Publié le 26 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 11,45-56): 

 

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil; ils disaient: «Qu'allons-nous faire? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation». Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien; vous ne voyez pas quel est votre intérêt: il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas». Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir.

C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux: «Qu'en pensez-vous? Il ne viendra sûrement pas à la fête!». Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres: quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

 

L’Application

 

Jésus rassemble même ses ennemis ! Il donnera sa vie, même s'ils sont ses oppresseurs. Ils seront sauvés par sa Croix. Jésus prend soin de ses brebis perdues et dispersées. Il les rassemblera comme les enfants de son Père, en versant son sang et en donnant sa chair.

La mort de Jésus n'est pas une offrande offerte uniquement au peuple de Dieu, fidèle à l'enseignement de l'amour de Dieu, sa mort sauvera les hommes depuis le début de la création, y compris Caïn, le frère d'Abel. Cette offrande est offerte non seulement pour les péchés commis, mais pour tous les péchés, jusqu'au jour du jugement.

Jésus rassemble non seulement les peuples, les nations, mais aussi le temps et les époques, comme un seul jour devant Dieu. Les méchants espèrent qu'il ne viendra jamais, mais nous pouvons être sûrs qu'il viendra, sûrement OUI, aujourd'hui comme un Saveur, autrement ne sera pas le même. Au moment fixé par son Père, il sera là encore une fois pour nous juger, nous, le monde entier.

«Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés»

 

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano

(Cervera, Lleida, Espagne)

 

Aujourd'hui, alors qu'Il monte vers Jérusalem, Jésus se sait poursuivi, traqué, condamné d'avance, car, plus grande et plus neuve fut sa révélation —l'annonce du Royaume— plus vaste et plus claire fut la division et l'opposition qu'Il trouva chez ceux qui l'écoutaient (cf. Jn 11,45-46).

Les paroles négatives de Caïphe, «il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas» (Jn 11,50), seront positivement assumées par Jésus dans notre rédemption par Sa mort expiatoire. Jésus, le seul vrai Fils engendré par Dieu, meurt sur la Croix par amour pour chacun de nous! Il meurt pour faire réalité le plan du Père, c'est à dire, «rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés» (Jn 11,52).

Et voici l'admirable créativité de notre Dieu. Caïphe, avec sa sentence («il vaut mieux qu'un seul homme meure...») ne fait qu'éliminer, emporté par sa haine, un idéaliste; Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse: convertir cette sentence malveillante en une ouvre d'amour, car, pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout le sang versé par Jésus Christ!

Dans une semaine, nous chanterons —lors de la solennelle Veillée Pascale— l'annonce de la Pâque. À travers cette merveilleuse prière, l'Église fait l'éloge du péché originel. Et elle ne le fait pas parce qu'elle ignore sa gravité, mais parce que Dieu —dans sa bonté infinie— fit des prouesses en réponse au péché de l'homme. À son “chagrin originel”, Il a répondu par l'Incarnation, l'immolation personnelle et l'institution de l'Eucharistie. Aussi la liturgie chantera-t-elle samedi prochaine: «Merveilleuse condescendance de ta grâce! Imprévisible choix de ton amour! Heureuse fut la faute qui nous valut un tel Rédempteur!».

Que nos paroles et nos actes ne soient pas des obstacles à l'évangélisation, car nous aussi, nous avons reçu du Christ le mandat de rassembler les fils dispersés de Dieu: «Allez donc! De toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19).

 

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Publié le 25 Mars 2021

Gospel text

(Jn 10,31-42): 

 

The Jews then picked up stones to throw at him; so Jesus said, «I have openly done many good works among you which the Father gave me to do. For which of these do you stone me?». The Jews answered, «We are not stoning you for doing a good work but for insulting God; you are only a man and you make yourself God». Then Jesus replied, «Is this not written in your Law: I said: you are gods? So those who received this word of God were called gods and the Scripture is always true. Then what should be said of the one anointed and sent into the world by the Father? Am I insulting God when I say: ‘I am the Son of God’? If I am not doing the works of my Father, do not believe me. But if I do them, even if you have no faith in me, believe because of the works I do, and know that the Father is in me and I in the Father». Again they tried to arrest him, but Jesus escaped from their hands. He went away again to the other side of the Jordan, to the place where John had baptized, and there he stayed. Many people came to him and said, «John showed no miraculous signs, but he spoke of this man and everything he said was true». And many became believers in that place.

 

The Application

 

Jesus seems to make the interlocuters understand the importance of His presence and their unjust reaction to the words of Jesus, pointing their utter ignorance. They seem to hold on the human intelligence, which can’t explain or penetrate into the divine intelligence. Shouldn’t we be humble before our ignorance?

 

We have two eras in today's readings, that of Jeremiah and that of Jesus, and we can add that of us. It is important that we compare them and findout that the behaviour of the people and the divine behaviour has not changed. God remains faithful which gives us hope and their incredulity which invites us for conversion.

 

In these readings we discover three interesting elements. The faithfulness of God, which is revealed in the divine works, the response of the people by their arrogance and enmity, and the expected behaviour of us. For the application of today's gospel, I invite you to discover the divine works in your life, including your community and of its history (our salvation history),  and to act in a way worthy of us, the people and the beloved of God.

 

Action of the day:  Be humble and know the divine works in you.

 

«For which of these [good works] do you stone me?»

 

Fr. Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Spain)

 

Today, Friday, when there is only one week to go to commemorate our Lord's death, the Gospel presents us with the motives of his condemnation. Jesus tries to show the truth to the Jews, but they consider him to be a blasphemer and want to stone him. Jesus tells them about the works He is doing, the works of his Father that bestow credit to him, about why He can use the title of the “Son of God”... Nevertheless, He speaks from a level which is difficult to assimilate by his adversaries: “to be with the truth”, “to listen to his voice”... He speaks to them from the submission and commitment to his Person that make Jesus to be known and loved —«Rabbi, where are you staying?» (Jn 1:38)—, his disciples asked him at the beginning of his ministery. But, it all seems pointless: what Jesus is trying to say is so big they cannot fully understand it; only the small and humble ones will understand him, for the Kingdom is hidden from the wise and the learned.

Jesus struggles to present arguments that may be acceptable for the Jews, but to no avail. In fact, He will die because He is saying the truth about Himself, because He is faithful to Himself, to his identity and to his mission. As a prophet, He will present a claim for conversion and will be rejected, a new face of God and will be spitted at, a new fraternity and He will be forsaken.

Once more, our Lord's Cross emerges with all its strength as a true banner, as the one and only unquestionably reason: «O admirable virtue of the Holy Cross! O ineffable glory of the Father! We can see in it our Lord's Tribunal, the judgment of this World and the power of Christ Crucified. O, yes, my Lord: you have drawn towards you all things when, all day long you have held out your hands to an obstinate and rebellious people (cf. Is 65:2), the whole Universe will realize it had to pay tribute to your majesty!» (Saint Leo the Great). Jesus had to escape to the other side of the Jordan and those that truly believe in him went to him quite willing to follow him and listen to Him.

 

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Publié le 25 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 10,31-42): 

 

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

 

L’Application

 

Nous avons deux époques dans les lectures d'aujourd'hui, celle de Jérémie et celle de Jésus, et nous pouvons ajouter celle de nous. Il est important que nous les comparions et que nous découvrions que le comportement du peuple et le comportement divin n'ont pas changé. Dans ces lectures, nous découvrons trois éléments intéressants. La fidélité et les œuvres divines, la réponse du peuple et le comportement attendu de nous. Pour l'application de l'évangile d'aujourd'hui, je vous invite à découvrir les œuvres divines dans votre vie, y compris dans votre communauté, et à agir d'une manière digne de nous, le peuple et le bien-aimé de Dieu.

«J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?»

 

Abbé Carles ELÍAS i Cao

(Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants.

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

 

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Publié le 24 Mars 2021

Gospel text

(Lk 1,26-38): 

 

 

The angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth, to a virgin betrothed to a man named Joseph, of the house of David, and the virgin’s name was Mary. And coming to her, he said, “Hail, full of grace! The Lord is with you.” But she was greatly troubled at what was said and pondered what sort of greeting this might be. Then the angel said to her, “Do not be afraid, Mary, for you have found favor with God. Behold, you will conceive in your womb and bear a son, and you shall name him Jesus. He will be great and will be called Son of the Most High, and the Lord God will give him the throne of David his father, and he will rule over the house of Jacob forever, and of his Kingdom there will be no end.”

But Mary said to the angel, “How can this be, since I have no relations with a man?” And the angel said to her in reply, “The Holy Spirit will come upon you, and the power of the Most High will overshadow you. Therefore the child to be born will be called holy, the Son of God. And behold, Elizabeth, your relative, has also conceived a son in her old age, and this is the sixth month for her who was called barren; for nothing will be impossible for God.” Mary said, “Behold, I am the handmaid of the Lord. May it be done to me according to your word.” Then the angel departed from her.

 

 

The Application

 

I must admit that it is difficult for me with my sensitivity, especially in this Lenten season, as we approach Holy Week, to interpret this Gospel of the day in joy. It is difficult for me because I prepare for the passion. I think you agree with me.

 

 

 

Yet we must recognise that our joy must travel a path of passion, this passion will leard us towards the joy and Mary did, so that she could become our mother. The greeting of 'full of grace' had a purpose, and it is a divine recognition that assures us at the same time that God needs us.

 

 

 

Every divine encounter brings us grace and at the same time it entrusts us with a mission to accomplish, for every grace has a purpose to be fulfilled. Mary will bear a child and her Son will give us his Mother. The promise made to the angel, "Behold the handmaid of the Lord", she continues to respect. She still accompanies us today through the various Marian apparitions. May our fidelity to the faith, in the image of our Mother, make the divine grace, full of grace, shine in us and in our community.

 

Action of the day : Be open to the message of the angel.

 

 

«Hail, full of grace!»

 

Fr. Johannes VILAR

(Köln, Germany)

 

Today, during the «Hail, full of grace!» salutation (Lk 1:28) we hear for the first time the name of the Mother of God: Mary (Archangel Gabriel’s second phrase). She has the fullness of grace and the gifts. It is said like this: "keharitoméne", «full of grace» (Angel’s greeting).

15 years old and alone, Mary has to answer in a way that will change the full history of mankind. Saint Bernard pleaded: «The price of our salvation is offered to you. We shall be set free at once if you consent. In the eternal Word of God we all came to be, and behold, we die. In your brief response we are to be remade in order to be recalled to life». God is awaiting an uninhibited response, and the "full of grace", representing all of us needing Redemption, responds: "génoitó", become! As of today, Mary is freely linked to the Work of her Son; today her Mediation begins. As of today, she is the Mother of those who are all one in Christ Jesus (Gal 3:28).

Pope Emeritus Benedict XVI said during an interview: «[I would like] to reawake the courage to make definitive decisions: they are really the only ones that allow us to grow, to move ahead and to reach something great in life. They are the only decisions that do not destroy our freedom but offer to point us in the right direction. Risk making this leap, so to speak, towards the definitive and so embrace life fully: this is something I would be happy to communicate to them». Mary: here is an example!

And Saint Joseph is also included in God’s plans: he has to accept taking Mary as his wife and name her son (cf. Mt 1:20s): Jesua, "the Lord saves". And He does it. Another example!

The Annunciation also reveals the Trinity: The Father sends the Son, incarnated by the Holy Spirit. And the Church sings: «And the Word becomes flesh today and makes his dwelling among us». His redeeming work —Christmas, Good Friday, Easter— is present in this seed. He is Immanuel, «God with us» (cf. Is 7:15). Rejoice Humanity!

The festivities of Saint Joseph and the Annunciation prepare us excellently to celebrate the Paschal Mystery.

 

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Publié le 24 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

 

 

Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin».

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.

 

L’Application

 

Je dois avouer qu'il m'est difficile, avec ma sensibilité, surtout en ce temps de carême, à l'approche de la semaine sainte, d'interpréter dans la joie cet évangile du jour. C'est difficile pour moi parce que je me prépare à la passion. Je pense que vous êtes d'accord avec moi.

 

Pourtant, nous devons reconnaître que notre joie doit emprunter un chemin de passion, cette passion nous conduira vers la joie et Marie l'a fait, pour devenir notre mère. La salutation "pleine de grâce" avait un but, c'est une reconnaissance divine qui nous assure en même temps que Dieu a besoin de nous.

Toute rencontre divine nous apporte la grâce et en même temps elle nous confie une mission à accomplir, car toute grâce a un but à remplir. Marie portera un enfant et son Fils nous donnera sa Mère. La promesse faite à l'ange : "Voici la servante du Seigneur", elle continue à la respecter. Elle nous accompagne encore aujourd'hui à travers les diverses apparitions mariales. Que notre fidélité à la foi, à l'image de notre Mère, fasse briller la grâce divine, pleine de grâce, en nous et dans notre communauté.

 

«Je te salue, toi à qui une grâce a été faite»

 

Abbé Johannes VILAR

(Köln, Allemagne)

 

Aujourd'hui dans le «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite» (Lc 1,28) nous entendons pour la première fois le nom de la Mère de Dieu: Marie (deuxième phrase de l'archange Gabriel). Elle a la plénitude de la grâce et des dons. Cela s'appelle ainsi: "keharitomén", «pleine de grâce» (salut de l'Ange).

Peut-être qu'à 15 ans et seule, Marie doit donner une réponse qui changera l'histoire entière de l'humanité. Saint Bernard suppliait: «On t'offre le prix de notre Rédemption. Nous serons délivrés immédiatement, si tu dis oui. La terre entière est à tes pieds en attendant ta réponse. Donne ta parole et engendre la Parole Éternelle». Dieu attend une réponse libre, et «La pleine de grâce», qui représente tous ceux qui ont besoin de la Rédemption, répond: "génoitó", ainsi soit-il! A partir de ce jour Marie est restée librement unie à l'Œuvre de son Fils, aujourd'hui sa Médiation commence. A compter d'aujourd'hui elle est la Mère de ceux qui sont un dans le Christ (Gal 3,28).

Benoît XVI disait dans une interview: «[Je voudrais] éveiller le courage de prendre des décisions définitives: ce sont les seules qui permettent de grandir et d'aller de l'avant, qui permettent les grandes choses dans la vie; elles ne détruisent pas la liberté, mais elles rendent possible une orientation correcte. Prendre ce risque —le saut vers les choses décisives— et ainsi accepter pleinement la vie, c'est cela que je voudrais transmettre». Marie: en voilà un exemple!

Saint Joseph non plus ne reste pas en retrait des plans de Dieu: il doit accepter de recevoir son épouse et donner un nom à l'enfant (cfr. Mt 1,20s): Jesua, "le Seigneur sauve". Et il le fait. Voilà un autre exemple!

L'Annonciation révèle aussi la Trinité. Le Père envoie le Fils, incarné par l'œuvre de l'Esprit Saint. El l'Église chante: «Aujourd'hui la Parole Éternelle se transforme en chair pour nous». Son œuvre rédemptrice —Noël, Vendredi Saint, Pâques— est présente dans cette graine. Il est Emmanuel, «Dieu avec nous» (Is 7,15). Réjouis-toi humanité!

Les fêtes de Saint Joseph et l'Annonciation nous préparent de manière admirable à la célébration des Mystères Pascals.

 

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Publié le 23 Mars 2021

Gospel text

(Jn 8,31-42): 

 

 

Jesus then said to those Jews who believed in him, “If you remain in my word, you will truly be my disciples, and you will know the truth, and the truth will set you free.” They answered him, “We are descendants of Abraham and have never been enslaved to anyone. How can you say, ‘You will become free’?” Jesus answered them, “Amen, amen, I say to you, everyone who commits sin is a slave of sin. A slave does not remain in a household forever, but a son always remains. So if a son frees you, then you will truly be free. I know that you are descendants of Abraham. But you are trying to kill me, because my word has no room among you. I tell you what I have seen in the Father’s presence; then do what you have heard from the Father.”

They answered and said to him, “Our father is Abraham.” Jesus said to them, “If you were Abraham’s children, you would be doing the works of Abraham. But now you are trying to kill me, a man who has told you the truth that I heard from God; Abraham did not do this. You are doing the works of your father!” [So] they said to him, “We are not illegitimate. We have one Father, God.” Jesus said to them, “If God were your Father, you would love me, for I came from God and am here; I did not come on my own, but he sent me.

 

The Application

 

Jesus is speaking to the Jews who believed in Him. This belief in Jesus should be translated in to action. Jesus is thus helping them to discover Him, in the prophets, and in the Holy Scriptures, particularly in the Words of Jesus Himself. In His response to their difficulty to understand the true slavery, sin, Jesus is addressing to us, the believers of the day.

 

Jesus asks us to be faithful to the teaching of the commandment of love, the Word of Jesus. In this love we will discover Jesus and his works. Our faithfulness to God's love will make us worthy to be the Lord's disciples.  

 

We will become disciples of the Lord by listening to the Word of Jesus, which invites us to love one another as He has loved us, and by putting this Word into practice. This practice will help us to stand before the truth as the righteous before God and this truth will save us.  In this truth, God will be our Father and we will be His children.

 

Action of the day: Are your in Truth?

«If God were your Father, you would love me»

 

Fr. Givanildo dos SANTOS Ferreira

(Brasilia, Brazil)

 

Today, the Lord directs harsh words to the Jews. Not to some Jews, but precisely to those who embraced the faith: Jesus said «to the Jews who had believed him» (Jn 8:31). This dialogue of Jesus reflects, without any doubt, the beginning of those difficulties caused by the Jewish Christians in the first hours of the Church.

As they were descendants of Abraham according to their kinship, such Jesus’ disciples considered themselves superior not only to Gentiles who lived away from the faith, but also better than any non-Jewish disciples of the same faith. They said: «We are Abraham’s descendants» (Jn 8:33); «Abraham is our father» (v.39); «The only Father we have is God himself.”» (v.41) Despite being disciples of Jesus, we have the impression that Jesus meant nothing for them, nothing that could improve whom they already owned. But it is there where they all made a big mistake. True sons are not those by physical descent but the heirs of the promise, that is, those who believe (cf. Rom 9:6-8). Without faith in Jesus it is not possible for anyone to reach Abraham’s promise. That being so, among the disciples, "there is neither Jews nor Greeks; neither slave nor free; nor is there man and woman", for they are all brothers because of Baptism (cf. Gal 3:27-28).

Let us not be seduced by spiritual pride. Judaizers considered themselves superior to other Christians. It is not necessary to speak, here, of separated brethren. But let us rather think of us. How often some Catholics consider themselves better than other Catholics just because they follow this or that movement, or because they observe this or that discipline, they abide by this or to that liturgical trend! Some, because they are rich; others, because they studied more… Some, because they hold relevant positions; others, because they come from noble families... « I want everyone to feel the joy of being a Christian.... God guides his Church, he sustains it always, especially at times of difficulty» (Benedict XVI).

 

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Publié le 23 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 8,31-42): 

 

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ils lui répliquèrent: «Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père».

Ils lui répliquèrent: «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit: «Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père». Ils lui dirent: «Nous ne sommes pas des enfants illégitimes! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu». Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même; c'est lui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

Jésus nous demande d'être fidèles à l'enseignement du commandement de l'amour, la Parole de Jésus. C'est dans cet amour que nous découvrirons Jésus et ses œuvres. Notre fidélité à l'amour de Dieu nous rendra dignes d'être les disciples du Seigneur.  

Nous deviendrons disciples du Seigneur en écoutant la Parole de Jésus, qui nous invite à nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés, et en mettant cette Parole en pratique. Cette pratique nous aidera à nous tenir devant la vérité comme des justes devant Dieu et cette vérité nous sauvera.  Dans cette vérité, Dieu sera notre Père et nous serons ses enfants.

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez»

 

Abbé Givanildo dos SANTOS Ferreira

(Brasilia, Brsil)

 

Aujourd'hui le Seigneur dirige des mots durs aux Juifs. Non à n'importe quel Juif, mais, précisément, à ceux qui ont embrassé la foi : Jésus a dit "aux Juifs qu'ils avaient cru en Lui" (Jn 8,31). Sans doute, ce dialogue de Jésus reflète le commencement de ces difficultés causées par les chrétiens judaïsants à la première heure de l'Église.

Comme ils étaient des descendants d'Abraham selon le consanguinité, ces tels disciples de Jésus se considéraient comme supérieurs non seulement des foules qui vivaient loin de la foi, mais aussi supérieurs à n'importe quel disciple non juif participant de la même foi. Ils disaient : "Nous sommes descendance d'Abraham" (Jn 8,33); "notre père est Abraham" (v.e 39); "nous avons seulement un père, Dieu" (v.e 41). Bien que nous soyons disciples de Jésus, nous avons l'impression de ce que Jésus ne représentait rien pour ceux-ci, il n'augmentait rien, à celui qu'ils possédaient déjà. Mais c'est là que la grande erreur de tous se trouve. Les vrais enfants ne sont pas les descendants selon la consanguinité, mais les héritiers de la promesse, ou bien, ceux qui croient (cf. Émoussé 9,6-8). Sans la foi dans Jésus il n'est pas possible que quelqu'un atteint la promesse d'Abraham. Ainsi en étant, entre les disciples, "il n'y a pas de Juifs ou de Grecs il n'y a pas d'esclave ou libre; il n'y a pas d'homme ou de femme", parce que tous sont frères par le baptême (cf. Gal 3,27-28).

Ne nous permettons pas nous séduire par un orgueil spirituel. Les judaïsants considéraient les autres chrétiens supérieurs. Il n'est pas nécessaire de parler, ici, des frères séparés. Mais pensons à nous mêmes. Combien de fois quelques catholiques se considèrent meilleurs que les autres catholiques parce qu'ils suivent ce ou ce mouvement là, parce qu'ils observent celle ou cette discipline celle-là, parce que ils obéissent à ce ou à cet usage liturgique là. Les uns, parce qu'ils sont riches; les autres, parce qu'ils ont plus étudié. Les uns, parce qu'ils occupent des charges importantes; les autres, parce qu'ils viennent de familles nobles. "Je voudrais que chacun sente la joie d’être chrétien… Dieu guide son Église, la soutient toujours aussi et surtout dans les moments difficiles" (Benoît XVI).

 

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Publié le 22 Mars 2021

Gospel text

(Jn 8,21-30): 

 

Jesus said to the Pharisees: “I am going away and you will look for me, but you will die in your sin. Where I am going you cannot come.” So the Jews said, “He is not going to kill himself, is he, because he said, ‘Where I am going you cannot come’?” He said to them, “You belong to what is below, I belong to what is above. You belong to this world, but I do not belong to this world. That is why I told you that you will die in your sins. For if you do not believe that I AM, you will die in your sins.”

So they said to him, “Who are you?” Jesus said to them, “What I told you from the beginning. I have much to say about you in condemnation. But the one who sent me is true, and what I heard from him I tell the world.” They did not realize that he was speaking to them of the Father. So Jesus said (to them), “When you lift up the Son of Man, then you will realize that I AM, and that I do nothing on my own, but I say only what the Father taught me. The one who sent me is with me. He has not left me alone, because I always do what is pleasing to him.” Because he spoke this way, many came to believe in him.

 

The Application

 

During this week we are called to discover Jesus, the PERSON and the mission that the Father entrusted to him. Not only are we going to discover Jesus, but we are also going to follow Christ on the same path that he walked, especially the path of the cross. So we would look up, we would look at Christ on the Cross, so that our gaze would meet Christ's gaze, a gaze full of love and compassion.

 

 

 

Jesus tells us that he has much to say to us. So let us listen to Him, and discover for ourselves how much His Father loves us, and how much we need to be converted. Before this love that illuminates our interiority, let us discover our own unfaithfulness, so that we can place ourselves before the crucified Christ, in order to benefit from Him and His generosity, the divine mercy.  

 

Action of the day : Have courage and look at Jesus.

 

“When you lift up the Son of Man, then you will realize that I AM”

 

Fr. Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Spain)

 

Today, the fifth Tuesday of Lent, only one week away from the contemplation of our Lord's Passion, He invites us to look at him in anticipation while redeeming us from the Cross: «Our high priest is Christ Jesus, our sacrifice is his precious body which he immolated on the altar of the cross for the salvation of all men» (Saint John Fisher).

“When you lift up the Son of Man…” (Jn 8:28). Indeed, the Crucified Christ, — “lifted up” Christ! — is the great and final sign of the Father's love towards the fallen Humankind. His open arms, stretched out between Heaven and Earth, outline the indelible sign of His friendship with men. By seeing Him like this, lifted up before our sinful glance, we shall realize that He is (cf. Jn 8:28), and then, as those Jews that were listening to him, we shall also believe in Him.

Only the friendship of He who is fully acquainted with the Cross, may provide us with the inherence to get us into the Redeemer's heart. Pretending the Gospel without the Cross, stripped of the Christian sense of mortification, or infected by the pagan and naturalist ambiance which prevent us to understand the redeeming values of suffering, would place us in the terrible conjuncture of having to hear from Christ's lips: —After all, why should I go on speaking to you?

Let our serene and contemplative look of the Cross be a question to the Crucified, whereby with noiseless words, we ask him: “Who are you?” (Jn 8:25). And He will answer that He is “the Way, the Truth, and the Life” (Jn 14:6), the Stock without which we, poor vines shoots, will not be able to bear any fruit, because only him has words of eternal life. And thus, if we do not believe that He is, we shall die by our sins. However, we shall live, despite everything, and we shall already live in this world a Heavenly life, if we take from Him the joyous certitude that the Father is with us, that He will never leave us alone. In this way we shall imitate the Son by doing always what pleases the Father.

 

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Publié le 22 Mars 2021

Texte de l'Évangile

(Jn 8,21-30): 

 

Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés».

Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

 

L’Application

 

 

Au cours de cette semaine, nous sommes appelés à découvrir Jésus, la PERSONNE et la mission que le Père lui a confiée. Non seulement nous allons découvrir Jésus, mais nous allons aussi suivre le Christ sur le même chemin qu'il a parcouru, notamment le chemin de la croix. Alors nous allons lever les yeux, nous allons regarder le Christ sur la croix, pour que notre regard rencontre le regard du Christ, un regard plein d'amour et de compassion.

Jésus nous dit qu'il a beaucoup à nous dire. Alors écoutons-le, et découvrons par nous-mêmes combien son Père nous aime, et combien nous avons besoin d'être convertis. Devant cet amour qui illumine notre intériorité, découvrons nos propres infidélités, afin de nous placer devant le Christ crucifié, pour bénéficier de Lui et de sa générosité,  la miséricorde divine.  

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis»

 

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca

(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, cinquième mardi du Carême, à une semaine de la contemplation de la Passion du Seigneur, Celui-ci nous invite à le regarder lorsqu'Il nous rachète et nous libère d'abord sur la Croix: «Jésus Christ est notre pontife, son corps précieux est notre sacrifice qu'il a immolé sur l'autel de la Croix pour le salut de tous les hommes» (Saint John Fisher).

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...» (Jn 8,28). En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour l'Humanité abattue. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui.

Seule l'amitié de celui qui est familiarisé avec la Croix peut nous rendre connaturel l'approfondissement du Cœur du Rédempteur. Prétendre à un Évangile sans Croix, dépourvu du sentiment chrétien de la mortification, ou contaminé par le milieu païen et naturaliste qui nous empêche de comprendre la valeur rédemptrice de la souffrance, nous placerait devant la terrible éventualité d'entendre des lèvres du Christ: «Après tout, pourquoi continuer à nous parler?».

Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplative, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas. C'est ainsi que nous imiterons le Fils en faisant toujours ce qui plait au Père.

 

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Publié le 21 Mars 2021

Gospel text

(Jn 8,1-11): 

 

 

Jesus went to the Mount of Olives. But early in the morning he arrived again in the temple area, and all the people started coming to him, and he sat down and taught them. Then the scribes and the Pharisees brought a woman who had been caught in adultery and made her stand in the middle. They said to him, “Teacher, this woman was caught in the very act of committing adultery. Now in the law, Moses commanded us to stone such women. So what do you say?” They said this to test him, so that they could have some charge to bring against him. Jesus bent down and began to write on the ground with his finger.

But when they continued asking him, he straightened up and said to them, “Let the one among you who is without sin be the first to throw a stone at her.” Again he bent down and wrote on the ground. And in response, they went away one by one, beginning with the elders. So he was left alone with the woman before him. Then Jesus straightened up and said to her, “Woman, where are they? Has no one condemned you?” She replied, “No one, sir.” Then Jesus said, “Neither do I condemn you. Go, [and] from now on do not sin any more.”].

 

The Application

 

Yesterday we saw our Lord Jesus Christ, with his anguish and his joy at the arrival of his hour. This God of mercy, who gave himself on the Cross, did not come to judge us, but through him the world would be saved. He tells us once again, "Neither do I condemn you. Go and sin no more".

 

 

 

Jesus turns to us and asks us to choose the best way to live our lives, in freedom and joy. He points us in the right direction, putting us on the right path, a path of love and mercy.

 

 

 

If we want to meet this God of mercy, we must know how to convert and believe in Jesus, the one sent by the Father, who died and rose again. From time to time we are called to act like Daniel who saved the daughter of Israel, Susanna, by listening to the voice of the Lord. Sometimes God asks us to trust in Him, like Susanna, raising our voice to heaven, without losing our hope, because our God is alive.

 

Action of the day: Be merciful.

 

«Go, and from now on do not sin any more»

 

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Spain)

 

Today, we contemplate in the Gospel the merciful face of Jesus. God is Love, Love that forgives, Love that has compassion on our failings, Love that saves. The teachers of the Law of Moses and the Pharisees said: “Teacher, this woman was caught in the very act of committing adultery.” (Jn 8:4) and they asked the Lord: “So what do you say?” (Jn 8:5). They were not as much interested in following Jesus' teachings as they were in accusing Him of going against the Mosaic Law. But the Master takes advantage of this occasion to manifest that He has come to seek the sinners, to straighten out the fallen, to call them to conversion and to penance. And this is for us the message for Lent, since we are all sinners and we all need God's saving grace.

Today, it is said that the sense of sin is lost. There are many who do not know what is good or bad, nor why. It is like saying —in a positive way— that the sense of Love for God is lost: the sense of God's Love for us and the reciprocity this Love demands from us. He who loves does not offend. He who recognizes being loved and forgiven renders love for Love: “They asked the Friend which was the spring of love. He answered, the one where the Beloved has cleansed our faults” (Ramon Llull).

This is why the sense of conversion and penance during Lent is to confront us face-to-face with God, looking to the eyes of the Lord in the Cross, to personally go and confess our sins to Him through the sacrament of Penance. And Jesus will tell us as He did with the woman in the Gospel: “Neither do I condemn you. “Go, [and] from now on do not sin any more.” (Jn 8:11). God forgives, and this entails a demand on our side, a commitment: Do not sin again!

 

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