Publié le 5 Avril 2021

Gospel text

(Jn 20,11-18): 

 

Mary of Magdala stayed outside the tomb weeping. And as she wept, she bent over into the tomb and saw two angels in white sitting there, one at the head and one at the feet where the Body of Jesus had been. And they said to her, “Woman, why are you weeping?” She said to them, “They have taken my Lord, and I don’t know where they laid him.” When she had said this, she turned around and saw Jesus there, but did not know it was Jesus. Jesus said to her, “Woman, why are you weeping? Whom are you looking for?” She thought it was the gardener and said to him, “Sir, if you carried him away, tell me where you laid him, and I will take him.” Jesus said to her, “Mary!” She turned and said to him in Hebrew, “Rabbouni,” which means Teacher. Jesus said to her, “Stop holding on to me, for I have not yet ascended to the Father. But go to my brothers and tell them, ‘I am going to my Father and your Father, to my God and your God.’” Mary of Magdala went and announced to the disciples, “I have seen the Lord,” and then reported what he had told her.

 

 

 

The Application

 

To know or discover God, we do not have to be believers or even Christians, because in true human love, God reveals Himself and in this revelation, He raises us up. Mary and Martha reveal to us this truth of human love that is capable of transforming us from a mere man to a servant of God. We can say with certainty that the love that Martha and Mary had for the Lord was only a human and ordinary love, has today become a true divine love, an expression of her profession of faith that she has already demonstrated by pouring the perfume on the Lord's feet.

 

 

 

Today's Gospel tells us that she still holds Jesus as her Master, and she is called to proclaim him, not as a Master, but as the Risen One, so long awaited by the people of God. This is an apostolic commitment that she has not realised. She will do it in obedience and faithfulness, which we are called to imitate.

Every expression of faith are very often a simple expression of human love, which is transformed by God as the profession of faith. The presence of Jesus was invisible to her, however, in her love for the Lord, Jesus reveals to her, His affection, by calling her by name, Mary. She, in her own way, will respond to Him in love, which she had always reciprocated. God wishes to establish this communion with us. It is in this deep personal communion of us with God that the outpouring of the Holy Spirit is made visible to the humanity. Come what may, let us remain faithful to God’s love so that others may see in us the profession of faith of Mary of Magdala, « I have seen the Lord. ».

 

Action of the day : Be human in your relationship.

 

 

 

«Mary of Magdala went and announced to the disciples, ‘I have seen the Lord’»

 

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Spain)

 

 

Today, in the figure of Mary Magdalene, we can contemplate two levels of acceptance of our Savior: the first is imperfect, the second, is complete, unconditional. From the beginning, Mary appears to us as a most sincere disciple of Jesus. She follows him, the incomparable Teacher; she is heroically adherent to him who was crucified for love; she looks for him, beyond death, his burial and disappearance. How impregnated with admirable dedication to their "Lord" are the two exclamations that the Evangelist St John has preserved for us, like incomparable jewels: "They have taken the body of my Lord, and I do not know where they have put him" (Jn 20:13); «Sir, if you have taken Him, tell me where you have put it, and I will take it»! (Jn 20:15). Few disciples have contemplated history, so affectionately and loyally as Mary of Magdala.

However, the good news of today, this Tuesday of the Eighth Week of Easter, infinitely surpass all ethical goodness and religious faith in a Jesus who one can admire, but who is ultimately dead; and they take us to the realm of faith in the Risen One. Jesus who, at first, leaving her on the level of imperfect faith, addresses the Magdalene asking her: "Woman, why are you crying?" (Jn 20:15) and to which she, with shortsightedness responds as one would to a gardener who is interested in her distress. Jesus, now, in a second definitive moment, challenges her with her name: "Mary!" and he shock her to the core speaking to her about resurrection and life, that is, of Himself, as the Risen One, living forever. The result? Mary Magdalene the believer and Mary Magdalene the apostle: "It was Mary Magdalene and she told her disciples that she had seen the Lord" (Jn 20:18).

Today is not uncommon for Christians who do not see clearly beyond this life and, therefore, who doubt the resurrection of Jesus. Am I among them? Similarly, there are many Christians who have enough faith to follow him privately, but who fear to proclaim him apostolically. Am I part of that group? If this were the case, like Mary Magdalene, let us say to him: "Master! Let us embrace ourselves at his feet and go to meet our brethren and say:" The Lord has risen and I have seen him!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 5 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 20,11-18): 

 

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds. Ils lui demandent: «Femme, pourquoi pleures-tu?». Elle leur répond: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis». Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?». Le prenant pour le gardien, elle lui répond: «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre». Jésus lui dit alors: «Marie!». Elle se tourne vers lui et lui dit: «Rabbouni!» ce qui veut dire: «Maître» dans la langue des Juifs. Jésus reprend: «Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu». Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: «J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit».

 

L’Application

 

Pour connaître ou découvrir Dieu, nous n'avons pas besoin d'être croyants ou même chrétiens, car dans le véritable amour humain, Dieu se révèle et dans cette révélation, il nous élève. Marie et Marthe nous révèlent cette vérité de l'amour humain qui est capable de nous transformer de simple homme en serviteur de Dieu. Nous pouvons dire avec certitude que l'amour que Marthe et Marie avaient pour le Seigneur, qui n'était qu'un amour humain et ordinaire, est devenu aujourd'hui un véritable amour divin, expression de sa profession de foi qu'elle a déjà démontrée en versant le parfum sur les pieds du Seigneur.

L'Évangile d'aujourd'hui nous dit qu'elle tient toujours Jésus pour son Maître, et elle est appelée à l'annoncer, non pas comme un Maître, mais comme le Ressuscité, tant attendu par le peuple de Dieu. C'est un engagement apostolique qu'elle n'a pas réalisé. Elle le fera dans l'obéissance et la fidélité, que nous sommes appelés à imiter.

Toute expression de foi est très souvent une simple expression d'amour humain, qui est transformée par Dieu en profession de foi. La présence de Jésus était invisible pour elle, cependant, en réponse à son amour pour le Seigneur, Jésus lui révèle son affection, en l'appelant par son nom, Marie. Elle, à sa manière, lui répondra par l'amour qu'elle lui avait toujours rendu. Dieu veut établir cette communion avec nous, une relation d'amour profonde. C'est dans cette profonde communion personnelle de nous avec Dieu que l'effusion de l'Esprit Saint est rendue visible à l'humanité. Quoi qu'il arrive, restons fidèles à l'amour de Dieu pour que les autres voient en nous la profession de foi de Marie de Magdala : " J'ai vu le Seigneur... ". 

 

 

«Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples: J'ai vu le Seigneur»

 

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret

(Vic, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui sur le visage de Marie-Madeleine, nous pouvons apercevoir deux degrés d'acceptation de notre Sauveur: le premier, imparfait; le second plénier. Dès le premier, Marie se montre disciple très sincère de Jésus. Elle le suit, maître incomparable; héroïque, elle s'attache à lui, qui est crucifié par amour; elle le cherche, au-delà de la mort, enseveli et disparu. Qu'elles sont pleines d'admirable dévouement à leur “Seigneur”, ces deux exclamations que l'évangéliste Jean nous a laissées, perles incomparables: «On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis» (Jn 20:13); «Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre»! (Jn 20:15). Peu de disciples a contemplé l'histoire si attachés et loyaux comme la Madeleine.

Cependant, la bonne nouvelle d'aujourd’hui, de ce mardi de l'octave de Pâques, dépasse infiniment n'importe quelle excellence morale, n'importe quelle foi religieuse dans un Jésus admirable, mais, finalement, mort. Elle nous transporte dans le domaine de la foi dans le Résussiscité. Jésus dans un premier temps, s'adresse à Madeleine, en se plaçant au niveau de la foi imparfaite. Il lui demande: «Femme, pourquoi pleures-tu?» (Jn 20:15) Avec des yeux myopes, elle lui répond comme à quelqu'un qui s'intéresserait à son désarroi. Jésus, ensuite, l'appelle par son nom: «Marie!». Il la frappe au point de la faire frémir de résurrection et de vie, c'est-à-dire, de Lui-même, le Ressuscité, le Vivant pour toujours. Et voici Madeleine croyante et Madeleine apôtre «s'en va donc annoncer aux disciples: ’J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit’» (Jn 20:18).

Aujourd'hui, nombre des chrétiens ne voient pas clairement l'au-delà de leur vie et, doutent de la résurrection de Jésus. Sui-je comme eux? Beaucoup de chrétiens ont la foi, suivent Jésus dans l'intimité, mais craignant de le proclamer. Suis-je comme eux? Alors, disons-lui, comme Marie-Madeleine: «Maître!», saisissons ses pieds et allons trouver nos frères pour leur dire: —Le Seigneur est ressuscité et je l'ai vu!

 

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Publié le 4 Avril 2021

Gospel text

(Mt 28,8-15): 

 

The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples. Suddenly, Jesus met them on the way and said, «Peace». The women approached him, embraced his feet and worshiped him. But Jesus said to them, «Do not be afraid. Go and tell my brothers to set out for Galilee; there they will see me».

While the women were on their way, the guards returned to the city and some of them reported to the chief priests all that had happened. The chief priests met with the Jewish authorities and decided to give the soldiers a good sum of money, with this instruction, «Say that his disciples came by night while you were asleep, and stole the body of Jesus. If Pilate comes to know of this, we will satisfy him and keep you out of trouble». The soldiers accepted the money and did as they were told. This story has circulated among the Jews until this day.

 

The Application

 

The joy of finding the Lord once again, is a new birth that many catechumens feel in these days. We are called to live this joy and are asked to be missionaries, to invite others to discover it.

 

 

 

Mary and Martha felt a deep joy that is a perfect sharing in the joy of the Lord's disciples. Each one of us feels this joy, according to our own capacity, and expresses it in totally different ways. The diversity of these testimonies, united in the same faith, will respond positively to the needs of all. It is in these diversity that God wishes to unite everyone of us, under the same faith, in the resurrected one.

 

 

 

The world is free to interpret it in its own way and mislead the people by giving them false hope. The Lord has asked us to ignore it and to continue to announce the Good News of the resurrection. Like the women in this Gospel and of Peter in the first reading, let us learn to live our faith with joy and announce it courageously. May this joy be a sign of hope to the world and may it discover in this joy the Light of the resurrection.  

 

Action of the day: By your joy, be a witness of resurrection.

 

«The women left the tomb at once in holy fear, yet with great joy, and they ran to tell the news to the disciples»

 

Fr. Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Spain)

 

Today, the joy of resurrection has made brave messengers out of those women that went to Christ's tomb. The angel's announcement of the Master's resurrection filled their hearts with «great joy». And, immediately after, they “ran out”, to tell the news to the Apostles. They simply could not stand idle, their hearts bursting should they not let the disciples know about the great news. Paul's words resound in our souls: «For the love of Christ constrains us» (2Cor 5:14).

Jesus contrives to a “chance meeting” with Mary of Magdala and the other Mary —this is how Christ rewards their courage to look for him early in the morning—, and He does it too with all men and women of this world. Not only, because of his Incarnation, He has, in a certain way, become a man too.

Women's reactions before the Lord express the deepest attitudes of human beings before He who is our Creator and Redeemer: submission —«embraced his feet» (Mt 28:9)— and worship. What a lesson for all of us regarding what our attitude ought to be always before Christ in the Eucharist!

«Do not be afraid» (Mt 28:10), Jesus tells the pious women. Afraid of our Lord? Never, as He is the Love of loves! Afraid to lose him? Yes, because we are well aware of our feebleness. This is why we embrace his feet so strongly. As the Apostles in the stormy sea and as the disciples of Emaus when they beg him: Lord, do not leave us!

And the Master sends the women to his disciples so they can see him too. This is also our task, and our divine mission, since the day of our baptism: to proclaim Christ all over the World «so that everybody may find Christ, so that Christ may join each one of us in our journey through life, with the power of the truth (...) contained in the mystery of Encarnation and Redemption, with the power of the love He irradiates» (John Paul II).

 

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Publié le 4 Avril 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 28,8-15): 

 

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit: «Je vous salue». Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit: «Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront».

Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant: «Voilà ce que vous raconterez: ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions’. Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui». Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

 

L’Application

 

La joie de retrouver le Seigneur est une nouvelle naissance que beaucoup de catéchumènes ressentent en ces jours. Nous sommes appelés à vivre cette joie et il nous est demandé d'être missionnaires, d'inviter les autres à la découvrir.

Marie et Marthe ont ressenti une joie profonde qui est un partage parfait de la joie des disciples du Seigneur. Chacun de nous ressent cette joie, selon sa propre capacité, et l'exprime de manière totalement différente. La diversité de ces témoignages, unis dans la même foi, répondra positivement aux besoins de tous. C'est dans cette diversité que Dieu veut nous unir tous, dans la même foi, au ressuscité. 

Le monde est libre de l'interpréter à sa manière et d'induire les gens en erreur en leur donnant de faux espoirs. Le Seigneur nous a demandé de l'ignorer et de continuer à annoncer la Bonne Nouvelle de la résurrection. Comme les femmes de cet Évangile et de Pierre dans la première lecture, apprenons à vivre notre foi avec joie et à l'annoncer avec courage. Que cette joie soit un signe d'espérance pour le monde et qu'il découvre dans cette joie la Lumière de la résurrection.  

 

 

«Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples»

 

Abbé Joan COSTA i Bou

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui la joie de la résurrection fait des femmes qui sont allées au tombeau, de courageuses messagères du Christ. Elles sont «toutes joyeuses» dans leur cœurs à cause de l'annonce de l'Ange que leur Maître est ressuscité. Puis elles quittèrent le tombeau “et coururent” porter la nouvelle aux disciples. Elles ne peuvent rester inactives et leurs cœurs éclateraient si elles ne pouvaient pas en parler à tous les disciples. Dans nos âmes résonnent les mots de Paul: «En effet, l'amour du Christ nous saisit» (2Co 5:14).

Et voici que Jésus vint à leur rencontre: il le fait avec Marie-Madeleine et avec l'autre Marie —c'est ainsi que Christ les remercie et qu'il récompense l'audace d'aller le chercher de bonne heure—, et il le fait aussi avec tout homme et toute femme. Mieux encore, le Christ par son Incarnation s'est uni à chacun de nous.

Les réactions de ces femmes en présence du Seigneur expriment au plus haut degré les attitudes les plus profondes de l'être humain devant Celui qui est notre Créateur et Rédempteur: la soumission totale —«et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui» (Mt 28:9)— et l'adoration. Quelle leçon pour nous ! Elles nous indiquent notre attitude envers le Christ Eucharistie!

«Soyez sans crainte» (Mt 28:10), dit Jésus aux saintes femmes. Crainte du Seigneur? Jamais. Puisqu'il est l'Amour des nos amours! Crainte de le perdre, sans doute, parce que nous connaissons nos faiblesses. Aussi saisissons-nous très fort ses pieds. Comme les Apôtres, surpris par une furieuse tempête, comme les disciples d’Emmaüs, nous lui demandons: Seigneur, nous t'en prions, ne nous abandonne pas!

Et le Maître envoie les femmes aux disciples afin qu'ils puissent le voir. C'est là notre tâche quotidienne et notre mission divine depuis notre baptême: annoncer le Christ partout «que tout homme puisse retrouver le Christ, afin que le Christ puisse parcourir la route de l'existence, en compagnie de chacun, avec la puissance de la vérité sur l'homme et sur le monde contenue dans le mystère de l'Incarnation et de la Rédemption, avec la puissance de l'amour qui en rayonne» (Jean Paul II).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 2 Avril 2021

In silence before the tomb of the Lord, we stand, as the prophet Isaiah tells us, 'speechless, for we have seen what we never heard about it. A God dies on the Cross, a grain of wheat that falls to the ground, dies willingly and silently, an act that man can never understand. God makes us to discover that true love makes no noise. Like a mother who suffers for her child, taking the bitter medicines for her child, God tells us that He suffers for us. A mother who feeds her child cannot forget her child, even if she does, I will never forget you, the Lord told us. The events of these days that we commemorate are the expression of God's love. 

Jesus told us that it was not the wood or the nails that held him on the Cross, it was his love for us, the love of his Father. On Holy Thursday we discovered his humanity, a similar humanity, that of our own, troubled and upset, who was going to be betrayed by one of his own, for whom he was going to give his life. He loved them to the end, to the last moment of his life, including Judas. The Lord called his disciples, his beloved ones, to be with him, in prayer, in contemplation. They have all fallen asleep, and the Lord returns to them once more, reminding them of their duty as disciples. Watch and pray.

We will venerate the Cross, the Cross that saved us. The Cross that has helped us to discover the depth of divine love.  With our eyes fixed on Jesus Christ, especially this Cross that He carries, the Cross that we have given to Christ, still calls us today, to the combat of God. A fight purely by divine inspiration, led by us and in us, a response to conversion. We stand in silence before our sins that crucified Christ.  We have heard it today, it is all over, he has fulfilled it all, as the prophets have already foreseen.

Thus God has willed to renew everything in Christ, by Christ, through a covenant. A covenant made for an eternity, a covenant made not by the blood of animals, but by the blood of Man, MAN par excellence, by God Himself. Each time the Eucharist is celebrated, we remember this event, a history that has been repeated, a covenant in perpetuity. This is the great gift that God has given us. God takes everything in his hand, so that man understands his love, not through intermediaries, as He did otherwise, but through Himself. I would put my words into the hearts of men. Our body, purely human and carnal, will thus become God's favourite abode.

In this silence of holy saturday, we have a feeling that everything is finished. Man was able to silence the Lord. Man wanted to master the Lord and the divine silence will still give him a chance to convert. This God who held a sacred silence before the sinful woman, is still silent today. This God who did not want to speak before the crowd that acclaimed Him as King, before Pilate, even before His accusers, will finally speak on the Cross. I am thirsty, He is thirsty for us, for our conversion, for our recognition of His love. He is thirsty for that word that bursts forth before the noise of the world, a faint voice that the world ignores, 'have mercy on me'. Here he will take his Word, he will answer, 'Today you will be with me in paradise'.

He says to us, each and every one of us, this is your mother and this is your son. How can we ignore this divine request. Symbolically for all of us, representing the whole of humanity, from the beginning of creation, until the last day of judgement, John will immediately accept her as the mother of Jesus, as his spiritual mother. She will be our voice before the Lord, for all eternity, reminding Jesus that they lack wine. The Marian apparitions confirm this. In this Year of St Joseph, a family year, we entrust all the members of our families to the Lord. Since He carried our crosses, let us pray that He may help us to carry our daily crosses courageously. Recognising that for us believers the cross is a sign of victory, let us come and honor it. Amen.

 

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Publié le 2 Avril 2021

En silence devant le tombeau du Seigneur, nous nous tenons, comme nous le dit le prophète Isaïe, " sans voix, car nous avons vu ce que nous n'avions jamais entendu dire ". Un Dieu meurt sur la Croix, un grain de blé qui tombe à terre, meurt volontairement et en silence, un acte que l'homme ne pourra jamais comprendre. Dieu nous fait découvrir que le véritable amour ne fait pas de bruit. Comme une mère qui souffre pour son enfant, prenant les médicaments amers pour son enfant, Dieu nous dit qu'il souffre pour nous. Une mère qui nourrit son enfant ne peut pas l'oublier, même si elle le fait, je ne t'oublierai jamais, nous dit le Seigneur. Les événements de ces jours que nous commémorons sont l'expression de l'amour de Dieu. 

Jésus nous a dit que ce n'était pas le bois ou les clous qui le retenaient sur la Croix, c'était son amour pour nous, l'amour de son Père. Le Jeudi saint, nous avons découvert son humanité, une humanité semblable, celle de notre propre humanité, troublée et bouleversée, qui allait être trahie par l'un des siens, pour lequel il allait donner sa vie. Il les a aimés jusqu'au bout, jusqu'au dernier moment de sa vie, y compris Judas. Le Seigneur a appelé ses disciples, ses bien-aimés, pour être avec lui, en prière, en contemplation. Ils se sont tous endormis, et le Seigneur revient vers eux une fois de plus, leur rappelant leur devoir de disciples. Veillez et priez.

Nous allons vénérer la Croix, la Croix qui nous a sauvés. La Croix qui nous a permis de découvrir la profondeur de l'amour divin.  Les yeux fixés sur Jésus-Christ, surtout cette Croix qu'Il porte, la Croix que nous avons donnée au Christ, nous appelle encore aujourd'hui, au combat de Dieu. Un combat purement d'inspiration divine, mené par nous et en nous, une réponse à la conversion. Nous nous tenons en silence devant nos péchés qui ont crucifié le Christ.  Nous l'avons entendu aujourd'hui, tout est fini, il a tout accompli, comme les prophètes l'avaient déjà prévu.

Ainsi Dieu a voulu tout renouveler dans le Christ, par le Christ, par une alliance. Une alliance faite pour l'éternité, une alliance faite non pas par le sang des animaux, mais par le sang de l'Homme, l'HOMME par excellence, de Dieu lui-même. Chaque fois que l'Eucharistie est célébrée, nous nous souvenons de cet événement, une histoire qui s'est répétée, une alliance à perpétuité. C'est le grand don que Dieu nous a fait. Dieu prend tout dans sa main, pour que l'homme comprenne son amour, non pas par des intermédiaires, comme il le faisait autrement, mais par lui-même. Je voudrais mettre mes paroles dans le cœur des hommes. Notre corps, purement humain et charnel, deviendra ainsi la demeure préférée de Dieu.

Dans ce silence du samedi saint, nous avons le sentiment que tout est fini. L'homme a pu faire taire le Seigneur. L'homme a voulu maîtriser le Seigneur et le silence divin lui donnera encore une chance de se convertir. Ce Dieu qui a gardé un silence sacré devant la femme pécheresse, est encore silencieux aujourd'hui. Ce Dieu qui n'a pas voulu parler devant la foule qui l'acclamait comme roi, devant Pilate, même devant ses accusateurs, parlera enfin sur la Croix. J'ai soif, Il a soif de nous, de notre conversion, de notre reconnaissance de son amour. Il a soif de cette parole qui éclate devant le bruit du monde, une voix faible que le monde ignore, "aie pitié de moi". Ici, il prendra sa parole, il répondra : "Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis".

Il nous dit, à chacun d'entre nous, voici ta mère et voici ton fils. Comment pouvons-nous ignorer cette demande divine. Symboliquement pour nous tous, représentant l'humanité entière, depuis le début de la création, jusqu'au dernier jour du jugement, Jean l'acceptera immédiatement la mère de Jésus, comme sa mère spirituelle. Elle sera notre voix devant le Seigneur, pour l'éternité, rappelant à Jésus qu'il leur manque du vin. Les apparitions mariales le confirment. En cette année de saint Joseph, année familiale, nous confions au Seigneur tous les membres de nos familles. Puisqu'il a porté nos croix, prions pour qu'il nous aide à porter courageusement nos croix quotidiennes. Reconnaissant que pour nous croyants, la croix est un signe de victoire, venons l'honorer. Amen.

 

 

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Publié le 31 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 13,1-15): 

 

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.

Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit: «Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds!». Jésus lui déclara: «Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant; plus tard tu comprendras». Pierre lui dit: «Tu ne me laveras pas les pieds; non, jamais!». Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi». Simon-Pierre lui dit: «Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête!». Jésus lui dit: «Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver: on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous». Il savait bien qui allait le livrer; et c'est pourquoi il disait: «Vous n'êtes pas tous purs».

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors: «Comprenez-vous ce que je viens de faire? Vous m'appelez "Maître" et "Seigneur", et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous».

 

L’Application

 

Je sais que vous allez participer à la messe et donc je voudrais vous proposer quelques points pour la méditation.

 

 

 

  • Son heure était venue : Comment répondez-vous à cet appel de l'heure du Seigneur ?
  • Il les a aimés jusqu’au bout : Quelle est votre expérience de cet amour parfait ? Comment comprenez-vous l'amour de Dieu ? De quelle manière trouvez-vous que l'amour de Jésus est parfait pour vous?
  • Comprenez-vous ? Quelle est ta compréhension de Dieu et de l'amour de Dieu dans l'histoire, dans ta famille et dans ta vie personnelle ?
  • L'exemple : Quel est l'exemple que vous souhaitez laisser derrière vous ?

 

 

«Si moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres»

 

Mgr. Josep Àngel SAIZ i Meneses Evêque de Terrassa

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui nous commémorons le premier Jeudi-Saint de l'histoire, quand Jésus Christ se réunit avec ses disciples pour célébrer la Pâque. Il inaugure alors la nouvelle Pâque de la nouvelle Alliance, où Il se livre en sacrifice pour notre salut.

À la Sainte Cène, en même temps que l'Eucharistie, le Christ a institué le Sacerdoce Ministériel. Par son intermédiaire, le Sacrement de l'Eucharistie pourra se perpétuer. La préface de la Messe Chrismale nous en révèle le sens: «Tu choisis quelques frères pour les faire participer au ministère de son sacerdoce; pour qu'en son nom ils offrent le sacrifice rédempteur, qu'ils nourrissent ton peuple de la Parole et qu'ils les fassent vivre de tes sacrements».

Et ce Jeudi même, Jésus nous donne le commandement de l'amour: «Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres» (Jn 13,34). L'amour était jadis fondé sur la récompense attendue en échange, ou sur l'accomplissement d'une norme imposée au préalable. Maintenant, l'amour chrétien est fondé sur le Christ. Il nous aime jusqu'à donner sa vie: telle doit être la mesure de l'amour du disciple pour le Maître et tel doit être aussi le signe, la caractéristique de la reconnaissance chrétienne.

Mais l'homme n'est pas capable d'aimer ainsi. Il ne s'agit simplement du fruit de son effort, mais d'un don de Dieu. Heureusement, Dieu est Amour et —en même temps— source d'amour, qui nous est livrée avec le Pain Eucharistique.

Enfin, aujourd'hui nous contemplons le lavement des pieds. Jésus prit l'attitude du serviteur et lava les pieds des Apôtres, en leur recommandant de le faire les uns aux autres (cf. Jn 13,14). Dans ce geste du Maître, Il y a quelque chose en plus qu'une leçon d'humilité. C'est comme l'anticipation, comme le symbole de la Passion, de l'humiliation totale que Jésus doit souffrir pour le salut de tous les hommes.

Le théologien Romano Guardini dit que «l'attitude du petit qui se prosterne devant le grand, n'est pas exactement humilité. C'est, tout simplement, la vérité. Qui est vraiment humble est le grand qui s'humilie devant le petit». C'est pour ça que Jésus Christ est vraiment humble. Devant ce Christ humble les schémas traditionnels sont brisés. Jésus Christ renverse les valeurs purement humaines et nous invite à le suivre pour construire un monde nouveau et différent, fondé sur le service.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 31 Mars 2021

Gospel text

(Jn 13,1-15): 

 

It was before the feast of the Passover. Jesus realized that his hour had come to pass from this world to the Father, and as He had loved those who were his own in the world, He would love them with perfect love. They were at supper and the devil had already put into the mind of Judas, son of Simon Iscariot, to betray. Jesus knew that the Father had entrusted all things to him, and as He had come from God, He was going to God. So He got up from table, removed his garment and taking a towel, wrapped it around his waist. Then He poured water into a basin and began to wash the disciples' feet and to wipe them with the towel He was wearing.

When he came to Simon Peter, Simon said to him, «Why, Lord, you want to wash my feet!». Jesus said, «What I am doing you cannot understand now, but afterwards you will understand it». Peter replied, «You shall never wash my feet». Jesus answered him, «If I do not wash you, you can have no part with me». Then Simon Peter said, «Lord, wash not only my feet, but also my hands and my head!». Jesus replied, «Whoever has taken a bath does not need to wash (except the feet), for he is clean all over. You are clean, though not all of you». Jesus knew who was to betray him; because of this he said, «Not all of you are clean».

When Jesus had finished washing their feet, He put on his garment again, went back to the table and said to them, «Do you understand what I have done to you? You call me Master and Lord, and you are right, for so I am. If I, then, your Lord and Master, have washed your feet, you also must wash one another's feet. I have just given you an example that as I have done, you also may do».

 

The Application

 

I would like to propose to you few points for the meditation.

 

  • His hour had come : How do you respond to this call of Lord’s hour ?
  • Loved them with perfect love : What’s your experience of this perfect love ? How do you understand God’s love ? In what way you find Jesus’ love is perfect ?
  • Do you understand ? What’s your understanding of God and God’s love in the history, in your family and in your personal life ?
  • The exemple : What is that exemple that you wish to leave behind you ?

 

 

 «If I, then, your Lord and Master, have washed your feet, you also must wash one another's feet»

 

Mons. Josep Àngel SAIZ i Meneses Bishop of Terrassa

(Barcelona, Spain)

 

Today, we remember the first Holy Thursday of history, when Jesus Christ gathers his disciples to celebrate the Passover. It is then He inaugurates the new Passover of the new Covenant when his sacrifice is offered for our salvation.

Along with Eucharist, Christ institutes the ministerial priesthood with which the sacrament of the Eucharist is to be perpetuated. The preface of the Chrism Mass reveals its meaning: «He chooses men to share his sacred ministry by the laying on of hands. He appoints them to renew in his name the sacrifice of our redemption as they set before your family his paschal meal. He calls them to lead your people in love, nourish them by your word, and strengthen them through the sacraments».

And that very same Thursday, Jesus gives us his new commandment of love: «Love one another. As I have loved you, so you must love one another» (Jn 13:34). Before, love was based upon the expected reward in return, or upon the fulfillment of an imposed norm. Now, Christian love is based upon Christ. He loves us to the point of giving his life: this must be the measure of the disciple's love and the signal, the characteristic of Christian recognition.

However, man has no capacity to love like this. It is not simply the fruit of an effort but God's wonderful gift. Fortunately, He is Love and —at the same time— source of love that we receive through the Eucharistic Bread.

Finally, today we should mull over the washing of the feet. With a servant's attitude, Jesus washes the Apostles' feet, and He recommends them to wash one another's feet (cf. Jn 13:14). There is something more than a lesson in humility in the Master's gesture. It is like an anticipation, like a symbol of his Passion, of the total humiliation He has to suffer to save all men.

Theologian Romano Guardini says that «the attitude of our littleness bowing down in front of the great is not yet an attitude of humility. It is simply, an attitude to truth. But when the great bows down before our littleness that is true humility». This is why Jesus Christ is really humble. Before this humble Christ our usual patterns shatter. Jesus Christ turn human values over while inviting us to follow him to build a better and different world based on service.

 

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Publié le 30 Mars 2021

Gospel text

(Jn 13,21-33.36-38): 

 

Reclining at table with his disciples, Jesus was deeply troubled and testified, “Amen, amen, I say to you, one of you will betray me.” The disciples looked at one another, at a loss as to whom he meant. One of his disciples, the one whom Jesus loved, was reclining at Jesus’ side. So Simon Peter nodded to him to find out whom he meant. He leaned back against Jesus’ chest and said to him, “Master, who is it?” Jesus answered, “It is the one to whom I hand the morsel after I have dipped it.” So he dipped the morsel and took it and handed it to Judas, son of Simon the Iscariot. After Judas took the morsel, Satan entered him. So Jesus said to him, “What you are going to do, do quickly.” Now none of those reclining at table realized why he said this to him. Some thought that since Judas kept the money bag, Jesus had told him, “Buy what we need for the feast,” or to give something to the poor. So Judas took the morsel and left at once. And it was night.

When he had left, Jesus said, “Now is the Son of Man glorified, and God is glorified in him. If God is glorified in him, God will also glorify him in himself, and he will glorify him at once. My children, I will be with you only a little while longer. You will look for me, and as I told the Jews, ‘Where I go you cannot come,’ so now I say it to you.”

Simon Peter said to him, “Master, where are you going?” Jesus answered him, “Where I am going, you cannot follow me now, though you will follow later.” Peter said to him, “Master, why can I not follow you now? I will lay down my life for you.” Jesus answered, “Will you lay down your life for me? Amen, amen, I say to you, the cock will not crow before you deny me three times.”

 

The Application

 

We are preparing for the Easter of the Lord and it is important that we do not become Judas in our modern world. The outside world may not be able to identify all that we live and our inner world. However, all that is invisible to the world is visible and before God. We must be aware of this truth and respond positively to the call to conversion.

 

In this Holy Week, we try to understand the deep pain of Jesus and learn from him how to live our pain in a meaningful way.  It is in these difficult moments of Jesus that we understand his humanity, which we are called to imitate.  We accept our own cross, in the hope of the resurrection, believing in the divine fulfilment. We must discern the divine will, and learn to act according to it.  

 

In this humanity of Jesus, particularly in the ignorance of the disciples, of the events to come,  God has chosen to reveal the divinity, which was incessible to us. We may not know in details, all that God under go to save us. These painful moments of Jesus were the grace that God has willed for our conversion. His pain is the call  of our conversion, and the source of discovering the deep love of God for us. If we refuse to understand this pain, then we reject the divine love.

 

Action of the day : Discern the divine will and learn to take up your daily cross.

 


 

 «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him»

 

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué

(Manresa, Barcelona, Spain)

 

Today, we are given to contemplate Jesus in the darkness of His Passion days. Darkness that will be over when He will exclaim: «It is finished» (Jn 19:30); as of that moment, Easter's light will flare up. In Easter's glowing night —in opposition to the darkness of the vigil of his death— Jesus' words will become true: «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him» (Jn 13:31). We can indeed say that each step Jesus takes is a step from death to Life and it has a Paschal character, expressed by an attitude of total obedience to the Father: «I have come to do your will» (Heb 10:9); attitude corroborated by words, gestures and deeds which are opening the way to his glorification as the Son of God.

Today, we also contemplate the person of Judas, the traitor apostle. And his heart, full of evil intentions he is seeking to dissimulate; hipocritically, he is also trying to cover up the greediness that rules and blinds him, despite he is so close to him, who is the Light of the world. In spite of being surrounded by Light and exemplar unselfishness, for Judas «it was night» (Jn 13:30): thirty silver coins, «the devil's excrement» —as Papini qualified money— have dazzled and gagged him. Dominated by avidity, he betrays and sells Jesus, the most honored amongst honored men; but Judas experienced despair too, for money is not everything and it can definitely enslave us.

Finally, we consider Peter with attention and devotion. Everything in him is good will, love, generosity, simplicity, nobility... He is Judas' counterpoint. It is true that three times Peter denied Jesus, but his intentions were not mean; he just did it out of cowardice and human feebleness. «He denied him for the third time, and when Jesus Christ looks at him, he immediately cried, and bitterly he cried» (Saint Ambrose). Peter's remorse and repentance was sincere as shown by his excruciating pain full of love. This is why, Jesus afterwards, reaffirmed him in the vocation and in the mission He had prepared for him.

 

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Publié le 30 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Mt 26,14-25): 

 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

 

L’Application

 

Nous sommes en préparation au Pâques du Seigneur et il est important que nous ne soyons pas Judas. Le monde extérieur peut ne pas être capable d'identifier tout ce que nous vivons. Cependant, tout ce qui est invisible au monde est visible et devant Dieu. Nous devons être conscients de cette vérité et répondre positivement à l'appel à la conversion.

En cette semaine sainte, nous essayons de comprendre la douleur profonde de Jésus et d'apprendre de lui comment vivre nos douleurs de manière significative.  C'est dans ces moments difficiles de Jésus, que nous comprenons son humanité, que nous sommes appelés à imiter.  Nous acceptons notre propre croix, dans l'espoir de la résurrection, en croyant à l'accomplissement divin. Il faut savoir discerner la volonté divine, et apprendre à agir selon cette volonté.  

 

«Serait-ce moi ?»

 

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE

(Cobourg, Ontario, Canada)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente trois scènes: la trahison de Judas, les préparatifs pour célébrer la Pâque et la Cène avec les Douze.

Le mot «livrer» («paradidōmi» en grec) est répété six fois et sert de lien entre ces trois moments: (i) quand Judas livrée Jésus; (ii) Pâques, qui est une figure du sacrifice de la croix, où Jésus donne sa vie; et (iii) la Dernière Cène, dans laquelle la livraison de Jésus est manifestée, qui s'accomplira sur la Croix.

Nous voulons nous arrêter ici à la Cène pascale, où Jésus-Christ manifeste que son corps sera donné et son sang versé. Ses paroles: «Je vous le dis: l'un de vous va me livrer» (Mt 26, 20) invite chacun des Douze, et surtout Judas, à un examen de conscience. Ces paroles sont étendues à nous tous, qui avons également été appelés par Jésus. Ils sont une invitation à réfléchir sur nos actions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises; notre dignité; demandez-nous ce que nous faisons en ce moment de nos vies; où nous allons et comment nous avons répondu à l'appel de Jésus. Nous devons nous répondre avec sincérité, humilité et franchise.

Souvenons-nous que nous pouvons cacher nos péchés aux autres, mais nous ne pouvons pas les cacher à Dieu, qui voit en secret. Jésus, vrai Dieu et homme, voit et sait tout. Il sait ce qu'il y a dans nos cœurs et ce dont nous sommes capables. Rien n'est caché à leurs yeux. Évitons de nous tromper, et ce n'est qu'après avoir été sincère avec nous-mêmes que nous devrions nous tourner vers le Christ et lui demander «Serait-ce moi ? (Mt 26,22). Gardons à l'esprit ce que dit le Pape François: «En nous aimant, Jésus nous invite à nous laisser réconcilier avec Dieu et à revenir à lui pour nous redécouvrir».

Regardons Jésus, écoutons ses paroles et demandons la grâce de nous donner en nous joignant à son sacrifice sur la croix.

 

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