec Lui et l'écouter. 

Dans ce processus d'être avec le Seigneur, nous ne sommes jamais seuls, car Dieu marche avec nous.  C'est Lui qui nous demande de prendre ce temps de contemplation et de prière. Il souhaite que nous soyons avec Lui et Lui-même souhaite être avec nous. Nous devons avoir confiance en cette présence divine, même si nous ne la ressentons pas. 

Plus nous fixons notre regard sur le Seigneur, plus les maux s'éloignent de nous. Plus nous nous éloignons du Seigneur, plus vite tous les maux seront à nous. Avec le Seigneur, nous trouverons la paix et la tranquillité. 

De notre côté, nous devons amener tous nos frères et sœurs au Seigneur, afin qu'ils puissent eux aussi savourer la bonté et la générosité de Dieu. Face à cette merveille, ils se prosterneront devant le Seigneur et lui rendront un beau témoignage, du genre : "En vérité, tu es le Fils de Dieu." 

 

«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

 

Abbé Lluc TORCAL

(Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet)

 

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même.

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître.

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

 

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Publié le 1 Août 2021

Gospel text

(Mt 14,13-21): 

 

On hearing the death of John the Baptist, Jesus set out secretly by boat for a secluded place. But the people heard of it, and they followed him on foot from their towns. When Jesus went ashore, He saw the crowd gathered there and He had compassion on them. And He healed their sick.

Late in the afternoon, his disciples came to him and said, «We are in a lonely place and it is now late. You should send these people away, so they can go to the villages and buy something for themselves to eat». But Jesus replied, «They do not need to go away; you give them something to eat». They answered, «We have nothing here but five loaves and two fishes». Jesus said to them, «Bring them here to me».

Then He made everyone sit down on the grass. He took the five loaves and the two fishes, raised his eyes to heaven, pronounced the blessing, broke the loaves and handed them to the disciples to distribute to the people. And they all ate, and everyone had enough; then the disciples gathered up the leftovers, filling twelve baskets. About five thousand men had eaten there besides women and children.

 

The Application

 

Jesus as the new Moses, leading the people from crossing the sea (Jesus walking on the sea), to the desert for 40 years towards the promised land, Jesus going to a deserted place, is always for an encounter with the Father (contemplation), towards the accomplishment of divine will, feeding and leading them towards the Father. In this contemplation, He discovers from a re-reading of the events, the mission entrusted by the Father (action), immediately after the death of John Baptist. It’s a new beginning from the end of an era. We must know, like Jesus, to withdraw from the noise of the day (of past events of life) and learn from Jesus to contemplate the Father, in the present status of life. (A complicated comparison for the application of the gospel)

 

The multiplication of the loaves is a divine work, a sign of the divine presence, a call to meet him, when it is almost evening moments of our life, 'evening has come', says today's Gospel. These signs help us to discover the divine proximity and they invite us to commit ourselves, so that the multiplication of the loaves is perpetuated throughout our lives, by our commitment of these five loaves, though little or small they appear to be. The evening invites us to draw near to the Lord.

 

 

Broken bread is symbolically, God is broken and given to us, a divine rending, so that through this brokenness, we may participate in his divinity. By raising His eyes to heaven holding these bread given by the humanity, He holds us and raises us up to His Father, so that His Father may bless us and we may be made worthy of this Bread from heaven, ( we may be transformed into the body of Christ).

 

 

By giving these loaves to the people, Jesus invites us to give ourselves, by our commitment. If Jesus asked his disciples to pick up the pieces that were left over, let the graces we have received not be wasted or trampled on. They must be preserved, so that, for the glory of God, we give the fruits.

 

Action of the day: Be a bread of life for your brothers and sisters.

«Raised his eyes to heaven»

 

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Spain)

 

Today, the Gospel touches our “mental pockets”... This is why, as in Jesus' times, the voice of the prudent ones can be heard weighing whether this is worth our while. When they saw it was getting late, the disciples, who did not know how to handle the crowd gathered around Jesus, found a reasonable option: «they can go to the villages and buy something for themselves to eat» (Mt 14:15). Little did they expect their Lord and Master to break this sensible advise by telling them: «you give them something to eat» (Mt 14:16).

A popular saying goes: «He who does not count on God, does not know how to count». And it is true, the disciples did not know —neither do we— how to count for they forgot, as we often forget, the most important part of the addition: God himself is always amongst us.

The disciples did their calculation right; they figured out the exact number of loaves and fishes, but how could they possibly divide them amongst such a huge crowd?; this is why they cautiously said: «We have nothing here but five loaves and two fishes» (Mt 14:17). But they did not realize they also had Jesus—true God and true man— among them!

By quoting St. Josemaria Escrivà, it would not do us any harm to remember here that: «It is a good thing in our apostolate —it is in fact an obligation—to figure out our earthly means (2+2=4), but do not ever forget! you must also luckily count on another addend: God +2 +2...». Christian optimism is not based upon the absence of difficulties, of resistance and of personal errors, but upon God who says: «And surely I am with you always, to the very end of the age» (Mt 28:20)

It would be good that both you and I, when facing our own difficulties, and prior to granting a death sentence to the boldness and optimism of the Christian spirit, we could relay upon God. If only we could say along with St. Francis that great prayer: «Wherever there is hate let me put love»; that is, wherever my accounts do not square up, let me rely upon God.

 

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Publié le 1 Août 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 14,13-21): 

 

Quand Jésus apprit cela, il partit en barque pour un endroit désert, à l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.

Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent: «L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule: qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger!». Mais Jésus leur dit: «Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger». Alors ils lui disent: «Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons». Jésus dit: «Apportez-les moi ici».

Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

 

L’Application

 

Aller dans un lieu désert, à l'écart, c'est toujours pour une rencontre avec le Père (contemplation), pour une relecture de la mission confiée par le Père (action). Nous devons savoir, comme Jésus, nous retirer du bruit de la journée et apprendre de Jésus à contempler le Père.

La multiplication des pains est une œuvre divine, un signe de la présence divine, un appel à le rencontrer, là où c'est presque le soir, " le soir est venu ", dit l'évangile de ce jour. Ces signes nous aident à découvrir la proximité divine et ils nous invitent à nous engager, pour que la multiplication des pains se perpétue tout au long de notre vie, par notre engagement dans ces cinq pains. Le soir, nous sommes invités à nous approcher du Seigneur.

Le pain rompu est un don de Dieu, une déchirure divine, afin que par cette déchirure, nous participions à sa divinité. En levant les yeux au ciel, il nous élève vers son Père, afin que son Père nous bénisse et que nous soyons rendus dignes de ce Pain du ciel.

En donnant ces pains au peuple, Jésus nous invite à nous donner nous-mêmes, par notre engagement. Si Jésus a demandé à ses disciples de ramasser les morceaux qui restaient, que les grâces que nous avons reçues ne soient pas gaspillées ou piétinées. Elles doivent être préservées, afin que, pour la gloire de Dieu, nous en donnions les fruits.

«Levant les yeux au ciel…»

 

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile touche nos "poches intellectuelles"… Pour cela, comme à l'époque de Jésus, les prudents peuvent élever leur voix pour considérer si cette question vaut la peine. Les disciples, en voyant qu'il se faisait tard et qu'ils ne pouvaient pas s'occuper de la quantité de gens qui entouraient Jésus, trouvent le moyen de s'en tirer à merveille: «Qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger!» (Mt 14,15). Ils ne s'attendaient pas à ce que leur Maître et Seigneur démolisse leur raisonnement tellement prudent en leur disant: «Donnez-leur vous-mêmes à manger» (Mt 14,16).

On dit que: «Qui ne compte pas sur Dieu, ne sait pas compter». Et c'est vrai, les disciples ne savaient pas compter —et nous non plus— car souvent dans nos additions nous oublions le chiffre le plus important: Dieu même parmi nous.

Les disciples ont bien fait leurs comptes, ils ont compté correctement le nombre de pains et de poissons, mais au moment de les diviser mentalement entre une telle quantité de gens le résultat était toujours zéro, et donc ils ont opté pour le réalisme prudent: «Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons» (Mt 14,17). Ils n'ont pas réalisé qu'ils avaient Jésus —vrai Dieu et vrai Homme— parmi eux!

En paraphrasant Saint Josemaría, ce serait bien de nous rappeler que: «Dans les entreprises d'apostolat il est bon —c'est un devoir— de tenir compte de tes moyens terrestres (2 + 2 = 4), mais n'oublie jamais que tu dois heureusement compter sur un autre terme de l'addition: Dieu + 2 + 2...». L'optimisme chrétien n'est pas fondé sur l'absence de difficultés, des résistances et des erreurs personnelles, mais en Dieu qui nous dit: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

Ce serait bien que nous, toi et moi face aux difficultés, et avant de déclarer la mort de l'audace et de l'optimisme de l'esprit chrétien, nous prenions Dieu en compte. Que nous puissions dire avec saint François cette merveilleuse prière: «Là où est la haine, que je mette l'amour», c'est à dire là où le compte n'est pas bon, il faut compter sur Dieu.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Août 2021

Nous entrons dans le 18ème dimanche ordinaire et nous sommes invités à découvrir non seulement tout ce que Jésus et sa parole peuvent nous apporter, mais aussi à découvrir la Personne, " JESUS ", le pain descendu du ciel, le Pain de la Vie. Dans l'Évangile d'aujourd'hui, nous nous trouvons après la multiplication des pains, et surtout immédiatement après avoir trouvé Jésus marchant sur l'eau. Ce contexte est important pour nous permettre de mieux comprendre le message que Jésus souhaite partager avec nous.

Vous me cherchez parce que vous avez mangé, vous avez vu mes miracles, et vous voulez vous associer.  Jésus n'est pas contre cette association, mais le but de cette association est inquiétant, car ils restent dans les périphéries, purement charnelles, sans vouloir pénétrer jusqu'à la profondeur de la PERSONNE, le Christ.  Beaucoup d'entre nous sont à la recherche du même Jésus que ces personnes.  C'est pourquoi, face à une maladie, une rupture familiale ou sociale, nous nous éloignons de la foi, nous refusons même d'entrer dans l'église.  Nous voudrions rester comme les clients fidèles de la boutique.  Notre foi est conditionnée par tout ce que Dieu nous apporte. 

Comme nous sommes un peuple de l'alliance, Jésus se présente comme le nouvel Adam, le nouveau Moïse, qui établit une nouvelle alliance par son sang versé et par sa chair donnée.  Ce n'est pas Moïse qui vous a donné ce pain, mais moi, mon Père. Jésus nous dit que cette alliance, c'est lui-même. En effet, il est avec nous, c'est déjà une alliance faite, car dans toute l'alliance Dieu a promis sa présence et sa fidélité à sa promesse. Je serai toujours avec vous.

Par conséquent, toutes les activités de Jésus sont des œuvres divines, y compris la multiplication des pains. C'est pourquoi la multiplication des pains ne doit jamais être considérée comme une nourriture charnelle, car ce geste est déjà un prélude à l'instauration de l'Eucharistie, le pain rompu, le sang versé, une déchirure divine.  Il prit le pain, rendit grâce à Dieu, le rompit et le donna à ses disciples pour qu'ils s'en souviennent. Si le monde cherche encore un signe supérieur de l'établissement de l'Eucharistie, un signe supérieur d'une offrande faite sur la Croix, il n'aura rien donné.

Croire en Jésus n'est pas un travail intellectuel en regardant les signes ou les miracles vus ou entrevus. La foi est un don que Dieu offre volontiers à chacun d'entre nous, même si nous n'en sommes pas dignes.  Cette foi nous aide à reconnaître les signes que Dieu nous donne quotidiennement et les miracles de chaque jour. Que devons-nous faire pour avoir cette foi ?  "Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu ? ........ " L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. Jésus nous dit que nous apprendrons à faire du vélo, en faisant du vélo. Nous n'avons pas d'autre choix que de croire.

Jean, dans la bouche du Seigneur, met cette phrase : "Amen, Amen, je vous le dis."  Cette phrase a exactement la même fonction que la formule très habituelle des prophètes dans l'Ancien Testament, " l'oracle du Seigneur, ou Ainsi parle le Seigneur ". Nous devons donc prêter une attention particulière à tout ce que Jésus va nous dire : " Je suis le Pain de vie. "  En Deutéronome 8,3, nous lisons déjà une parole très profonde que Jésus reprendra comme réponse au diable qui voulait le tenter : " L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. " Comme nous le dit saint Paul dans la deuxième lecture, nous ne pouvons pas agir comme les autres qui n'ont pas la foi.

Laissons-nous ouverts, pour que cette Parole entre en nous et nous devenons nous-mêmes la Parole vivantes au peuple que Dieu tant aime. Si nous nous laissons conduits par l’Esprit Saint, nous dirons avec Paul, ce n’est pas moi qui vit, c’est le Seigneur qui vit en moi. Lorsqu’on cherche le Seigneur, Comme Marie madeleine, comme les disciples d’Emmaüs, nous pouvons nous tromper dans notre discernement. La Parole viendra Lui-même nous rencontrer et Il nous transformera. Amen.

 

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Publié le 1 Août 2021

We enter the 18th Ordinary Sunday and we are invited to discover not only all that Jesus and his word can bring us, but also to discover the Person, 'JESUS', the bread that came down from heaven, the Bread of Life. In today's Gospel we are after the multiplication of the loaves, and especially immediately after finding Jesus walking on the water. This context is important for us to better understand the message that Jesus wants to share with us.

You seek me because you have eaten, you have seen my miracles, and you want to associate.  Jesus is not against this association, but the purpose of this association is disturbing, because they remain in the peripheries, purely carnal, without wanting to penetrate to the depth of the PERSON, Christ.  Many of us are looking for the same Jesus, the power, the miracle maker, giver and healer as these people.  This is why, faced with illness, family or social breakdown, we distance ourselves from the faith, we even refuse to enter the church, because we find this Jesus is not efficient in these moments of life.  We would like to remain like the faithful customers in the shop, choosing what is good for us and rejecting anything inconvenient.  Our faith is conditioned by all that God brings us, than God Himself.  We don’t search God, rather what God can give us. In truth, we are a chosen generation, called, consecrated and sent.

Since we are a covenant people, Jesus presents himself as the new Adam, the new Moses, who establishes a new covenant through His body and blood.  It was not Moses who gave you this bread, but I, my Father. Jesus tells us that this covenant is himself. Indeed, he is with us, it is already a covenant made, for in the whole covenant God has promised his presence and his faithfulness to his promise. I will always be with you.

Therefore, all of Jesus' activities are divine works, including the multiplication of the loaves. This is why the multiplication of the loaves should never be seen as carnal food, because this gesture is already a prelude to the establishment of the Eucharist, the broken bread, the shed blood, a divine tear.  He took the bread, gave thanks to God, broke it and gave it to his disciples to remember. If the world is still looking for a higher sign than of the establishment of the Eucharist, a higher sign of an offering made on the Cross, it will have given nothing.

Believing in Jesus is not an intellectual work by looking at the signs or miracles seen or glimpsed. Faith is a gift that God willingly offers to each of us, even if we are not worthy of it.  This faith helps us to recognise the signs that God gives us daily and the miracles of each day. What must we do to have this faith?  "What must we do to do the works of God? ........ "The work of God is that you believe in the one he has sent. Jesus tells us that we will learn to ride a bicycle by riding a bicycle. We have no choice but to believe.

John, in the mouth of the Lord, puts this phrase: "Amen, Amen, I say to you."  This phrase has exactly the same function as the very usual formula of the prophets in the Old Testament, "the oracle of the Lord, or Thus says the Lord". We must therefore pay particular attention to everything that Jesus is going to say to us: "I am the Bread of Life. "In Deuteronomy 8:3, we read a very profound word that Jesus would take up as an answer to the devil who wanted to tempt him: "Man does not live by bread alone, but by every word that comes from the mouth of God. "As St Paul tells us in the second reading, we cannot act like others who do not have faith.

Let us be open, so that this Word may enter us and we ourselves become the living Word to the people God loves so much. If we allow ourselves to be led by the Holy Spirit, we will say with Paul, it is not I who live, but the Lord who lives in me. When we are looking for the Lord, like Mary Magdalene, like the disciples of Emmaus, we can make mistakes in our discernment. The Word Himself will come to meet us and He will transform us. Search and your will find, knock and it will be opened for you.  Amen.

 

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Publié le 30 Juillet 2021

Gospel text

(Mt 14,1-12): 

 

On one occasion the news about Jesus reached King Herod. And he said to his servants, «This man is John the Baptist. John has risen from the dead, and that is why miraculous powers are at work in him».

Herod had, in fact, ordered that John be arrested, bound in chains and put in prison be-cause of Herodias, the wife of his brother Philip. For John had said to him, «It is not right for you to have her as wife». Herod wanted to kill him but he did not dare, because he feared the people who regarded John as a prophet.

On Herod's birthday the daughter of Herodias danced in the midst of the guests; she so delighted Herod that he promised under oath to give her anything she asked. The girl, following the advice of her mother, said, «Give me the head of John the Baptist here on a dish». The king was very displeased, but because he had made this promise under oath in the presence of the guests, he ordered it to be given her. So he had John beheaded in prison and his head brought on a dish and given to the girl. The girl then took it to her mother. Then John's disciples came to take his body and bury it. And they went to bring the news to Jesus.

 

The Application

 

We all have a past history that still weighs on us today. The events of our past can help us to grow, if we learn to look at it with an open heart and with a backward glance. Let's take some distance from them and look at it without any prejudice. Pleasant or painful, both can help us to grow. Herod looks back at his past, especially at the evil he committed against John the Baptist, the righteous one. This look is not enough for us, if we do not learn the lesson and are not ready to change or  be converted.

 

Jesus looks at us and accepts our past history, even if it is not all good. Jesus invites us not only to do a reappraisal like Herod, but also to be converted by our positive commitment. Divine knowledge, with necessary power or authority, does not guarantee us salvation, for Herod had it. He did not want to choose the truth, nor to be consistent with his conscience. He refused to listen to his inner voice, the sign of God's presence.

 

The Lord asks us to discern everything before the Lord, not like Herod, before the people, thus failed to be in truth,. If we discern everything with God, we will learn to act with a heart filled with compassion and love. On this feast day, we need to take Ignatius of Loyola's gourd, to immerse ourselves in the immense mercy of God. God forgives our past and are we ready to meet him today?

 

Action of the day: Act with compassion and love.

«The news about Jesus reached King Herod»

 

Fr. Joan Pere PULIDO i Gutiérrez

(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

 

Today, our liturgy proposes us to contemplate an injustice: the beheading of St. John the Baptist; and, at the same time, to discover in God's Word the need of a clear and concrete testimony of our faith to fill out the world with hope.

I invite you to center our consideration in the person of Herod, the tetrarch. In fact, it is a counter-testimony for us, but it will help us to emphasize some interesting aspects, important enough for our testimony of faith amid the world. «The news about Jesus reached King Herod» (Mt 14:1). This assertion underlines an apparently correct, but not too sincere, attitude. It is the same kind of reality we can today find in many persons and, perhaps, even in ourselves. There are many who have heard of Jesus, but, who is He actually?, what kind of personal implication can we find in him?

First of all, we must give the correct answer; Herod's reply is but vague information: «This man is John the Baptist. John has risen from the dead» (Mt 14:2). Most probably you will be missing here Peter's reply to Jesus' question: «He said to them, ‘but who do you say that I am?’ Simon Peter answered, ‘You are the Christ, the Son of the living God’» (Mt 16:15-16). And this assertion does not leave any room for fear or indifference but it rather gives way to a testimony based in the Gospel of hope. This is how His Holiness Saint John Paul II defined it in his apostolic Exhortation The Church in Europe: «Therefore, in union with the whole Church, I invite my brothers and my sisters in faith constantly to be open in trust to Christ and to allow themselves to be renewed by him, proclaiming to all people of good will in the power of peace and love that whoever encounters the Lord comes to know the Truth, discovers the Life, and finds the Way leading to it».

Today, Saturday, let the Mother of God, the Mother of hope, help us to really discover Jesus and to bear witness of him to our brethren.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 30 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 14,1-12): 

 

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles».

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit: «Tu n'as pas le droit de vivre avec elle». Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.

Lorsqu’arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Poussée par sa mère, elle: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste». Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

 

L’Application

 

Nous avons tous un passé qui nous pèse encore aujourd'hui. Les événements de notre passé peuvent nous aider à grandir, si nous apprenons à le regarder avec un cœur ouvert et avec un regard en arrière. Prenons un peu de distance par rapport à eux et regardons-les sans aucun préjugé. Agréable ou douloureux, les deux peuvent nous aider à grandir. Hérode regarde son passé, en particulier le mal qu'il a commis contre Jean Baptiste, le juste. Ce regard n'est pas suffisant pour nous, si nous n'en tirons pas la leçon et si nous ne sommes pas prêts à changer ou à nous convertir.

Jésus nous regarde et accepte notre histoire passée, même si elle n'est pas entièrement bonne. Jésus nous invite non seulement à faire une réévaluation comme Hérode, mais aussi à nous convertir par notre engagement positif. La connaissance divine, avec le pouvoir ou l'autorité nécessaires, ne nous garantit pas le salut, car Hérode l'avait. Il n'a pas voulu choisir la vérité, ni être en accord avec sa conscience. Il a refusé d'écouter sa voix intérieure, signe de la présence de Dieu. 

Le Seigneur nous demande de tout discerner devant le Seigneur, et non pas comme Hérode, devant le peuple, qui n'a donc pas su être dans la vérité,. Si nous discernons tout avec Dieu, nous apprendrons à agir avec un cœur rempli de compassion et d'amour. En ce jour de fête, nous devons prendre la gourde d'Ignace de Loyola, pour nous immerger dans l'immense miséricorde de Dieu. Dieu pardonne notre passé, sommes-nous prêts à le rencontrer aujourd'hui ? 

 

«Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus»

 

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez

(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

 

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à contempler une injustice: celle de la mort de Jean Baptiste, et en même temps à découvrir dans la parole de Dieu le besoin de porter témoignage clairement et concrètement de notre foi afin d'annoncer l'espérance au monde.

Je vous invite à focaliser notre réflexion sur le personnage d'Hérode. En réalité, pour nous il représente un mauvais témoin, mais il va nous aider à faire ressortir des aspects importants pour notre témoignage de foi au monde. «En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus» (Mt 14,1). Cette déclaration désigne en apparence une bonne attitude, mais elle est peu sincère. C'est une réalité que nous pouvons rencontrer de nos jours chez certaines personnes et peut-être même en nous-mêmes. Beaucoup de gens ont entendu parler de Jésus, mais on se demande: qui est-Il réellement? Quel est l'engagement personnel qui nous unit à Lui?

Tout d'abord, il est nécessaire de donner une réponse exacte: celle d'Hérode nous semble un peu vague: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts» (Mt 14,2). Il est clair que nous regrettons de ne pas donner la réponse de Pierre à la question posée par Jésus: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». «Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: ‘Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!’» (Mt 16,15-16) Cette affirmation ne laisse aucun doute, elle n'inspire ni la peur ni l'indifférence, mais elle ouvre la porte au témoignage d'espérance ancré dans l'Évangile. Saint Jean-Paul II le définit ainsi dans son Exhortation Apostolique Ecclesia in Europa: «Avec toute l'Église j'invite mes frères et sœurs dans la foi à savoir constamment s'ouvrir en toute confiance au Christ et à se laisser renouveler par lui, annonçant à toute personne de bonne volonté, avec la force de la paix et de l'amour, que celui qui rencontre le Seigneur connaît la Vérité, découvre la Vie, trouve la Voie qui y conduit».

Prions pour qu'aujourd'hui samedi, la Vierge Marie, Mère de l'espérance, nous aide à découvrir réellement qui est Jésus et à porter un bon témoignage sur Lui à nos frères.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Juillet 2021

Gospel text

(Mt 13,54-58): 

 

Jesus went to his hometown and taught the people in their synagogue. They were amazed and said, «Where did He get this wisdom and these special powers? Isn't He the carpenter's son? Isn't Mary his mother and aren't James, Joseph, Simon and Judas his brothers? Aren't all his sisters living here? How did he get all this?». And so they took offense at him. Jesus said to them, «The only place where prophets are not welcome is their hometown and in their own family». And He did not perform many miracles there because of their lack of faith.

 

The Application

 

Many of us get disappointed with in ourselves, because our own people have rejected us and refused to believe us. We live in a very rude world. Certainly yes, however, in this world we are called to be soft and gentile, so that this world may be converted and believe in the Gospel.

 

We should be very much aware that we live in the world, which rejects everything that does not suit it, even if it is from the son of the soil. There is a plenty of jealousy and anger. They fail not only to realise what is good in us, rather make a mockery of our good will.

 

Jesus is rejected by His own people and he becomes aware of the situation and we are called to be aware of the present situation. We should gracefully accept that all are not with us. This self-awareness will help us to discern the divine will, particularly in a difficult moment of life.

 

In the face of rejection, of failure, we are invited to look at Jesus and learn from Him how to live through this difficult moment in a peaceful and pleasant way, and to discover joy in our sorrow. Jesus does not look at Himself, and enter into self-pity, rather He looks at the people with compassion and love.  He is sad that they are not able to profit from Him. When we learn to look with compassion and love, there won't be judgement and accusation.

 

By this behaviour in the face of this rejection, He will teach the people how to discern in their daily lives, ignoring the negative and useless comments, and prioritising the essential. He will not be conditioned by these comments, rather inspired by love, he will continue his mission elsewhere.

 

Action of the day: Ignore the negative commentary and continue your good work.  

«The only place where prophets are not welcome is their hometown and in their own family»

 

Fr. Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

 

Today, as in yesteryears, to speak about God to those we know is a difficult thing to do. In a commentary about Jesus, St. John Chrysostom says: «The villagers of Nazareth do admire him, but their admiration does not go to the point of believing in him but, rather, of feeling envious, as if meaning: ‘Why him and not I’». Jesus knew quite well those who, instead of listening to him, took offense at him. They were his relatives, friends, neighbors He appreciated, but precisely to whom He will not be able to let them have his message of salvation.

We —that cannot work out miracles or have Christ's saintliness— will not incite envies (though, at times, if we are really trying to live as true Christians, we may actually do). However, come what may, we shall often find that those we love the most are those who could not care less about listening to us. To this effect, we must also bear in mind that shortcomings are easier to spot than virtues and, accordingly, those closer to us may wonder: —What are you trying to teach me, who used to do (or still does) this or that?

To preach or speak about God with our own people or family may be difficult but necessary. It must be said that when He was going back home, Jesus was preceded by his miracles and his word. Maybe, in our case, we may need a certain reputation for saintliness, whether at home or away, before “preaching” to those at home.

In his previous comment St. John Chrysostom adds: «Please look at the Master's kindness: He does not punish them for not listening to him but He tells them sweetly: ‘The only place where prophets are not welcome is their hometown and in their own family’» (Mt 13:57)». It is evident Jesus would leave somewhat sadly but nonetheless He would proceed with his preaching until his word of salvation would be welcome by his own people. Likewise, we (that have nothing to forgive or oversee) will have to preach so that Jesus' word reaches those that we love but do not want to listen to us.

 

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Publié le 29 Juillet 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 13,54-58): 

 

Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous? Alors, d'où lui vient tout cela?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison». Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

L’Application

 

Nous vivons dans le monde, qui rejette tout ce qui ne lui convient pas, même si cela vient du fils du village. Très souvent, nous ne nous rendons pas compte de tout ce que nous avons en nous, et entre nous.  Aujourd'hui encore, paradoxalement, les autres nous aident à découvrir ce que nous avons en nous. Jésus est rejeté par son peuple et il va aller dans la direction que son Père lui indiquera. Jésus prend conscience de la situation et nous sommes appelés à prendre conscience de la situation présente. Cette conscience de soi nous aidera à discerner la volonté divine, notamment dans un moment difficile de la vie. 

Face au rejet, à l'échec, nous sommes invités à regarder Jésus et à apprendre de Lui comment vivre ce moment difficile de manière paisible et agréable, et à découvrir la joie dans la tristesse. Jésus ne se regarde pas lui-même et ne s'apitoie pas sur son sort, mais il regarde les gens avec compassion et amour.  Il est triste qu'ils ne puissent pas profiter de lui. Lorsque nous apprenons à regarder avec compassion et amour, il n'y a pas de jugement ni d'accusation. 
 
Par ce comportement face à ce rejet, Il apprendra aux gens à faire preuve de discernement dans leur vie quotidienne, en ignorant les commentaires négatifs et inutiles, et en donnant la priorité à l'essentiel. Il ne sera pas conditionné par ces commentaires, mais inspiré par l'amour, il poursuivra sa mission ailleurs.  

 

 

«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

 

Abbé Jordi POU i Sabater

(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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