Publié le 3 Mai 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 14,27-31a): 

 

«C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici».

 

L’Application

 

La vie sur terre est pleine de joie et de souffrance. Nous sommes appelés à discerner chaque moment de la vie. Très souvent, notre choix et ses résultats déterminent nos émotions et nos sentiments. Malheureusement, les situations et les exigences changent sans cesse et conditionnent les résultats.

Aujourd'hui, Jésus nous invite à fixer nos yeux sur lui et sur ses paroles, qui, une fois écoutées et mises en pratique, nous assureront la paix que nous recherchons. Le monde n'est pas en mesure de nous procurer cette paix de manière permanente, surtout la paix et la tranquillité intérieures.

La première lecture nous aide à comprendre comment les disciples ont ressenti cette paix, malgré l'opposition et la persécution auxquelles ils étaient confrontés. L'assurance de Jésus les a aidés à fixer la grâce reçue par rapport à la persécution qui leur était imposée. L'amour que Jésus a pour son Père et la foi que nous avons en Dieu nous aideront à avoir cette paix que Dieu nous offre par la mort et la résurrection du Seigneur.

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

 

Abbé Enric CASES i Martín

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

 

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Publié le 2 Mai 2021

Gospel text

(Jn 14,6-14): 

 

Jesus said, «I am the way, the truth and the life; no one comes to the Father but through me. If you know me, you will know the Father also; indeed you know him and you have seen him». Philip asked him, «Lord, show us the Father and that is enough». Jesus said to him, «What! I have been with you so long and you still do not know me, Philip? Whoever sees me sees the Father; how can you say: ‘Show us the Father’? Do you not believe that I am in the Father and the Father is in me?. All that I say to you, I do not say of myself. The Father who dwells in me is doing his own work. Believe me when I say that I am in the Father and the Father is in me; at least believe it on the evidence of these works that I do. Truly, I say to you, the one who believes in me will do the same works that I do; and he will even do greater than these, for I am going to the Father. Everything you ask in my name, I will do, so that the Father may be glorified in the Son. And everything you ask in calling upon my Name, I will do».

 

The Application

 

Believing in Jesus as our way, truth and life, is the first step towards welcoming God's dwelling in us. Faith in Jesus Christ helps us to discover the active presence of the Father in Jesus and Jesus in us. We believe that this God is still alive and active in the heart of every individual of good will.  Since we carry the name of Jesus within us and through this commitment, we are asked to live a life that resembles Him. Faithful to the Father just like Jesus and be a faithful disciple of Jesus, by putting in practice all His teachings in our life.

 

As we celebrate the feast of St. Philip and St. James today, we promise to God to live a life united to God, as Jesus is united to his Father. Let us ask the Holy Spirit to help us to live this life in a way that is peaceful before men and that it may be worthy and just before God.

 

Action of the day : Be a force of unity.

 

«I am the way, the truth and the life. If you know me, you will know the Father also»

 

Fr. Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Spain)

 

Today, we celebrate the feast of Philip and James, Apostles. The Gospel refers to those chats Jesus used to have with the Apostles only, with the purpose of giving them a clear idea about himself and his Mission on Earth. For the Apostles were very much imbued with the ideas Jews maintained about the Messiah: they expected a terrestrial and political liberator, whereas Jesus' person did not meet at all with any of those preconceived images.

The first words we read in today's Gospel are in reply to a question by the apostle Thomas. «I am the way, the truth and the life. If you know me, you will know the Father also» (Jn 14:6). This reply to Thomas gives way to Philip request: «Lord, show us the Father and that is enough» (Jn 14:8). Jesus' answer is —in actual fact— a reprimand: «What! I have been with you so long and you still do not know me, Philip?» (Jn 14:9).

The Apostles could not quite understand the unity between the Father and Jesus; they did not quite realize Jesus is God and Man in one person. But He does not limit himself to prove his equality with the Father, He also reminds them they are to keep on carrying out his Saving Work: He confers upon them the power to do miracles, He promises them they will forever be with him, and that everything they ask in his name, He will do.

But Jesus' answers to the Apostles are also intended for all of us. Saint Josemaria says, when commenting this text: «‘I am the way, the truth and the life’. With these unmistakable words the Lord has shown us, which is the path that leads to eternal happiness (...). He points it out for all men, but especially He emphasizes it for those who, as you and I, have told him we are decided to take up seriously our Christian vocation».

 

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Publié le 2 Mai 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 14,6-14): 

 

Jésus lui répond: «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres oeuvres. Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».

 

L’Application

 

Croire en Jésus est le premier pas pour accueillir la demeure de Dieu en nous. La foi en Jésus-Christ nous aide à découvrir la présence du Père en Jésus et de Jésus en nous. Puisque nous portons le nom de Jésus en nous et par cet engagement, il nous est demandé de vivre une vie qui lui ressemble. En célébrant aujourd'hui la fête de saint Philippe et saint Jacques, nous promettons à Dieu de vivre une vie unie à Dieu, comme Jésus est uni à son Père. Demandons à l'Esprit Saint de nous aider à vivre cette vie d'une manière qui soit paisible devant les hommes et qu'elle soit digne et juste devant Dieu.

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»

 

Abbé Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous célébrons la fête des apôtres Philippe et Jacques. L'Évangile fait référence aux conversations que Jésus avait avec les seuls Apôtres, pour les former en leur offrant des idées claires sur Sa personne et Sa mission. Car les Apôtres étaient fortement influencés par les idées que les Juifs avaient sur la personne du Messie: ils s'attendaient à un libérateur terrestre et politique alors que la personne de Jésus ne correspondait pas du tout à ces images préconçues.

Les premières paroles que nous pouvons lire dans l'Évangile d'aujourd'hui sont la réponse à une question de l'Apôtre Thomas. «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi» (Jn 14,6). Cette réponse à Thomas provoque la demande de Philippe: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit» (Jn 14,8). La réponse de Jésus est —en réalité— une reproche: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe?» (Jn 14,9).

Les Apôtres ne comprenaient pas l'unité entre le Père et le Fils, ils n'arrivaient pas à voir le Dieu et l'Homme dans la personne de Jésus. Mais Il ne se contente pas de prouver son égalité avec le Père, il leur rappelle aussi qu'ils devront continuer son œuvre salvifique: Il leur concède le pouvoir de faire des miracles, leur promet d'être toujours à leurs côtés, et que ce qu'ils demanderont en son nom Il le leur accordera.

Ces réponses de Jésus aux Apôtres, c'est à nous aussi qu'Il les adresse. Saint Josemaría, en commentant ce texte, nous dit: «‘Je suis le chemin, la vérité et la vie’. Par ces mots sans équivoque, le Seigneur nous a montré le vrai sentier qui mène au bonheur éternel (...). Il le déclare à tous les hommes. Mais Il le rappelle spécialement à ceux qui, comme toi et moi, Lui ont dit qu'ils sont décidés à prendre au sérieux leur vocation de chrétiens».

 

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Publié le 2 Mai 2021

The conversion of Saul brought great consolation to the people of God.  All conversion brings us new life, for ourselves and also to others around us. We need this conversion so that evil will disappear and the whole world will feel peace and tranquillity. Conversion is a fruit of the encounter, an encounter of man with truth. This encounter helps us to know ourselves and also to recognise the evil we do to ourselves and to others.

 

Today the Church invites us to re-read the conversion of Saul to Paul.  What was the real difference between Saul, a soldier of the law, and Paul, a soldier now for the risen Christ? Listening to today's gospel we can easily discover that Saul was those braches that were attached to the vine, like Paul today.  Yet Saul was a branch that did not produce the fruit God intended. His knowledge of the sacred Scriptures and his mastery of the law gave him an arrogance and pride that Saul valued as the important elements of his life as a man who worships the true God.

 

The encounter with Jesus destroyed the branches that were not producing the fruit God intended, particularly those arrogance and knowledge and helped him to grow the new branches of humility and openness. Once converted, Paul wanted to stay in Jerusalem and continue to proclaim the Good News and be the true witness of the resurrection. This commitment is to be commended. However, God chose another way and he will go from Jerusalem to Tarsus. A faithful and strong jewish man was chosen to peach the pegan community and a weak person of Peter was chosen to teach the strong and learned. I invite you to review our life, so that we too can recognise the branches that attach themselves to the vine without producing any fruit.  Like Paul, who understood the need to put everything before God, and gave up the place of his knowledge, mastery and goodwill, to the fulfilment of God's will, we must voluntarily prune these branches.

 

I would like to add a very important element to this parable. It is God who is the Vintner who chose and planted these vines that we are. What is this fruit that God desires from us and the fruit that we produce? In both readings we heard two important elements as a fruit desired by God. Forgiveness and love in truth. As the people of God who accepted Paul not only forgave him, but also protected him we must forgive our brothers and sisters and accompany them to grow as children of God. This forgiveness is the true sign of love.  It is lovng God in our weak brothers and sisters. They too need the compasion and love of God.

 

The parable of the Vine and its branches teach us to recognise the revelation of God's dwelling in the hearts of men and the need for man to abide in God, if he desires to give fruit.  How can we abide in Him? Through the celebration of the sacraments such as the Eucharist, through the readings of the sacred scriptures, through our positive commitments to the fulfilment of the divine will. Abiding in God is a voluntary detachment from the elements that exhaust us like wild branches. We must recognise that this detachment is not easy, yet we must identify it and detach ourselves, for this detachment will help us to attach ourselves to the vine. Let us always remain with the Lord and we will bear fruit. Amen.

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Publié le 1 Mai 2021

Gospel text

(Mt 13,54-58): 

 

Jesus went to his hometown and taught the people in their synagogue. They were amazed and said, «Where did He get this wisdom and these special powers? Isn't he the carpenter's son? Isn't Mary his mother and aren't James, Joseph, Simon and Judas his brothers? Aren't all his sisters living here? How did he get all this?». And so they took offense at him. Jesus said to them, «The only place where prophets are not welcome is their hometown and in their own family». And he did not perform many miracles there because of their lack of faith.

 

The Application

 

"Where did he get this wisdom and these miracles? "Everything comes from the Father, certainly not from Joseph. Joseph will accept this in all humility and continue to teach Jesus by his presence, like his mother, in all discretion. We begin the month of May, the month of Mary, with St Joseph, the worker. May this year of St Joseph, the year of the family, be a year of blessing and grace.

 

Action of the day: Be a person of faith.

 

«Where did He get this wisdom and these special powers?»

 

Fr. Xavier PARÉS i Saltor

(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

 

Today, we celebrate the feast of Saint Joseph the Worker. It is a holiday to rest from our daily chores, when we also commemorate the International Labor Day. Workers and their unions use to take advantage of this celebration to present their demands in defense of their rights. And the Church, today, offers us the example of Saint Joseph, the carpenter from Nazareth, who was a model worker, keeping up his family and developing his profession. This is the normal way to live in this world of ours; by earning one's own bread by the sweat of one's brow. Human rights tell us that each one of us has a right to a decent and well-remunerated job. This is how we fulfill our duties and are paid the salary we deserve. Saint Ambrose says «it is homicidal to deny a man the salary he needs for a living». Today, the Church prays for the working world, so that every worker may fulfill his/her duties and live with dignity.

The same Gospel introduces Jesus as the «carpenter's son» (Mt 13:56), in his own hometown of Nazareth, where He grew up and where He lived most of his terrestrial life. However, Nazareth's people did not really get to know the person of Jesus. They probably thought they knew him well, but they actually knew nothing at all. This is why they could not explain where was He getting his wisdom and special powers from.

But, we Christians, do we know enough about Jesus Christ? We also belong with his people, God's people, Church's people, and yet, it could happen to us the same as it happened to Nazareth's people, that is, that they knew him not. If we can learn good and positive things from any other person, even more so, we can learn out of Jesus of Nazareth. By listening to every day's Gospel is how we can know and learn many good things about Jesus. This is how we can enrich our life and our faith. Let us beg it from Saint Joseph, who did such a good job out of taking care of Jesus and loving him.

 

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Publié le 1 Mai 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 13,54-58): 

 

Il alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous? Alors, d'où lui vient tout cela?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison». Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

 

L’application

 

"D'où lui vient cette sagesse et ces miracles ? " Tout vient du Père, certainement pas de Joseph. Joseph l'acceptera en toute humilité et continuera à enseigner Jésus par sa présence, comme sa mère, en toute discrétion. Nous commençons le mois de mai, le mois de Marie, avec saint Joseph, l'ouvrier. Que cette année de saint Joseph, l'année de la famille, soit une année de bénédiction et de grâce.

«D'où lui vient tout cela?»

 

Abbé Xavier PARÉS i Saltor

(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui nous célébrons la fête de saint Joseph ouvrier. C'est un jour de fête pour se reposer du travail quotidien, et nous célébrons la Fête du Travail. Les travailleurs et leurs syndicats ont l'habitude de profiter ce jour pour faire ses revendications dans une défense de leurs droits. L'Église nous propose, aujourd'hui, l'exemple de saint Joseph, le charpentier de Nazareth, qui a été un modèle de travail pour soutenir sa famille et pour développer son métier. C'est la forme normale de vivre dans ce monde, en gagnant le pain de chaque jour avec la sueur de notre travail. Les droits de l'homme nous disent que toute personne a le droit à un travail digne et bien rémunéré. Il est ainsi que nous nous acquittons de nos devoirs et nous gagnons le salaire auquel nous avons droit. Saint Ambroise dit que "c'est un homicide refuser à un homme le salaire dont-il a besoin pour vivre". Aujourd'hui, l'Église prie pour le monde du travail, pour que tout travailleur puisse accomplir ses devoirs et vivre avec dignité

Le même Évangile nous présente Jésus comme "fils du charpentier" (Mt 13,56), dans son village de Nazareth où il a été élevé et où il a vécu la plupart des années de sa vie terrestre. Malgré tout, les gens de Nazareth ne sont pas arrivés à connaître la personne de Jésus. On croyait qu'ils le connaissaient, mais ils ne savaient rien de Lui. Par cela, ils ne pouvaient pas s'expliquer d'où lui venaient la sagesse et le pouvoir de faire des miracles.

Et nous, les chrétiens: connaissons-nous Jésus ? Nous sommes aussi de son peuple, du peuple de Dieu, de l'Église, et il pourrait nous arriver comme aux habitants de Nazareth, qui ne le connaissaient pas suffisamment. Si de n'importe qui nous pouvons apprendre des choses positives et bonnes, beaucoup plus nous pouvons apprendre de Jésus de Nazareth. En écoutant l'Évangile de chaque jour c'est la manière comme nous connaissons et apprenons beaucoup de choses bonnes de Jésus. C’est ainsi que nous enrichissons notre vie et notre foi. Demandons-le à saint Joseph, qui si bien a su prendre soin et aimer Jésus.

 

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Publié le 30 Avril 2021

Gospel text

(Jn 14,1-6): 

 

Jesus said to his disciples: “Do not let your hearts be troubled. You have faith in God; have faith also in me. In my Father’s house there are many dwelling places. If there were not, would I have told you that I am going to prepare a place for you? And if I go and prepare a place for you, I will come back again and take you to myself, so that where I am you also may be. Where I am going you know the way.” Thomas said to him, “Master, we do not know where you are going; how can we know the way?” Jesus said to him, “I am the way and the truth and the life. No one comes to the Father except through me.”

 

The Application

 

One of the favorite funeral texts, full of hope with the certainty, if we accept Jesus as our way, the truth and the life. "'Don't be upset', He assures us. The turmoil of everyday life will give way to hope, for we have divine assurance. Jesus shows us not only the life after death, but also his accompaniment until he arrives. He will be there, always with us.

 

How can Jesus be our way? Through his death and resurrection he has shown us a way of life, a way that leads us to his father. His appearances after his resurrection confirm all that he taught us throughout his life. This is the truth that is found in Jesus, visible through the eyes of faith, and in this truth is life, a new birth by the Holy Spirit. This birth in Jesus Christ destroys all that was old in us, a man of sin, and brings forth a new man, a man worthy of grace, a beloved man who walks towards the holiness that God desires.

 

Action of the day: Live in hope.

 

 

«I am the way and the truth and the life. No one comes to the Father except through me»

 

Fr. Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Spain)

 

Today, on this Friday 4th of Easter, Jesus invites us to stay calm. Serenity and joy flow smoothly like a river of peace from his resurrected Heart towards ours, dazed and restless, so often shaken by an activity as hectic as it is futile.

Ours are times of agitation, restlessness and stress. Times where the father of lies has infected man's intelligence by making him call what is evil good and what is good evil, to put light for darkness and darkness for light, to plant in his soul a burning doubt and skepticism that kills the slightest trace of hope in a horizon of plenitude which the world with its flattery does not know, nor can it give.

The fruits of this devilish enterprise are evident. Once the “nonsense” and the loss of transcendence prevail among so many men and women, they find that not only have they forgotten their way, but they have also lost it, because previously they forgot the Way. Wars, all kinds of violence, unreasonable hostility and selfishness before life (birth-control, abortion, euthanasia...), broken families, aimless youth, and so on and so forth, constitute the great lie over which the sad scaffolding of the so called society of “progress” leans on.

In the middle of it all, Jesus, the Prince of Peace, repeats to all men of good will, with his infinite gentleness: “Do not let your hearts be troubled. You have faith in God; have faith also in me.” (Jn 14:1). To the right of the Father, He cherish, as a hopeful dream of his mercy, the moment when He shall have us by his side “so that where I am you also may be” (Jn 14:3). We cannot argue as Thomas did. We already know where the way is. We do know, by sheer grace, the path leading to the Father, in whose house there are many rooms. A place in Heaven is prepared for us that will remain forever empty if we do not occupy it. Let us, therefore, get closer, without any fright and with unlimited trust, to Him who is the only Way, the inalienable Truth and the fullness of Life.

 

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Publié le 29 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 14,1-6): 

 

«Ne soyez donc pas bouleversés: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure; sinon, est-ce que je vous aurais dit: Je pars vous préparer une place? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin». Thomas lui dit: «Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas; comment pourrions-nous savoir le chemin?». Jésus lui répond: «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi».

 

L’Application

 

L'un des textes favoris des funérailles, plein d'espoir avec la certitude, si nous acceptons Jésus comme notre chemin, la vérité et la vie. "Ne soyez pas bouleversés", nous assure-t-il. L'agitation de la vie quotidienne fera place à l'espoir, car nous avons l'assurance divine. Jésus nous montre non seulement la vie après la mort, mais aussi son accompagnement jusqu'à son arrivée. Il sera là, toujours avec nous.

Comment Jésus peut-il être notre chemin ? Par sa mort et sa résurrection, il nous a montré un chemin de vie, un chemin qui nous conduit à son père. Ses apparitions après sa résurrection nous confirment tout ce qu'il nous a enseigné tout au long de sa vie. C'est la vérité qui se trouve en Jésus, visible à travers les yeux de la foi, et dans cette vérité se trouve la vie, une nouvelle naissance par l'Esprit Saint. Cette naissance en Jésus-Christ détruit tout ce qui était ancien en nous, un homme de péché, et fait naître un homme nouveau, un homme digne de la grâce, un homme aimé qui marche vers la sainteté que Dieu désire.

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi»

 

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui 4e Vendredi de Pâques, Jésus nous invite au repos. La sérénité et la joie coulent tout le long d'une rivière de paix, de son Cœur ressuscité jusqu'au nôtre, qui est inquiet et agité et, si souvent, secoué par une activité aussi fébrile que vaine.

Nos temps sont ceux de l'agitation, de l'énervement et de la contrainte. Des temps où le père du mensonge a infecté l'intelligence des hommes en leur faisant confondre le bien avec le mal et le mal avec le bien, en leur faisant prendre la lumière pour l'obscurité et l'obscurité pour lumière, et en semant dans leurs âmes le doute et le scepticisme qui délitent toute manifestation d'espoir en un horizon de plénitude que notre monde, avec ses attraits ne sait ni ne peut leur donner.

Les fruits de cette diabolique entreprise sont bien évidents. Dominés par “l'absurde” et par la perte de la transcendance, les hommes et femmes n'ont pas seulement oublié, ils ont perdu le chemin, ayant déjà oublié le Chemin.

Guerres, violences de toutes sortes, repliement sur soi et égoïsme face à la vie (contraception, avortement, euthanasie...), familles détruites, jeunesse “désorientée”, etcetera, etcetera, constituent le grand mensonge sur lequel s'est installée une bonne partie du triste échafaudage de la société du «progrès» tant vanté.

Au beau milieu de tout cela, Jésus, le Prince de la Paix, réaffirme aux hommes de bonne volonté, avec sa douceur infinie: «Ne soyez donc pas bouleversés: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi» (Jn 14,1). À la droite du Père, Il caresse comme un rêve plein d'espoir miséricordieux le moment de nous avoir à Ses côtés, «et là où je suis, vous y serez aussi» (Jn 14,3). Nous ne pouvons nous excuser comme l'a fait Thomas. Car nous connaissons bien le chemin. Par la grâce de Dieu, nous connaissons la route qui mène au Père, dont la maison a beaucoup de demeures. Dans le ciel une place nous attend, et elle restera vide si nous ne l'occupons pas. Approchons-nous, donc, sans peur, avec une confiance sans bornes, du Celui qui est l'unique Chemin, la Vérité à laquelle on ne peut renoncer et la Vie en plénitude.

 

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Publié le 28 Avril 2021

Gospel text

(Jn 13,16-20): 

 

When Jesus had washed the disciples’ feet, he said to them: “Amen, amen, I say to you, no slave is greater than his master nor any messenger greater than the one who sent him. If you understand this, blessed are you if you do it. I am not speaking of all of you. I know those whom I have chosen. But so that the Scripture might be fulfilled, the one who ate my food has raised his heel against me. From now on I am telling you before it happens, so that when it happens you may believe that I AM. Amen, amen, I say to you, whoever receives the one I send receives me, and whoever receives me receives the one who sent me.”

 

The Application

 

The Christian faith and its practice are a conjugation of two relationships, that is, our relationship with God, which is projected to the human relationship. That is why our service to humanity is seen as a service to God. Jesus’ service to the humanity was in fact an accomplishment of the Father’s will.

 

Thus, for every human being, welcoming Jesus in their life, is synonymous with welcoming the Father. To welcome an individual is to welcome Jesus himself. We have learned this from our Master, Jesus Christ. Since we carry within us the NAME of Jesus, we must act in a manner worthy of that name, according to our own identity which we have inherited from Jesus.    Thus, by doing so, in consequence, in these human actions, our actions are transformed as divine, because God will be actively acting in and through us.

 

Action of the day: Be like your Master.

 

 

«After Jesus had washed the feet of the disciples...»

 

Fr. David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Spain)

 

Today, as with those movies that, at the beginning, take us back in time, our liturgy remembers a passage that belongs to the Holy Thursday: Jesus washes the feet of his disciples. Thus, this gesture —read from the Easter perspective— recovers a perennial validity.

Let us consider only three ideas: In the first place, the centrality of the person. In our society it seems that to do is the thermometer to measure a person's worth. Within this dynamic it is easy for people to be considered as tools; we use each other extremely easy. Today, the Gospel urges us to transform this dynamic into service dynamics: the other party will never be just a tool. It would rather be a matter of living a spirituality of communion, where the other one —quoting Saint John Paul II— becomes “someone that belongs to me” and a “gift to me”, whom we have “to give room” to. In our language we could translate it as “to care about other people's feelings”. Do we care about other people's feelings? Do we listen to them when they speak to us?

In our world of image and communications, this is not a message to transmit, but a job to be done, to live up to every day: “If you understand this, blessed are you if you do it.” (Jn 13:17). Maybe, this is why the Master does not limit himself to an explanation: He imprints into his disciples' memory his gesture of service, to pass it immediately on to the Church's memory; a memory that we demand to become a gesture, time and again: in the lives of so many families, of so many people.

Finally, a warning signal: “The one who ate my food has raised his heel against me.” (Jn 13:18). In the Eucharist, Jesus resurrected becomes our servant, He washes our feet. But the physical presence is not enough. We have to learn in the Eucharist and get the necessary strength from so that it may become a reality that “having received the gift of love, we die to sin and we live for God” (Saint Fulgentius of Ruspe).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 13,16-20): 

 

Après qu'il leur eut lavé les pieds, leur dit: «Amen, amen, je vous le dis: le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture: Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, je suis. Amen, amen, je vous le dis: recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie».

 

 

L’Application

 

La foi chrétienne et sa pratique sont la conjugaison de deux relations, à savoir notre relation divine qui se projette dans la relation humaine. C'est pourquoi notre service à l'humanité est considéré comme un service à Dieu. Accueillir Jésus est synonyme d'accueillir le Père. Accueillir un homme, c'est accueillir Jésus. Puisque nous portons en nous le NOM de Jésus, nous devons agir d'une manière digne de ce nom, selon notre propre identité que nous avons héritée de Jésus.    Par conséquent, dans ces actions, nos actions se transforment en actions divines, car Dieu agira activement en nous et à travers nous. 

«Après qu'il leur eut lavé les pieds…»

 

 

Abbé David COMPTE i Verdaguer

(Manlleu, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui comme dans ces films qui commencent par raconter un événement passé, la liturgie se souvient d'un geste qui appartient au Jeudi Saint: Jésus lave les pieds de ses disciples (cf. Jn 13,12). Lu dans la perspective de Pâques, ce geste acquiert une valeur permanente. Voici simplement trois idées.

D'abord, le caractère central de la personne. Dans notre société, on dirait que le faire est le thermomètre de la valeur de quelqu'un. Il est alors facile de traiter les gens comme des instruments; nous nous servons des autres. L'Évangile d'aujourd'hui nous pousse à transformer cette dynamique en une dynamique de service: l'autre n'est jamais un pur instrument. Il s'agit de vivre une spiritualité de communion, où l'autre —selon les mots de Jean-Paul II— en vient à être «quelqu'un pour moi», un «don qui m'est adressé», auquel je dois «faire sa place». Sommes-nous attentifs aux autres? Les écoutons-nous quand ils nous parlent?

Dans une société de l'image et de la communication, il ne s'agit pas d'un message à transmettre, mais d'une tâche à remplir, à vivre chaque jour: «Heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique» (Jn 13,17). Voilà peut-être pourquoi le Maître ne se borne pas à une explication: il imprime le geste de service dans le souvenir des disciples, pour que l'Église en fasse mémoire; mémoire constamment appelée à se faire à nouveau geste: dans la vie des familles, dans la vie des personnes.

Et pour finir un cri d'alerte: «Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber» (Jn 13,18). Dans l'Eucharistie, Jésus ressuscité se fait notre serviteur, Il nous lave les pieds. Mais notre assistance physique ne suffit pas. Il faut apprendre de l'Eucharistie et y puiser les forces pour qu'il soit vrai qu'«ayant reçu le don de l'amour, nous mourions au péché et vivions pour Dieu» (Saint Fulgence de Ruspe).

 

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